Fantasme
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un défi qui tourne mal — Chapitre 1 · Le défi
Auteur
Un défi qui tourne mal
Chapitre 1 · Le défi
Je m'appelle Adam, j'ai trente-cinq ans, je mesure un mètre soixante-dix, corpulence moyenne avec un léger ventre, cheveux courts bruns.
Je travaille dans une petite entreprise de transport dont je suis le directeur. Je reste principalement dans mon bureau à gérer les appels clients ainsi que les entretiens qui peuvent se faire sur place. Je peux être amené à pas mal de déplacements dans le mois pour des rendez-vous avec des clients.
Sous mes ordres j'ai une assistante de direction qui est aussi ma secrétaire — nous avons chacun notre bureau. Elle s'occupe des plannings des gars, du planning des livraisons ainsi que des petits devis. J'ai aussi cinq gars : trois qui font des déplacements avec les poids lourds et deux qui font cariste et gestion du stock.
Revenons sur moi. Je suis une personne banale, discrète, un monsieur tout-le-monde en somme. Mais j'ai un secret — comme beaucoup, me direz-vous — sauf que celui-là, personne ne doit le savoir. C'est un secret qu'une personne de ma position ne va pas vraiment révéler au grand jour.
Depuis mon adolescence, je porte des vêtements féminins. Si bien qu'aujourd'hui je n'en possède presque plus de masculins, à part pour des journées entre amis ou une sortie piscine. Personne ne connaît mon secret, même si j'ai failli me faire attraper en jouant avec le feu.
Au début, c'était simplement des sous-vêtements — des culottes, des soutiens-gorge et des collants que je piquais à ma mère. Qui ne l'a pas fait ?
Si j'ai été fasciné par ça, c'est qu'à force de regarder certaines filles si jolies dans leurs vêtements, ou dans des films type James Bond où la femme est classe, sexy, je me suis dit qu'elles avaient de la chance de pouvoir disposer d'une belle et grande garde-robe aussi variée. Alors je me suis dit : pourquoi ne pas essayer ? Ce fut un choc. J'ai adoré la sensation du nylon sur les jambes, et j'ai été étonné qu'une culotte puisse aussi être confortable.
Au fur et à mesure j'ai agrandi ma collection de dessous, mais je voulais aller plus loin. Quelques années plus tard j'ai commencé à m'habiller complètement en femme. Au début les premiers essais n'étaient pas terribles — les vêtements n'allaient pas trop ensemble, parfois ça faisait un peu brouillon. Mais à force de regarder les films, ou les filles de ma classe au lycée puis à la fac, je me suis amélioré.
Avec le temps j'ai étoffé ma garde-robe et je possède maintenant une belle collection.
Aujourd'hui j'adore plus particulièrement les tenues de secrétaire, de femme d'affaires stricte. Quand je suis en télétravail, je suis souvent en jupe droite en coton noir, chemisier blanc, escarpins avec une bride autour de la cheville et un talon de huit centimètres — bien sûr, en dessous, un shorty en dentelle avec un soutien-gorge assorti, et une paire de faux seins en silicone, taille 85 B. Ce n'est ni trop gros ni trop petit, ça rend vraiment bien — enfin, c'est mon avis.
Bien sûr, quand je suis en télétravail, je ne me maquille pas, vu que je dois souvent faire quelques visios avec des clients ou ma secrétaire. Quand ça arrive, je mets juste un polo pour cacher le chemisier et je règle la webcam de façon à ce qu'on ne voie que ma tête, les épaules, et c'est tout.
Qui pourrait se douter qu'en dessous je suis en secrétaire ? J'adore jouer avec le feu. J'ai failli une fois, pendant une visio avec ma secrétaire : on discutait d'une réunion, des points à revoir. À un moment je devais me rendre aux toilettes, mais je me suis levé un peu trop vite et, avec les talons, j'ai failli me prendre le pied dans le bas de ma chaise de bureau. Je me suis rattrapé de justesse, mais la webcam a un peu tremblé et a montré, de manière furtive, le haut de ma jupe. J'ai paniqué sur le moment. En revisionnant le replay, on ne voyait pas grand-chose — juste une trace noire, furtive.
Je ne sors pas en femme. Enfin, au quotidien je mets exclusivement des dessous féminins, mais personne ne peut s'en douter, personne ne les voit. Un jour pourtant j'ai voulu me lancer un petit défi, plein d'excitation et de challenge.
Le défi était simple : aller, pendant un jour de congé, dans une grande enseigne de vêtements dans la grande ville près de chez moi. Trouver une tenue de style secrétaire, aller en cabine d'essayage, la mettre, prendre plusieurs photos, me rhabiller en homme et sortir payer la tenue. Rien de bien compliqué en soi.
Mais je voulais aussi aller un peu plus loin dans le challenge. Peut-être parce qu'après avoir bien avancé dans le travestissement, j'avais découvert la soumission et la domination — plus particulièrement le bondage.
En même temps que le défi, j'emporterais une paire de menottes en métal, en acier — pas celles avec une moufle, non, une vraie paire comme les policiers ou les agents de sécurité. Une fois fermées sans la clé, impossible de les ouvrir.
Donc, une fois habillé en cabine, je me menotterais les mains dans le dos et jouerais à la femme d'affaires en détresse.
Le jour J arriva.
Ce matin-là, j'enfilai un ensemble tanga et soutien-gorge rouge en dentelle avec un collant couture. Je glissai les faux seins dans un petit sac caché sous mon pull et rangeai la paire de menottes ainsi que la clé dans une de mes poches. Je portais aussi un pantalon slim en jean noir.
Je pris la voiture et me garai sur le parking. Mes pas vers l'entrée du magasin étaient hésitants — mon cœur battait déjà plus vite que d'habitude.
Je franchis les portes. Une vendeuse se trouvait derrière la caisse, une petite jeune. Elle me sourit et dit bonjour ; je lui répondis à mon tour, la voix un peu trop posée.
Il était quinze heures, en ce mercredi après-midi, et il n'y avait pas grand monde. Parfait. J'avais sélectionné cette tranche horaire justement pour ça.
Je me dirigeai vers le rayon femme et trouvai la jupe que j'avais repérée sur leur site : une jupe droite en simili cuir noir arrivant aux genoux, avec une petite fente à l'arrière. Je pris ma taille et me dirigeai vers les hauts. Je trouvai là aussi ce que j'avais repéré — un chemisier beige avec un col lavallière, encore plus beau en vrai. Je le pris en main, vérifiai les tailles, pris la bonne.
Dernière étape : les chaussures. J'ai de la chance, je chausse du quarante-deux en pointure femme, c'est vraiment limite mais il y avait encore du choix. Je trouvai la paire : des escarpins à talon aiguille de dix centimètres avec une bride autour de la cheville, vernis noir.
Une fois tous les articles en main, je me dirigeai vers les cabines d'essayage au fond du magasin. Je choisis celle du bout, tout au fond. À la place de rideaux, il y avait des portes avec un petit verrou — du classique, mais qui évite qu'on ouvre par erreur.
J'entrai, vérifiai qu'il n'y avait personne aux alentours, fermai et verrouillai la porte.
— Première étape franchie, me dis-je tout bas pour calmer un peu mon excitation. Passons à la suite.
J'enlevai mes Converse, les petites chaussettes que j'avais mises pour protéger les pieds du collant, puis mon pantalon et mon pull. Je les pliai soigneusement et les posai sur le banc derrière moi.
Me voilà en sous-vêtements dans une cabine d'essayage. Le bruit étouffé du magasin me parvenait — une musique lointaine, le raclement d'un cintre sur une tringle quelque part — et chaque son me faisait retenir mon souffle une demi-seconde. Mais la tension dans le ventre était plus forte que la peur.
Avant de me dégonfler, je sortis les faux seins et les glissai dans le soutien-gorge. Puis je pris le chemisier, l'enfilai par les manches, fermai les boutons un à un, nouai le col — un peu serré, pas trop, mais suffisamment pour qu'à chaque respiration je sente le tissu se contracter doucement autour de ma gorge.
Ensuite je passai la jupe. J'ouvris la fermeture Éclair, passai une jambe, puis l'autre, la remontai lentement. C'était une jupe taille haute à effet gainant — elle comprimait légèrement mon ventre, le simili cuir froid et lisse contre mes paumes. Une fois remontée, je glissai le chemisier dans la ceinture et lissai le tout. Je fermai la fermeture Éclair et réalisai alors que la jupe était plus restrictive que je ne l'avais anticipé : le tissu non extensible, la petite fente minuscule... J'écartai les jambes — impossible de faire une grande enjambée. Si je devais sortir comme ça, ce serait à petits pas contraints.
Le froissement léger du simili cuir quand je pivotai sur moi-même était le seul son dans la cabine. Je lissai le chemisier une dernière fois. Le résultat était saisissant. Quelque chose dans ma poitrine se dénoua.
Il restait les chaussures, et l'étape finale.
Je voulus me baisser, mais la jupe taille haute et la fente m'en empêchaient presque. Je dus m'asseoir sur le banc pour enfiler les escarpins — assise, donc. Je galèrai un peu avec les brides mais y arrivai. Je me remis debout, chancelai légèrement, les talons aiguilles cherchant leur appui sur le sol de la cabine. Quelques petits pas prudents. La posture se modifiait, les épaules se redressaient presque malgré moi, la démarche devenait autre.
Puis vint le moment que j'avais anticipé depuis des semaines.
Je sortis mon téléphone et le posai en équilibre sur les deux patères fixées au mur — assez longues pour le tenir, à peine, mais ça devrait suffire pour le temps que ça prendrait. Je le réglai en mode rafale avec un retardateur de cinq secondes entre les photos et un minuteur de trente secondes avant le début de la séquence.
Je sortis les menottes. L'acier était froid dans ma paume.
Je pris la clé dans ma main gauche et la serrai fort. Puis je verrouillai le bracelet droit autour de mon poignet — le déclic net du métal résonna dans le silence de la cabine, plus fort que je ne l'attendais. Je passai les mains dans le dos. Une grande inspiration. Le métal du second bracelet était glacé contre mon poignet gauche. Une fraction de seconde, je m'arrêtai — sentant le poids de ce que j'allais faire, l'irréversible — puis je le refermai.
Clic.
Me voilà menottée les mains dans le dos, dans une tenue de femme d'affaires. Le contraste entre le chemisier strict, la jupe gainante, et le fait d'être captive était vertigineux. Je repris mes esprits et commençai à prendre la pose.
La première photo arriva — CLIC. Je me tournai pour être prise de dos — CLIC. Mais à ce moment-là, en amorçant la rotation, mes talons cherchèrent un appui qui n'était pas là. Je perdis l'équilibre, cognai la paroi de la cabine. Dans un réflexe, je vis le téléphone commencer à glisser et tentai de me déplacer pour l'attraper — oubliant totalement l'étroitesse de la jupe et la hauteur des talons. Je levai le genou ; il se bloqua contre le tissu. Mais le haut de mon corps était déjà parti en avant, et avec les mains dans le dos, rien pour me rattraper.
Je me retrouvai au sol, avachie, le simili cuir de la jupe froissé sous moi.
Je tentai de me relever. Ce fut laborieux — les talons cherchaient à glisser, les mains dans le dos rompaient tout équilibre naturel — mais j'y arrivai. Une fois debout, je sus que c'était terminé. L'objectif était atteint, et la chute avait eu raison de tout le reste.
Il était temps d'ôter les menottes et de rentrer.
Mais en portant les mains à mes fesses pour chercher la clé, je sentis quelque chose d'anormal : ma prise s'était ouverte dans la chute. La clé n'était plus dans ma main.
Je regardai le sol de la cabine. Rien.
Je me baissai avec précaution — mes genoux touchaient presque le sol — et inspectai chaque centimètre. Et là, je la vis.
Elle avait glissé sous la porte. Pas de l'autre côté — juste là, pile sous la porte, à quelques centimètres de moi, mais hors d'atteinte.
Même en me baissant au maximum, les mains menottées dans le dos et ramenées à la hauteur des fesses, je ne pourrais jamais l'atteindre.
Prisonnière dans une cabine d'essayage, habillée en secrétaire, sans pouvoir enlever la tenue ni récupérer la clé.
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Commentaires ()
Comment Adam va-t-il se sortir de cette situation ? Obligé de demander de l'aide à une vendeuse ... qui va ensuite en "profiter" ???
Tu nous expliques bien ta progression dans ce domaine, c'est bien écrit.
Hâte de lire le dénouement qui risque d'être assez rocambolesque.
🙏👏