Certains poèmes ou récits publiés de ci, de là méritent une vitrine à leur juste valeur...
C'est le but de ce post !
Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, laisser libre court à vos pensées, en prose, en vers (ou à l'endroit)... C'est ici que ça se passe :D
Nous avons émis plusieurs fois l'idée d'avoir une section pour des textes hors catégorie, des textes "normaux" (brrr, que je n'aime pas ce mot)... mais en attendant, car je ne désespère pas quand je lis les innombrables talents (Rata, Obsi, PM, etc), ce post est là pour les remercier et les encourager à continuer car j'aime ça et je suis sûre de ne pas être la seule...
Je vais tenter de retrouver tous les poèmes ou textes qui ont été postés sur les différents sujets, si j'en oublie, n'hésitez pas à les rajouter !
Bisous tout plein à ceux qui liront, à ceux qui écriront, à ceux qui apprécieront !
Les autres, tant pis pour vous !
[EDIT] Si un auteur que je vais citer souhaite ne pas voir son (ses) texte(s) sur ce fil, qu'il n'hésite pas à me demander de le retirer ;)
Il s'appelait Jean Quemeneur,
Il était le fils d'une demi-sœur
De la fameuse Madame Larreur,
La grande Hortense,
Celle qui tenait un caboulot
«Aux gars de Dinard et de Saint-Malo»
En fac' la caserne du dépôt
A Recouvrance!
2. Sa mère était une Kermarec,
Vous savez bien, d'Lambezellec,
Une grosse puant du bec
Qui n'eut pas de chance
Avec Yann, son premier mari,
Bon garçon, mais faible d'esprit
Qui dans son grenier se pendit
A Recouvrance!
3. C'était parents aux Kervella
Vous avez connu ces gens-là?
Qui faisaient tant de tralalas
Et d'manigances
Portant voilettes et grands chapeaux
Qu'on aurait dit, ou peu s'en faut,
Qu'ça fréquentait des amiraux
A Recouvrance!
4. Son père était pompier au port,
Travaillant peu mais buvant fort,
Et jamais content de son sort,
Comme bien on pense.
Avec sa pipe et son fanal
Il s'balladait dans l'arsenal
Du « Corps de Garde » au « Fer à Cheval »
A Recouvrance.
5. C'est par une nuit qu'il vit le jour,
Au treize de la rue de la Tour;
Il faisait noir comme en un four
Et, pas de chance,
Avec ça un vrai temps de canard:
D'la pluie, du vent et du brouillard,
Ce qui mit la sage femme en retard
A Recouvrance.
6. Mais le malheur vint, qui l'eût cru?
Son père, un soir qu'il était bu,
Tomba sur sa tête et mourut
Sans connaissance
Et sa mère eut ce mot touchant:
« Gast ! Me voilà veuve à présent:
J'aurai plus d'père pour mon enfant »
A Recouvrance!
7. Puis sa mère mourut à son tour
Toujours au treize d'la rue de la Tour,
Mais sa tante Yvonne Marchadour
Qu'avait de l'aisance
Et du cœur autant que de l'argent
Jura le jour de l'enterr'ment
De veiller sur le petit Jean
A Recouvrance!
8. Comme tous les petits enfants
Il eut la cocotte à quatre ans
Et puis la toque pendant quequ' temps
Bref, son enfance
Fut celle de tous les moutards
Que, légitimes ou bien bâtards,
On voit courir sur les remparts,
A Recouvrance!
9. Puis il grandit. Quand il fut grand,
Travailleur et intelligent,
Il voulut faire un vétéran
Ici commence
L'histoire de ses amours avec
Marie-Madeleine Poullaouec
La nièc' de Jean-François Cusec
A Recouvrance!
10. Elle était jolie comme un cœur
Il l'épousa , fou de bonheur,
Dans notre église Saint-Sauveur
Puis, quelle bombance!
Aussi, quelle gaieté, quel entrain,
Jusqu'à trois heures lendemain matin
Dans les salons du « Petit Jardin »
A Recouvrance!
11. Mais à cinq ou six jours de là,
Cette drôlesse le trompa
Avec un sigond-maîtr' calfat
Plein de prestance,
Un sergent-major, un fourrier,
Un commis du port, un pompier,
L'agent Paugam et tout l'quartier
A Recouvrance!
12. Puis, v'là-t-y pas qu'à Kervallon,
Femme sans cœur et sans raison
Elle fit d'un quartier-maîtr' clairon
La connaissance;
Ils s'en allèrent bras d'ssous, bras d'ssus
Au pardon d'la chapelle-Jésus;
Depuis, on n'les a plus revus
A Recouvrance!
13. Le pauv'mari, pour oublier,
Se mit alors à s'arsouiller
Dans tous les bistrots du quartier
A « l'Espérance »,
Au débit d'la mère Pouliquen
Et même au « Retour du Tonkin »:
On voyait qu'lui soir et matin
A Recouvrance!
14. Bref, un soir qu'il ventait très fort,
Roulant de bâbord sur tribord
Il finit dans le fond du port
Son existence
Pour avoir voulu, l'pauv'garçon
Aidé d'son ami Kerouanton
Larguer l'amarre du Petit Pont
A Recouvrance!
Henri Ansquer - 1900?
Modifié
24 février 2016 à 10:13
Utilisateur supprimé
24 février 2016 à 11:11
@ Pikatchu : C'est un joli texte qui, en quelques strophes, résume la vie et l'amour que l'on porte à sa chérie.
PM
Merci Pierheim ! :)
Modifié
24 février 2016 à 11:11
pierheim
26 février 2016 à 22:21
Avoir et Etre
Loin des vieux livres de grammaire,
Écoutez comment un beau soir,
Ma mère m'enseigna les mystères
Du verbe être et du verbe avoir.
Parmi mes meilleurs auxiliaires,
Il est deux verbes originaux.
Avoir et Être étaient deux frères
Que j'ai connus dès le berceau.
Bien qu'opposés de caractère,
On pouvait les croire jumeaux,
Tant leur histoire est singulière.
Mais ces deux frères étaient rivaux.
Ce qu'Avoir aurait voulu être
Être voulait toujours l'avoir.
À ne vouloir ni dieu ni maître,
Le verbe Être s'est fait avoir.
Son frère Avoir était en banque
Et faisait un grand numéro,
Alors qu'Être, toujours en manque
Souffrait beaucoup dans son ego.
Pendant qu'Être apprenait à lire
Et faisait ses humanités,
De son côté sans rien lui dire
Avoir apprenait à compter.
Et il amassait des fortunes
En avoirs, en liquidités,
Pendant qu'Être, un peu dans la lune
S'était laissé déposséder.
Avoir était ostentatoire
Lorsqu'il se montrait généreux,
Être en revanche, et c'est notoire,
Est bien souvent présomptueux.
Avoir voyage en classe Affaires.
Il met tous ses titres à l'abri.
Alors qu'Être est plus débonnaire,
Il ne gardera rien pour lui.
Sa richesse est tout intérieure,
Ce sont les choses de l'esprit.
Le verbe Être est tout en pudeur
Et sa noblesse est à ce prix.
Un jour à force de chimères
Pour parvenir à un accord,
Entre verbes ça peut se faire,
Ils conjuguèrent leurs efforts.
Et pour ne pas perdre la face
Au milieu des mots rassemblés,
Ils se sont répartis les tâches
Pour enfin se réconcilier.
Le verbe Avoir a besoin d'Être
Parce qu'être, c'est exister.
Le verbe Être a besoin d'avoirs
Pour enrichir ses bons côtés.
Et de palabres interminables
En arguties alambiquées,
Nos deux frères inséparables
Ont pu être et avoir été.
Yves Duteil
Utilisateur supprimé
28 février 2016 à 10:24
J'ai postulé pour travailler dans un pressing et ils m'ont dit de repasser demain.
Je ne sais pas comment fer.
****
Mieux vaut être une vraie croyante qu'une fausse septique.
****
Il est impossible de faire 1.000 pompes par jour...
sauf si vous êtes un enfant chinois dans une usine Nike.
****
Une lesbienne qui n'a pas de seins, c'est une homo plate ?
****
Le problème au Moyen orient, c'est qu'ils ont mis la charia avant l'hébreu
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Un milliardaire change de Ferrari tous les jours, et un SDF change de porche tous les soirs.
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J'ai l'intention de vivre éternellement, pour le moment, tout se passe comme prévu.
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Je me demande si, à moyen terme, le changement climatique finira par avoir
des conséquences irréversibles sur les pizzas 4 saisons.
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Comme dirait Dracula, j'irais bien boire un cou
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Quand un crocodile voit une femelle, il l'accoste.
****
Dieu a créé l'homme dix minutes avant la femme pour qu'il ait le temps d'en placer une.
****
Que celui qui n'a jamais bu me jette la première bière.
****
Ma femme a fait un truc hier avec sa bouche que tous les hommes adorent.
Elle l'a fermée.
****
A celle qui te dit que les hommes sont tous pareils, réponds-lui qu'il ne fallait pas tous les essayer.
****
Je déteste qu'on essaie de me faire passer pour un con, j'y arrive très bien tout seul.
****
Il y a 40 ans, la SNCF présentait le TGV. Grande invention qui permettait aux voyageurs d'arriver plus vite en retard.
***
Kadhafi est parti sans dire au revoir, ce n'est pas Tripoli de sa part.
> > C'est écrit dans la presse si tu libyen.
****
DSK sera désormais vigile au FMI : Il va monter Lagarde.
****
Ma femme me traite comme un Dieu : elle oublie totalement mon existence sauf quand elle a besoin de moi.
> > ****
> > C'est en se plantant qu'on devient cultivé...
****
Soyez gentils avec vos enfants : ayez toujours à l'esprit que ce sont eux qui choisiront votre maison de retraite.
****
Le mec qui a convaincu les aveugles de porter des lunettes de soleil est quand même un excellent commercial.
****
A l'école, on apprend aux enfants le passé simple ; on ferait mieux de leur faire apprendre le futur compliqué.
imaxparis
28 février 2016 à 10:39
Ces traits d'humour sont d'Anne Roumanoff Pikatchu ;) et sont excellents.
Bonne journée.
pierheim
7 mars 2016 à 07:28
Folles sont mes pensées qui voguent vers toi,
Et brûlant est mon désir de te serrer contre moi,
Avec cette soif de plaisir incontrôlable
Pour ce que tu m'as fait et me rendre insatiable.
La nuit était chaude et douce,
La lune éclairait ma couche,
Et j'étais là regardant le ciel étoilé,
Quand subrepticement, tu t'es approché.
Tu as frôlé mon corps nu contre ton corps, sans aucune pudeur.
Remarquant mon apparente indifférence, ma semi torpeur
Tu t'es pressé contre moi et tu m'as mordu sans scrupule
Visitant mes plus intimes recoins, tel un funambule.
J'ai fini par sombrer dans les bras de Morphée.
Quand je me suis enfin réveillée,
Je t'ai cherché avec cette ardente avidité, mais en vain.
Tu avais laissé sur mon corps, c'était pas très malin ,
Des traces, des preuves irréfutables, ça et là,
De ce qui s'était passé entre nous cette nuit-là.
Cette nuit, je me coucherai plus tôt pour t'attendre.
Ce sera à mon tour de pouvoir te surprendre
Quand tu arriveras, je veux t'étreindre,
Avec cette fougue et cette impatience.
Je veux pouvoir te serrer avec toute la force de mes mains.
Pas un seul pouce de ton corps que mes doigts ne toucheront pas.
...
...
...
...
Je t'écraserai encore et encore
Pour voir le sang chaud couler de ton corps.
Ce n'est que comme cela que je t'éclaterai la gueule !
Saloperie d'enculé de moustique de merde !
Utilisateur supprimé
7 mars 2016 à 11:59
Folles sont mes pensées qui voguent vers toi,
Et brûlant est mon désir de te serrer contre moi,
Avec cette soif de plaisir incontrôlable
Pour ce que tu m'as fait et me rendre insatiable.
La nuit était chaude et douce,
La lune éclairait ma couche,
Et j'étais là regardant le ciel étoilé,
Quand subrepticement, tu t'es approché.
Tu as frôlé mon corps nu contre ton corps, sans aucune pudeur.
Remarquant mon apparente indifférence, ma semi torpeur
Tu t'es pressé contre moi et tu m'as mordu sans scrupule
Visitant mes plus intimes recoins, tel un funambule.
J'ai fini par sombrer dans les bras de Morphée.
Quand je me suis enfin réveillée,
Je t'ai cherché avec cette ardente avidité, mais en vain.
Tu avais laissé sur mon corps, c'était pas très malin ,
Des traces, des preuves irréfutables, ça et là,
De ce qui s'était passé entre nous cette nuit-là.
Cette nuit, je me coucherai plus tôt pour t'attendre.
Ce sera à mon tour de pouvoir te surprendre
Quand tu arriveras, je veux t'étreindre,
Avec cette fougue et cette impatience.
Je veux pouvoir te serrer avec toute la force de mes mains.
Pas un seul pouce de ton corps que mes doigts ne toucheront pas.
...
...
...
...
Je t'écraserai encore et encore
Pour voir le sang chaud couler de ton corps.
Ce n'est que comme cela que je t'éclaterai la gueule !
Saloperie d'enculé de moustique de merde !
J'ai ri et j'en ai honte... rire
pierheim
9 mars 2016 à 10:23
Dressée.... Pour qui ?
Elle est là, seule, érigée,
Et de loin, on la voit bien dressée,
Remplissant parfaitement son devoir
Tous les jours, matin, midi et soir.
Beaucoup aiment longuement la regarder,
D'autres, devant, préfèrent révasser.
Certains, dessus, aimeraient s'asseoir,
Se dandiner comme sur une balançoire.
C'est vrai qu'elle est bien utile
Loin des ces colifichets futiles,
Même si parfois, pendant quelques jours,
Aucun orin ne vient ceindre ses contours.
Attendant l'arrivée de la marie salope,
D'un gros cargo, ou d'un léger canot'.
A son pourtour, on y choque souvent le cordage
Pendant les manoeuvres d'appareillage.
Pour laisser ensuite, aux soins des services de lamanage,
Sur le long quai de granit, cette grosse bitte d'amarrage.
pierheim
21 mars 2016 à 22:27
L'impromptu de Berlin, un régal en Alexandrins.
La scène se passe dans les jardins du Château Bellevue, à Berlin.
Angela von Mercklemburg et Nicolas de Neuilly se sont discrètement éclipsés de la réception offerte par le roi de Prusse.
On entend, au loin, les accents du quatuor de Joseph Haydn.
Nicolas :
Madame, l'heure est grave : alors que Berlin danse,
Athènes est en émoi et Lisbonne est en transes.
Voyez la verte Erin, voyez l'Estremadoure
Entendez les Romains : ils appellent au secours !
Ils scrutent l'horizon, et implorent les Dieux.
Tous les coffres sont vides, et les peuples anxieux
Attendent de vous, madame, le geste généreux !
De leur accablement ils m'ont fait l'interprète :
Leur destin est scellé, à moins qu'on ne leur prête
Cet argent des Allemands sur lesquels vous régnez.
Cette cause est bien rude, mais laissez-moi plaider...
Angela :
Taisez-vous Nicolas ! Je crois qu'il y a méprise
Folle étais-je de croire à une douce surprise
En vous suivant ici seule et sans équipage
Je m'attendais, c'est sûr, à bien d'autres hommages !
Mais je dois déchanter, et comme c'est humiliant
De n'être courtisée que pour son seul argent !
Nicolas :
Madame, les temps sont durs, et votre coeur est grand
Vos attraits sont troublants, mais il n'est point décent
D'entrer en badinage quand notre maison brûle !
Le monde nous regarde, craignons le ridicule !
Notre Europe est malade, et vous seule pouvez
La soigner, la guérir et, qui sait ? La sauver !
Nous sommes aujourd'hui tout au bord de l'abîme
Vous n'y êtes pour rien, mais soyez magnanime !
Les Grecs ont trop triché ? Alors la belle affaire !
Qu'on les châtie un peu, mais votre main de fer
Est cruelle aux Hellènes, et nous frappe d'effroi !
Angela :
J'entends partout gronder, en Saxe, Bade ou Bavière
L'ouvrier mécontent, le patron en colère.
Ma richesse est la leur, ils ont bien travaillé.
L'or du Rhin, c'est leur sueur et leur habileté.
Et vous me demandez, avec fougue et passion
De jeter cette fortune au pied du Parthénon ?
Ce serait trop facile et ma réponse est non !
Nicolas :
On ne se grandit pas en affamant la Grèce
En oubliant Platon, Sophocle et Périclès !
Nos anciens nous regardent, et nous font le grief
D'être des épiciers et non pas de vrais chefs !
Helmut Kohl est furieux et Giscard désespère.
Un seul geste suffit, et demain à Bruxelles
Desserrez, je vous prie, le noeud de l'escarcelle !
Angela :
Brisons-là, je vous prie, la nuit est encore belle
Votre éloquence est grande et mon âme chancelle...
Mais si je disais oui à toutes vos demandes
Je comblerais la femme, et trahirais l'Allemande !
(Ils s'éloignent, chacun de leur côté)
Auteur : Luc Rosenzweig ?
pierheim
5 avril 2016 à 16:12
La hiérarchie d'une entreprise,
C'est comme un arbre plein de singes,
Tous sur des branches différentes,
Et à des niveaux différents.
A la base, il sont nombreux,
A la cime, il y en a très peu.
Certains singes montent,
Sans savoir pourquoi,
Comme d'autres descendent,
Sans savoir pourquoi.
Pourtant à chaque niveau,
Ils sont naturellement égaux,
Il y a évidemment les lèche cul,
Ainsi que les inévitables tire au cul.
Les singes d'en haut regardent les singes d'en bas,
Et voient, à chaque niveau, plein de visages souriants.
Mais lorsque les singes d'en bas regardent vers le haut
Ils ne voient, à chaque niveau, rien d'autre que des trous du cul....
=)
PM
Zeltron
10 avril 2016 à 21:42
Ce n'est pas de la création, mais j'avais envie de partager cette chanson de Renaud en 2002, qui illustre un peu ma pensée quand j'aurai une fille qui approchera de ses 14-15 ans :
T'as vu, Lolita, ta pote Marylou
Qu'a quinze ans comme toi, qu'j'ai connue bout de chou,
T'as vu comme elle a changé, tout d'un coup ?
Eh ben, ma doudou, elle a vu le loup.
J'vais pas lui reprocher : eh, c'est pas un crime,
A peine un péché - et des plus minimes.
D'après sa copine qui l'a balancée
C'est à la mi-août qu'elle a vu le loup.
C'est plus pour la frime que pour le frisson
Qu'un soir de déprime, un gentil couillon
A eu l'grand bonheur de gagner l'pompon :
De cueillir sa Fleur avant la saison.
Hormis la jouissance d'emmerder ses vieux,
Y'avait pas urgence, y'avait pas le feu.
D'autant qu'la romance a duré bien peu :
Elle a vu le loup deux minutes en tout !
Pour la performance et puis pour l'extase,
La pauvre est, malchance, tombée sur un naze,
Vilain comme un pou, maladroit comme tout.
Elle a vu le loup : il vaut pas un clou !
Elle a vu le loup, tant mieux ou tant pis,
C'était pas un bon coup ni un bon parti.
J'lui jette pas la pierre, j'crée pas une émeute :
Il paraît qu'sa mère a vu toute la meute.
Quant à toi, ma douce, ma jolie pucelle,
Suce encor ton pouce, joue à la marelle.
C'qu'a fait Marylou, eh ben, tu t'en fous,
Elle a vu le loup : c'était un voyou.
Mais j'espère, ma fille, que quand viendra l'heure
De prendre cette Bastille sous ta robe à fleurs,
Le loup aura l'heur de te plaire autant
Pour son joli coeur que pour ses talents.
S'il est, ce beau jour, doux comme un agneau,
Donne-lui ton amour en paquet cadeau
En plus du diamant que tu gardes encore
- Mais combien de temps ? - au creux de ton corps.
Après l'avoir réécoutée et réécrite pour l'occasion, elle est sublime cette chanson. Peut-être une de ses meilleures.
Nilou
10 avril 2016 à 22:28
Tristement d'actualité. Merci Zeltron pour le partage.
pierheim
21 septembre 2016 à 21:29
Vous qui venez ici dans une humble posture
De vos flancs alourdis décharger le fardeau
Veuillez quand vous aurez soulagé la nature
Et déposé dans l'urne un modeste cadeau
Epancher dans l'amphore un courant d'onde pure
Et sur l'autel fumant placer pour chapiteau
Le couvercle arrondi dont l'auguste jointure
Aux parfums indiscrets doit servir de tombeau.
Alfred de Musset
Lioubov
22 septembre 2016 à 06:34
Comme c'est dit avec délicatesse !
De nos jours, notre monde d'incultes ne comprendrait pas.
C'est pourquoi on utilise des messages explicites tels que :
"Actionnez la chasse d'eau et fermez le couvercle".
pierheim
22 septembre 2016 à 07:27
En alexandrins c'est tout simplement de l'art...
Avec le temps et le français qui s'érode cela devient :
"tiré la chass é bc l'kouverke"
pierheim
20 décembre 2016 à 07:58
Le Père Noël pleure,
Il est de très mauvaise humeur,
Des idiots lui gâchent la fête,
Ces crétins se payent sa tête.
L'insécurité se mondialise,
La violence se banalise.
Mais, il y a t il des solutions,
Pour redonner au monde la raison?
Il y aura toujours des fanatiques,
Capables d'entonner un cantique,
Ou de tuer sans discernement
Hommes, femmes et enfants.
Même les plus grosses larmes,
Ne feront jamais taire les armes,
C'est ainsi depuis que le monde existe,
Il le sait, mais y croît, il persiste.
Alors tous les ans il reprend son traîneau
Pour aller distribuer ses cadeaux.
Et s'il a encore des larmes au yeux,
Il espère qu'un jour tout ira mieux.
PM
Modifié
12 décembre 2018 à 17:11
pierheim
31 mai 2017 à 07:49
Le voici remonté pour qu'il soit visible quelques heures....
Nilou
31 mai 2017 à 16:18
Peut être devrais-tu en créer un deuxième Pierheim, un e sorte de suite. Surtout que feue Lizzy n'est plus inscrite, ce qui semble faire buguer le référencement.
pierheim
1 juin 2017 à 00:09
Peut être devrais-tu en créer un deuxième Pierheim, un e sorte de suite. Surtout que feue Lizzy n'est plus inscrite, ce qui semble faire buguer le référencement.
J'en ai eu l'intention à une époque, mais cela aurait perdu de son sens et puis je trouvais que ce qu'avait fait Lizzy devait perdurer...
Feue Lizzy, le mot est un peu fort car elle est bien vivante et son blog est toujours aussi pétillant
=)
PM
pierheim
31 janvier 2018 à 18:02
Bon voila un texte. Non plutôt une bouse....
A vous de trouver les mots manquants (facile)
Voici la jolie petite ville d'.....,
On y découvre dans un quartier d'.....,
Une fort belle et grande boutique .....,
Tenue par celui que tous appellent Monsieur ......
Beaucoup viennent, car nombreux sont les pépins d'......
Clémentine, une voisine, aime bien monsieur .....,
Elle a très certainement la fibre d'.....,
Il n'y a aucun doute elle s'est mise à l'......
Dès qu'il la voit, il parait pressé l'homme .....,
Allant jusqu'à passer les feux à l'.....
Et devient même galant, très prince d'......
C'est donc vêtue de sa courte robe .....,
Que le soir venu, elle se rend chez .....,
Là, ils se font les scènes du théatre d'.....,
Bien sûr, ce n'est pas la révolution ......
Mais c'est quand même le fesse-tival d'.....
Clémentine engame l'épée de Guillaume d'.....
Et aime bien se faire caresser la peau d'.....,
Elle se délecte goulûment du jus d'......
Il suffirait d'ôter des lettres de cette .....,
Pour que cela se finisse en une belle orgie.
C'est le but de ce post !
Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, laisser libre court à vos pensées, en prose, en vers (ou à l'endroit)... C'est ici que ça se passe :D
Nous avons émis plusieurs fois l'idée d'avoir une section pour des textes hors catégorie, des textes "normaux" (brrr, que je n'aime pas ce mot)... mais en attendant, car je ne désespère pas quand je lis les innombrables talents (Rata, Obsi, PM, etc), ce post est là pour les remercier et les encourager à continuer car j'aime ça et je suis sûre de ne pas être la seule...
Je vais tenter de retrouver tous les poèmes ou textes qui ont été postés sur les différents sujets, si j'en oublie, n'hésitez pas à les rajouter !
Bisous tout plein à ceux qui liront, à ceux qui écriront, à ceux qui apprécieront !
Les autres, tant pis pour vous !
[EDIT] Si un auteur que je vais citer souhaite ne pas voir son (ses) texte(s) sur ce fil, qu'il n'hésite pas à me demander de le retirer ;)