Au fil des mots / maux...

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Utilisateur supprimé
4 novembre 2013 à 22:45
Certains poèmes ou récits publiés de ci, de là méritent une vitrine à leur juste valeur...

C'est le but de ce post !

Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, laisser libre court à vos pensées, en prose, en vers (ou à l'endroit)... C'est ici que ça se passe :D

Nous avons émis plusieurs fois l'idée d'avoir une section pour des textes hors catégorie, des textes "normaux" (brrr, que je n'aime pas ce mot)... mais en attendant, car je ne désespère pas quand je lis les innombrables talents (Rata, Obsi, PM, etc), ce post est là pour les remercier et les encourager à continuer car j'aime ça et je suis sûre de ne pas être la seule...

Je vais tenter de retrouver tous les poèmes ou textes qui ont été postés sur les différents sujets, si j'en oublie, n'hésitez pas à les rajouter !

Bisous tout plein à ceux qui liront, à ceux qui écriront, à ceux qui apprécieront !

Les autres, tant pis pour vous !

[EDIT] Si un auteur que je vais citer souhaite ne pas voir son (ses) texte(s) sur ce fil, qu'il n'hésite pas à me demander de le retirer ;)
Modifié 4 novembre 2013 à 22:51
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Utilisateur supprimé
22 novembre 2013 à 08:15
Ce n'est pas un poème, mais une lettre, dont il manque le destinataire et la phrase conclusive.

J’ignore si tu liras un jour cette lettre, mais je te l’écris. Si tu la lis aujourd’hui, c’est que tu es heureuse, en quête de réponse, mais épanouie. J’ignore à quel moment de ta vie tu liras cette lettre, mais je sais que tu es la femme que j’ai connue ne serait-ce qu’un instant.

Cet instant n’a duré que quelques mois. Pendant la moitié d’une année, nous nous sommes côtoyées quotidiennement. Tu t’étais brutalement imposée à ma vie, et pourtant, nous ne nous connaissions pas vraiment. Tu m’accompagnais partout où j’allais, hantant jusqu’à mes pensées les plus secrètes. Je t’ai découvert, sans réellement te découvrir. Je savais tout de toi, et pourtant, je ne savais rien. Du néant tu es devenue ma vie, ma raison d’être, de vivre, d’aimer, de me battre.

Un jour, nous nous sommes rencontrées physiquement. Quand je t’ai vue pour la première fois, ce fut comme une évidence : tu étais la femme de ma vie. A de nombreuses reprises, je me suis noyée dans ton beau regard. La tête contre ma poitrine, tu me regardais, curieuse, amusée, aimante. Moi, j’étais bien, je t’aimais plus qu’il n’est concevable d’aimer quelqu’un. Cet amour dont j’étais incapable de te montrer l’étendue, cet amour qui pousse à faire des choses incroyables, cet amour qui donne des ailes, ou cet amour qui pousse au meurtre. Cet amour qui construit ou détruit.

Jamais tu as profité de moi, jamais tu as été méchante. Tes actes étaient spontanés, naturels, toujours empreints de cette même douceur innocente. C’est toi qui m’as réappris l’insouciance, la confiance absolue, l’abandon total à l’autre, la légèreté et la quiétude. Mais c’est aussi toi qui m’as fait entrapercevoir le pouvoir absolu, la domination, la prise de décision pour autrui : tu m’as tant appris.

Tu m’as aussi appris l’amour. Je t’aimais comme je n’avais jamais aimé, comme je ne pouvais aimer quelqu’un d’autre. Cet amour était trop puissant, tellement puissant que je voulais ton bonheur, même si je ne devais pas en faire partie. L’amour ne fait pas vivre. Il donne un sens, mais ne suffit pas toujours, et je ne pouvais t’apporter le reste. J’étais étudiante, sans revenu, sans famille, sans rien de bien à part toi. Si je t’ai quitté, c’est que je ne pouvais pas t’offrir ce que tu avais besoin.

Je t’ai laissé partir, toi qui étais ma vie. Je t’ai laissé partir, et pourtant c’était la meilleure chose que je pouvais t’offrir. Nous nous verrons probablement plus jamais, mais je sais que tu t’épanouiras. Un jour, tu te demanderas peut être qui est la femme posant avec toi, sur une photo accrochée sur ton mur. Cette femme que tu connais depuis toujours, mais dont tu n’arrives pas à te souvenir. Elle t’aimait, au point de vouloir ton bonheur avant le sien.

Sache aussi que je serais toujours avec toi. En te quittant j’ai quitté la vie ; je n’avais plus de raison de continuer là où j’ai échoué. Je t’aime et t’aimerai à jamais.
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22 novembre 2013 à 09:35
Cette lettre... m'émeut... à en pleurer et sa conclusion me fait peur.
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pierheim
22 novembre 2013 à 18:00
@ratafolio

Cette lettre est vraiment très jolie, c'est un pan entier d'une vie.
Quand un texte est bien écrit, qu'il soit en vers ou en prose, il exprime d'aussi belle manière ses sentiments.

En tout cas encore bravo, pour ce texte de qualité, et tu vois bien qu'il ne dépareille pas dans cette galerie.

J'ai écrit un texte en vers, où je trouve des similitudes avec le tien, il y a quelques temps. j'essaierai de le mettre ici en soirée.

Cordialement

PM
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pierheim
22 novembre 2013 à 22:14
Bonsoir

Bon c'est pas terrible...(à retravailler...)


Donner sans savoir et sans vouloir compter,
Ignorer, si en retour on en sera récompensé,
Accepter au nom d'une amitié sacro- sainte,
Ses moindres caprices, avec une joie non feinte.

Se comporter de manière vraiment extrémiste,
Avec cette profonde recherche hédoniste,
Qui oblige à aller bien au delà de soi- même,
Pour pouvoir vivre ses passion à l'extrême.

Ne plus jamais se poser aucune question,
Et faire totalement preuve d'abnégation.
Vivre pour, et à travers d'un autre être,
En sachant que cela procure du bien-être.

Aspirer à devenir sa seule chose,
Et y subsister en parfaite osmose,
Penser à chaque minute, à chaque seconde,
A tous les objets qui peuplent son monde.

Savoir offrir un corps alangui de désir,
Parfait, et uniquement voué à son plaisir,
Donner une belle image de la jouissance,
Dont il puisse en extraire toute la quintessence.

Vouloir être sa rose définitivement marquée,
Pour se le rappeler et ne plus jamais l'oublier,
Arborer fièrement ces différents stigmates,
Sans ce considérer comme un primate.

Ne pas voir dans cette nouvelle condition,
Une quelconque marque de soumission.
Considérer cette résurgence, comme une chance,
Et non plus comme une forme de totale déchéance.

La saisir comme la source d'un réel bonheur,
Là où d'autres n'y verront que le malheur.
C'est sans aucun doute cela le don de soi,
Qui intrinsèquement apporte beaucoup de joies.


PM
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Utilisateur supprimé
23 novembre 2013 à 02:19
J’ai toujours été fascinée par les funambules, ces gens gracieux qui parcourent un fil, loin au-dessus du sol. Jamais ils ne tremblent : ils marchent, concentrés sur le filin, pieds nus pour certains, couverts de paillettes pour d’autres. Certains vont même jusqu’à effectuer des figures aériennes, et d’autres à tendre des fils au-dessus de précipices pour vivre leur passion.

Mais qu’est-ce qui peut donner l’envie à des gens à priori sains d’esprit de se promener sur un fil étroit, au-dessus du vide ? Dépasser leurs limites, combattre le vertige, sentir la vie à fleur de peau, flirter avec la mort, sentir le vent, sentir le vide sous ses pieds. On peut y avoir plusieurs choses : le défis personnel, l’accomplissement dans la volonté, l’accomplissement dans la maitrise, l’accomplissement physique, etc. Et si c’était simplement pour se sentir vivant. Comme si mépriser la vie lui donnait un sens. Comme si on commençait à vivre à partir du moment où on arrêtait de faire en sorte de le rester : vivante.

Je me sens vide. Vide de sens, vide de sensation, vide de perspective. Entre mon appartement et les salles de cours, il y avait un rond-point. Les voitures à ce rond-point accélèrent au moment de s’engager dans ce cercle, méprisant ouvertement le passage piéton qui le borde. Au début, j’attendais interminablement qu’une voiture s’arrête sur la première file, puis qu’une autre s’arrête sur la deuxième. Puis je me suis mise à forcer le passage, en avançant agressivement en faisant un pas, attentive aux dangers mouvants. Au bout d’un moment, je me suis mise à traverser sans même prêter un regard à la route. Un début, mon rythme cardiaque augmentait. Actuellement, quelque chose dans mon regard empêche l’automobiliste qui vient de piler à quelques mètres de mon corps frêle de m’insulter.

J’ai l’impression de marcher sur un fil. Je marche sur ce fil en regardant le précipice qui s’étend sous mes pieds. Et pourtant, je ne fais même plus en sorte de ne pas tomber. Je ne fais plus un pas, puis un autre : je lève une jambe, l’avance, puis la baisse. Et ce de manière alternée entre les deux jambes. Je me déplace sur mon fil, lentement, sans prétention, sans but.

Je marche, j’avance, mais sans envie. Mon regard s’est éteint. Je marche sur mon fil, mais la perspective de tomber ne me fait plus peur. Si mon pied dérapait, j’ignore si mon réflexe serait d’essayer de retrouver l’équilibre, de m’apprêter à me rattraper avec mes mains, ou de préparer ma chute. Je suis presque sûre que je fermerais les yeux pour repenser aux rares choses auxquelles je tiens.

Je marche sur mon fil, ténu, suspendu entre deux points si éloignés, que j’ignore tout de l’ancrage d’arrivée, et n’ai plus aucun souvenir de l’ancrage de départ. Sur mon fil, aucune plateforme sur laquelle me reposer. Aucun lien de rappel de m’entrave, je marche sur mon fil, pas après pas. Je n’avance plus que pour la nécessité d’avancer, pour dire d’avancer. Je marche sur mon fil, peut-être parce que je n’ose me laisser tomber.
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pierheim
23 novembre 2013 à 20:33
Ce fil... c'est le fil de la vie...

On part d'un point pour en atteindre un autre...

Ou comme Lizzy a si bien intitulé cette discussion "Au fil des mots / maux...
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pierheim
24 novembre 2013 à 13:52
En ce dimanche, un texte idiot

Vive les rats, les petits ras , pas de l'opéra, ni du raz de Sein ..!!



Chaque matin, quand au bureau tu arriveras,
.................................................. retireras,
.................................................. donneras,
.................................................. resteras,
.................................................. complairas,
.................................................. banniras,
.................................................. parfumeras,
.................................................. épileras,
.................................................. fixeras,
.................................................. porteras,
.................................................. aimeras,
.................................................. adoreras,
.................................................. auras,
.................................................. obéiras,
.................................................. vivras,
.................................................. obsèderas,
.................................................. dénuderas,
.................................................. banderas,
.................................................. apprécieras
.................................................. caresseras
.................................................. plairas
.................................................. jouiras
.................................................. remettras,
.................................................. verra,
.................................................. doutera,
.................................................. enfileras,
Et, le soir, sagement , chez toi , tu rentreras.

=)

Un petit jeu aussi idiot : Remplacer les points par des lettres en formant des mots et en composant des phrases compatibles avec le verbe de fin de ligne.
Nb: le nombre de points ne correspond pas au nombre de lettres.

Comme je suis sympa je vous donne deux vers (trois verres bonjour les dégâts!!)

A la vanille ton corps parfumeras,
et
Et de cela nul ne se douteras,

=)

Bonne chance

PM
Modifié 24 novembre 2013 à 13:57
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pierheim
24 novembre 2013 à 15:07
@Obsidienne

C'est difficile par rapport aux terminaisons des verbes, tu fais une faute à "doutera" donc on ne sait pas si tu n'en fais pas sur les autres


Non il n'y a pas de faute à doutera (nul mis pour il) tous les autres verbes sont avec tu (sous entendu) et pour verra c'est bien aussi à la 3ème personne.
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young-angel
24 novembre 2013 à 15:51
des textes et poèmes magnifique,
merci à vous de faire partager.
très bonne idée de topic !
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Lioubov
24 novembre 2013 à 21:01
De toute manière, j'adore les rats. J'en ai eu jusqu'à 13 en même temps.
Et certains dormaient avec moi.
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pierheim
26 novembre 2013 à 10:08
Dérive


Comme une bouteille tombée dans l'eau,

Tu dérives, ballotée par les flots,

Voyageant lentement au gré des courants.

Inexorablement tu perds ton brillant,

Te couvrant peu à peu d'algues et de mousse,

Craignant les rochers où les vagues te poussent.

Tu deviens terne, mais poursuis ton voyage,

Désireuse d'échouer, un jour, sur un rivage,

Inondé de soleil, recouvert de sable fin,

Espérant secrètement, qu'un jour enfin,

Un promeneur te remarque et te ramasse,

Et qu'avec détermination il te débarrasse,

De cette épaisse couche de sargasses,

Dans laquelle ton corps s'enchâsse,

Pour qu'à nouveau tu retrouves le brillant,

Et le lustre perdus depuis longtemps.

Mais hélas, contrairement à tes rêves,

Le courant t'écarte de la grève,

Pour t'emmener, vers d'autres régions,

Où souvent règnent le froid et la désolation,

Les ténèbres et les roches acérées,

Et où grands sont les risques de se briser.

Tu sais seule, qu'il faut qu'enfin tu réagisses,

Si tu ne veux point sombrer dans les abysses.


PM
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tartuffedauphinois
27 novembre 2013 à 00:26
superbe

continue comme cela

Cordialement,
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Utilisateur supprimé
27 novembre 2013 à 11:11
C'est vraiment bon, je trouve.
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Utilisateur supprimé
27 novembre 2013 à 11:23
C'est toujours bon avec Obsi...enfin, ces textes...
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Lioubov
27 novembre 2013 à 11:28
Très bon texte, Obsidienne. J'ose toutefois espérer que ce n'est pas du vécu.
Pourtant, cela y ressemble tant...
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pierheim
27 novembre 2013 à 14:13
@Obsidienne

Magnifique et émouvant .

Ce texte, on le sent écrit d'un seul coup, avec les mots qui viennent directement du cœur, suite à une très vive émotion.

C'est un véritable concentré de mots pour décrire les sentiments confondus d'une bien triste histoire.

Pour le comparer, mais c'est incomparable, c'est un peu comme dans un stade lorsque de manière totalement inattendue, un athlète réalise une grosse performance. Les spectateurs restent ébahis

Après avoir lu ça, beaucoup d'histoires paraîtront, bien insipides au ras des pâquerettes, tout comme la course aux pouces verts, et les chamailleries qu'elle génère...aux yeux de ceux qui parviennent à comprendre.

En tout cas encore mille bravos pour ce texte, que tu as extirpé de ton univers, que tu nous fais gentiment partager...

Encore Merci

PM
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pierheim
27 novembre 2013 à 19:56
Bon, voici un petit texte qui va vous paraître bien fade après celui qu'Obsidienne a mis un peu plus tôt



Ouvre la penderie sans faire de bruit,
Car c’est tout juste la fin de la nuit,
Certains s’éveillent, la tête troublée
Par le rêve, l’esprit encore embrumé,
Dans cet état second où se mêlent douceur
Et cette indéfinie et troublante langueur.

Choisiras tu dans l’aube à peine naissante,
Cette jolie robe qui te semble seyante ?
Avec toutefois cette puérile inquiétude,
De ne savoir si le choix de ton étude
Sera apprécié par celle qui la portera,
Et qu’à loisir longuement tu contempleras.

Ouvres plutôt le répertoire des poèmes,
Et choisis, au hasard quelques rimes,
Qui sauront certainement l’émouvoir,
Car avec ces simples et petits pouvoirs
On éveille bien mieux les sentiments
Qu’avec les plus beaux vêtements.


PM
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tartuffedauphinois
28 novembre 2013 à 00:14
superbe Obsidienne et pierheim...ca devient un très bon espace, ce topic, et j'ai plaisir à lire vos textes....peut-être faudrait-il créer une catégorie " Poésies érotiques" ?

Cordialement,

T D
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pierheim
28 novembre 2013 à 13:28
superbe Obsidienne et pierheim...ca devient un très bon espace, ce topic, et j'ai plaisir à lire vos textes....peut-être faudrait-il créer une catégorie " Poésies érotiques" ?

Cordialement,

T D

Bonjour TD,

Ca devient un très bon espace ?
Oui pour ceux qui savent apprécier ce genre d'écriture, mais je doute fort que la majorité du lectorat de ce site comprenne ce genre de textes.

Pourtant, et l'avantage de la poésie, n'est pas son ésotérisme mais c'est qu'elle peut donner lieu à plusieurs interprétations, parfois diamétralement opposées..

L'érotisme en poésie est un art délicat et je pense que ce serait sans doute une ineptie de créer une catégorie "Poésies érotiques" car qui validerait les textes?? Les questions du nombre de mots sont elles inapplicables étant donné que parfois un texte court concentre parfois autant de choses qu'un texte classique. Quant à la question des pouces (Vert ou Rouge) il seraient difficiles à attribuer...
Cela étant, et c'est ce que j'éprouve, j'ai du plaisir à vous faire partager mes écrits de piètre qualité rédigés au fil des ans.

Tu avais un jour parlé de "zone verte" alors conservons cette sorte de bulle de liberté, comme une sorte de galerie de peinture, et où les visiteurs, à la recherche d'autre chose, viennent en silence et interprètent ce qu'il veulent.... C'est mieux ainsi !

Curieusement, tu noteras qu'ici il n'y a pas un mot plus haut que l'autre... =)

Cordialement

PM
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pierheim
28 novembre 2013 à 22:24
Pour Noel.... un ou plutôt des chocolats


Dans la grande boîte, les chocolats,

Bien rangés, expriment leurs états.

Certains dévoilent leurs formes sans habillage,

D'autres scintillent, dans leurs emballages.

Les teintes s'étagent de l'extrême noir,

En se nuançant jusqu'au blanc ivoire,

Avec pour chacun un goût et une saveur

Différents, allant de l'âcreté à la douceur.

Pourquoi ce chocolat blanc à l'allure si sage,

Exerçait un tel attrait dans un simple voilage ?

Pour bien l'apprécier, il était important,

De savoir le regarder, en prenant son temps,

Et ses jolies rondeurs gentiment admirer.

Il fallait ensuite délicatement le déballer,

Puis le poser en bouche, sans le croquer,

Sur la langue le laisser fondre lentement,

Pour que son parfum s'exhale pleinement.

Mordiller, ensuite, la pâte tendre et lisse,

Pour en savourer les plus intimes délices,

La laisser devenir fondante, onctueuse,

Afin de réussir cette subtilité harmonieuse,

Qui emmène aux confins du plaisirs,

Des plus lointains et secrets désirs,

Enfin la laisser s'attacher au palais

Pour en conserver le goût à jamais.



Bien sûr, les autres connurent le même sort,

Et dévoilèrent, à leur tour, leurs secrets trésors....



(très légères retouches)

PM
Modifié 29 novembre 2013 à 10:11
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Gras
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