Tigrons & Ligres

23 1.8k
Photo de profil de Appat
Appat
7 avril 2016 à 21:46
D'une fraction de discussion, ici : Forum » Discussions Sexy » Zoophilie
Je crée ce topic pour éviter qu'une discussion trop scientifique n'y affecte sa vocation initiale.


Il n'y a pas d'animaux en bas-résilles. Le désir zoophile est culturel car c'est l'Homme qui invente le tabou et ses déviances, la nature se contente d'appliquer son programme.

Il n'y a pas d'animaux en bas-résilles, mais il y a des animaux dont la sélection sexuelle se base sur leur capacité à faire un nid accueillant pour la femelle, par exemple. (J'ai pas de référence précise en tête mais il est certain que Dawkins en parle dans le Gène Egoïste)

Certes, on peut considérer la capacité à crée des nids comme une propriété du phénotype étendu, donc du déterminisme génétique (l'application du programme).
Mais dans ce cas, on peut aussi considérer que la culture humaine (transmission non génétique de l'information) et les processus d'imitations qui la sous tend, sont aussi l'application d'un programme, simplement d'un niveau de complexité plus important.
Enfin, ca n'est pas le sujet, hélas.

Peux-tu me simplifier la phrase en gras s'il te plait que je comprenne mieux ta réflexion ?

Dans la nature, parmi les animaux comme tu dis il n'y a pas de relation sexuelles entre espèces. On ne voit pas un lion se taper une panthère pourtant de la même famille des félins. Chez les canidés on ne voit pas non plus un renard se taper un chacal ou une hyène.

Dans ce cas, d'ou sortent les Tigrons et les Ligres?
N'a-t-on jamais vu un chient un peu con sauter sur une femme qui se baisse pour ramasser un truc par terre, pour la saillir comme une chienne?
(Je dis pas que le chien est intentionnellement Zoophile et désireux de copuler avec ce qu'il sait être une autre espèce, il est juste stupide)

Il en va de même pour les loutres violeuses de bébé phoques (Cf la vidéo de la mère Castor dédiée aux loutres), ou de nombreux autres exemples. La "coercission sexuelle" n'est pas le propre de l'homme.

Du peu de recherches que j'ai eu le temps de faire, il s'agirait de croisements artificiels.
Je n'ai pas trop le temps de te répondre immédiatement de manière plus aboutie alors je me contente d'ouvrir l'espace.
Soyez respectueux
Répondre

Réponses

Passer les 23 commentaires
Photo de profil de Docsevere
Docsevere
7 avril 2016 à 21:48
Ouais, une partouze de félins à qui on a filé du LSD, quoi...
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Appat
Appat
7 avril 2016 à 21:49
Hmm.. C'est à dire ?
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
7 avril 2016 à 21:54
Ouais, une partouze de félins à qui on a filé du LSD, quoi...

Mais non Docsevere, on sait bien que les Tigrous viennent de la forêt des rêves bleus, au même titre que Winnie l'ourson.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Neopassenger
Neopassenger
8 avril 2016 à 18:28
Dans ce cas, d'ou sortent les Tigrons et les Ligres?

Du peu de recherches que j'ai eu le temps de faire, il s'agirait de croisements artificiels.
Je n'ai pas trop le temps de te répondre immédiatement de manière plus aboutie alors je me contente d'ouvrir l'espace.

D'après Wiki, il semble effectivement que ce soit des croisement artificiels. J'ai utilisé cet exemple des Tigrons et des Ligres parce que c'est le premier exemple d'hybridation animale qui m'est venue à l'esprit, mais c'est vrai que c'était pas le plus pertinent (c'est parce que l'année dernière j'ai été au zoo de beauval et qu'il y avait un félin croisé entre jaguar et panthère, et il était magnifique, du coup ca m'a marqué. J'ignore si l'un a sauté l'autre parce qu'on l'a obligé à le faire, ou si c'est parce qu'il s'emmerdait dans sa cage. Mais puisqu'une cage n'a rien d'un milieu naturel, on peut dire que dans les deux cas c'est une reproduction artificielle la aussi)

Visiblement, Tigre et Lion ont pas du tout les mêmes périodes de reproduction, lieu de vie, etc, de telle sorte que même s'ils en avaient envie, ils auraient du mal à s'accoupler.

Ce qui ne veut pas dire que la bible a raison, quand elle sort que chacun se reproduit selon son espèce et que c'est la raison pour laquelle la théorie de l'évolution est fausse (je l'ai souvent entendu, cette idée, à l'époque ou je cotoyais des religieux)
D'ailleurs, pour ce qui est de la notion même d'espèce... une vidéo de Dirty Biology sur la notion d'espèce humaine est très intéressante:
youtube.com/watch?v=940mJse7H5Q

Si l'exemple des hybrides artificiels était un mauvais choix de ma part, il existe aussi des hybrides naturels:
https://museecanadiendelanature.wordpress.com/2014/02/28/lhybridation-naturelle-dans-le-monde-du-vivant/
Ce lien est intéressant, et je te met un extrait:

Les fervents partisans de l’espèce biologique, notamment les zoologistes, considèrent l’hybridation comme une brèche dans les mécanismes d’isolement reproductif, une erreur.

L’hybridation est naturelle. Des analyses génétiques montrent que l’ours polaire, Ursus maritimus, s’hybride avec le grizzly, Ursus arctos, depuis 120 000 ans. Des cas similaires existent dans le monde animal.

Chez les animaux, le taux moyen d’hybridation se situe autour de 10 %. En fait certains groupes taxonomiques présentent des moyennes bien plus élevées. Chez les canards, 76 % des espèces s’hybrident entre elles. Dans la famille des Phasianidés, celle des dindons, des perdrix, des faisans et des poules, le taux d’hybridation est tout aussi élevé, voire plus. Pour les papillons, les chiffres varient entre 6 % et 35 %, dépendamment des genres.

Cependant, sur une base individuelle, l’hybridation apparait comme un phénomène plutôt rare. Chez le rorqual commun, de 0,1 % à 0,2 % des individus chassés, au temps où c’était permis, étaient des hybrides issus du croisement avec le rorqual bleu. Le taux d’hybridation sur une base individuelle se situerait typiquement entre 0,01 % et 0,1 %.

Certes, on peut considérer la capacité à crée des nids comme une propriété du phénotype étendu, donc du déterminisme génétique (l'application du programme).

Alors, on peut en premier lieu définir la vie comme étant un phénomène physique faisant intervenir des réplicateurs (les gènes) soumis à un processus de sélection, variation, transmission.
Le gène étant ici une information codée ayant pour effet de permettre la synthèse de protéines précises.
Ca, c''est pour l'échelle du gène. Le génotype.
.

Mais à l'échelle de l'individu, on ne voit pas directement les informations contenues dans les gènes, on ne voit que sa conséquence macroscopique, le phénotype
(les yeux bleus, les plumes jaunes)

Hors, la survie d'un gène dépend uniquement de la causalité (en philosophie on dirait "la nécessité"). Les gènes n'ont pas de buts, pas d'envie, pas d'émotions. Ils ne sont que des bouts d'informations, codant des protéines.
Si un gène contenu dans une cellule (= un individu) permet à cette cellule d'avoir un avantage reproducteur (avantage par rapport aux autres cellules qui n'ont pas ce fameux gène, et qui sont en conccurence pour l'accès aux ressources de leur environnement - sucres, des conneries comme ca), alors la cellule pourra se reproduire plus facilement. En conséquence, les cellules qui portent ce gène vont se répandre, leur proportion va augmenter dans la population générale. Et cela en raison de l'avantage que procure aux cellules la possession de ce gène.

Mais il arrive que le phénotype (la conséquence macroscopique qu'entraine la présence d'un gène chez un individu) dépasse le simple avantage brut que confère un caractère "simple" (comme les yeux bleus ou la capacité à digérer la cellulose), et donne à l'individu d'autres avantages "en plus", qui n'étaient pas "prévus". C'est le phénotype étendu.
Par exemple, le développement de la conscience de soi qui au départ est un avantage reproducteur car il nous permet de simuler le psychisme des autres et donc d'avoir une conduite machiavélique, devient l'outil qui permet l'émergence de l'art et de la philosophie.
Ou l'araignée qui "hérite" par sélection naturelle de glandes produisant un liquide collant, devient "par hasard" capable de tisser des toiles.

Je ne suis pas extrêmement au clair avec la notion de phénotype étendu. C'est l'idée phare de Richard Dawkins (le Darwin moderne), il en parle dans le Gène Egoiste, ou dans Le plus grand spectacle du monde... Mais il en parle surtout dans "The extended phenotype", livre non traduit en Francais, que j'ai dans ma bibliothèque, mais j'ai pas encore pris le temps de le lire. Dawkins dit que c'est son chef d'oeuvre, son meilleur livre.

Bref, je dois aller bosser, j'éditerai le message en revenant ce soir, pour compléter les explications et donner des références sur le phénotype étendu.

Si c'était mal expliqué ou pas assez clair, dis le moi, je pense que je peux faire plus simple, et j'ai été un peu brouillon.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Neopassenger
Neopassenger
8 avril 2016 à 18:29
oups

Bah, tant qu'a double post, autant que ca serve:

Le Wiki du concept de phénotype étendu:
fr.wikipedia.org/wiki/Ph%C3%A9notype_%C3%A9tendu

(Qui prouve que je l'ai très mal expliqué au dessus. Et puisque que ce qui se conçoit bien s'énonce clairement, j'en conclus que je l'ai mal compris. En gros faut que je lise son bouquin, quoi. Mais en attendant le wiki donne une base de réflexion)

***

Edit: Bon.
Ce document donne idée de l'intérêt du concept de phénotype étendu:
http://mon.univ-montp2.fr/claroline/backends/download.php?url=L0NvdXJzX2R1X01vZHVsZV8yMDE1LTIwMTYvRnJlc2NoZXRfUGhlbm90eXBlX0V0ZW5kdS5wZGY%3D&cidReset=true&cidReq=FMOE308


[Le phénotype étendu, c'est la] tentative d’incorporer à la génétique des communautés les notions d’espèces fondatrices, de diversité biologique,
d’interactions trophiques, et de processus écosystémiques.
L'approche, intégrative, faisant le lien entre évolution et écologie.

Application :
Comprendre et prédire la valeur sélective d’un gène en environnement complexe en estimant son impact non seulement sur la réponse d’un organisme, mais aussi ses effets sur l’environnement, et rétroactivement sur lui-même.

Du coup, il semble que ca soit pas trop le sujet (mais c'est intéressant quand même, c'est pour ca que j'ai mis la citation. Moi, tout ce qui est intégratif, j'aime)

Bref.

Pour revenir aux nids des oiseaux, il faut se poser la question de la cause de leurs comportements.
Si c'est un comportement inné, qui ne dépend pas se ses expériences de vie, alors c'est que le comportement est déterminé par ses gènes.
Si c'est un comportement qui émerge suite à la confrontation avec des expériences particulières, le fruit d'un processus d'imitation, alors le comportement n'est pas causé par "l'exécution du programme" dicté par le code génétique.
(Note qu'en vrai cette distinction a un intérêt limité dans la mesure ou dès la conception de la cellule oeuf, l'environnement modifie l'expression du code génétique. La réalité ne peut donc être comprise qu'en tant qu'intéraction entre les gènes et l'environnement. On ne peut pas distinguer les deux si on veut parler de la réalité du phénomène)

Les gènes sont un moyen de transmettre de l'information à la descendance (un individu programmé génétiquement pour avoir peur du noir sera parfois avantagé pour survivre, et transmettre ses gènes, par rapport à un individu qui n'est pas programmé pour avoir peur du noir), mais ca n'est pas le seul moyen de transmettre de l'information.
La transmission par imitation (culture, apprentissage vicariant) existe dans le règne animal, et peut aussi engendrer des avantages reproducteurs.

C'est pour ca que je posais la question avec l'oiseau et son nid: Est-ce que c'est un comportement dicté par ses gènes parce que ses descendants, programmés pour construire de jolis nids, ont été avantagés?
Ou est-ce que c'est en imitant d'autres oiseaux qui construisent des jolis nids qu'il a appris à construire le sien, donc que c'est un phénomème de mode/ culturel? (et donc que ses enfants devront apprendre aussi en imitant, puisque c'est une information qui se transmet de manière non-génétique?)

Pour répondre à une question aussi précise, il faudrait cesser de parler de manière abstraite, et considérer des exemples concrêts d'animaux réels.

Ce que je peux dire, c'est que les phénomènes d'imitation existent chez les animaux, et que ceux-ci peuvent entrainer un avantage reproducteur (J'ai un exemple qui me revient de tête -pas trop déformé j'espère - de corneilles noires en angleterre, qui étaient capable d'apprendre à déverrouiller l'opercule des bouteilles de lait livrées le matin par le laitier. Et en regardant comment les autres s'y prenaient, les nouvelles corneilles pouvaient apprendre à le faire. Elles se transmettaient l'info, et ceux qui n'étaient pas capable de le faire (ou d'imiter les autres) étaient désavantagés).

Et pour conclure, si même ca, les phénomènes d'imitation au sein du règle animal (au sens "tous les animaux autre que l'humain"), sont considérés comme faisant partie de l'application d'un programme, alors les phénomènes de mode chez l'homme, avec sa culture, ses croyances et ses bas résille, ne sont également que l'exécution d'un programme. La tyrannie des réplicateurs égoïstes.

Au passage, j'avais écrit un article qui va un peu plus loin surla question:
avatar905.wordpress.com/2015/08/14/la-pilule-rouge-du-darwinisme-universel/
Modifié 9 avril 2016 à 13:27
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
8 avril 2016 à 18:32
oups

C'est beaucoup plus clair comme ça.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Appat
Appat
12 avril 2016 à 12:59
oups

Bah, tant qu'a double post, autant que ca serve:

Il m'a fallu une semaine pour ingurgiter tes deux pavés Neo. Sache que je suis profane en sciences naturelles et que puisque d'une manière générale je m'appuie essentiellement sur des capacités d'observation et de logique pour débattre dans ce domaine, il me faut parfois des heures pour comprendre une simple phrase « scientifique ».

En premier lieu je voudrais aborder ce point des yeux bleus concernant le phénotype. J'admets la causalité d'un gène dont dépend sa survie mais l'environnement ne pourrait-il pas parfois évoluer plus vite que l'individu et ainsi lui imposer l'obsolescence d'un attribut génétique ?

Sur la base de vastes souvenirs d'études anthropologiques, je sais que la couleur des yeux, comme celle de la peau, est issue de l'héritage génétique. La peau est noire socialement alors qu'elle est simplement bronzée lorsque l'ancêtre a été confronté au soleil. Également les yeux sont bleus si les regards ancestraux ont affronté la banquise, la neige, des couleurs si claires qu'elles ont « délavé » l'iris.

A l'instar de l’œuf et de la poule on pourrait se demander qui du gène ou de l'environnement l'emporte sur le long terme ou s'ils ne sont finalement que complémentaires l'un de l'autre.

Le zèbre, au pelage si particulier, est un exemple frappant de ce que j'appellerais l'instinct de survie génétique. Ses rayures lui permettent de se camoufler de ses prédateurs bien que son apparence paraisse éloquente sortie de son contexte, de la même manière qu'un Marines du Vietnam passerait pour un con dans le désert Irakien.

Je prends cet exemple du zèbre parce que j'ai eu l'occasion, sur une période de dix ans, de remarquer sa reproduction dans un environnement urbanisé.
La chatte familiale, tigrée, classique, qui a vu son pelage s'éclaircir au fil des années jusqu'à ce que je me rende compte un beau jour dans le jardin ensoleillé que l'animal était de la même couleur que l'herbe.
L'été, l'herbe n'est pas fraîchement verte mais d'un jaune sec et le poil gris-jaune de cette chatte profitant du soleil de tout son long la faisait littéralement disparaître au milieu des brindilles.
J'en ai déduit que cette chatte avait évolué physiquement vis à vis de son environnement tout au long de sa vie (hihihi !).

Or, cela a duré toute une vie et alors qu'elle ne pouvait plus la donner, comment cet héritage évolutif peut-il se transmettre s'il ne peut pas y avoir de copie ?

Neo, je propose que cette discussion n'ait aucun sens. J'en suis incapable ici et je préfère réagir à divers points sans linéarité. Ce qui te permettra toi de ne plus souligner « ce n'est pas le sujet ».

PS : ah si, je me souviens. J'ai parlé du zèbre et du pelage évolutif et circonstanciel de la chatte par rapport à cette histoire de phénotype et à la première question que je pose.

Le pelage et la peau d'un individu évoluent bien plus rapidement que ses yeux. Ce qui m'emmène à distinguer l'organe de l'épiderme en comprenant que l'organe constitue la santé physique tandis que la peau et sa fourrure constituent la santé sociale.

Mais ça, « ce n'est pas le sujet ».

Pardon pour la mise en page mais la pub de gauche "Créer ta star du porno" clignote toutes les secondes et finit par me rendre épileptique.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Docsevere
Docsevere
12 avril 2016 à 21:07
Pour les yeux bleus ou la couleur de peau, c'est un peu + compliqué que ça.
Le phénotype des êtres humains (et donc, d'une certaine manière leur génotype) était relativement semblable il y a plusieurs dizaines de milliers d'années : tout le monde avait les yeux noirs, les cheveux noirs (comme les Asiatiques par ex.), la peau sombre.

Puis est survenue une mutation génétique eu Europe (un accident de "recopiage" de l'A.D.N...) et les yeux clairs et les cheveux + clairs sont apparus.

Il y a des mutations qui font que les modifications de l'organisme sont favorables à l'espèce, notamment dans son environnement particulier, et du coup ils deviennent + résistants (ex de la drépanocytose, maladie de l'hémoglobine, pas terrible, mais rendant résistant au paludisme dans les régions impaludées) ; quand c'est le contraire, ça peut être fatal à l'espèce ou aux porteurs des mutations.

Je parlais des yeux bleus car je sais que c'est récemment que les généticiens ont pu "remonter le temps" et dater la mutation...
La génétique fait des progrès ;)
Modifié 12 avril 2016 à 21:07
Soyez respectueux
Répondre
yug0lit0
12 avril 2016 à 22:38
quelqu'un avait demandé "Dans ce cas, d'ou sortent les Tigrons et les Ligres?"

on peut reprendre le même type d'interrogation à propos des "métissage". Lions et panthère font partis des grands félins, ont des chromosomes compatibles.

ce n'est pas vraiment de la zoophilie. La zoophilie c'est des rapports entre individus génétiquement incompatibles et physiologiquement différents. comme pour les chevaux et les ânes.

Personne ne s'est offusqué de voir un berger allemand se faire un basset.

Je trouve cette remarque avec les tigrons inadaptée.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Docsevere
Docsevere
13 avril 2016 à 22:02
Et si t'es monté comme un âne et que tu tapes une grosse vache, c'est contre nature ?
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Neopassenger
Neopassenger
13 avril 2016 à 23:10
J'admets la causalité d'un gène dont dépend sa survie mais l'environnement ne pourrait-il pas parfois évoluer plus vite que l'individu et ainsi lui imposer l'obsolescence d'un attribut génétique ?

Un environnement peut évoluer plus vite que l'individu, oui. Dans ce cas, s'il ne peut pas s'adapter de son vivant à l'environnement, il meurt. Et quand ils sont nombreux à pas réussir à s'adapter, ca fait une exctinction de masse. Genre, la crise crétacé-tertiaire (exctinction des dinausaures).

Je ne sais pas si ca te parle, l'opposition entre Lamarck et Darwin, mais en gros, Lamarck pensait qu'un individu pouvait transmettre des caractères acquis de son vivant à ses descendants par voie génétique (en gros, que l'expérience de vie d'un individu modifiait le code génétique dans ses gamètes)
Darwin, au contraire, pensait que le code génétique était fixe, et que le contexte environnemental ne modifie pas les caractères transmis à la descendance.

(Pour être exact, ils parlaient pas de gène, vu que ca avait pas encore été découvert à l'époque. Mais la question était la même: peut-on ou non transmettre génétiquement des caractères acquis. Est-ce que, si une girafe a besoin de beaucoup tendre le cou de son vivant, ses enfants auront un cou plus long)

Les néodarwiniens répondraient à cette question que non, les caractères acquis par voie non génétique ne peuvent pas être transmis génétiquement à la descendance. Que Lamarck faisait erreur.

(La vérité est plus complexe, et si la théorie néodarwinienne est la meilleure dont on dispose actuellement, elle a des failles, et sera balayée un jour par une nouvelle théorie plus en accord avec ce qu'on observe dans la réalité. Mais cette nouvelle théorie n'existe pas encore.
Par failles, je me réfère à un passage du livre de Jean Staune, "Notre existence a-t-elle un sens?", ou il expose les limites de la théorie néodarwinienne à travers l'exemple de la résistance des bactéries aux antibiotiques: leur adaptation est plus rapide que ce que permet statistiquement la sélection naturelle, ce qui laisse à penser que les bactéries peuvent modifier leur code génétique de leur vivant, et ainsi transmettre un code génétique modifié (capable de résister aux antibiotiques) à leurs descendants. Notamment parce que face à un stress intense, la bactérie mute beaucoup plus vite qu'a la normale -sa survie dépend de l'émergence d'une mutation miracle la rendant capable de résister. Pour plus de précision, je peux éventuellement retrouver et scanner le passage en question)

Bref. En attendant, je vais parler de ce que je connais davantage, à savoir la sélection darwinienne.

je sais que la couleur des yeux, comme celle de la peau, est issue de l'héritage génétique. La peau est noire socialement alors qu'elle est simplement bronzée lorsque l'ancêtre a été confronté au soleil. Également les yeux sont bleus si les regards ancestraux ont affronté la banquise, la neige, des couleurs si claires qu'elles ont « délavé » l'iris.

A l'instar de l’œuf et de la poule on pourrait se demander qui du gène ou de l'environnement l'emporte sur le long terme ou s'ils ne sont finalement que complémentaires l'un de l'autre.

Pour être plus précis:
C'est pas que la peau est bronzée quand l'ancêtre a été confronté au soleil,
C'est qu'a une époque ou le soleil jouait un rôle dans la survie des individus, ceux qui naissaient avec une mutation entrainant la production de mélatonine, donc une peau plus foncée, étaient avantagés par rapport aux autres, donc transmettaient leurs gènes plus facilement (parce qu'ils mourraient moins à cause du soleil). Et la machine s'est emballée vers un noircissement de la peau, jusqu'a ce que le coût que représentait la production de mélatonine pour rendre la peau plus foncée était plus important que l'avantage que procurait la peau foncée pour la survie. A ce niveau, on atteint un équilibre:
Les individus qui ont la peau encore plus foncée deviennent désavantagés (car leur corps gaspille de l'énergie pour produire un truc qui lui confère aucun avantage reproducteur), et ceux qui ont la peau pas assez foncée sont désavantagés aussi (le soleil les crame, entrainant des problèmes de santé)

Egalement, la neige n'a pas délavé l'iris d'individus de leur vivant, qui auraient ainsi transmis à leurs enfants le code génétique modifié pour avoir les iris plus clairs. C'est qu'a un moment donné (ou a plusieurs moments différents, plutôt), parmi une population de gens ayant des yeux bruns, un gène a muté par hasard, et cet enfant a eu des yeux d'une couleur différente. Et il a eu des gosses, et le gène s'est répandu dans la population en fonction de l'avantage qu'il conférait à ses porteurs.
C'est quelque chose qu'on constate aujourd'hui quand des parents afro-américains donnent naissance à un enfant albinos. Il suffit d'un gène qui est mal copié lors de la création des gamètes des parents, une mutation, et l'enfant sera vachement différent au niveau phénotypique / social. Et ce sans que l'environnement ait changé le code génétique des parents (comme ce serait le cas dans ton exemple d'iris qui déteint au fil des générations parce que ca avantage l'individu de son vivant).

A l'instar de l’œuf et de la poule on pourrait se demander qui du gène ou de l'environnement l'emporte sur le long terme ou s'ils ne sont finalement que complémentaires l'un de l'autre.

Au sujet de l'oeuf et de la poule, j'ai désormais une réponse toute faite. C'est la distinction entre corrélation et causalité.
Quand on cite ce paradoxe, c'est qu'on suppose qu'il y a un lien de causalité entre les deux, que l'un est la conséquence de l'autre. Ceci parce qu'actuellement, en 2016, une poule vient d'un oeuf, et qu'un oeuf vient d'une poule, c'est un cycle causal.
Mais si on essaie de comprendre l'histoire évolutive de la poule, on comprend vite que ca n'a pas de sens de chercher à savoir lequel des deux est arrivé en premier, et ca ne peut mener qu'a "lol la sélection naturelle c'est n'importe quoi, en vrai c'est Dieu qui a crée l'oeuf et la poule, c'est pour ca que c'est un paradoxe".

On peut aussi dire que le lien entre l'oeuf et la poule ne relève pas absolument d'un lien de causalité, mais d'une corrélation. Ca n'est pas l'un qui est la cause de l'autre, mais les deux qui ont évolué conjointement dans l'histoire évolutive de la poule. Peut être que l'ancêtre de la poule produisait des oeufs mous, ou qu'il n'était même pas ovipare. Ca n'est pas parce que la poule pond des oeufs aujourd'hui, que ses ancêtres en pondaient tous aussi.
Ce qui est certain, c'est qu'il y a des explications plus pertinentes que l'invocation du Dieu des lacunes.

Ses rayures lui permettent de se camoufler de ses prédateurs bien que son apparence paraisse éloquente sortie de son contexte, de la même manière qu'un Marines du Vietnam passerait pour un con dans le désert Irakien.

Je prends cet exemple du zèbre parce que j'ai eu l'occasion, sur une période de dix ans, de remarquer sa reproduction dans un environnement urbanisé.

C'est aussi ce que j'ai pensé pendant longtemps. En fait, ca me parait toujours évident aujourd'hui que les rayures du zèbre servent à se camoufler. Mais dans le cadre de son doctorat en biologie, Léo de Dirty Biology a étudié les zèbres. Et dans son bouquin, il explique bien qu'on ne sait pas avec certitude, aujourd'hui, à quoi servent ses rayures.

youtube.com/watch?v=R4wJb2O0dWw
"Ca fait 130 ans qu'on se demande à quoi servent les rayures des zèbres" (la vidéo devrait vraiment t'intéresser. J'ai l'impression de citer Dirty Biology tout le temps, mais en même temps c'est vraiment un bon vulgarisateur)


La chatte familiale, tigrée, classique, qui a vu son pelage s'éclaircir au fil des années jusqu'à ce que je me rende compte un beau jour dans le jardin ensoleillé que l'animal était de la même couleur que l'herbe.
L'été, l'herbe n'est pas fraîchement verte mais d'un jaune sec et le poil gris-jaune de cette chatte profitant du soleil de tout son long la faisait littéralement disparaître au milieu des brindilles.
J'en ai déduit que cette chatte avait évolué physiquement vis à vis de son environnement tout au long de sa vie (hihihi !).

Je serais tenté de dire que l'interprétation que tu fais du changement de couleur de la chatte familiale, n'est pas la seule interprétation possible.
Tu fais l'hypothèse que ses couleurs se sont éclaircies pour mieux se camoufler dans l'herbe. Mais il faudrait tester cette hypothèse et vérifier qu'elle est réfutable, avant de conclure que c'est la meilleure explication possible.

Je peux aussi dire que son pelage s'est éclairci parce qu'elle vieillit donc son corps produits des pigments moins vifs (hypothèse), et que l'avantage de camouflage est un heureux hasard (en plus d'être un désavantage quand elle est autre part que dans les herbes jaune sec de l'été, soit 3 saisons sur 4)


Or, cela a duré toute une vie et alors qu'elle ne pouvait plus la donner, comment cet héritage évolutif peut-il se transmettre s'il ne peut pas y avoir de copie ?

Son corps a évolué, mais ses gènes (l'information chimique transmise à la descendance) sont les mêmes depuis sa naissance. Et elle aurait transmis les mêmes gènes, qu'elle fasse des enfants à 1 an (avant d'avoir changé de pelage) ou a 15 ans (après avoir changé de pelage).
Parce que dans la théorie darwinienne, le phénotype ne modifie pas le génotype (d'un individu donné).


Le pelage et la peau d'un individu évoluent bien plus rapidement que ses yeux. Ce qui m'emmène à distinguer l'organe de l'épiderme en comprenant que l'organe constitue la santé physique tandis que la peau et sa fourrure constituent la santé sociale.

Mais ça, « ce n'est pas le sujet ».

Je dirais plutôt que le pelage, la peau et les yeux d'un individu n'évoluent pas.
La ou il peut y avoir une évolution, c'est d'un descendant à l'autre, donc quand plusieurs individus entrent en jeu, et que des mutations génétiques peuvent avoir lieu au niveau des gamètes, transférant aux descendants de nouveaux caractères que ne possédaient pas les parents.

Quand je dis qu'ils n'évoluent pas, je ne veux pas dire qu'on ne peut pas observer de changements d'apparence au cours de la vie de l'individu, mais ces changements sont codés dans les gènes.
Par exemple, tous les nourrissons ont les yeux bleus à la naissance. C'est par la suit que l'iris change de couleur.
Certains enfants sont blonds étant petits, puis deviennent bruns ensuite.

L'une des chattes de chez mes parents avaient les yeux bleus à la naissance, puis marrons durant son enfance, et ils sont devenus verts une fois passée à l'âge adulte. Ca n'est pas une adaptation à son environnement, le changement de couleur est causé par l'expression de certains gènes dans ses cellules.

Et si, par exemple, les personnes âgées ont les cheveux blancs, ca n'est pas non plus une adaptation à leur environnement, c'est la conséquence de l'usure du processus de renouvellement de... je ne sais quoi. (Et c'est peut être le même phénomène qui entre en jeu avec ta chatte familiale qui a changé de couleurs)



La zoophilie c'est des rapports entre individus génétiquement incompatibles et physiologiquement différents. comme pour les chevaux et les ânes.

Personne ne s'est offusqué de voir un berger allemand se faire un basset.

Je trouve cette remarque avec les tigrons inadaptée.

Oui, on est tous d'accord pour dire que l'exemple des tigrons et des ligres était peu pertinent.

Mais, mon cher, je t'invite à regarder cette vidéo:
youtube.com/watch?v=7_VStNV63RE

Si tu as la flemme de regarder les 13 minutes, regarde à partir de 9 minutes, quand elle parle des loutres. Ca sera drôle et intéressant. Et tu auras des exemples concrets et sourcés qui attestent que la zoophilie n'est pas le propre de l'homme.

L'une des sources dans la description de la vidéo:
aquaticmammalsjournal.org/attachments/article/505/36_4_Harris.pdf
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Appat
Appat
9 janvier 2017 à 22:38
Je suis tombé par hasard sur une émission de radio (France Culture ou du genre) qui m'a captivé.
Le sujet de l'émission portait sur l'intelligence et traitait notamment de l'intelligence animale. Voici ce que j'ai retenu, tant bien que mal.

On ne peut pas admettre que l'intelligence soit simplement programmée, génétique. Par exemple, on considère souvent qu'un dauphin est plus intelligent qu'un mérou (je dis au hasard) alors que l'intelligence est liée au vécu individuel.

Par exemple, un bousier (c'était l'exemple de l'émission) aura une expérience différente d'un autre de son espèce, à cause du terrain, des intempéries, des prédateurs ou des autres bousiers qui veulent lui poquer sa bouse.
Ce bousier-ci devra s'adapter à son environnement pour survivre, ce qui le rend différent des autres bousiers puisque chacun d'entre eux aura des conditions de vie différentes.

Je trouve intéressant de réaliser que deux animaux de la même espèce, voire de la même race, ont une intelligence différente.
Mais alors, d'où vient cette "intelligence" qui va différencier deux individus de la même espèce ? A quoi est-elle dû ? Est-ce une question métaphysique ou peut-on encore y répondre par la science ?
Soyez respectueux
Répondre
Lioubov
10 janvier 2017 à 06:45
Ah, l'inné et l'acquis...

Une "intelligence" différente entre deux individus de la même espèce ? A la place, je dirais plutôt un "comportement" différent, qui résulte des diverses situations auxquelles l'individu a été confronté et du feedback qui s'ensuit, même si à la base chaque individu est doté du même système neuronal pour traiter les informations.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de Appat
Appat
10 janvier 2017 à 20:46
Oui, mais c'est justement ce "comportement" différent résultant des diverses situations qui produit cette "intelligence". Je prends un 'exemple que j'ai pu moi-même observer : le chat qui ouvre la porte en sautant sur la poignée.
Au départ, le chat ne naît pas au milieu de portes, il n'est pas élevé ni n'a l'instinct pour ça. D'autant plus que tous les félins ne font pas ça, ce n'est pas inné. Pourtant, j'ai déjà vu des chats comprendre ce qu'est une porte, comprendre comment elle s'ouvre, et surtout comprendre qu'ils peuvent eux-même l'ouvrir (comment un chat fait-il le lien entre la poignée et la porte ?).
La particularité que j'ai notée est qu'il s'agit chaque fois de très bons chasseurs qui ramènent des souris ou des oiseaux. Les autres chats se contentant d'attendre les croquettes des maîtres.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de pierheim
pierheim
11 janvier 2017 à 22:07
Le chat comme beaucoup d'animaux utilise ses facultés d'observation, il comprend qu'on peut pousser une porte avec la patte pour passer dans une autre pièce. Ce n'est pas l'apanage des chasseurs, mais il est vrai que certains sont paresseux et préfèrent miauler devant une porte en sachant très bien que quelqu'un va finir par ouvrir (alors paresse ou intelligence ?).
La relation avec une poignée ils en ont compris le fonctionnement en observant.

Il y a beaucoup de choses assez déroutantes chez les chats ils ont sans doute une sorte de Gps intégré au cerveau

Un animal également fascinant pour son intelligence le poulpe, il y a des vidéos assez déconcertantes sur YouTube, car une pieuvre qui dévisse un bocal, n'a sans doute jamais vu un humain le faire!
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
12 janvier 2017 à 13:00
Vu la taille de sa tête, rien d’étonnant à ce que le poulpe soit si intelligent. On a pratiquement affaire à un cerveau avec des tentacules autour.

Au niveau des animaux marins, la simple étoile de mer se débrouille assez bien aussi, il n’y a qu’à voir sa manière de procéder pour ouvrir les huîtres. Nous avons également les crabes qui laissent tomber les noix de coco des arbres pour les faire éclater.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de candauman
candauman
12 janvier 2017 à 13:28
En parlant d'animaux marins : et que dire alors du poisson-ballon (/ globe) mâle et de son nid conçu en 1 semaine d'un travail démentiel ?
Ca vous dit quelque chose ?
Non ?
Quelle chance vous avez : allez vite découvrir ça sur le net, un fabuleux moment d'émerveillement vous attend.
Soyez respectueux
Répondre
Lioubov
12 janvier 2017 à 14:05
Vu la taille de sa tête, rien d’étonnant à ce que le poulpe soit si intelligent. On a pratiquement affaire à un cerveau avec des tentacules autour.

Un cerveau entouré de huit autres : chaque tentacule possède le sien propre.
Soyez respectueux
Répondre
Utilisateur supprimé
12 janvier 2017 à 14:14
Et le poulpe possède également trois cœurs.

En ce qui concerne le nombre de cerveaux, ce n’est pas un indice d’intelligence. Certains dinosaures en avaient plusieurs, sans pour autant se révéler très brillants.
Soyez respectueux
Répondre
Photo de profil de candauman
candauman
12 janvier 2017 à 14:16
Un cerveau entouré de huit autres : chaque tentacule possède le sien propre.

Exact.
Un peu comme nous mais avec 1..., 2..., ....
Oui, c'est ça: 2 cerveaux.
Soyez respectueux
Répondre
Gras
Sondage Spoiler Livre / chapitre
Soyez respectueux
Publier