Certains poèmes ou récits publiés de ci, de là méritent une vitrine à leur juste valeur...
C'est le but de ce post !
Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, laisser libre court à vos pensées, en prose, en vers (ou à l'endroit)... C'est ici que ça se passe :D
Nous avons émis plusieurs fois l'idée d'avoir une section pour des textes hors catégorie, des textes "normaux" (brrr, que je n'aime pas ce mot)... mais en attendant, car je ne désespère pas quand je lis les innombrables talents (Rata, Obsi, PM, etc), ce post est là pour les remercier et les encourager à continuer car j'aime ça et je suis sûre de ne pas être la seule...
Je vais tenter de retrouver tous les poèmes ou textes qui ont été postés sur les différents sujets, si j'en oublie, n'hésitez pas à les rajouter !
Bisous tout plein à ceux qui liront, à ceux qui écriront, à ceux qui apprécieront !
Les autres, tant pis pour vous !
[EDIT] Si un auteur que je vais citer souhaite ne pas voir son (ses) texte(s) sur ce fil, qu'il n'hésite pas à me demander de le retirer ;)
Connaissant bien Hillion (22), c'est une mousse aux algues vertes!
Utilisateur supprimé
30 octobre 2020 à 18:29
Un petit chef-d’œuvre de drôlerie animale concocté par Jean d'Ormesson
Le français une langue animale...
« Myope comme une taupe », « rusé comme un renard » « serrés comme des sardines »... Les termes empruntés au monde animal ne se retrouvent pas seulement dans les fables de La Fontaine, ils sont partout.
La preuve : que vous soyez fier comme un coq, fort comme un bœuf, têtu comme un âne, malin comme un singe ou simplement un chaud lapin, vous êtes tous, un jour ou l'autre, devenu chèvre pour une caille aux yeux de biche.
Vous arrivez à votre premier rendez-vous fier comme un paon et frais comme un gardon et là , ... Pas un chat !
Vous faites le pied de grue, vous demandant si cette bécasse vous a réellement posé un lapin.
Il y a anguille sous roche et pourtant le bouc émissaire qui vous a obtenu ce rancard, la tête de linotte avec qui vous êtes copain comme cochon, vous l'a certifié: cette poule a du chien, une vraie panthère
C'est sûr, vous serez un crapaud mort d'amour. Mais tout de même, elle vous traite comme un chien.
Vous êtes prêt à gueuler comme un putois quand finalement la fine mouche arrive.
Bon, vous vous dites que dix minutes de retard, il n'y a pas de quoi casser trois pattes à un canard.
Sauf que la fameuse souris, malgré son cou de cygne et sa crinière de lion est en fait aussi plate qu'une limande, myope comme une taupe, elle souffle comme un phoque et rit comme une baleine. Une vraie peau de vache, quoi !
Et vous, vous êtes fait comme un rat. Vous roulez des yeux de merlan frit, vous êtes rouge comme une écrevisse, mais vous restez muet comme une carpe.
Elle essaie bien de vous tirer les vers du nez, mais vous sautez du coq à l'âne et finissez par noyer le poisson.
Vous avez le cafard, l'envie vous prend de pleurer comme un veau (ou de verser des larmes de crocodile, c'est selon).
Vous finissez par prendre le taureau par les cornes et vous inventer une fièvre de cheval qui vous permet de filer comme un lièvre.
Ce n'est pas que vous êtes une poule mouillée, vous ne voulez pas être le dindon de la farce. Vous avez beau être doux comme un agneau sous vos airs d'ours mal léché, faut pas vous prendre pour un pigeon car vous pourriez devenir le loup dans la bergerie.
Et puis, ça aurait servi à quoi de se regarder comme des chiens de faïence. Après tout, revenons à nos moutons: vous avez maintenant une faim de loup, l'envie de dormir comme un loir et surtout vous avez d'autres chats à fouetter.
Billet d'humour de Jean d'Ormesson
Utilisateur supprimé
5 novembre 2020 à 15:18
POÉSIE SUR LA BISTOUQUETTE.................et là, pour un petit sourire !
Aucun rapport avec les personnages que vous connaissez
Ceci n'est qu'une pure fiction.
Comme c’est bête,
Pauvre « Quéquette ».
Ma libido pourtant si parfaite ...
Est finalement partie en retraite.
Mes jours de gloire sont révolus
Ma libido ? Finie, foutue !
Ce par quoi tant de femmes ont joui
Ne sert maintenant qu'à faire pipi.
Y' avait un temps ou la coquette
Sortait hors de mes bobettes.
Aujourd'hui, c'est presque une corvée,
Simplement de la retrouver.
C'en était même embarrassant
De la voir grimper en l’air tout le temps;
Même le matin quand je me rasais,
Le nez bien haut, elle me regardait.
Et comme j'avance dans la vie,
Je sens comme une nostalgie
De voir maintenant cette pauvre chose
Me regarder les pieds quand je me chausse.
Pour résumer : dans le temps elle me faisait courir, maintenant je la promène ! ! !
Encore une petite :
Un petit garçon demande
— Maman, comment je suis né ?
— Euh ... Eh bien dans un chou ! Ton père et moi, nous t'avons trouvé dans un chou ...
— Et ma sœur, comment elle est née ?
— Elle ? Dans ... une rose ! Nous l'avons trouvée dans une magnifique rose …
Le soir, le petit garçon, entrant sans frapper dans la chambre de ses parents, les trouve en train de faire l'amour et il leur lance : « Alors, les vieux, on jardine ? »
Lioubov
5 novembre 2020 à 15:37
Amusant mais triste, Pat...
Utilisateur supprimé
5 novembre 2020 à 16:33
Pourquoi, tu t'es reconnu ? :lol:
Lioubov
5 novembre 2020 à 17:01
Pourquoi, tu t'es reconnu ? :lol:
Comment le sais-tu ?
Tiens, je vais m'envoyer un verre de ton excellente Farigoule pour oublier mon triste sort.
Lioubov
26 novembre 2020 à 10:24
Je te présente mes condoléances, Tilia.
Utilisateur supprimé
4 décembre 2020 à 00:53
Parfois, un "au revoir" qui sonne comme un "adieu" est étrangement ambivalent : la tristesse de voir une amie s'éloigner et le bonheur de savoir qu'elle le fait pour son bien.
ZORTE ON E.
Eskerrik asko
maisondecampagne
8 décembre 2020 à 15:16
Je viens de passer un moment ridiculement long à écrire ce truc. Espérons que ça en fasse rire un...
Une brune aimant les poèmes coquins,
Récitant du Rimbaud à tous ses bons copains,
Un baiser coincé au bout d’ses lèvres rougies
Par le froid de l’hiver qui sur la plain’ sévit,
Traversait la brume, toute seule, en solitaire.
Un matin tôt au réveil lui vint une envie.
Et alors qu’elle avait rêvé d’un beau corsaire,
Tout ce qu’elle désirait en elle était un vit.
La vilaine chercha de quoi assouvir cette
Si soudaine et fulgurante envie de quéquette.
Ne trouvant pas de quoi se soulager, la belle
Désespérant d’enfin sentir en elle un jonc,
Se rabattit sur un long manche a balais qu’elle
Avec force de soupirs se mit dans le fion.
Modifié
8 décembre 2020 à 15:47
Utilisateur supprimé
8 décembre 2020 à 21:01
Quand sera brisé l'infini servage de la femme, quand elle vivra pour elle et par elle, elle sera poète, elle aussi ! Arthur Rimbaud
La fin de "ce truc" m'a bien fait sourire... Et ce n'est pas si fréquent sur ce forum.
maisondecampagne
8 décembre 2020 à 21:11
Quand sera brisé l'infini servage de la femme, quand elle vivra pour elle et par elle, elle sera poète, elle aussi ! Arthur Rimbaud .
Je la note celle là, elle est super je ne la connaissait pas.
La fin de "ce truc" m'a bien fait sourire... Et ce n'est pas si fréquent sur ce forum.
C'est un honneur alors :D
Lioubov
10 décembre 2020 à 15:03
Quand sera brisé l'infini servage de la femme, quand elle vivra pour elle et par elle, elle sera poète, elle aussi ! Arthur Rimbaud.
Woman is the nigger of the world. [John Lennon]
Blueberry89
16 décembre 2020 à 15:09
Belle infortune que le hasard, qui ce jour nous rassembla dans les vignes. Cette fois serais-je encore ce fuyard, dont le cœur trépigne ? Oserais-je avancer dans ce brouillard, et faire ce que pudeur rechigne ? De vilain petit canard, je suis devenu un cygne. M’accorderas-tu enfin l’égard, dont tu me trouvais indigne ? A nouveau hagard devant ta silhouette longiligne, et ton envoûtant regard qu’un trait de noir souligne, comme un coup de poignard, encore une fois je me résigne.
Pourtant malgré le temps long, tu sembles te souvenir de ces moments. En gardes tu les mêmes impressions, amers rappels humiliant ? Cette fois où tu m’as dit non alors que nous étions enfants, cuisante révélation, faite devants témoins gênants, a brisé ma détermination et fait de ma jeunesse un tourment.
Ondulant des hanches jusqu'à moi, mettant bien en valeur tes atouts, tu t’amuses de provoquer cet émoi et mettre les hommes à genoux. Tes cheveux enroulés autour de tes doigts, tu penches la tête et fais la moue. Je suis loin d’être de bois, ton petit manège me rend fou, mais je ne veux pas encore une fois, me retrouver au trente-sixieme dessous. Maintenant je suis ta proie, tu tentes le tout pour le tout, alors qu’avant je n’étais pour toi, sous ta botte qu’un vulgaire caillou.
Douce tentatrice, un sourire tu esquisses et, malheureuse injustice, voilà que mes intentions faillissent. Mais quel est ce maléfice, qui semble naître entre tes cuisses, toi la divine prédatrice, qui m’entraîne dans les abysses ? Lorsqu’avec grâce et malice, contre moi tu te glisses, je savoure cet instant de délices, avant qu’il ne s’évanouisse. En profiter est un vice, pourtant mes mains te saisissent, comble tes orifices, sans jamais que tu ne jouisses.
Vengeance délicieuse , exquise mais amère. Voir sur ton visage cette expression rageuse, entre honte et colère, alors que d’une audace présomptueuse, sans même un regard en arrière, je te laisse encore envieuse , ma semence sur ta chair. Ton attitude belliqueuse et tes suffisantes manières, encouragent ma revanche glorieuse, et de cette histoire j’en ressors grandi et fier.
Modifié
16 décembre 2020 à 15:10
Lioubov
16 décembre 2020 à 15:21
Tu nous avais caché tes talents de poétesse, Blueberry.
D'ailleurs tu caches les rimes à l'intérieur des phrases sans revenir à la ligne pour les souligner.
Très chouette ! Et jolie vengeance.
Utilisateur supprimé
16 décembre 2020 à 17:07
Merci Blueberry, vraiment sympa et en effet jolie vengeance.
Blueberry89
16 décembre 2020 à 17:56
Contente que cette prose, si c'en est une, vous ait plu. Ce fût un agréable moment passé en compagnie des mots.
Blueberry89
21 décembre 2020 à 16:02
Idylle Élémentaire
Trop terre à terre,
Peu ravi par la vie,
Je marche en solitaire,
Enseveli par l’ennui.
Rares sont les instants,
Où je montre mes fêlures,
Mes peurs mes tremblements,
Et ce besoin d’aventure.
Complaisance aisée,
Évidence manifestée,
Je cultive mon malheur,
En m’enterrant dans cette torpeur.
Tu as débarqué dans cette vie sans horizon ,
Semblable à une météorite,
Ebranlant toutes mes convictions,
Me détournant de mon orbite,
Agréable séisme,
Heureuse secousse,
Qu’avec pessimisme,
Je t’accueille ma Douce.
Ta chevelure danse,
Emportée par le vent,
Quand en toute innocence,
Tu souris gaiement.
Envoûtante sylphide,
Inconsciente de tes charmes,
Te placer sous mon egide
Et déposer les armes,
Est devenu mon dessein,
Puissant et vivifiant,
Bien plus qu’un instinct,
Un désir prenant.
Tornade d’émotions,
Nos âmes s’effleurent,
mêlant nos respirations,
comme une brise de douceur.
Alors entre tes cuisses,
Par cette passion attisée,
Tous ces doutes s’eclipsent
Et se consument dans ce brasier.
Incandescent moment,
Fusion de deux âmes.
Deux cœurs mourrants,
Ravivés par les flammes.
Tu incendies mes sens,
Ton corps frissonnes sous mes caresses,
Comme une ardente renaissance,
Tel le Phénix qui se redresse.
Noyé dans les abysses,
De cette suave volupté,
Lentement mais sûrement je glisse,
Dans cette nouvelle intimité.
En une cascade de sensations,
Nous inondant de toute part,
Nous sombrons avec dévotion,
Vers ce torrent d’espoir.
La jouissance déferle sur nous,
Vague houleuse et agitée,
Lentement elle envahit tout,
Submergeant les mauvais côtés,
Et nos esprits chavirés,
Trouvent enfin cette paix,
Depuis si longtemps convoitée.
Dans une ultime marée,
Dans un dernier soupir,
En pensant à notre avenir,
Au loin le rivage,
Il n’y a que ton visage.
Lioubov
21 décembre 2020 à 21:28
Tu as, comme l'on dit, "des lettres", Blueberry.
Je me réjouis de constater que, sur ce site, il n'y a pas que des gamins qui veulent baiser leur mère.
Utilisateur supprimé
23 décembre 2020 à 18:08
Tu as, comme l'on dit, "des lettres", Blueberry.
Je me réjouis de constater que, sur ce site, il n'y a pas que des gamins qui veulent baiser leur mère.
Oui pour la première partie.
Pour la deuxième, c'est un parti pris car il y a peut-être aussi des mères qui veulent se faire baiser par leurs gamins.
Galaxie55
24 décembre 2020 à 19:03
La montagne m'appelle, de ses formes bien dessinées,
J'accours vers elle, et ses monts se dessinent.
J'arrive à son pied, pour mieux la contempler,
Armé d'un trépied, je gravis cette douce colline.
Perdant un instant, pour admirer ses arêtes passionnées,
Je lui caresse les flancs, la piétinant de mes souliers.
Je marche avec légèreté, sur ce sentier sinueux,
Épousant avec volupté, son creux richement rocailleux.
J'arrive à la clairière, marchant auprès du lac,
Son flot est clair, ses roseaux plient sous l'alizé.
En parcourant ce plateau, je me prends à rêver,
L'ivresse donnée là-haut, élève mon rythme cardiaque.
Contemplant ma muse, en arrivant au chalet,
Je m'amuse, suivant de mon doigt son col.
Le chemin parcourut, m'ayant transporté au sommet,
Le spectacle charnel est venu, tel le passereau prenant son envol.
C'est le but de ce post !
Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, laisser libre court à vos pensées, en prose, en vers (ou à l'endroit)... C'est ici que ça se passe :D
Nous avons émis plusieurs fois l'idée d'avoir une section pour des textes hors catégorie, des textes "normaux" (brrr, que je n'aime pas ce mot)... mais en attendant, car je ne désespère pas quand je lis les innombrables talents (Rata, Obsi, PM, etc), ce post est là pour les remercier et les encourager à continuer car j'aime ça et je suis sûre de ne pas être la seule...
Je vais tenter de retrouver tous les poèmes ou textes qui ont été postés sur les différents sujets, si j'en oublie, n'hésitez pas à les rajouter !
Bisous tout plein à ceux qui liront, à ceux qui écriront, à ceux qui apprécieront !
Les autres, tant pis pour vous !
[EDIT] Si un auteur que je vais citer souhaite ne pas voir son (ses) texte(s) sur ce fil, qu'il n'hésite pas à me demander de le retirer ;)