Ma modeste fonction de validateur m’offre chaque jour l’occasion de lire des textes étonnants, non pas par leur qualité (ils sont rares, ceux-là…) mais par le massacre de notre langue. Comment sommes-nous arrivés si bas ?
Nous sommes de plus en plus souvent confrontés à des dérives, que ce soit dans le langage parlé ou écrit. Depuis une dizaine d’années, il est rare de trouver des livres exempts de fautes d’orthographe ; peut-être est-ce dû aux entreprises d’édition qui, pour accroître leurs bénéfices, hésitent à salarier des correcteurs. C’est ainsi que la faute devient acceptable, et même la norme depuis qu’elle est répandue dans les media (sans accent ni « s ») par les journalistes – qu’ils soient de la presse écrite, radiophonique ou télévisée –, ceux-là mêmes qui ont une grande audience et contribuent de ce fait à légitimer la faute en la répandant.
Mais, comme l’a dit Gandhi, « Ce n’est pas parce que l’erreur est répandue qu’elle devient vérité. » !
Commençons par les homonymes. Ce n’est pas parce qu’ils ont la même prononciation qu’ils ont la même signification.
– Sur Xstory, les « auteurs » (les guillemets sont volontaires) écrivent souvent « sex » au lieu de « sexe ». Pourquoi ? La flemme d’appuyer sur une touche supplémentaire ? L’influence de la langue anglaise ?
– Et puis il y a aussi ce célèbre « Au temps pour moi » que l’on voit trop souvent orthographié « Autant pour moi ». Énervant…
Continuons avec l’orthographe et l’expression « battre son plein » (la festivité bat son plein), que l’on voit souvent mise au pluriel ainsi : « les festivités battent leur plein ». Son origine remonte aux tambours des armées royales qui battaient son plein au moment de l’attaque. En conséquence, le pluriel correct est « les festivités battent son plein ».
Terminons avec les expressions galvaudées (si vous ne connaissez pas ce terme, je vous conseille de faire une recherche sur Google). Voici un exemple de « glissement sémantique » : décimer. Ce verbe trouve son origine dans une sanction concernant les armées romaines qui avaient fait preuve de lâcheté sur le champ de bataille : un soldat sur dix était mis à mort. De nos jours, il est employé à tort à la place d’exterminer, d’anéantir. Donc, lorsqu’on entend dire qu’une armée a été décimée, il faut comprendre qu’elle n’a perdu que 10% de ses effectifs.
"Battre son plein"
Je ne connaissais pas l'origine.
Comme quoi, on peut se cul(tiver) en lisant des histoires de sexe.
Merci Lioubov.
petitesyl
30 juin 2017 à 17:34
Que voulez-vous, les mots sont devenus les maux de notre quotidien, la grammaire est aujourd’hui, au mieux, souvenir oublié, au pire ignoré. Je m’en désole autant que vous et cela d’autant plus que, je parle pour moi, je participe malheureusement, trop souvent à ce jeu de massacre.
Le pire n’est pas que le « parlé » devient l’usage dans « l’écrit », mais que même à l’oral, notre langue, sous prétexte qu’elle est vivante, se meure… ou se meurt… qu’elle est belle cette langue, mais qu’elle est difficile… mon instinct est subjonctif, mais la raison indicatif… et moi, je n’en sais rien. (sourire)
matchless
30 juin 2017 à 20:05
Je ne peux que valider tout ce que tu dis, cher Lioubov. Le français, cette langue magnifique (mais assez difficile, avouons-le), se meurt jour après jour. Il n'y a qu'à écouter monsieur Franck Ribéry parler pour comprendre tout cela.
Je ne vais pas dire que je ne suis pas en partie responsable de ce massacre, après tout je commets quelques fautes dans chacun de mes textes, mais là où je suis sincèrement outré, c'est lorsque, quand je fais une remarque d'orthographe à l'un de mes proches, la seule réponse que j'obtiens est : on s'en fout.
Je valide, les gens s'en foutent. Il n'y a qu'à lire leurs textes pour le voir. Et encore, parfois lire le titre suffit.
Je ne peux alors pas m'empêcher de me demander pourquoi les gens accordent si peu d'importance à la langue. Est-ce par fainéantise ? Par stupidité ? Si la réponse était si simple, ça se saurait.
Pourtant, en quoi est-ce difficile d'accorder un participe, ou tout simplement un verbe conjugué au présent ? Parfois, même les noms communs sont mal accordés. Pourquoi l'imparfait du subjonctif, un temps si noble, tend-il à disparaître ? Pourquoi le point-virgule, pourtant essentiel pour une ponctuation de qualité, est-il noyé par une avalanche de virgules et de points mal placés. Tant de questions que je ne parvins pas à résoudre. C'est désolant, mais les hommes ont l'air de vouloir voir le français agonissant, jusqu'à ce qu'il ne meure.
Utilisateur supprimé
30 juin 2017 à 20:53
Pourtant, en quoi est-ce difficile d'accorder un participe
C’est très difficile dans certains cas. Voir les accords avec verbes transitifs et intransitifs.
Pourquoi l'imparfait du subjonctif, un temps si noble, tend-il à disparaître ?
Ça ferait tout de suite bizarre, pour ne pas dire plus. Seul Le Pen (père) l’utilise encore.
mais les hommes ont l'air de vouloir voir le français agonissant, jusqu'à ce qu'il ne meure.
Il y en a pas mal, oui. Mais là, je parle du Français en tant que personne.
Ce qui nous amène à penser que les Français auront disparu avant leur langue.
Donc, pas de panique si le français devient une langue morte, nous le serons bien avant.
matchless
30 juin 2017 à 21:38
Pourtant, en quoi est-ce difficile d'accorder un participe
C’est très difficile dans certains cas. Voir les accords avec verbes transitifs et intransitifs.
Exact, ça peut être difficile. Sauf que pour beaucoup trop de gens, le moindre participe, même bénin, est une épreuve à accorder.
Pourquoi l'imparfait du subjonctif, un temps si noble, tend-il à disparaître ?
Ça ferait tout de suite bizarre, pour ne pas dire plus. Seul Le Pen (père) l’utilise encore.
Faux. Je connais quelques gens, dont moi, qui l'utilisent encore.
mais les hommes ont l'air de vouloir voir le français agonissant, jusqu'à ce qu'il ne meure.
pas de panique si le français devient une langue morte, nous le serons bien avant.
Désolé de te contredire, mais avec tous les "wesh" et autres mots absolument insupportables que j'ai le malheur d'entendre et de lire, je commence à en douter.
Zeltron
30 juin 2017 à 22:09
Pourquoi l'imparfait du subjonctif, un temps si noble, tend-il à disparaître ? Pourquoi le point-virgule, pourtant essentiel pour une ponctuation de qualité, est-il noyé par une avalanche de virgules et de points mal placés.
Ah bah justement, c'est leur utilisation qui m'est reprochée lors de la correction de mes textes. Comme quoi !
Modifié
30 juin 2017 à 22:10
pulzer
30 juin 2017 à 22:39
Pourquoi l'imparfait du subjonctif, un temps si noble, tend-il à disparaître ? Pourquoi le point-virgule, pourtant essentiel pour une ponctuation de qualité, est-il noyé par une avalanche de virgules et de points mal placés.
Ah bah justement, c'est leur utilisation qui m'est reprochée lors de la correction de mes textes. Comme quoi !
J'avoue que ça surprend à lire, mais je valide les textes quand même, parce que les temps sont respectés et il n'y a pas de changement tout au long de l'histoire. J'ai vu des textes passer du présent au passé simple mélangé d'imparfait de façon fort imparfaite, puis revenir au présent.
Appat
30 juin 2017 à 23:10
Un tel conservatisme sur un site de cul est particulièrement étonnant. Les mêmes qui trouvent la société pudibonde s'offusquant d'un accent manquant.
Exquis.
Lioubov
1 juillet 2017 à 06:01
Pourquoi l'imparfait du subjonctif, un temps si noble, tend-il à disparaître ?
En théorie, il est important dans certains cas pour respecter la concordance des temps, mais en pratique il fait un peu suranné.
Toutefois, il réapparaît, mais jamais à bon escient. Je suppose que les validateurs ont remarqué son retour dans de plus en plus de textes où il remplace (de manière inappropriée) le passé simple à la troisième personne du singulier.
Exemples : "Il se dirigeât" au lieu de "Il se dirigea" ; "Lorsqu'il la vît" au lieu de "Lorsqu'il la vit".
Zeltron
1 juillet 2017 à 10:38
Pourtant le verbe "Savoir" à l'imparfait du subjonctif aurait tout à fait sa place sur un site de cul et passerait même (presque) inaperçu.
Lioubov
1 juillet 2017 à 13:47
Pourtant le verbe "Savoir" à l'imparfait du subjonctif aurait tout à fait sa place sur un site de cul et passerait même (presque) inaperçu.
Certainement, surtout que les cancres ne vont pas l'orthographier avec des "s" mais iront au plus simple avec un "c".
cocolst
1 juillet 2017 à 16:09
Un tel conservatisme sur un site de cul est particulièrement étonnant. Les mêmes qui trouvent la société pudibonde s'offusquant d'un accent manquant.
Exquis.
Avant d'être un site du cul, il s'agit d'un site pour lire des histoires. En tant que lecteur, cela me gêne énormément de voir 3 fautes par phrases. Certains textes sont totalement illisibles de part leur construction, leur ponctuation ou de l'utilisation de mots inappropriés.
Ainsi, si l'auteur se fout totalement de respecter ses lecteurs en lui offrant un texte correcte, alors, il n'écrit pas. Dire "désolé, je suis nul en orthographe", n'est pas une excuse. Il fallait alors mieux bosser à l'école (présent, passé simple, imparfait, passé composé et futur simple sont au programme de CM1).
Appat
1 juillet 2017 à 18:13
Avant d'être un site du cul, il s'agit d'un site pour lire des histoires. En tant que lecteur, cela me gêne énormément de voir 3 fautes par phrases.
C'est ton point de vue. Le mien est qu'il s'agit, en plus des webcams/annonces, d'un site pour écrire des histoires de cul. Compare sur cette page le nombre de membres et d'auteurs. Avec des classements sur 30 jours pour accélérer cette production bénévole de gonzo. Et je suis prêt à parier que la masse silencieuse de lecteurs se fout absolument de l'imparfait du subjonctif, sinon elle achèterait des livres.
Tu as écrit 35 chapitres d'une histoire. Je parcours le dernier, 3ème ligne :
"La porte de la bibliothèque n’était plus verrouillée. Je sorts, j’ai les jambes qui flageoles."
Je ne vais pas relever les suivantes parce que moi et les 35 chapitres... Donc, tu n'as peut-être pas été un cancre à l'école, tu as peut-être eu des 20/20 en "Langue Française" mais tu ne vaux pas bien mieux que ce que tu critiques aujourd'hui. Ah si, toi tu ne fais QUE 2 fautes par ligne.
Toujours est-il que tu as de la chance que je ne sois pas ton lecteur, sinon, selon tes propres principes tu ne devrais pas écrire, ou en tout cas publier, sur ce site "qui ne pardonne pas la coquille car c'est un manque de respect".
Edit : pardon, j'avais mal placé une virgule.
Modifié
1 juillet 2017 à 18:23
shadockjaune
1 juillet 2017 à 19:20
Un tel conservatisme sur un site de cul est particulièrement étonnant. Les mêmes qui trouvent la société pudibonde s'offusquant d'un accent manquant.
Exquis.
Quel que soit le sujet, l'orthographe est le respect du lecteur. Un texte correctement écrit se comprend mieux, et il est plus plaisant à lire.
Trop de fois, malgré un sujet intéressant, un développement plaisant, j'ai laissé tomber un texte avec une sorte de cri de rage à cause des fautes excessives. Je n'ai pas envie d'être obligé de lire un texte à haute voix pour reconstituer l'orthographe et comprendre ce qui a été écrit.
Combien de "é" au lieu de "ai" ? Combien de fautes d'accord qui font qu'on ne comprend plus quel est le participant qui vient de faire telle ou telle action ?
Oui, je peux passer pour un ayatollah de l'orthographe, mais un texte bien écrit peut faire passer tant de lieux communs, de manque d'inspiration. Au cinéma, même plein d'idées, un navet reste un navet, car mal joué, mal mis en scène. Un texte, c'est pareil...
Je me permet même de dire que si un sujet est bien léché, on peut oublier le manque d'imagination.
Modifié
1 juillet 2017 à 19:29
cocolst
1 juillet 2017 à 22:46
Avant d'être un site du cul, il s'agit d'un site pour lire des histoires. En tant que lecteur, cela me gêne énormément de voir 3 fautes par phrases.
C'est ton point de vue. Le mien est qu'il s'agit, en plus des webcams/annonces, d'un site pour écrire des histoires de cul. Compare sur cette page le nombre de membres et d'auteurs. Avec des classements sur 30 jours pour accélérer cette production bénévole de gonzo. Et je suis prêt à parier que la masse silencieuse de lecteurs se fout absolument de l'imparfait du subjonctif, sinon elle achèterait des livres.
Tu as écrit 35 chapitres d'une histoire. Je parcours le dernier, 3ème ligne :
"La porte de la bibliothèque n’était plus verrouillée. Je sorts, j’ai les jambes qui flageoles."
Je ne vais pas relever les suivantes parce que moi et les 35 chapitres... Donc, tu n'as peut-être pas été un cancre à l'école, tu as peut-être eu des 20/20 en "Langue Française" mais tu ne vaux pas bien mieux que ce que tu critiques aujourd'hui. Ah si, toi tu ne fais QUE 2 fautes par ligne.
Toujours est-il que tu as de la chance que je ne sois pas ton lecteur, sinon, selon tes propres principes tu ne devrais pas écrire, ou en tout cas publier, sur ce site "qui ne pardonne pas la coquille car c'est un manque de respect".
Edit : pardon, j'avais mal placé une virgule.
Quel ton agressif... A quel moment t'es tu senti attaqué ? Je ne suis pas exempt de reproches et loin de là même. Effectivement, deux fautes dans cette phrase. Combien dans les autres ? Il y a des boulettes qui passent, mais faut vraiment voir certains textes qui sont présentés, et du coup refusés.
Demander aux auteurs de faire un minimum d'effort me parait normal. Ceci est valable pour tout le monde, et donc pour moi aussi.
Lioubov
2 juillet 2017 à 07:53
Quel que soit le sujet, l'orthographe est le respect du lecteur. Un texte correctement écrit se comprend mieux, et il est plus plaisant à lire.
Trop de fois, malgré un sujet intéressant, un développement plaisant, j'ai laissé tomber un texte avec une sorte de cri de rage à cause des fautes excessives. Je n'ai pas envie d'être obligé de lire un texte à haute voix pour reconstituer l'orthographe et comprendre ce qui a été écrit.
Combien de "é" au lieu de "ai" ? Combien de fautes d'accord qui font qu'on ne comprend plus quel est le participant qui vient de faire telle ou telle action ?
Oui, je peux passer pour un ayatollah de l'orthographe, mais un texte bien écrit peut faire passer tant de lieux communs, de manque d'inspiration. Au cinéma, même plein d'idées, un navet reste un navet, car mal joué, mal mis en scène. Un texte, c'est pareil...
Je me permet même de dire que si un sujet est bien léché, on peut oublier le manque d'imagination.
Voici un avis de lecteur fort pertinent.
markie
2 juillet 2017 à 08:56
Quand je vous lit (au pieu), les maux me manquent
"Les écrivains qui ont recours à leurs doigts pour savoir s'ils ont leur
compte de pieds ne sont pas des poètes: ce sont des dactylographes" ...
markie
2 juillet 2017 à 11:44
Rebonjour,
je me suis intéressé à l'étymologie, évoquée plus haut dans le sujet, concernant les tambours et le bruit qu'ils faisaient. En fait l'expression est beaucoup plus récente.
Au départ, il s'agit d'un article paru dans la presse britannique qui rendait compte d'une fête équine. Le journaliste notait la présence de nombreux animaux de travail, notamment des baudets. Il écrivait:
" The loaded donkeys are numerous".
Cet article fut repris dans la "Gazette du Poitou" par un correspondant local qui malheureusement ignorait l'anglais. Il s'en remit donc à Google.
Et la traduction automatique donna: "Les ânes battaient son plein"
Lioubov
2 juillet 2017 à 12:31
Le journaliste notait la présence de nombreux animaux de travail, notamment des baudets. Il écrivait : " The loaded donkeys are numerous".
Cet article fut repris dans la "Gazette du Poitou" par un correspondant local qui malheureusement ignorait l'anglais. Il s'en remit donc à Google.
Et la traduction automatique donna : "Les ânes battaient son plein".
Très étonnante, cette traduction... Selon moi, ça devrait donner quelque chose de ce genre : "Les ânes bâtés sont nombreux."
Et où Google est-il allée la chercher, si cette expression n'existait pas auparavant ?
Il aurait pu traduire ainsi : "Les ânes mangent plein de son."
Appat
2 juillet 2017 à 14:56
Voici un avis de lecteur fort pertinent.
Tellement pertinent qu'entre le pseudo et le fait que, toi "l'ayatollah de la charte et des us et coutumes" ne le pries pas de se présenter avant ce premier message sorti de nulle part, on sait naturellement que c'est toi.
Discussion fermée
(l'auteur de ce topic est suspendu)
Nous sommes de plus en plus souvent confrontés à des dérives, que ce soit dans le langage parlé ou écrit. Depuis une dizaine d’années, il est rare de trouver des livres exempts de fautes d’orthographe ; peut-être est-ce dû aux entreprises d’édition qui, pour accroître leurs bénéfices, hésitent à salarier des correcteurs. C’est ainsi que la faute devient acceptable, et même la norme depuis qu’elle est répandue dans les media (sans accent ni « s ») par les journalistes – qu’ils soient de la presse écrite, radiophonique ou télévisée –, ceux-là mêmes qui ont une grande audience et contribuent de ce fait à légitimer la faute en la répandant.
Mais, comme l’a dit Gandhi, « Ce n’est pas parce que l’erreur est répandue qu’elle devient vérité. » !
Commençons par les homonymes. Ce n’est pas parce qu’ils ont la même prononciation qu’ils ont la même signification.
– Sur Xstory, les « auteurs » (les guillemets sont volontaires) écrivent souvent « sex » au lieu de « sexe ». Pourquoi ? La flemme d’appuyer sur une touche supplémentaire ? L’influence de la langue anglaise ?
– Et puis il y a aussi ce célèbre « Au temps pour moi » que l’on voit trop souvent orthographié « Autant pour moi ». Énervant…
Continuons avec l’orthographe et l’expression « battre son plein » (la festivité bat son plein), que l’on voit souvent mise au pluriel ainsi : « les festivités battent leur plein ». Son origine remonte aux tambours des armées royales qui battaient son plein au moment de l’attaque. En conséquence, le pluriel correct est « les festivités battent son plein ».
Terminons avec les expressions galvaudées (si vous ne connaissez pas ce terme, je vous conseille de faire une recherche sur Google). Voici un exemple de « glissement sémantique » : décimer. Ce verbe trouve son origine dans une sanction concernant les armées romaines qui avaient fait preuve de lâcheté sur le champ de bataille : un soldat sur dix était mis à mort. De nos jours, il est employé à tort à la place d’exterminer, d’anéantir. Donc, lorsqu’on entend dire qu’une armée a été décimée, il faut comprendre qu’elle n’a perdu que 10% de ses effectifs.
Voilà, c’était mon coup de gueule !