Au fil des mots / maux...

1.8k 101.8k
Utilisateur supprimé
4 novembre 2013 à 22:45
Certains poèmes ou récits publiés de ci, de là méritent une vitrine à leur juste valeur...

C'est le but de ce post !

Mesdemoiselles, Mesdames, Messieurs, laisser libre court à vos pensées, en prose, en vers (ou à l'endroit)... C'est ici que ça se passe :D

Nous avons émis plusieurs fois l'idée d'avoir une section pour des textes hors catégorie, des textes "normaux" (brrr, que je n'aime pas ce mot)... mais en attendant, car je ne désespère pas quand je lis les innombrables talents (Rata, Obsi, PM, etc), ce post est là pour les remercier et les encourager à continuer car j'aime ça et je suis sûre de ne pas être la seule...

Je vais tenter de retrouver tous les poèmes ou textes qui ont été postés sur les différents sujets, si j'en oublie, n'hésitez pas à les rajouter !

Bisous tout plein à ceux qui liront, à ceux qui écriront, à ceux qui apprécieront !

Les autres, tant pis pour vous !

[EDIT] Si un auteur que je vais citer souhaite ne pas voir son (ses) texte(s) sur ce fil, qu'il n'hésite pas à me demander de le retirer ;)
Modifié 4 novembre 2013 à 22:51
Soyez respectueux
Répondre

Réponses

Passer les 1818 commentaires
Photo de profil de Sunstone
Sunstone
6 octobre 2022 à 11:30
Le réel et le rêve

Un pied dans le réel et un pied dans le rêve,
Le cœur est flexible mais la traction est forte
Un pied dans le réel et un pied dans le rêve,
Les sentiments grandissent et l'attraction est forte

Une vie bien réelle et une vie rêvée,
Douce mélancolie, amertume emmêlées
Une vie bien réelle et une vie rêvée,
Chaleur des sentiments, désirs brûlants mêlés

Un monde bien réel et un monde des rêves,
L'on peut toucher du doigt, c'est vrai, l'un depuis l'autre
Un monde bien réel et un monde des rêves,
Et une frontière qui se dresse, trop haute

Un rêve bien réel pour un réel rêvé,
Une vie si belle, peut-on l'imaginer?
Un rêve bien réel pour un réel rêvé,
Un monde si parfait, pouvons-nous l'espérer?
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de MaxenceC
MaxenceC
6 octobre 2022 à 21:30
Aujourd'hui, je te dédie ces vers
De toi, magnifique amie pétillante sans envers,
Ode très méritée plutôt qu'une fessée,
Rire et sourires, tu vois comme promis, je te l'écris sans aparté,
Attends, tu es juste vraiment géniale !
Belle âme incontestable, c'est à toi au final,
Lumière, innovante qui t'implique pour tes ami(e)s dont je fais parti,
Et cet hommage en prose te revient de droit, vilaine, si vilaine, oh non, tu es mon amie !

Maxence. <3
Modifié 6 octobre 2022 à 21:31
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de MaxenceC
MaxenceC
7 octobre 2022 à 21:16
La fin et la renaissance de saisons

Osons dire que ce temps est révolu,
C'est désormais ainsi que je puise cette force dans les vagues et la mer,
Et je dirige le regard vers la terre,
Apercevant au loin ces dunes et belles plaines mises à nues,
Noircies par les flammes de la fin de l'été, mais dont les fleurs, les arbustes renaissent dans cette nouvelle saison, en jeunes pousses téméraires et effrontées.
Modifié 7 octobre 2022 à 21:39
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de MaxenceC
MaxenceC
11 octobre 2022 à 11:51
Bonjour, Ami(e)s de la poésie. ☀️

Je sors momentanément de mon deuil qui devait durer encore trois jours. ;-)

Envie de rendre un hommage à une artiste parfois poète de vers, mais aussi poète des textes.

"Alyssa la magicienne"

La poésie se veut émotionnelle, brisante, puissante et insérée dans une histoire, elle offre toute sa force.
Cette force apparaît ainsi sans entrave, avec cette liberté des mots, d'une foudroyante pertinence.

Alyssa jeune membre aux doigts de fée,
Rien n'est plus beau que d'écrire pour marquer,
Trace indélébile récompensée.
Il est des mots qui dénoncent l'insoutenable, le caché,
Sous fond de bienveillance manipulatrice et malsaine, enfants maltraités, massacrés.
Tout est dans ton histoire.
Et il faut lutter, communiquer, pour permettre à ces anges d'avoir une belle vie, méritée et pleine d'espoirs !

Pour nos yeux billes, nos amours, nos beautés, nos coeurs, nos vies, notre sang.
Dansons pour eux, nous les Adultes.
Modifié 11 octobre 2022 à 11:52
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
12 octobre 2022 à 19:23
Comment m'est-il donné que toute ta lumière
Vienne entière s'offrir à l'ombre que je suis ?
D'où tiens-je ton aimer et sa faveur première,
Qui éblouit mon cœur de tout ce que tu luis ?

Si l'Amour n'était pas tant aveugle qu'injuste,
Il offrirait plutôt le tien à qui de droit
Te rendrait le bonheur d'une nature moins fruste
En reflet de miroir brillant à ton endroit.

Mais à défaut qu'il soit plus juste ni alerte,
Puisqu'il ne me fuit pas, puisqu'il ne te déserte,
Qu'Amour en moi sur tout te donne primauté !

Que de ton souffle seul ma vie plus ne respire,
Que de ton cœur mon cœur plus ne batte et soupire,
Et que je ne sois plus que ta seule beauté.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Duchesse
Duchesse
12 octobre 2022 à 19:44
@Ardsy, il peut mourir heureux <3
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Sunstone
Sunstone
13 octobre 2022 à 19:58
Beauté ? C'est bien cela que vraiment chaque jour
Tu m'offres, et à foison; de cela… et d'amour.
Et ne me laisse pas oublier cette chance…

Primauté sur mon cœur, elle t'est accordée,
Évidente à tes yeux quand par moi possédée,
Quand de nos corps mon corps mène l'intense danse

En droit de nous aimer nous sommes absolument,
Sache que de ce droit je compte profiter,
Et que vivre ma vie sans avoir pu t'aimer
Ne serait qu'un gâchis, indubitablement…

Luis, ma douce Humaine, de toute ta lumière,
Et ne crois surtout pas que j'ignore tes ombres,
Tout comme je sais que tu ressens ma part sombre…
Ténèbre et lumière, je t'aime toute entière.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de MaxenceC
MaxenceC
14 octobre 2022 à 10:32
C'est beau l'amour en poésie, l'amour tout simplement même. 😍

C'est l'arme ultime pour se relever des épreuves les plus difficiles, que la vie nous pose en obstacle.
Savourez-le et arrosez-le, douce amie et doux ami du forum. Toute âme le mérite.

Ainsi je conclus :
Retour de Cherryy et ode à l'amour, voici une belle journée ensoleillée.☀️
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de takashi_é
takashi_é
16 octobre 2022 à 15:49
A cette heure où mon regard ne s'emplit que de ruines
Qui s'amoncèlent en mon cœur à m'en faire perdre l'esprit
Que vaut un destin qui perdure dans cette inaction mesquine
Et se perd à paver la route de nos seules vilénies
Un azur sans soleil est une mauvaise direction
C'est ce discernement qui porte la lumière vers d'autres cieux
Et si ma main s'abat sur ce temple voué à la destruction
Ce n'est que la première dalle pour en reconstruire deux
Modifié 16 octobre 2022 à 15:57
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Monsieur Plume
Monsieur Plume
16 octobre 2022 à 20:02
Quand passer une heure à aider son fils sur ses devoirs de français permet de se remémorer un très beau poème de Louise Labé :

Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;
J’ai chaud extrême en endurant froidure :
La vie m’est et trop molle et trop dure.
J’ai grands ennuis entremêlés de joie.

Tout à un coup je ris et je larmoie,
Et en plaisir maint grief tourment j’endure ;
Mon bien s’en va, et à jamais il dure ;
Tout en un coup je sèche et je verdoie.

Ainsi Amour inconstamment me mène ;
Et, quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.

Puis, quand je crois ma joie être certaine,
Et être au haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Duchesse
Duchesse
17 octobre 2022 à 15:40
A cette heure où mon regard ne s'emplit que de ruines
Qui s'amoncèlent en mon cœur à m'en faire perdre l'esprit
Que vaut un destin qui perdure dans cette inaction mesquine
Et se perd à paver la route de nos seules vilénies
Un azur sans soleil est une mauvaise direction
C'est ce discernement qui porte la lumière vers d'autres cieux
Et si ma main s'abat sur ce temple voué à la destruction
Ce n'est que la première dalle pour en reconstruire deux

Belle progression dans tes vers. J’adore l’espoir dernier ☺️
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de MaxenceC
MaxenceC
17 octobre 2022 à 18:04
Jour de pluie, jour de tristesse, humeur sombre en vers,
Du soleil à la lune, ma prose éclairée à l'envers.

A toi.

Tu es partie rayonner dans un autre monde,
Tendre enfant, petite ange à la vie arrachée par l'immonde,
Ainsi, je te pleure comme un père,
Douleurs et nausées, sans pouvoir qualifier ce dont tu as souffert.

Repose en paix ❤️Lola♥️, douze ans.

Pensées pour toutes les autres victimes de bourreaux.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de KikiLeHamster
KikiLeHamster
23 octobre 2022 à 19:45
Un succulent tourment :

Tourment dans l'échine,
Gravé à l'encre de Chine,
En ressent le vivant,
L'épiderme ardemment,

Des heures pour une vie,
Un oubliable inoubliable,
Chacune minute en vie,
Un croyable incroyable,

Une tranquilité imposé,
Pour mieux replonger,
Au sein des blessures,
Enlacés de murmures.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Sunstone
Sunstone
25 octobre 2022 à 19:09
Regarde bien le sol, à tes pieds, devant toi,
Vois tes genoux posés contre les carreaux froids,
Sens la douleur sourde qui va s’y installer,
Elle est inévitable, autant t’y habituer

Regarde le monde, vois-le d’un oeil nouveau :
Non, il n’est point construit pour vivre à cette taille !
D’ici tout te domine, et tu n’es qu’un détail;
Voilà ce que c’est que vivre à trois pieds de haut

Vois! Même les meubles te regardent de haut
Et se demandent entre eux ce que tu fais si bas;
Pourtant ce que tu fais, tu le sais, n’est-ce pas?
De l’objet du désir, tu te mets au niveau

C’est pour qu’à tout moment tu puisses deviner,
A défaut de le voir, ce sexe désiré,
Que tu prends place ici les deux mains dans le dos,
En affirmant vouloir vivre à trois pieds de haut

D'ici, les yeux aimés, que dis-je, vénérés,
Affirment qu'en effet tu es bien à ta place;
Ici, où l'organe du plaisir te fait face,
L'on attend de toi que tu lui sois dévoué•e

L'odeur donne à ta bouche la forme d'un O
Et fait sortir ta langue humide de désir…
Il te suffit d'un mot, à peine plus qu'un soupir,
Pour que je te fasse vivre à trois pieds de haut.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Cherryy
Cherryy
25 octobre 2022 à 19:40
Regarde bien le sol, à tes pieds, devant toi,
Vois tes genoux posés contre les carreaux froids,
Sens la douleur sourde qui va s’y installer,
Elle est inévitable, autant t’y habituer

Regarde le monde, vois-le d’un oeil nouveau :
Non, il n’est point construit pour vivre à cette taille !
D’ici tout te domine, et tu n’es qu’un détail;
Voilà ce que c’est que vivre à trois pieds de haut

Vois! Même les meubles te regardent de haut
Et se demandent entre eux ce que tu fais si bas;
Pourtant ce que tu fais, tu le sais, n’est-ce pas?
De l’objet du désir, tu te mets au niveau

C’est pour qu’à tout moment tu puisses deviner,
A défaut de le voir, ce sexe désiré,
Que tu prends place ici les deux mains dans le dos,
En affirmant vouloir vivre à trois pieds de haut

D'ici, les yeux aimés, que dis-je, vénérés,
Affirment qu'en effet tu es bien à ta place;
Ici, où l'organe du plaisir te fait face,
L'on attend de toi que tu lui sois dévoué•e

L'odeur donne à ta bouche la forme d'un O
Et fait sortir ta langue humide de désir…
Il te suffit d'un mot, à peine plus qu'un soupir,
Pour que je te fasse vivre à trois pieds de haut.

Magnifique 🔥🔥
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Duchesse
Duchesse
26 octobre 2022 à 10:57
Regarde bien le sol, à tes pieds, devant toi,
Vois tes genoux posés contre les carreaux froids,
Sens la douleur sourde qui va s’y installer,
Elle est inévitable, autant t’y habituer

Regarde le monde, vois-le d’un oeil nouveau :
Non, il n’est point construit pour vivre à cette taille !
D’ici tout te domine, et tu n’es qu’un détail;
Voilà ce que c’est que vivre à trois pieds de haut

Vois! Même les meubles te regardent de haut
Et se demandent entre eux ce que tu fais si bas;
Pourtant ce que tu fais, tu le sais, n’est-ce pas?
De l’objet du désir, tu te mets au niveau

C’est pour qu’à tout moment tu puisses deviner,
A défaut de le voir, ce sexe désiré,
Que tu prends place ici les deux mains dans le dos,
En affirmant vouloir vivre à trois pieds de haut

D'ici, les yeux aimés, que dis-je, vénérés,
Affirment qu'en effet tu es bien à ta place;
Ici, où l'organe du plaisir te fait face,
L'on attend de toi que tu lui sois dévoué•e

L'odeur donne à ta bouche la forme d'un O
Et fait sortir ta langue humide de désir…
Il te suffit d'un mot, à peine plus qu'un soupir,
Pour que je te fasse vivre à trois pieds de haut.

Oh Sun ! C'est puissant, enfiévrant <3
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Moochette
Moochette
26 octobre 2022 à 17:04
 
J'ai longtemps espéré que vous changeriez
J'ai vainement rêver que vous oublieriez
Que puis-je demander de plus à de tristes sirs
Que d'éprouver autre chose que de futiles plaisirs

De la compassion, de l'amour ou de l'abandon
Ce n'est que de cela dont je peux faire don
Mais le pardon n'est en aucun cas l'oubli
Et à présent je pleure ma douce embellie

Mon doux printemps léger gaie et fleuri
Mon soleil éblouissant sur la verte prairie
Toi femme magnifique continue à voguer
Sur ta mer nourricière bleue et déchaînée

Et telle une fleur accrochée sur la falaise
Solitaire et forte reste là à ton aise
Mais n'oublie pas de te retourner vers la plaine
Pour voir les cœurs tendres et les âmes pleines

Qui sont là et qui ne veulent que te chérir
Et te porter glorieuse vers un meilleur avenir
Adieu à ceux ou celles qui t'ont fait souffrir
Loin d'ici d'amour à présent tu vas te nourrir
Modifié 26 octobre 2022 à 18:07
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de MaxenceC
MaxenceC
27 octobre 2022 à 17:18
Il était une fois une petite nana pétillante,

Un passage par ci, un passage par là,
Plutôt douce et marrante,

Parfois pleins de doutes, la jeunesse impose de se construire seul(e) et d'apprendre à s'aimer,

Tu es partie sans me dire au revoir, en effet, très amère,

Mais je te pardonne, dorénavant, je te sais libre dans ces pâtures près de la mer,

Que tu chéris tant, que tu retrouves pour échapper à la grisaille de la ville,

Tu me ressembles tellement, quand le temps est venu, tu pars vers d'autres horizons où le soleil brille.

Que ta vie soit la meilleure possible malgré toutes ses épreuves.

Sache que tu n'es pas la seule âme à souffrir injustement dans cette jeunesse, ce trésor à savourer, car les années passent et j'en suis la preuve.

Je savoure cette folle envie de vivre, sans oublier ce pied dans la tombe désormais.
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
28 octobre 2022 à 06:57
Lorsque, l'heure venue, vous passez cette porte
Chaque soir pour rentrer en notre appartement,
Je sais que mon bonjour et mon comportement
Vous doivent un accueil toujours de même sorte.

Lorsque votre manteau s'attache à la patère
Que vous me dominez de votre immense corps,
Votre regard parcourt ma lèvre que je mords,
Et mon regard descend se soumettre par terre.

Lorsque l'ordre de vous me tombe et m'enveloppe,
Pleine d'amour alors, d'un zèle obéissant
Je cède sous la voix de mon Homme puissant,
Et vous lâchez sans cri votre A genoux, salope.

Lorsque, ainsi prosternée, je soigne ma cambrure,
Mes fesses sur mes pieds, mes mains derrière moi,
Mon visage s'incline, et, suivant votre loi,
S'applique à contempler là-haut votre figure.

Lorsque deux de vos doigts vont à votre braguette,
Il n'est point le besoin, Maître, de l'ordonner :
Ma bouche s'ovalise, heureuse de donner
A ma langue une issue, qui se tend, puis s'arrête.

Lorsque je fais cela, ô mon adoré Mâle,
C'est que vous m'avez dit, sans façon, sans détour,
Je me suis masturbé au matin de ce jour,
Et ce soir, Azilis, j'ai le sexe très sale
.

Lorsque donc cette bouche obéit par coutume
A l'odeur de la queue qui seule doit l'ouvrir,
S'ouvre aussi la braguette, et l'odeur de couvrir
L'atmosphère alentour d'un fumet qui m'allume.

Lorsque vous approchez votre verge bandée
De mon visage offert afin que je renifle,
Vous me le parfumez d'une implacable bifle,
Que par moi, humblement, vous voulez demandée.

Lorsque je suis marquée de l'odeur souveraine
Qui justifie de fait notre couple à vos yeux,
Des miens je vous supplie par leur teinte de cieux
De faire que j'en porte également l'haleine.

Lorsque vous effleurez, lorsque que vous tapotez
Mon immobile langue avec votre pénis,
Chaque papille m'est un autre clitoris,
Qui mouille au goût de ce que vous décalottez.

Lorsque, alors, la faveur de sucer votre bite
M'est donnée, je la dois déguster longuement ;
Ce goût, Maître, ce goût, je l'aime tellement,
Que je n'oserais pas vous en laver trop vite.

Lorsque pourtant, malgré mon soin d'y satisfaire,
J'en embouche un peu trop, vous ne ménagez pas
Mes joues en me disant : Salope... Ton repas,
Ne saurait se sucer ; tète donc, pour mieux faire.


Lorsque, par trop en joie d'aimer votre sentence,
Toute langue tirée, je tête votre bout,
Mes yeux ne quittent pas mon dieu planté debout,
Et tout mon dévouement invoque la semence.

Lorsque je vous fais voir que rien de par le monde
Plus que la fellation n'est ma priorité,
Vous me faites lécher ce que, par charité,
Vous remettez sitôt en cette bouche ronde.

Lorsque vous ressentez que s'approche le terme,
Vous portez votre main sous mon petit menton
Et me dites du plus autoritaire ton :
Regarde-moi, salope, et réclame mon sperme.

Lorsque j'entends cela, mon plaisir s'achemine ;
Je formule une franche oraison de putain,
Et pour que de ma faim vous soyez bien certain,
Je parfais ma posture et mon obscène mine.

Lorsque vous me voyez ainsi toute apprêtée,
Mon suçoir tout béat devant ce gland baveux,
Votre urètre s'emplit du foutre dont je veux
Mon visage repeint et ma bouche allaitée.

Lorsque votre méat s'évase et me le crache,
La première giclée la gorge me rejoint,
La suivante au palais s'éclabousse et s'adjoint
Sur ma langue à sa sœur qui s'y colle et attache.

Lorsque s'apaise, après, l'éruption de jute,
Ma bouille en est signée par un ultime jet ;
Alors, du bout du pieu, vous faites le trajet
De ma joue maculée à ma langue de pute.

Lorsque, rangeant l'objet qui fit ma nourriture,
Vous refermez l'avant de votre pantalon,
Bouche crémeuse ouverte ou fermée - c'est selon,
Des couilles je savoure la grasse confiture.

Lorsque vous décidez que suffit l'intervalle,
Vous m'offrez, généreux, votre permission
De manger en trois fois. Sans compromission :
Ainsi, c'est trois gorgées distinctes que j'avale.

Lorsque l'obéissance impose à ma conduite
De jouir de ce lait aux parfums inouïs,
Tout mon corps obéit, s’arque-boute, et je jouis,
Imbibant le tapis d'une abondante fuite.

Lorsque vous présentez votre main sous ma paume,
Je m'en relève, et je m'empresse d'apaiser
Cette envie qui vous prend chaque fois d'un baiser
A mes lèvres, nappées de votre mâle baume.

Lorsque vous constatez de ce goût la présence,
Votre souffle content s'exhale en un soupir ;
Lors, avant qu'attendries l'on aille s'assoupir,
Vous exigez de moi prompte reconnaissance.

Lorsque ma voix comblée à son merci s'adonne,
Elle odore en tout mot la senteur du phallus
Que celle de la jute accompagne de plus :
C'est ainsi selon vous qu'un je t'aime se donne.

Lorsque tu as reçu mon amour en parole,
Que le tu retrouvé te rend à ta douceur,
Tu rajustes un peu ma défaite rousseur
Et je lisse les plis de ma jupe corolle.

Lorsque enfin l'on s'étend au lit l'autre sur l'une,
Le sommeil nous saisit toutes deux fort souvent.
Si tu t'endors d'abord, je me réveille avant,
Et le soir nous ravit d'un beau lever de Lune.

Et Lorsque, après soupé d'un repas savoureux,
L'almanach nous murmure : Amants, c'est vendredi...
Nous savons que deux jours, trois nuits avant lundi
Viennent pour nous bercer de plaisirs amoureux.
Modifié 28 octobre 2022 à 07:35
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
28 octobre 2022 à 07:55
@ Ardsy

Voila qui est bien dit,
Car demain sera sodomie,
Et dans la cuisine, comme à l'office,
Tu seras prise par tous les orifices...

PM

Eh bien, je vois qu'il n'est rien qu'on ne se permette !
Me vouloir tôt matin vous servir en soubrette ?
Foin de votre cuisine et foin de votre office,
Ma Breur. Pardonnez-moi, l'attention est gentille,
Mais d'aussi loin, je crois, que ma mémoire se hisse,
On ne s'encule pas, Pierheim, dans ma famille.
Modifié 28 octobre 2022 à 07:56
Soyez respectueux
Répondre
Gras
Sondage Spoiler Livre / chapitre
Soyez respectueux
Publier