Certains poèmes ou récits publiés de ci, de là méritent une vitrine à leur juste valeur...
C'est le but de ce post !
Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, laisser libre court à vos pensées, en prose, en vers (ou à l'endroit)... C'est ici que ça se passe :D
Nous avons émis plusieurs fois l'idée d'avoir une section pour des textes hors catégorie, des textes "normaux" (brrr, que je n'aime pas ce mot)... mais en attendant, car je ne désespère pas quand je lis les innombrables talents (Rata, Obsi, PM, etc), ce post est là pour les remercier et les encourager à continuer car j'aime ça et je suis sûre de ne pas être la seule...
Je vais tenter de retrouver tous les poèmes ou textes qui ont été postés sur les différents sujets, si j'en oublie, n'hésitez pas à les rajouter !
Bisous tout plein à ceux qui liront, à ceux qui écriront, à ceux qui apprécieront !
Les autres, tant pis pour vous !
[EDIT] Si un auteur que je vais citer souhaite ne pas voir son (ses) texte(s) sur ce fil, qu'il n'hésite pas à me demander de le retirer ;)
Voici deux poésies que j'ai composé pour un autre topic, le premier concernant mes green-flag et le second concernant mes red-flag en ce qui a trait au fait de poursuivre ou non une relation plus avant. Comme c'est de la poésie, je les poste ici.
L’Alphabet du Cœur et des Couleurs
Je cherche, avant tout, l’esprit qui se cultive,
Un jardin de pensées où mûrissent les mots.
Qu’un rire franc s’y mêle et doucement ravive
Le charme d’un regard au bord des flots nouveaux.
Que l’hygiène soit temple où l’âme se repose,
Qu’un parfum discret chante aux ailes du matin.
Le sourire, lumière où la tendresse éclose,
Me guide à pas légers vers un destin certain.
La parole est un pont, l’échange est une flamme,
Et la coquetterie un art sans vanité.
J’aime qu’elle soit entière, et libre dans son âme,
Sans craindre de choisir sa propre vérité.
Qu’on partage des goûts, qu’on rie, qu’on se découvre,
Que l’empathie apaise et le respect grandisse,
Et qu’ensemble, en jouant, notre amour se recouvre
D’une joie simple et pure où la paix s’enhardisse.
Et s’il brille en son cœur l’éclat de l’inventive,
Si je puis, sans détour, me livrer sans me taire,
Qu’en son humour complice une âme me captive,
Alors j’aurai trouvé celle à qui me plaire.
_____________________________________ Les Lettres aux Ombres et Écueils
Si d’esprit elle manque et de culture pure,
Son monde fermé m’empêche toute aventure.
Si des ex elle parle en ombre et en reproches,
Alors tout s’assombrit et nos liens s’étiolent en cloche.
Si ses choix elle impose et nie ma pensée,
Mon libre arbitre alors se voit toujours brisé.
Si ses mots me rabaissent et blessent sous l’apparence,
Je perds ma légèreté, ma sincère essence.
Si ses actes démentent ses paroles doucereuses,
Je sens le mensonge semer ses graines fâcheuses.
Si je dois me justifier ou restreindre mes pas,
La confiance s’éteint et mon souffle avec elle s’en va.
Si toute responsabilité elle refuse de prendre,
Le poids devient lourd, et le lien ne peut s’étendre.
Si elle vit dépendante et m’attend pour la guider,
Ma force se dissout à vouloir tout porter.
Si le civisme lui manque et l’ordre la rebute,
Je sens le lien se briser et toute confiance s’écroute.
Si paresse et désintérêt s’installent dans sa vie,
Tout enthousiasme s’éteint, et la joie me fuit.
Si mon vrai-moi elle fuit et m’impose un masque,
Je perds la liberté, et le cœur se démasque.
Si elle fuit le débat ou nie la complexité,
Je sens l’ennui croître et l’âme se refermer.
Si son humour se meurt et la joie jamais ne brille,
Son ombre m’enveloppe et mon esprit vacille.
Si elle rejette mes passions ou mes élans sincères,
Je n’y trouve plus de lien, seulement des barrières.
Modifié
25 octobre 2025 à 17:32
Donatien A.F. de Sade
8 décembre 2025 à 16:05
[...] Les Lettres aux Ombres et Écueils [...]
L'anaphore n'est pas sans rappeler le plus célèbre des poèmes de Kipling 🙂 Un discret hommage ?
Peut-être inconsciemment, bien qu'au moment de choisir le titre je ne pensais pas à cela.
Titouan35
14 décembre 2025 à 20:02
W – Whisky et Murmures
Whisky sur la langue, chaleur sur la peau. Les corps s’approchent, se cherchent, se pressent. Les murmures sont des ordres déguisés, les regards des invitations sans retour. On rit, on grogne, on se mord : la nuit commence à cracher ses promesses. La débauche n’attend pas, elle frappe et elle brûle.
E – Envie insatiable
L’envie n’est pas polie. Elle te tire, te colle, te dévore. Elle passe par les doigts, la bouche, le souffle. Elle t’empêche de réfléchir, elle t’oblige à agir. Ici, pas de demi-mesure : tout est intensité, tout est feu. On ne parle pas, on consomme.
D – Désir sauvage
Le désir, lui, n’a rien de doux. Il s’invite, il mord, il laisse des traces. Les corps s’entrelacent, se frottent, se cherchent comme des chiens de chasse. Chaque geste est un cri, chaque souffle une menace et une promesse. On se perd, on se retrouve, on recommence.
R – Rues brûlantes
Dans ce monde, même l’asphalte est chaud. Les rues sont des labyrinthes de chair et de plaisir. Les ombres jouent avec les silhouettes, les lampadaires deviennent complices. Les pas cognent, les mains s’emmêlent, et le désir frappe à chaque coin.
E – Excès
Tout est excès ici : le souffle, le rythme, le plaisir. La retenue est un mot qu’on a oublié. On rit de tout, on prend tout, on brûle tout. Le corps devient instrument, le plaisir devient musique, le vice devient art.
C – Chaud, Cruel et Tendre
Chaud comme la poêle qu’on laisse brûler. Cruel parce qu’il faut sentir, sentir jusqu’au bord. Tendre parce qu’au milieu de cette furie, il y a des frôlements doux, des murmures qui apaisent un instant avant que la tempête ne reprenne. Chaque contact est une caresse, chaque morsure un poème.
A – Abandon total
Et puis, l’abandon. Total. Complet. Sans honte, sans frein, sans explication. Chaque gémissement est une signature, chaque frôlement un contrat. Les corps parlent, frappent, réclament, se livrent. Ici, la débauche devient poésie, chaque souffle est un vers, chaque morsure une ponctuation.
Wedreca
14 décembre 2025 à 23:17
W – Whisky et Murmures
Whisky sur la langue, chaleur sur la peau. Les corps s’approchent, se cherchent, se pressent. Les murmures sont des ordres déguisés, les regards des invitations sans retour. On rit, on grogne, on se mord : la nuit commence à cracher ses promesses. La débauche n’attend pas, elle frappe et elle brûle.
E – Envie insatiable
L’envie n’est pas polie. Elle te tire, te colle, te dévore. Elle passe par les doigts, la bouche, le souffle. Elle t’empêche de réfléchir, elle t’oblige à agir. Ici, pas de demi-mesure : tout est intensité, tout est feu. On ne parle pas, on consomme.
D – Désir sauvage
Le désir, lui, n’a rien de doux. Il s’invite, il mord, il laisse des traces. Les corps s’entrelacent, se frottent, se cherchent comme des chiens de chasse. Chaque geste est un cri, chaque souffle une menace et une promesse. On se perd, on se retrouve, on recommence.
R – Rues brûlantes
Dans ce monde, même l’asphalte est chaud. Les rues sont des labyrinthes de chair et de plaisir. Les ombres jouent avec les silhouettes, les lampadaires deviennent complices. Les pas cognent, les mains s’emmêlent, et le désir frappe à chaque coin.
E – Excès
Tout est excès ici : le souffle, le rythme, le plaisir. La retenue est un mot qu’on a oublié. On rit de tout, on prend tout, on brûle tout. Le corps devient instrument, le plaisir devient musique, le vice devient art.
C – Chaud, Cruel et Tendre
Chaud comme la poêle qu’on laisse brûler. Cruel parce qu’il faut sentir, sentir jusqu’au bord. Tendre parce qu’au milieu de cette furie, il y a des frôlements doux, des murmures qui apaisent un instant avant que la tempête ne reprenne. Chaque contact est une caresse, chaque morsure un poème.
A – Abandon total
Et puis, l’abandon. Total. Complet. Sans honte, sans frein, sans explication. Chaque gémissement est une signature, chaque frôlement un contrat. Les corps parlent, frappent, réclament, se livrent. Ici, la débauche devient poésie, chaque souffle est un vers, chaque morsure une ponctuation.
Je vois que tu as suivi mon conseil, @"Titouan35", et que tu es venu enrichir ce topic des amoureux de la poésie 😊.
C'est étrange... mais cette suite de lettres me dit quelque chose 😉...
C moi
29 janvier 2026 à 18:00
Bashung, toujours talentueux, avait chanté
Quand? je ne sais plus mais ses mots me sont restés
Ils disaient : J'ai fait l'amour à une murène
J'ai voulu l'imiter, depuis je suis en peine.
Une magnifique sirène j'ai charmé
Cela m'a complètement miné, dégouté.
Elle n'a pas pris son pied malgré mon génie
Me laissant là, béat, tel un merlan mal cuit
Vexé, à la criée j'ai voulu l'emmener
Elle s'est échappée la belle, s'est envolée
Dans les profondeurs de la mer, s'est "ennagée".
Pour oublier ma p'tite amourette écaillée
La nuit, le jour, transi je grille des sardines
En avalant du pastis à la grenadine
Je me liquéfie par ce liquide absorbé
Je vais me liquider, dans l'eau je vais sauter
Là-bas j'irai là-haut me jeter en bas dans l'eau.
Comme un amant maudit dans l'aquatique tombeau
J'irai expier, nu dans l'infernal barbecue
Avant de rejoindre l'éternité à genoux.
MaxenceC
16 février 2026 à 23:22
P ourquoi pas, dirait-on ?
E ntendre le murmure de sa bouche
T endrement posée sur le coin de l’oreille
I nvitant la connexion des âmes en couche
T iraillant le monde des sens et d’éveils
R ires et mélancolies
E nivrantes et douces folies
T résors et rebondissements
O ffrir à la vie des plaisirs intenses
U niques et parfois indécents
R avivé par la plume, j’écris ce mot plein de bienveillance.
Ravi de voir que ce topic survit après tout ce temps. <3
Hommage à la poésie !
Norcle
20 février 2026 à 12:17
Le banc
Le vieil homme était là, assis seul sur un banc,
À contempler le square, à sourire aux enfants.
Tous les jours à quatre heures il attendait l'instant
Où les marmots sortaient de l'école en criant.
Et commençait alors un ballet chaotique
De gamins excités jouant à l'élastique,
Grimpant la cage-à-poule — exploit acrobatique —
Et courant avec une énergie fantastique !
Or ce joyeux vacarme était comme un bruit blanc,
Pour celui qui n'avait pas pu avoir d'enfant.
Sans rancœur pour la vie, depuis près de trente ans
Il venait chaque soir savourer ce moment.
Il n'était pas aigri, n'ayez pas d'inquiétude.
Il n'était pas jaloux, malgré sa solitude.
Ces fins d'après-midi étaient son interlude
Son rituel quotidien, sa petite habitude.
- = - = - = - = - = - = - = - = -
Les gosses l'aimaient bien, "le vieux monsieur du banc" :
Il avait l'air très doux, calme et attendrissant
Avec ses yeux bleu clair, ses gestes plutôt lents,
Ses cheveux de vieillard, ses petits tremblements.
Quand un ballon perdu roulait jusqu'à ses pieds,
S'appuyant sur sa canne afin de se lever,
Il renvoyait la balle avec dextérité,
Puis retournait s'asseoir, sans masquer sa fierté.
Parfois quelque minot, s'enhardissait pourtant
Et s'approchait de lui d'un pas fort hésitant.
Le vieil homme attendri, souriait gentiment,
Pour montrer au petit qu'il était bienveillant.
Les parents affirmaient : « Il était déjà là
Quand je jouais dans ce square avant d'aller chez moi »
Nul ne savait son nom, ni où était son toit,
Assis depuis toujours, sur ce banc fait de bois.
- = - = - = - = - = - = - = - = -
Quand elle avait compris qu'ils n'auraient pas d'enfant,
Sa femme se fit grave et son teint devint blanc.
Elle ne sortit plus, ruminant tout le temps,
Se laissant dépérir, s'endormant en pleurant.
Au bout de quelques mois, son aspect rachitique
Son humeur au plus bas, sa vie mélancolique,
L'amenèrent à croquer trop de barbituriques
Pour rester ici-bas dans ce monde merdique.
Ce fut deux ou trois jours après l'enterrement
Que cet homme brisé, terrassé de tourments,
Décida de venir, quand il aurait le temps,
S'imprégner de la vie, de la joie des enfants.
Une fois retraité, il revint chaque jour
Où l'école privait, sous prétexte de cours,
Les bambins de soleil. Ainsi il put toujours
— En dehors des congés — les avoir tout autour.
- = - = - = - = - = - = - = - = -
Sa vie fut un peu triste,
Sa vieillesse un peu moins.
Quand vint « Adieu l'artiste ! »
C'est avec "ses" gamins
Que, le nez sur la piste,
Il quitta le chemin.
Modifié
2 avril 2026 à 15:33
L'épisto à l'air
20 février 2026 à 13:57
Norcle, plume sensible et sincère,
Tu sais parler au cœur sans en avoir l’air.
Avec des mots simples, des vies ordinaires,
Tu fais naître une émotion claire.
Bravo pour ta délicatesse et ta sensibilité,
C’est beau, vrai… et profondément touchant.
Modifié
2 avril 2026 à 15:57
Norcle
2 avril 2026 à 15:12
Je t'aime à te tuer
"L'œil était dans la tombe et regardait Caïn"
Ce vers du grand Hugo résonne dans ma tête :
Nous avons été deux, je ne suis plus qu'un.
Ma sœur nous a quittés… Adieu ma sœurette…
Si c'est la jalousie qui a tué Abel,
Ici c'est différent : elle n'en pouvait plus
De la vie. Ainsi donc c'est l'amour fraternel
Qui a guidé mes gestes ; la voilà mourue.
Sans envie, sans désir, elle ne quittait plus
Son lit. Manger, rire, pleurer, aimer ou jouir :
Rien ne la comblait. Alors il a fallu
Que nous nous résignions à la laisser partir.
C'est moi qui l'ai "aidée", car jamais je n'aurais
Accepté de laisser quelqu'un d'autre que moi
La mener au Néant. Je sais que, désormais,
Quoi qu'il se passe elle n'aura plus jamais froid.
Quand nous étions petits, sa main cherchait la mienne.
C'est ainsi les jumeaux : huit mois serrés, collés,
Cela crée des liens, une histoire pérenne ;
Et quand l'un ne va pas, l'autre aussitôt le sait.
Toute joie, tout exploit, n'était à son zénith
Qu'une fois partagé·e entre ma sœur et moi.
Quand elle était triste, pleurant "Ze suis punite",
Elle se blottissait contre moi dans mes bras.
Des souvenirs de nous, j'en ai cent, j'en ai mille !
Des fous-rires et des réf', des secrets, des histoires, …
Un mot ou une odeur, et je pars sur notre "île"
Ce repère secret nous protégeant du noir.
À présent la langueur a quitté ses yeux tristes
Puisqu'ils se sont fermés, son malheur est parti.
Je me force à chanter, j'essaie d'être optimiste
En gardant le meilleur, oubliant les ennuis.
Une rose est fanée mais une étoile est née ;
Mes yeux coulent un peu mais je souris beaucoup ;
La vie s'est en allée mais l'Amour est resté ;
Ma sœur n'est plus ici mais elle est avec nous.
Modifié
4 avril 2026 à 00:16
L'épisto à l'air
2 avril 2026 à 20:33
Alors, @Norcle, sans citer, on n'est pas à l'abri... ☺️
Le pan de vie est difficile, le texte courageux, bouleversant, tragique et sincère. L’antithèse entre la violence du mythe et l’acte d’amour absolu est frappante, la compassion immense souligne la fragilité de certaines frontières, et l’apaisement palpable rend la douleur presque douce, voire lumineuse. Bref, l’Amour est plus fort que la mort. Toujours.
Utilisateur supprimé
16 avril 2026 à 01:24
Scène érotique #1
Je veux me nourrir de tes baisers, respirer ton souffle, caresser ton corps, faire frémir ta peau, enflammer ton désir, susciter toujours plus d'envies, te faire fondre, te caresser partout de la pointe des pieds à celle des cheveux, agripper tes hanches, embrasser tes seins, explorer tout ton être, car ton intimité c'est le plus beau cadeau que tu me fais.
Pavillon Noir
27 juillet 2026 à 10:08
Hanches larges, lourdes
Chair chaude sous les doigts lents
Le désir s’y noie
Pavillon Noir
27 juillet 2026 à 10:13
Nous, les femmes rondes.
Nous portons nos hanches comme on porte une vérité.
Larges.
Chaudes.
Impossibles à ignorer.
Nos seins pèsent.
Notre ventre s’arrondit sous les doigts.
Nos cuisses se touchent quand on marche
et on n’en a pas honte.
On a voulu nous rendre légères,
nous lisser,
nous faire tenir dans des lignes trop droites.
Mais notre corps a refusé.
Il est resté plein.
Présent.
Désirable exactement comme il est.
Quand on nous touche,
la main s’enfonce.
Elle disparaît un peu
dans notre chaleur,
dans notre douceur,
dans cette chair qui accueille
sans se cacher.
Nous ne sommes pas une silhouette.
Nous sommes un territoire.
Un lieu où le désir peut enfin
s’allonger,
respirer,
se perdre.
Nous, les femmes rondes.
On ne se contemple pas.
On s’habite.
Et on aime ça.
Xaviernnrs
27 juillet 2026 à 11:28
Nous, les femmes rondes.
Nous portons nos hanches comme on porte une vérité.
Larges.
Chaudes.
Impossibles à ignorer.
Nos seins pèsent.
Notre ventre s’arrondit sous les doigts.
Nos cuisses se touchent quand on marche
et on n’en a pas honte.
On a voulu nous rendre légères,
nous lisser,
nous faire tenir dans des lignes trop droites.
Mais notre corps a refusé.
Il est resté plein.
Présent.
Désirable exactement comme il est.
Quand on nous touche,
la main s’enfonce.
Elle disparaît un peu
dans notre chaleur,
dans notre douceur,
dans cette chair qui accueille
sans se cacher.
Nous ne sommes pas une silhouette.
Nous sommes un territoire.
Un lieu où le désir peut enfin
s’allonger,
respirer,
se perdre.
Nous, les femmes rondes.
On ne se contemple pas.
On s’habite.
Et on aime ça.
Quel texte magnifique ! Et mon Dieu, quelle vérité…
Quel bonheur de lire un texte qui célèbre la chair, la vraie, celle qui réchauffe et accueille.
Les lignes droites, c’est bon pour l’architecture, marre des silhouettes tirées au cordeau et des corps sans relief.
Pour le désir, il faut des courbes, des hanches où s’accrocher et cette douceur où la main s’enfonce avec délice.
Un vrai corps de femme, ça a de la poigne, de la chaleur, du moelleux… C’est une promesse de voyage où les mains ne demandent qu’à s’égarer et à s’y perdre sans jamais vouloir retrouver leur chemin.
Tu décris ce “territoire” avec une sensualité et une fierté envoûtantes.
S’habiter ainsi, c’est ce qui vous rend irrésistibles
Tu ne décris pas seulement un corps, tu décris un art de vivre et une puissance érotique incroyable. Un texte vibrant, fier et sacrément désirable. Un grand bravo ! @Pavillon Noir
Pavillon Noir
27 juillet 2026 à 12:06
Nous, les femmes rondes.
Nous portons nos hanches comme on porte une vérité.
Larges.
Chaudes.
Impossibles à ignorer.
Nos seins pèsent.
Notre ventre s’arrondit sous les doigts.
Nos cuisses se touchent quand on marche
et on n’en a pas honte.
On a voulu nous rendre légères,
nous lisser,
nous faire tenir dans des lignes trop droites.
Mais notre corps a refusé.
Il est resté plein.
Présent.
Désirable exactement comme il est.
Quand on nous touche,
la main s’enfonce.
Elle disparaît un peu
dans notre chaleur,
dans notre douceur,
dans cette chair qui accueille
sans se cacher.
Nous ne sommes pas une silhouette.
Nous sommes un territoire.
Un lieu où le désir peut enfin
s’allonger,
respirer,
se perdre.
Nous, les femmes rondes.
On ne se contemple pas.
On s’habite.
Et on aime ça.
Quel texte magnifique ! Et mon Dieu, quelle vérité…
Quel bonheur de lire un texte qui célèbre la chair, la vraie, celle qui réchauffe et accueille.
Les lignes droites, c’est bon pour l’architecture, marre des silhouettes tirées au cordeau et des corps sans relief.
Pour le désir, il faut des courbes, des hanches où s’accrocher et cette douceur où la main s’enfonce avec délice.
Un vrai corps de femme, ça a de la poigne, de la chaleur, du moelleux… C’est une promesse de voyage où les mains ne demandent qu’à s’égarer et à s’y perdre sans jamais vouloir retrouver leur chemin.
Tu décris ce “territoire” avec une sensualité et une fierté envoûtantes.
S’habiter ainsi, c’est ce qui vous rend irrésistibles
Tu ne décris pas seulement un corps, tu décris un art de vivre et une puissance érotique incroyable. Un texte vibrant, fier et sacrément désirable. Un grand bravo ! @Pavillon Noir
Je te remercie de ton commentaire ma pause estivale m'a permis de faire le point sur le rôle de ma plume et je vais essayer de devenir une auteure body positive
en fait je vais me mettre en scène dans mes fantasme littéraire @Xaviernnrs
Bacou
16 août 2026 à 21:05
Nous, les femmes rondes.
Nous portons nos hanches comme on porte une vérité.
Larges.
Chaudes.
Impossibles à ignorer.
Nos seins pèsent.
Notre ventre s’arrondit sous les doigts.
Nos cuisses se touchent quand on marche
et on n’en a pas honte.
On a voulu nous rendre légères,
nous lisser,
nous faire tenir dans des lignes trop droites.
Mais notre corps a refusé.
Il est resté plein.
Présent.
Désirable exactement comme il est.
Quand on nous touche,
la main s’enfonce.
Elle disparaît un peu
dans notre chaleur,
dans notre douceur,
dans cette chair qui accueille
sans se cacher.
Nous ne sommes pas une silhouette.
Nous sommes un territoire.
Un lieu où le désir peut enfin
s’allonger,
respirer,
se perdre.
Nous, les femmes rondes.
On ne se contemple pas.
On s’habite.
Et on aime ça.
Nous les femmes rondes on ne se contemple pas .on s habite et on aime ça ( je trouve cette image extraordinaire et très sensuelle bravo)
ArtyShow
20 août 2026 à 11:11
Voici un texte que je voulais mettre en musique et qui est resté en l'état car il me faisait remonter des souvenirs d'une période un tantinet pénible, vous allez comprendre en le lisant :
LA VENGEANCE (Arty 2013)
Cela fait bien deux ans maintenant
Que tu m’as dit la vérité
Tu as de la chance que j’sois pas méchant
Et que j’ai été bien éduqué
Si t’avais pas été depuis trente ans
Ma chère et tendre moitié
Ainsi que la mère de mes enfants
Le pire aurait pu t’arriver…
Je me serais bien vengé, je t’aurais insultée
Je vous aurais maudit pour cent ans toi et ton salaud de Laurent
Je vous aurais pourri la vie tous les jours et toutes les nuits
Bourré jusqu’à dégueuler tripes et boyaux dans tes draps blancs
Pour que toi et ton amant pensiez à moi en vous couchant
Cela fait bien deux ans maintenant
Que tu m’as dit la vérité
Une chance que j’sois pas rancunier
Et que j’ai été bien éduqué
Si je n’avais pas été réglo
J’aurais compris que tu aies la haine
Et que t’en veuilles à ton Francisco
Mais là tu pousses un peu Madeleine
Maintenant t’invites ton Gigolo
Dans le domaine familial
Désolé mais là c’est trop
Attends-toi au pire, j’ai trop mal…
J’irais pisser dans tes mules et chier dans tes sous-vêtements
Tout faire pour que ton Julot me haïsse en te voyant
Mettre des puces dans le pageot, de l’arsenic dans la mayo
Et de l’eau de Javel dans ton Chanel pour qu’il te trouve après moins belle
Et ne crois pas un seul instant que ma vengeance est personnelle
Je pense aussi à nos enfants qui t’ont trouvé bien cruelle
Et si un jour l’envie me prend de partir loin dans les étoiles
Ne pense pas que je vous laisserai tranquilles toi et ton amant
Je vous jetterai mille et un sortilèges jusqu’à la nuit des temps…
Mais quelle que soit l’issue de cette histoire
Dis-toi que tout se paye au comptoir
De l’Enfer ou du Paradis
Enfin moi ce que j’en dis
C’est qu’j’aurais ma revanche au final
Attends-toi au pire, j’ai trop mal…
Pavillon Noir
15 septembre 2026 à 20:59
Quand Grand Corps Malade a sorti Mesdames, il a posé des mots forts, nécessaires et empreints d’une vraie fraternité. Il a salué nos courages, nos fardeaux, nos silences et nos victoires. Ce geste, on l'a reçu avec le cœur.
Mais les hommages masculins, même les plus bienveillants, ont souvent un angle mort : à force de célébrer la mère courage, la guerrière du quotidien ou la muse inspirante, ils nous hissent sur un piédestal un peu trop étroit. Un piédestal où il n’y a plus de place pour la chair, pour le désir brut, pour nos failles et notre sensualité.
Ce texte est une réponse, d'égal à égal, micro ouvert.
Pas un rejet de son poème, mais son prolongement vital : le refus d'être résumées à des saintes ou à « l'avenir de l'homme ». La revendication simple et entière d'un corps vivant, imparfait, libre d'aimer et d'exister sans le filtre du regard des autres.
Voici ma réponse à Fabien. À voix haute, sans armure et sans fard.
À toi, Fabien, à ta voix grave qui sait poser les vérités,
À l’homme debout derrière les phrases, merci pour cette fraternité.
Merci pour l’élégance du geste, d’avoir chanté pour nos combats,
Pour ce regard qui nous redresse et qui refuse les faux pas.
Tu nous as peintes en bâtisseuses, en mères sages, en combattantes,
En silhouettes courageuses bravant l’orage et la tourmente.
On prend l’hommage, il fait du bien, il pose un baume sur nos peines,
Mais laisse moi briser les fers où vous nous rêvez souveraines.
Car à trop vouloir nous grandir, vous nous coiffez d'une auréole,
Un piège en or pour nous vêtir, un piédestal qui nous isole.
D’un côté la madone pure, le cœur battant du dévouement,
De l’autre la chair sans armure, jetée aux loups du jugement.
On refuse ce découpage, ces deux tiroirs trop bien rangés :
On peut porter l’enfant, la page, et le vertige d’un baiser.
Je réclame le droit d'être chair, d’être pulsation et marée,
D’avoir du feu sous les paupières sans qu’on nous sache condamnées.
Pas seulement l’esprit qui veille ou le courage qui soutient,
Mais le sang chaud qui nous réveille, la peau qui cherche d’autres mains.
Une sensualité farouche qui n’attend pas qu’on la valide,
Un tremblement au fond des veines qui rend vos certitudes vides.
Ni objet pour vos seuls désirs, ni statue pour vos saints regrets,
Un corps de fièvre et d’incendie qui n'a plus peur de ses secrets.
Vivre le présent plutôt que « l'avenir de l'homme »
Tu disais « l’avenir de l’homme », mais nous, on veut vivre le présent,
Pas seulement pour qu’on nous somme d’être le phare dans le vent.
On veut le jour pour nos victoires, nos ambitions et nos colères,
Et puis la nuit sans les miroirs, où l’on s’enflamme et se libère.
Des femmes de tête et de tripes, des créatures d’appétit,
Qui brisent le moule et le type qu’on fabrique dans vos récits.
Alors merci pour le poème, pour chaque mot que tu déposes,
Mais pour nous aimer comme on aime, accepte aussi nos métamorphoses :
Regarde-nous entières, voraces, puissantes, faillibles et sexuées,
Car c’est en reprenant l’espace qu’on cesse enfin d'être oubliées.
C'est le but de ce post !
Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, laisser libre court à vos pensées, en prose, en vers (ou à l'endroit)... C'est ici que ça se passe :D
Nous avons émis plusieurs fois l'idée d'avoir une section pour des textes hors catégorie, des textes "normaux" (brrr, que je n'aime pas ce mot)... mais en attendant, car je ne désespère pas quand je lis les innombrables talents (Rata, Obsi, PM, etc), ce post est là pour les remercier et les encourager à continuer car j'aime ça et je suis sûre de ne pas être la seule...
Je vais tenter de retrouver tous les poèmes ou textes qui ont été postés sur les différents sujets, si j'en oublie, n'hésitez pas à les rajouter !
Bisous tout plein à ceux qui liront, à ceux qui écriront, à ceux qui apprécieront !
Les autres, tant pis pour vous !
[EDIT] Si un auteur que je vais citer souhaite ne pas voir son (ses) texte(s) sur ce fil, qu'il n'hésite pas à me demander de le retirer ;)