La Team Moore

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Duchesse
8 octobre 2021 à 22:32
Ce sondage faisait partie d'une ancienne version du site et n'est malheureusement plus accessible…😟


La Team Moore est un collectif de citoyens voulant lutter contre la pédo-criminalité, en ligne.
Les bénévoles créent des profils d’enfants et attendent d’être démarchés par des pédophiles. Ils n’ont pas de comportements incitateurs sans quoi ils tombent sous le coup de la loi et leurs preuves sont sans valeur pour la justice.
Ils souhaitent travailler en équipe avec la police.
Ils répètent leur âge factice, parlent de leurs parents, de leurs contrôles, de leur école et font semblant de se laisser manipuler. Ils finissent par accepter un rendez-vous et s’y pointent à la place de l’enfant avec les photos pornographiques que le sac à merde a envoyé.
Cela fait, ils se rendent chez les flics et donnent l’intégralité des échanges, des images, des preuves et la vidéo de la rencontre.
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Duchesse
11 octobre 2021 à 23:10
Moi, je n'ai rien contre l'idée de piéger des pédophiles ou de potentiels pédophiles. Même si ce n'est pas recevable en cours, si ça leur fait assez peur d'être surpris en flagrant délie par des parents ou un groupe de personnes, ils vont peut-être y penser à deux fois avant de recommencer.
Mais il me semble qu'il y a un certain risque à essayer de piéger un pédophile. J'ai entendu une histoire il y a un certain temps, un gars qui s'est fait arrêté parce qu'il avait beaucoup de photos pédopornographiques sur son ordi. Il disait que c'était pour piéger des pédophiles, mais le juge ne l'a pas cru.
Si pour piéger un pédophile il faut lui envoyer des photos osées d'un enfant, c'est de la possession et distribution de pornographie juvénile.
C'est sûr que ce serait mieux qu'une équipe spéciale de policiers s'occupe de ça, mais il manque d'argent partout.

Non, non ça ne se passe pas comme ça. C’est une fois que le pedophile à, lui, envoyer des photos à caractères pornographiques à ce qu’il pense être un enfant, déjà y a corruption de mineurs.
Les membres de la team ne démarchent pas d’eux même les prédateurs, ne font aucune proposition, répète et rabâchent l’âge de l’enfant supposé, ont tout un compte Facebook enfantin et des discussions d’enfants. Ils n’ont pas le droit de tendre les pièges eux-mêmes. Et ensuite ils vont à un rendez-vous proposé et donné par le prédateur, pas qu’ils auraient eux proposé.

Et ensuite ils filent tout aux flics qui vont, eux, avoir les moyens de saisir les ordinateurs, chercher si y a des images à caractère pedophile, si les mecs sont pas justement en conditionnel ou n’ont pas du sursis pour ça etc

Le problème c’est qu’ils balancent parfois ça sur les réseaux à la vindicte populaire. J’en ai vu. Mais le visage était flouté. Enfin voilà, c’est pas terrible malgré tout. On est pas là pour faire du sensationnel.
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12 octobre 2021 à 03:00
Ah ben, si ils donnent l'information aux flics et toutes les preuves qu'ils ont ramassées et qu'ils laissent les flics finir le travail selon les règles, je suis parfaitement d'accord.
Et c'est sûr qu'il faut retenir les plus vengeurs qui veulent faire du lynchage, de la justice populaire. C'est ce genre de situation qui fait déraper des enquêtes des fois et qui permet à des criminels de s'en sortir.
Modifié 12 octobre 2021 à 03:00
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13 octobre 2021 à 08:10
si ça leur fait assez peur d'être surpris en flagrant délie par des parents ou un groupe de personnes, ils vont peut-être y penser à deux fois avant de recommencer.

Il est prouvé que la peine de mort n'a aucune vertu dissuasive. Alors la peur de se faire prendre pour ce genre de crime... c'est certain que cela n'empêchera pas un seul d'entre eux de passer à l'acte. Ce groupe n'a aucune vertu dissuasive.
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13 octobre 2021 à 09:19
si ça leur fait assez peur d'être surpris en flagrant délie par des parents ou un groupe de personnes, ils vont peut-être y penser à deux fois avant de recommencer.

Il est prouvé que la peine de mort n'a aucune vertu dissuasive. Alors la peur de se faire prendre pour ce genre de crime... c'est certain que cela n'empêchera pas un seul d'entre eux de passer à l'acte. Ce groupe n'a aucune vertu dissuasive.

Effectivement, j'y ai pas mal pensé depuis qu'on en discute là... Je suis plutôt d'accord avec le fait que c'est surement peu dissuasif.
De ce que je sais des pédo-criminels, ils sont généralement sociopathes-ou psychopathes si on préfère- pour la simple et bonne raison que les simples pédophiles ne passent pas nécessairement à l'acte, les pédophiles sont bien plus nombreux que ce que l'on pense et ne sont pas tous dangereux. Je veux dire même ici, nous sommes nombreux à avoir des fantasmes ou des paraphilies que nous ne pratiquons pas car nous n'avons pas de partenaire avec qui les partager, pour autant nous ne nous transformons pas tous en prédateur et nous gérons notre frustration.
En général pour passer à l'acte sur un enfant, il faut une bonne dose de narcissisme et un manque d'empathie, or nous savons très bien que les psychopathes ne ressentent pas la peur, ils ne ressentent d'ailleurs pas grand chose, donc il y a peu de chances pour que ça les dissuade, ils adapteront leur stratégie et chasseront dans leur entourage.

Reste tout de même l'intérêt de sauver des existences. J'ai fouiné en ligne, on sent bien que le sujet n'est pas facile à aborder, outre la presse locale et BFM, il n'y a pas grand chose. Les chiffres qui reviennent de France trois région en passant par le Toulousain, c'est une quarantaine d'arrestations et une quinzaine de condamnations grâce à la Team Moore ; on y trouve des huit mois de sursis et de deux ans de ferme, s'il y avait des sursis qui trainaient. En tout cas ce que je vois c'est que c'est effectivement des profils de psychopathe, chantage au suicide aux enfants, multiplication de comptes facebook, centaine de contact enfant etc etc

On sait que les psychopathes ont plusieurs proies, autant que possible, ne s'arrêtent que si la justice les y contraint, récidivent systématiquement et agressent autant qu'ils le peuvent.

C'est impossible à évaluer mais c'est évident que pour chaque condamnation c'est plusieurs victimes qui ont été évitées, plusieurs vies qui ont été sauvées parce que pendant qu'ils sont en taule, sous contrôle judiciaire ou porteurs de bracelet, ils n'agressent plus. De plus les pédo-criminels -pas les pédophiles - travaillent en général avec les enfants ou on des activités para-professionnelles avec, ça permet de les identifier et de les extraire de ces viviers puisqu'évidemment, ils sont interdits ensuite de travailler avec des gosses.

Si ce n'est que peu dissuasif, je pense tout de même que ça protège partiellement la société et sauve quelques existences.

Porter plainte ça ne sert tout bonnement à rien, c'est clair, à rien, tout est classé sans suite. Ce qu'on appelle la présomption d'innocence ne sert que les agresseurs et les condamnations sont de l'ordre de l'exceptionnel. Par défaut, l'enfant, et plus généralement la personne violée, est un menteur qui doit prouver lui qu'il a bien été agressé et pas à l'agresseur de prouver qu'il n'a rien fait. C'est parole contre parole et la parole de l'enfant ne vaut rien. Généralement on en profitera même pour salir la mère au passage qui ne sera qu'une folle qui cherche à se venger du père qui l'a trompé ou qu'une hystérique qui elle a été violée enfant et accuse le prédateur à tort par haine des hommes. Je ne dis pas ça en l'air c'est malheureusement ce que je lis tous les jours des mamans désespérées, que l'on condamne même pour non présentation d'enfants quand ça a lieu dans le cercle familial ...

Il est temps que la justice fasse son travail ou elle est illégitime à blâmer ces initiatives, à mon sens.
Modifié 13 octobre 2021 à 11:10
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13 octobre 2021 à 16:05
@Duchesse : Oui mais...
Le problème n'est pas tant que ce genre d'initiative punisse un coupable que ce qui peut se passer lorsque ce genre d'initiative considère qu'il a suffisamment de preuve pour juger un coupable et lui appliquer une sentence (le public shaming est une sentence).
La présomption d'innocence c'est foutrement important !
Nous vivons dans un état dans lequel nous préférons laisser un coupable ou même 10 en liberté plutôt que de condamner 1 innocent. C'est un parti pris.
Alors oui, on dira "le coupable va faire des victimes innocentes", certes. Mais il est dangereux de condamner les gens pour tout le bien qu'ils n'ont pas fait ou pour tout le mal qu'ils n'ont pas empêché. Il suffit d'une condamnation à tort pour la justice n'en sois plus une.
Innocent jusqu'à preuve du contraire.

C'est ça l'ennui avec ce genre de groupe : il se substitue à l'enquêteur, au juge et même au bourreau. Ce sont en plus des gens émotionnellement impliqués la plupart du temps du côté des victimes : elles ont donc une inclination naturelle à trouver et vouloir châtier un coupable.
Ils n'ont ni les compétences, ni les formations ni les droits d'enquêter qu'ont les policiers. Je pense que le vrai combat consiste à faire évoluer le gouvernement sur ce sujet pour une police spécialisée avec de meilleurs moyens.
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Duchesse
13 octobre 2021 à 19:28
Oui, alors là, on ne tombera jamais d'accord la présomption d'innocence et la présomption de culpabilité posent un problème étique.
Sauf que la présomption d'innocence c'est une violence systémique pour les femmes et les enfants. Un système judiciaire fait par des hommes, dont les postes importants sont détenus par des hommes et qui protège les hommes. Les plus hautes fonctions de la magistratures sont détenues par les hommes et ce n'est pas moi qui le dit mais le gouvernement.
justice.gouv.fr/art_pix/stat_Infostat_161.pdf

Il faut arrêter de faire comme si, si l'on arrêtait de partir du principe que les femmes et les enfants mentent, on mettrait nécessairement des innocents en prison à tour de bras. Ce ne serait pas le cas, il y aurait toujours des enquêtes et des instructions. Dans l'état actuel des choses, simplement, on considère toujours que les preuves sont insuffisantes, à moins d'avoir filmé ou des aveux ! Il suffirait de considérer les conclusions des experts comme des preuves. Dans l'état actuel des choses c'est une parodie et on jette l'argent du contribuable par les fenêtres. Certes les experts pourraient commettre des erreurs et il arriverait parfois de condamner un innocent. Mais je me permets de rappeler que de toute façon en France, pour viol on prend six mois de sursis. Ok, il pourrait y avoir à titre exceptionnel, des innocents -qui pourraient faire appel- incarcérés et ça ruinerait leur existence ainsi que celles de leur famille. OK.

Dans l'état actuel des choses des choses il y a de manière quasi systématique, des coupables relaxés, et c'est la vie de leurs victimes et leurs familles qui sont ruinés et de surcroit ils continuent de sévir et de ruiner d'autres existences.

Je vais te dire comment ça se passe une enquête quand il y a des violence sur les mineurs et les femmes, les juges (JE, JAF...), les flics commandent des tas de rapports sur lesquels s'appuyer pour pouvoir décider d'instruire ou pas, de condamner ou pas. On se farcit un examen à l'institut médico-légal qui dit qu'effectivement on est en état de stress post traumatique, qu'on a plus d'hymen et qu'a 4 ans c'est impossible, qu'on a des bleus ou que sais-je encore. Ensuite on nous envoie chez un expert psychiatre, la mère et l'enfant ; le psychiatre atteste de notre état psychologique fragilisé, d'un sspt, de TCA, blabla et par ailleurs d'aucune pathologie psychiatrique. Le juge des enfants commande une AEMO et on a des éducs qui viennent chez nous, qui constatent qu'on est de bonnes mères et la maison adaptée, on nous impose des médiations avec nos tortionnaires au terme desquels les médiateurs attestent de l'impossibilité de trouver une entente dans l'intérêt de l'enfant. Les experts psy rencontrent le tortionnaire et dit des choses comme "registre pervers, se comporte comme un petit roi déchu, narcissique, immaturité, incapacité à faire face à ses propres responsabilités, se pose en victime etc".

Ben ça suffit pas ! Demain ma pote juju va chez le JE, y a une enquête en cours pour viol de sa petite fille de 4 ans par le papa. Les rapports disent tout ce que je viens de te dire sur le papa, sur l'hymen de la petite fille qui a été entendue car elle racontait à maman qu'elle aime pas quand papa met les mains sur sa minette parce que les poils de ses mains la pique. Elle galère à faire entendre qu'il ne faut pas laisser la petite au papa, l'aemo préconise une demi journée en milieu médiatisé tous les 15 jours mais l'enquête est en cours depuis six mois alors elle doit laisser sa fille à cet homme qui est innocent jusqu'à preuve du contraire. Et quand l'enquête sera terminée -mais ça je n'ose même pas lui dire - ça sera classé sans suite faute de preuves. Celle pour violence psychologique et sexuelle sur la mère l'a déjà été.
Oui le psy dit que le père est un pervers, oui l'aemo dit qu'il ne peut pas assumer l'enfant, oui c'est une bonne mère et non la petite n'a plus d'hymen . Mais madame rien ne dit pour autant que c'est le papa qui a déchiré l'hymen, être pervers ne fait pas lui un pédophile.

Mieux les plaintes qu'elle déposées contre lui pour viol de sa fille, pour violence par conjoint pour elle et tout ce qu'elle entreprend, une fois que ce sera classé, le père les prendra et les mettra dans son dossier chez le jaf pour demander une garde alternée et accuser la mère d'aliéner l'enfant dans un contexte de conflit parental et de tout faire pour détruire les liens entre la petite et lui et pour étayer sa théorie il pourra mettre les plaintes classées sans suite par un autre magistrat qui fait loi.

Et pendant ces trèèèèèèès longs mois de violences institutionnelles durant lesquels le père harcèle la mère qui est tenue d'avoir des contacts avec son bourreau et de lui remettre l'enfant ; attention ! La mère n'a pas le droit à l'erreur, au moindre débordement émotionnel, à la moindre faiblesse, au moindre pétage de plomb sur le père, c'est la mère qui est folle et aliène l'enfant.

La présomption d'innocence c'est juste le prétexte derrière lequel on se cache pour faire perdurer un système patriarcal de violences systémiques non pas à l'encontre des accusés ou des victimes en général, mais des femmes et des enfants !

Ces problèmes de présomption d'innocence existent essentiellement dans les affaires familiales, les violences intrafamiliales, les viols, les violences psychologiques : les violences contre les femmes et les enfants !

A ce que je sache les prudhommes sont bien traditionnellement du coté des employés, les patrons ne tombent pas sous le coup de la présomption d'innocence de façon systémique comme ça ! Faut arrêter les conneries deux minutes. Quand les cambrioleurs se font choper, ou les délinquants en col blanc, on ne voit pas un tel taux d'affaires classées sans suite ou de relax. Ce sont des putains de violences institutionnelles face auxquels les femmes et les enfants n'ont aucune chance.

Ca va mieux en le disant :)
Modifié 13 octobre 2021 à 19:33
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Duchesse
13 octobre 2021 à 21:00
Oui, j'ai gratté en ligne, depuis qu'ils existent en France (2019), il n'y a eu aucun débordement, aucun lynchage, la police a collaboré avec eux dans de bonnes conditions, ils n'ont jamais cherché à faire justice eux-mêmes. La député du Val de Marne les a reçus et leur apporte leur soutien. Ce qu'ils font n'est pas illégal et pour le moment rien à signaler de particulier si ce n'est que la police travaille avec eux et que les arrestations sont faites par les forces de l'ordre.
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13 octobre 2021 à 21:16
@Duchesse : que penserais-tu d'un système dans lequel deux, trois ou quatre témoignages concordants constitueraient une preuve ?
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Hellangel
13 octobre 2021 à 21:24
@Duchesse : que penserais-tu d'un système dans lequel deux, trois ou quatre témoignages concordants constitueraient une preuve ?

C'est déjà théoriquement le cas. Pas besoin de preuve ADN/empreintes/autres pour caractériser un crime. Des témoignages concordants, de personnes inconnues entre elles potentiellement, sans lien d'intérêt, devraient déjà constituer une preuve. Le problème, c'est l'absence de formation de la police dans ces questions, et l'absence de bonne volonté des fois aussi. Et côté judiciaire, un laxisme total.

Des histoires de copines qui avaient des dossiers de ce style (plusieurs témoignages, etc) j'en connais. Le résultat est toujours le même : reçues comme des merdes par la police, discours culpabilisant sur le consentement/la tenue, et le peu de fois où ça aboutit à une enquête: des procédures inutilement longues, du harcèlement psychologique des autorités judiciaires, et, en cas de condamnation, quelques mois avec sursis "parce qu'il est jeune et c'est sa première condamnation", sans obligation de suivi psy, de soin, de thérapie, de prévention.

Aujourd'hui pour qu'un viol soit reconnu et condamné, il faut vraiment : aller chez les flics dans l'heure avec le sperme dedans, avoir des traces de violence, tomber sur des flics/médecins/juges compréhensifs et renseignés sur le sujet, et là, peut-être, on a enfin des vraies condamnations et des vrais suivis.

Je suis d'accord sur le principe de la présomption d'innocence. Mais la balance entre "condamnations à tort" et plaintes non-écoutées et non-abouties penche largement du côté de la 2e situation. Je pense que d'assouplir un peu ce qui fait office de "preuve" ferait pas mal. En parallèle de milliers d'autres mesures complémentaires (suivi des victimes, des agresseurs, thérapies, mesures de protection...).
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Duchesse
13 octobre 2021 à 22:07
@Duchesse : que penserais-tu d'un système dans lequel deux, trois ou quatre témoignages concordants constitueraient une preuve ?

C'est déjà le cas quand il s'agit d'arrêter les cambrioleurs mates de peau du coin ! Trois voisins qui disent que c'est eux, c'est amplement suffisant, pareil pour les ados qui foutent le feu à la poubelle de l'école, trois voisins qui les identifient c'est suffisant !

Y a que quand il s'agit de faire condamner des hommes par des hommes pour défendre les femmes et les enfants qu'un éducateur spécialisé, une mère, un enfant, deux psychiatre, un médecin légiste, une assistante sociale, des grands-parents, un médiateur etc etc c'est insuffisant ! Pas de mauvaise foi.
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Duchesse
13 octobre 2021 à 22:16
Exactement d'accord avec Hellangel. A un moment c'est absolument insensé d'amasser autant d'expertises et de preuves pour de toute façon dire qu'elles sont insuffisantes. Dans ce cas changez les experts ! Faut cesser de se moquer du monde, la petite fille de quatre ans accuse son père de mettre ses doigts dans sa minette, l'enquête est accablante et après avoir imposé un examen gyneco à une enfante de 4 ans qui révèle qu'il n'y a plus d'hymen, on te dit que ça prouve pas que c'est le père. Bah on savait que ca prouverait pas que c'est le père, alors à quoi bon lui imposer de tels examens ! Arrêtons l'hypocrisie deux minutes et refusons carrément les plaintes. Là ça sonne comme des bonnes excuses !

C’est à la victime de prouver non seulement qu’elle a été agressée mais en plus de prouver qui en est l’auteur. Y a Julia Foïs la chroniqueuse de France Inter qui a été violée par un inconnu dans une bagnole de mémoire. Elle a quand même eu de la présence d’esprit, et elle n’a pas dissocié, elle a tout de suite porté plainte, tout de suite raconté à un commerçant de proximité. Elle a pu être claire. Comme elle a pas dissocié, elle a été capable de faire faire un portrait robot ! Après avoir été violée et l’avoir raconté au commerçant, en état de choc, elle a pris une douche et mis ses affaires à la machine à laver.
Ils ont pris la plainte, fait un portrait robot, ausculte la victime qui n’avait pas de sperme sur elle. L’homme qu’elle a identifié, elle le connaissait pas ! Aucune raison de porter préjudice à un inconnu bordel, et c’est sur portrait robot! Y a eu un jugement -aux assises de mémoire - et bien il a été relaxé. Sa ligne de défense a été qu’il avait un sosie. Ils ont estimé ne pas être mesure de prouver que le monsieur était son agresseur. Non-coupable, il l’a regardée dans les yeux et lui ai dit qu’il est désolée qu’elle ait vécu ça mais que ce n’est pas lui.

Termine à dégagé !

babelio.com/livres/Fois-Je-suis-une-sur-deux/1211878
Excellent livre, elle a du style en plus.

L’an dernier j’étais le témoin clé qui a fourni les aveux écrits et avait recueilli le témoignage du coupable dans une affaire de viol. Re qualifie en agression sexuelle, pas d’assises, pas de témoins à la barre, j’ai même pas été convoquée à l’audience et il a pu mentir d’un bout à l’autre toute l’audience et il a pris 8 mois de sursis pour viol avec aveux écrits ! C’est systémique !
Modifié 13 octobre 2021 à 22:35
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Tilia TV
13 octobre 2021 à 22:18
la police a collaboré avec eux

Vieille tradition, notre police adore collaborer...
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Utilisateur supprimé
14 octobre 2021 à 10:43
J'étais d'abord assez surpris de ce que vous me décrivez et j'ai creusé un peu la question.

Vous savez... je comprends qu'en étant du côté des victimes, on peut ressentir un "manque d'aide de la part de la police". On peut aussi dire de l'incompétence si vous voulez. Mais je connais aussi des policiers, certains de la bac, certains à d'autres postes... bref. Je n'ai pas l'impression que leur truc ce soit de partir de l'idée "elle s'habille comme une pute donc elle l'a bien cherché" et encore moins s'en foutre et être expéditif quand il s'agit de laisser un violeur en liberté.
On se plaint de la police qui n'est pas assez formée et on juge que nous, en tant que simples citoyens, nous savons mieux qu'eux comment ils devraient faire leur travail.

Mais la balance entre "condamnations à tort" et plaintes non-écoutées et non-abouties penche largement du côté de la 2e situation..

Je suis d'accord. Oui. Le système est ainsi fait et je ne remets pas cette idée-là en question. Mais ce système permet également qu'il y ait peu de condamnations à tort. Les bases de notre république font que le droit français préfère une relaxe d'un coupable qu'une condamnation d'un innocent parce que dans le 2ème cas, ce sera une tragédie mais qui restera causée par un connard coupable alors que dans le 1er cas, c'est la justice qui agressera un innocent. C'est d'ailleurs grâce à ces mêmes bases que nous ne pratiquons pas la peine de mort, que nous ne pratiquons pas la torture et que nous n'acceptons pas que tous les coups soient permis en temps de guerre. Vous me direz "parfois ils s'arrangent avec ces principes" oui, mais c'est dans l'illégalité.

Concernant le témoignage, il faut distinguer deux choses :
- Je l'ai vu en train de coucher avec une fille de 4 ans, je l'ai vu en train de faire ces va-et-viens dans une gamine qui criait. (témoignage direct de l'infraction)
- Je l'ai vu emmener la fille à la maison, le lendemain, elle était en état de choc et n'était plus vierge. (éléments à verser au dossier et à apprécier dans une globalité)

C'est la même chose qu'avec le cambriolage et les incendies de poubelles. La question du témoignage c'est :
- Qui témoigne ?
- De quoi ?

Un système pénal dans lequel la preuve de culpabilité se fait par tous moyens permettant de remporter l'adhésion du juge et dans lequel 2 témoins, parfois 3 ou 4 selon la gravité des faits suffisent à faire condamner cela existe déjà et ça porte un nom : la charia.

Je vais même plus loin : il y a des affaires dans lesquelles l'aveu a été invalidé par la suite parce que cet aveu a été induit par la manière dont les forces de police ont interrogées le suspect. Plusieurs expériences ont prouvé qu'il était possible de créer l'illusion d'un souvenir par l'induction. Des personnes ont créé de faux souvenirs, parfois impliquant qu'un autre était coupable d'un fait parfois impliquant qu'ils étaient eux-mêmes coupable de ce fait.

Lorsqu'il s'agit de choses aussi graves, je trouve normal qu'il faille des preuves extrêmement solides et je ne blâme pas pour ça la police ou le système parce qu'ils n'arrêtent pas les coupables. Je plaide en revanche pour faire évoluer les techniques, la technologie, etc etc pour obtenir de plus en plus facilement des preuves à charge. C'est déjà en train d'arriver petit à petit : le téléphone permet de localiser les gens en temps réel et de retracer leurs déplacements, etc. Tout est de plus en plus surveillé et enregistré.
On peut être contre cette surveillance généralisée, mais c'est néanmoins le meilleur moyen de savoir ce qu'il se passe et même si nous n'en avons pas besoin 99% du temps, le 1% du temps où ça manque, c'est un manque cruel.
C'est à mes yeux le seul moyen d'augmenter le taux de condamnation pour les coupables ET de baisser le taux de condamnation pour les innocents. L'augmentation de la sécurité ne peut se faire sans baisser une certaine forme de liberté ou droit à la vie privée. Pour ma part, j’y consens parce que l'idée de laisser un coupable en liberté faute de preuve accablante m'est aussi insupportable que celle de condamner un innocent et cela justifie de faire un effort.


Encore une chose : la majorité des magistrats sont aujourd'hui des femmes, c'est vrai pour les juges et pour les autres corps. Une exception : les postes très élevés sont encore occupés par des hommes, néanmoins, c'est en 45 je crois que la magistrature s'est ouverte aux femmes (interdites avant) et je pense que les carrières longues et donc les postes plus élevés sont encore un peu une relique de l'ancien temps. Concernant les juges pour enfants, c'est presque 2x + de femmes.
L'école de magistrature, c'est 80% de femmes. Il est assez clair que les choses sont en train de changer.
Modifié 14 octobre 2021 à 10:55
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Utilisateur supprimé
14 octobre 2021 à 13:28
Petit écart parce que ca tombe tellement trop dans le sujet : il y a la série criminal sur netflix (que je trouve assez passionnante d'ailleurs) qui traite pile poil le sujet.
Criminal royaume unis, saison 2 épisode 2 : le prévenu est accusé de viol.
Saison 2 épisode 3 : la prévenue fait partie d'un collectif comme la team moore (avec des méthodes différentes de celles décrites pour la France, je le souligne).

J'aimerais éviter de spoiler. Vraiment les deux sont dans le sujet.
Oui c'est une série mais elle s'inspire de faits réels pour plusieurs affaires au moins si ce n'est pour toutes. C'est des épisodes d'une heure qui ne montrent que l'interrogatoire de police. Je trouve que c'est plus instructif sur notre manière de juger une situation que sur le système (qui d'ailleurs n'est pas le même au Royaume uni et en France). C'est psychologiquement très intéressant ce qui se passe dans nos têtes. Vous pouvez attaquer chaque épisode sans avoir vu les autres, il n'y a pas d'histoire qui se continue d'un épisode à l'autre.
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Duchesse
14 octobre 2021 à 13:52
Je ne devrais peut-être pas participer à la conversation, dans mon état de nerfs actuel, je suis furieuse ! La plainte pour viol sur la petite fille a été classée sans suite !!!!

Eu égard à la plainte en cours, le juge des enfants avait réduit les droits de visite et d'hébergement du père à un après-midi tous les quinze jours et commandé une enquête sociale qui a été réalisée et dont je vous ai déjà donné la teneur. L'AEMO n'est pas là pour statuer ou non de l'abus sexuel mais pour déterminer si l'enfant peut être laissé avec cet homme, après enquête sociale, c'est non.
Eh bien aujourd'hui le juges des affaires familiales s'est passé de ce rapport qui n'a pas été commandé par lui mais le juge des enfants est a rétabli un Droit de Visite et d'Hébergement classique (un weekend sur deux et la moitié des vacances scolaires) au père, au nom du fait que la plainte est classée sans suite, et ce jusqu'à ce que tout le monde soit convoqué par le le juge des enfants qui prendra sa décision en se basant en partie sur l'opinion de ses collègues de la police (des hommes ) qui ont classé sans suite, le jaf (un homme) qui a rétabli les DVH, et les travailleuses sociales qui ont fait l'enquête (des femmes). Le tout sur fond d'une partie adverse qui va utiliser tout le travail des condés et de la justice de merde pour prouver que la mère est une folle qui aliène les enfants et les travailleuses sociales des femmes qui font du zèle!
La semaine prochaine la maman ne va pas remettre la petite fille et le pervers va aller porter plainte pour non présentation d'enfants et croyez-moi que ça va être instruit et ajouté au dossier du père pour se pointer chez le juge des enfants et hurler à l'aliénation parentale.

Encore un sac à merde de fils de pute qui va monter en haut des grues pour dire qu'en France la justice est du côté des mères alors qu'absolument pas !

En France si un homme n'a pas la résidence alternée -ce qui est l'immense majorité des cas - c'est qu'il a été condamné pour des violences sur les enfants ou qu'il ne l'a pas demandée !

Par défaut, tout homme qui réside à distance acceptable de l'école des enfants, n'a pas de condamnations pour violence et demande une résidence alternée l'obtient ! Les sacs à merde en haut des grues ne sont que des pervers et ça n'a rien de nouveau. Pensez-y la prochaine fois que vous entendrez un homme faire ouin-ouin qu'il ne voit plus ses enfants à cause de sa méchante ex.

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Tu fais exprès d'être sourd Dante, tu choisis des exemples ou le doute est permis et où ne peut qu'abonder dans ton sens. Maintenant prends l'exemple de l'affaire de 2020 dont j'ai été la témoin. L'accusé c'était un plan cul que j'avais "largué" car c'était un putain de pot de colle "fou de moi", un pervers qui tentait la lune de miel en réalité. C'est chez moi à essayer de me bourrer la gueule pour me bourrer le cul qu'il a passé la soirée, il est parti à 00h30. Le lendemain ce fêlé de pot de colle voulait qu'on se voit et je ne voulais pas, donc ouin-ouin, forcing etc pour me faire changer d'avis. C'est là que du coup il a tenté sur messenger en me disant "allez stp, en plus je vais pas bien hier, je suis rentrée, j'ai voulu réveiller Caroline, elle l'a mal pris". Réveiller ? "Oui je lui ai fait un cunni et mis des doigts, je me suis dit que ca lui ferait plaisir, elle a pété un plomb, y a un froid, je vais pas bien". Je précise que ce n'était ni sa nana ni un plan cul et que contrairement à ce que dit l'article, elle dormait sur le clic-clac et lui le lit.
Ce sac à merde m'avait dit ce soir là que cette personne prenait des cachets pour dormir, en réalité du subutex pour lutter contre une addiction aux benzos, suite à un deuil compliqué.

Des mois plus tard la victime a porté plainte et m'a retrouvée via des connaissances communes, j'ai imprimé les aveux de l'enfoiré et je les ai remis aux flics pendant mon audition. Ben c'est le procureur et les flics qui ont incité la victime désemparée a accepter que ce soit requalifié en agression sexuelle plutôt que viol malgré la pénétration digitale. Le fait qu'elle ait été endormie et sous traitement et qui l'ai su est théoriquement une circonstance aggravante, je te signale. Donc pas d'assises mais correctionnelle, donc pas d'expertise psychiatrique, pas de Duchesse à la barre.

Et voici comment ça s'est passé et comment cette merde a récrit toute l'histoire, nié et traité sa victime de menteuse à l'audience. Il a quitté le tribunal libre et est retourné travailler avec les enfants dans la fonction publique. Parce que ça aussi c'est systémique ; inscription au fichier des délinquants sexuels veut dire que tu ne peux pas postuler car ton employeur va faire une demande d'extrait de casier. Mais si tu y travailles déjà ; l'état (justice) ne va pas avertir l'état (éducation nationale) ; bah non, c'est trop compliqué ça aussi tiens ! Cette merde est ressortie LIBRE !

A quel moment tu trouves que cette affaire manque de preuves matérielles !?

Cadeau, le court article de la presse locale. Je vous laisse deviner qui est l'ami qui a rédigé le sms sur le consentement dont ils parlent : BIBI.

Arrête de me dire que c'est au nom d'une quelconque étique que les affaires sont traitées comme ça. C'est un système au service du patriarcat ; un point c'est tout !

***

En septembre 2018, alors qu’ils dorment ensemble, un jeune homme agresse sexuellement une amie. Lundi, il a été condamné à une peine avec sursis.


Tribunal judiciaire de Bip
L’histoire d’amitié qui unissait Julien et Caroline (*) est bel et bien terminée. Dix ans au moins qu’ils se connaissaient. Ils sont une joyeuse bande, demeurant dans l’Indre, qui, pour poursuivre des études supérieures, rejoint BIP.
En septembre 2018, des vicissitudes logistiques font que Caroline et Julien vont être, pendant quelques jours, hébergés chez l’un de leurs amis communs. Julien et Caroline ont pris l’habitude de dormir dans le même canapé. Sans ambiguïté.
« Une femme qui dort ce n’est pas une femme qui dit oui »
Dans la nuit du 27 au 28 septembre, pourtant, tout dérape. D’après Caroline, Julien a profité qu’elle soit endormie pour exercer sur une elle une pénétration digitale. Ce que le jeune homme de 30 ans réfute.
Il reconnaît avoir posé sa main sur son sexe, mais par-dessus son short, expliquant qu’il la croyait éveillée. Il lui présente ses excuses. Elle lui demande de garder le silence. Ce que Julien ne fera finalement pas.
Leur cercle amical est rapidement mis au courant. L’une de leurs amis, via un échange de SMS avec Julien, met un nom sur ce qu’il décrit : une agression sexuelle caractérisée. « Une femme qui dort, ce n’est pas une femme qui dit oui », lui rappelle celle-ci à bon escient. En filigrane, toujours, la notion du consentement.
Auprès du groupe, Julien a visiblement réécrit un peu l’histoire. « Facile de noircir quelqu’un qui est cabossé », souligne Me Cécile , l’avocate de Caroline qui, après en avoir parlé à ses proches, porte plainte. Six mois après les faits. Car, oui, Caroline, via un traitement de substitution, essaye de se débarrasser d’une addiction à un médicament ; oui, elle a été fragilisée par la mort de son père, en 2017, et prend alors des anxiolytiques.
Lundi, à l’audience, l’une et l’autre ont campé sur leurs positions. Selon elle, c’est après le retour de Julien dans l’appartement que l’agression sexuelle a eu lieu. De son côté, ce dernier explique qu’ils se sont couchés au même moment, après avoir regardé un film et s’être fait des câlins. La jeune femme répète qu’ils n’étaient que des amis. Pas davantage.
Joël , au nom du ministère public, fait état de « faits matériellement établis » et d’un « dossier d’amitiés trahies ». Pour l’avocate de la défense, l’intentionnalité du geste n’est pas démontrée. Et l’auteur et la victime ont gardé des liens après les faits, avant le dépôt de plainte.
Le tribunal a condamné Julien à huit mois de prison avec sursis mise à l’épreuve pendant deux ans. Il devra se soigner, réparer les dommages et suivre un stage de responsabilisation et sensibilisation aux infractions à caractère sexistes. Il figure désormais sur le fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles et violentes (Fijais).
(*) Le prénom de la victime a été modifié.
Modifié 14 octobre 2021 à 13:57
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Gras
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