Certains poèmes ou récits publiés de ci, de là méritent une vitrine à leur juste valeur...
C'est le but de ce post !
Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, laisser libre court à vos pensées, en prose, en vers (ou à l'endroit)... C'est ici que ça se passe :D
Nous avons émis plusieurs fois l'idée d'avoir une section pour des textes hors catégorie, des textes "normaux" (brrr, que je n'aime pas ce mot)... mais en attendant, car je ne désespère pas quand je lis les innombrables talents (Rata, Obsi, PM, etc), ce post est là pour les remercier et les encourager à continuer car j'aime ça et je suis sûre de ne pas être la seule...
Je vais tenter de retrouver tous les poèmes ou textes qui ont été postés sur les différents sujets, si j'en oublie, n'hésitez pas à les rajouter !
Bisous tout plein à ceux qui liront, à ceux qui écriront, à ceux qui apprécieront !
Les autres, tant pis pour vous !
[EDIT] Si un auteur que je vais citer souhaite ne pas voir son (ses) texte(s) sur ce fil, qu'il n'hésite pas à me demander de le retirer ;)
Dieu pêche les âmes à la ligne, Satan les pêche au filet.
ravenS69
30 avril 2020 à 19:57
Allongée dans un lagon
Sur ma joue un papillon
Posé sur terre humide
Buvant ce nectar acide
Un froissement une caresse
Pour oublier ce qui blesse
Dans ce doux cocon d'azur
N'est ce qu'une aventure ?
Modifié
30 avril 2020 à 20:05
Utilisateur supprimé
1 mai 2020 à 01:07
Allongée dans un lagon
Sur ma joue un papillon
Posé sur terre humide
Buvant ce nectar acide
Un froissement une caresse
Pour oublier ce qui blesse
Dans ce doux cocon d'azur
N'est ce qu'une aventure ?
Magnifique Raven!
Enchanté de voir passer dans mon ciel, une étoile filante poétique...
Peut-être ai je rêvé et ce n'était qu'un froissement, une ....
Utilisateur supprimé
2 mai 2020 à 13:59
Les arnaques de l'histoire.... Mai 68; ou comment l'on remet en cage les petits oiseaux insolents qui rêvent de liberté...
. Nougaro:"Paris mai."
Le premier d'une longue liste,Claude Nougaro est le premier à "dégainer". Il écrit ce morceau quelques semaines après la fin du mouvement social qui secoue la France en mai-juin 1968. La musique est signée Eddy Louiss. Le superbe texte de Nougaro n'incite pas à la rébellion, mais porte un regard poétique sur l'immédiat après-mai et ses désillusions (cela pue la récupération). Son chant exalté fait ici des merveilles et confère au titre un souffle puissant. A écouter absolument car la force du message est encore plus dans le "cri" de Nougaro que dans les paroles....
La simple évocation des événements entraîne la censure du morceau à sa sortie...alors les paroles!
Cette même année, Nougaro triomphe à l’Olympia, où il se produit deux semaines durant.
"Paris mai " Claude Nougaro.
Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris
Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris
Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris
Le casque des pavés ne bouge plus d'un cil
La Seine de nouveau ruisselle d'eau bénite
Le vent a dispersé les cendres de Bendit
Et chacun est rentré chez son automobile
J'ai retrouvé mon pas sur le glabre bitume
Mon pas d'oiseau forçat enchaîné à sa plume
Et piochant l'évasion d'un rossignol titan
Capable d'assurer le sacre du printemps
Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris
Ces temps-ci je l'avoue j'ai la gorge un peu acre
Le sacre du printemps sonne comme un massacre
Mais chaque jour qui vient embellira mon cri
Il se peut que je couve un Igor Stravinski
Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris
Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris
Et je te prends Paris dans mes bras pleins de zèle
Sur ma poitrine je presse tes pierreries
Je dépose l'aurore sur tes tuileries
Comme roses sur le lit d'une demoiselle
Je survole à midi tes six millions de types
Ta vie à ras-le-bol me file au ras des tripes
J'avale tes quartiers aux couleurs de pigeon
Intelligence blanche et grise religion
Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris
Je repère en passant Hugo dans la Sorbonne
Et l'odeur d'eau-de-vie de la vieille bonbonne
Aux lisières du soir, mi-manne, mi-mendiant
Je plonge vers un pont où penche un étudiant
Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris
Mai, Paris
Le jeune homme harassé déchirait ses cheveux
Le jeune homme hérissé arrachait sa chemise
Camarade ma peau est-elle encore de mise
Et dedans, mon coeur seul, ne fait-il pas vieux jeu
Avec ma belle amie quand nous dansons ensemble
Est-ce nous qui dansons ou la terre qui tremble?
Je ne veux plus cracher dans la gueule à papa
Je voudrais savoir si l'homme a raison ou pas
Si je dois endosser cette guérite étroite
Avec sa manche gauche, avec sa manche droite
Ses pâles oraisons, ses hymnes cramoisis
La passion du futur, sa chronique amnésie
Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris
Mai, Paris
C'est ainsi que parlait sans un mot ce jeune homme
Entre le fleuve ancien et le fleuve nouveau
Où les hommes noyés nagent dans leurs autos
C'est ainsi, sans un mot, que parlait ce jeune homme
Et moi l'oiseau forçat casseur d'amère croûte
Vers mon ciel du dedans j'ai replongé ma route
Le long tunnel grondant sur le dos de ses murs
Aspiré tout au bout par un goulot d'azur
Là-bas brillent la paix, la rencontre des pôles
Et l'épée du printemps qui sacre notre épaule
Gazouillez les pinsons à soulever le jour
Et nous autres grinçons, pont-levis de l'amour
Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris
Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris
Mai, mai, mai, Paris mai, mai, mai, mai, Paris
Anthynéa
5 mai 2020 à 15:52
Un jardin,
Comme pour mettre un terme à ce chagrin
Qui, aux jours moroses, nous étreint
Je veux imaginer, au bout de ce chemin
Un monde empli de joie, d’entrain
Un espace merveilleux……. Notre jardin !
Une île, une escale, un petit lopin
De terre, un paradis sur ce terrain
Où fleuriraient roses, jacinthes et lupins
Et où s’exhalerait l’odeur du jasmin
Au milieu du bonheur de chaque matin.
Un univers sans tristesse ni baratin
Sans écho de cancans ou de potins
Où l’on échapperait au malin
Un paradis sans vulcain
Juste nous, pour d’inoubliables lendemains.
Tu serais là, mon enchanteur, mon Merlin
Et tout près de moi, tel un félin
Tu t’adonnerais à tes jeux coquins
En me berçant de tendres câlins
Et mon Dieu, comme ce serait divin !!
Un jardin rempli de couleurs brillantes comme le satin
Au détour du sentier, gambadant, un petit lapin
Une chaise longue, un bon bouquin
Le chant mélodieux d’un serin
Une tendresse de tous les instants…. On serait bien !
A l’horizon, rien que pour nos yeux, un moulin,
Dans la prairie, se délassant, un poulain
Une forêt, des tas de rondins
Des brassées de champignons que tu aurais ramassées, serein
Sans risque de chuter dans le ravin !
Et quand, naturellement, nous aurons faim
Tu nous mijoteras un bon gratin
Accompagné d’une délicieuse bouteille de vin
Tout cela sans autre gain
Que de vouloir combler nos instincts
Des « je t’aime » que nous dirions sans fin
L’un contre l’autre, ton cœur battant près du mien
Réunies à tout jamais, nos deux mains
Dans un élan de passion, sans haine, ni venin
Pour toujours longtemps, nous deux, enfin !
De M-C à M...
Lioubov
5 mai 2020 à 16:44
Hein ? Hein ? Hein ?
Tout cela est très serein
Mais ne plaira pas aux bourrins
pierheim
5 mai 2020 à 23:00
Mots couchés sur un vélin.
Mais en regardant ce beau jardin,
Derrière une glace sans tain
On y découvre des petits malins,
Sur les bords, parfois un peu coquins.
Ce sont là de fameux boute en train,
Qui aiment naturellement les bons vins,
En chahutant comme des gamins,
Qui s'éclaboussent dans un bain.
Qu'ils soient féminins,
Ou simplement masculins,
Ils apprécient les caresses de la main,
Espérant que demain, que demain,.
Ils seront encore là pour vivre enfin
Et savourer ces ultimes câlins..
=)
PM
Modifié
5 mai 2020 à 23:02
pierheim
6 mai 2020 à 16:49
Hein ? Hein ? Hein ?
Tout cela est très serein
Mais ne plaira pas aux bourrins
Il est, ma foi, certain que les bourrins
Ne comprendront pas les boute en train.
=)
PM
SYL30
6 mai 2020 à 17:05
Hein ? Hein ? Hein ?
Tout cela est très serein
Mais ne plaira pas aux bourrins
Il est, ma foi, certain que les bourrins
Ne comprendront pas les boute en train.
=)
PM
Ne pas confondre avec les bouts dans l'train !
pierheim
6 mai 2020 à 17:21
Motus et bouche cousue.
Il était une fois, Un petit Monarc,
C'était surtout une tête à claques,
Un parfait spécialiste des couacs,
Qui avait plus d'un tour dans son sac.
Il se voulait le chantre de l'économie,
Et, parfois, se prenait pour le messie.
Ce n'était certainement pas un génie,
On l'a vu à l'oeuvre pendant la pandémie.
Consultant souvent les oracles,
Il pensait qu'il ferait des miracles,
Qui, un jour, le porteraient au pinacle,
Insouciant de sa prochaine débâcle.
Il n'a pourtant jamais changé l'eau en vin,
Connaissant peut être mieux les pots de vin.
C'est vrai qu'il à su multiplier les pains
Avec les miliciens soumis qui étaient sa main.
Et ceux qui, à ses yeux, ne sont rien,
Le laissent tremper dans son jus,.. Peter.
=)
PM
Modifié
6 mai 2020 à 20:36
Lioubov
6 mai 2020 à 17:28
Tu aurais dû préciser, mon cher ami, que toute ressemblance avec une personne réelle n'est que pure coïncidence...
pierheim
6 mai 2020 à 20:13
Tu aurais dû préciser, mon cher ami, que toute ressemblance avec une personne réelle n'est que pure coïncidence...
Puisque tu le dis,
Je ne suis pourtant pas si bête!
Mais je ne vois vraiment pas à qui tu peux penser!
=)
PM
Lioubov
6 mai 2020 à 21:32
Mais je ne vois vraiment pas à qui tu peux penser !
Moi non plus. :cool:
Utilisateur supprimé
6 mai 2020 à 21:39
Motus et bouche cousue.
Il était une fois, Un petit Monarc,
C'était surtout une tête à claques,
Un parfait spécialiste des couacs,
Qui avait plus d'un tour dans son sac.
Il se voulait le chantre de l'économie,
Et, parfois, se prenait pour le messie.
Ce n'était certainement pas un génie,
On l'a vu à l'oeuvre pendant la pandémie.
Consultant souvent les oracles,
Il pensait qu'il ferait des miracles,
Qui, un jour, le porteraient au pinacle,
Insouciant de sa prochaine débâcle.
Il n'a pourtant jamais changé l'eau en vin,
Connaissant peut être mieux les pots de vin.
C'est vrai qu'il à su multiplier les pains
Avec les miliciens soumis qui étaient sa main.
Et ceux qui, à ses yeux, ne sont rien,
Le laissent tremper dans son jus,.. Peter.
=)
PM
Parfait !! :)
Maltese
7 mai 2020 à 20:18
Bonjour à vous tous! Je tiens à dire que notre "couple" est un fervent suiveur de cette rubrique d'élite, ou se mêle avec un grand talent poésie humour et philosophie. Quand nous nous promenons sur le forum, nous gardons toujours cette petite île pour la bonne bouche. Très souvent cela nous fourni de longs conciliabules avec de la matière à débattre.
Merci à tous!
pierheim
7 mai 2020 à 21:15
Merci Maltese (Corto?)
ça fait plaisir de voir que quelques uns viennent lire nos délires que la plume peut écrire au gré des vents.....
Ce soir, je ne suis pas très inspiré pour écrire un texte en "live", alors je vous mets les paroles de "Sur le chemin des Andes" qui très légèrement modifié est devenu :
El Pandorre s'en va...Mektoub
Sur les chemins des Aurès
Il s' en va,
Chantant
Dans le soir, ses douleurs
Et ses joies.
Et le petit garnement
Qui court sur la plage
S' arrête,
Un instant,
Ebloui de soleil.
La terre qui s' endort là bas
En refermant les bras
Lui renvoie l' écho de sa voix,
Sans comprendre pourquoi
Elle s' éteint au loin,
Au loin.
Mon petit garnement
Je t' en prie
Apprends moi la joie
D' accrocher la mer
A mes doigts
Le gamin jamais ne répondit
Son cri se perdit
Au sommet de la nuit
Sur les chemins des Aurès
Il reparti, la nuit
Englouti ses chansons
Et ses cris.
=)
PM
Modifié
7 mai 2020 à 21:20
Maltese
8 mai 2020 à 00:47
Merci, Mr Pierheim,
Vu que Mr Lioubov a déjà tendu le bâton pour me battre et que la Tsarine n'a pas loupé l'occasion, je crois qu’effectivement c'est bien parti pour Corto; à vous l'honneur de me donner du Corto, mon cher monsieur.;)
En tous cas le poème est très touchant.
Modifié
8 mai 2020 à 00:49
Lioubov
8 mai 2020 à 07:24
J'imagine Tsarine aussi délicieusement pétillante que le champagne éponyme, surtout s'il s'agit du Matriochka. ;)
pierheim
8 mai 2020 à 10:39
J'imagine Tsarine aussi délicieusement pétillante que le champagne éponyme, surtout s'il s'agit du Matriochka. ;)
La Tsarine pétille aussi lorsque elle retire une de ses 15.000 robes...
=)
PM
pierheim
8 mai 2020 à 10:52
Merci, Mr Pierheim,
Vu que Mr Lioubov a déjà tendu le bâton pour me battre et que la Tsarine n'a pas loupé l'occasion, je crois qu’effectivement c'est bien parti pour Corto; à vous l'honneur de me donner du Corto, mon cher monsieur.;)
En tous cas le poème est très touchant.
Je ne suis pas spécialiste de la BD en général, je connais évidemment cette bande dessinée, j'ai trouvé amusant de penser que je pouvais m'identifier à certaines planches étant un ancien marin.
C'est le but de ce post !
Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, laisser libre court à vos pensées, en prose, en vers (ou à l'endroit)... C'est ici que ça se passe :D
Nous avons émis plusieurs fois l'idée d'avoir une section pour des textes hors catégorie, des textes "normaux" (brrr, que je n'aime pas ce mot)... mais en attendant, car je ne désespère pas quand je lis les innombrables talents (Rata, Obsi, PM, etc), ce post est là pour les remercier et les encourager à continuer car j'aime ça et je suis sûre de ne pas être la seule...
Je vais tenter de retrouver tous les poèmes ou textes qui ont été postés sur les différents sujets, si j'en oublie, n'hésitez pas à les rajouter !
Bisous tout plein à ceux qui liront, à ceux qui écriront, à ceux qui apprécieront !
Les autres, tant pis pour vous !
[EDIT] Si un auteur que je vais citer souhaite ne pas voir son (ses) texte(s) sur ce fil, qu'il n'hésite pas à me demander de le retirer ;)