Comme le titre l'indique, à vous de trouver un fantasme drôle, improbable ou même banal, en rapport avec le métier donné. Ensuite, proposez le métier de votre choix.
Une vétérinaire, s'en allant pour intervenir,
Par la chaleur estivale, légèrement vêtue,
Pour une jument en difficulté de mettre bas sans y parvenir,
La petite robe délicatement soulevée par la bise matinale, subitement survenue,
Ne laissa pas indifférent le maitre de l'animal,
Il regarda faire la professionnelle tout en l'assistant au besoin,
La galanterie fut payante car non sans mal,
La jument pu faire naître son poulain,
Libérant ainsi la vétérinaire de toute contrainte,
Celle-ci se laissa aller, grisée et comblée de son succès, dans les bras généreux de cet homme, dont l'attirance n'était point feinte.
Après avoir ajusté corset et bas, elle reprit la route,
Car sans nul doute, les travaux sur le chemin,
Un grutier, elle croisa par destin.
Moochette
23 juillet 2022 à 23:47
Là, Il l'avait vue
Cette grande grue
Elle était belle et très grande
Lui, petit homme, rêvait de la grimper
D'escalader sa jambe
A mi-chemin, il s'est reposer
L'a longuement carresser
Puis a continué à l'escalader
A son sommet IL l'a l'embrassé
Et accroché à son échasse
Pour finir il a pu admiré
D'en haut la populace
Et dans cette rue animée
De tous ces gens en plein labeur
Celui qu'il a de suite remarqué
Fut un joyeux ÉBOUEUR
MaxenceC
24 juillet 2022 à 11:05
Un matin très tôt, où un grand nombre de concitoyens dorment encore,
Un camion roule dans la brume,
Des hommes mettent dans une benne les poubelles qu'on sort,
Et tout ceci pour quelques thunes,
Un métier bien utile et physique,
Qui requiert la force plutôt que la trique,
Mais libére l'homme bien avant la fin de la journée,
Où une fois chez lui, bien lavé, pourra s'adonner,
Aux plaisirs que la vie lui offre,
Simples jouissifs ou musique plein de coffre.
Musicien.
Lioubov
24 juillet 2022 à 11:27
Musicien, je l'ai été. Longtemps.
Et vu le nombre de petites pépés
Que ce métier m'a procuré,
Entre musicien et musichien,
Le "h" est important.
Député.
Utilisateur supprimé
24 juillet 2022 à 11:51
Un matin très tôt, où un grand nombre de concitoyens dorment encore,
Un camion roule dans la brume,
Des hommes mettent dans une benne les poubelles qu'on sort,
Et tout ceci pour quelques thunes,
Un métier bien utile et physique,
Qui requiert la force plutôt que la trique,
Mais libére l'homme bien avant la fin de la journée,
Où une fois chez lui, bien lavé, pourra s'adonner,
Aux plaisirs que la vie lui offre,
Simples jouissifs ou musique plein de coffre.
Musicien.
Hep ! Pas touche à mon luthiste !
Un concert ; pas davantage.
Au mieux, tournez-lui la page,
Mais pas touche, non, j'insiste !
Et puis poussez-vous de là,
Que je puisse mieux m'y mettre,
Voyez-vous, comme cela,
A genoux devant mon maître.
Ne m'en veuillez pas surtout :
Ce m'est un commandement,
Lorsque sur son instrument
Sa main va et vient au bout...
Sentez-vous sa mélodie
Se faire toute envoûtante,
Et d'envoûtante harmonie
Pleurer des notes coulantes ?
Si le ton soudain vous touche,
C'est que dans une minute,
Je m'en viens ouvrir ma bouche,
Afin d'emboucher la flûte !
Certes, pour une fois, non,
Je ne compte pas chanter :
A vous, ami.es, d'inviter
L'organe d'un baryton.
Moochette
24 juillet 2022 à 12:05
Il était un baryton
Qui aimait plonger
Dans les barils de thon
Il adorait y patauger
Au milieu des sirènes
Elles n'avaient pas de vaine
Hey ! vire de là gougnafier
S'écrit soudain le POISSONNIER
Utilisateur supprimé
24 juillet 2022 à 17:01
Il était un baryton
Qui aimait plonger
Dans les barils de thon
Il adorait y patauger
Au milieu des sirènes
Elles n'avaient pas de vaine
Hey ! vire de là gougnafier
S'écrit soudain le POISSONNIER
Mdrr^^
Au rouget ! A la sole ! Aux coqu' ! A la sardine !
Gueule sur son étal un marchand de marée.
La cagole d'en face, à son cri préparée,
Lui répond en criant : Mets-la donc en sourdine !
Je m'entends pas crier ! Ya pas qu'toi dans cett' rue !
Au bel homard tout frétillant ! Au merluchon !
Il renchérit : Attends donc voir, mon p'tit bouchon :
Elle est bien grasse ! Elle a d'beaux yeux, ma bell'' morue !
Elle : L'écoutez pas, M'sieurs dam', Au beau maqu'reau
Qu'a une gross' queue ! Au bulot moelleux comm' un' paire !
Lui, braillant plus encore : A la daurad' qui y sait faire
Et qu' aim' bien ça ! On la prend à mêm' mon tomb'reau !
Elle, hurlant : Au bar si gros qu'y en a pour trois !
C'est si bon quand c'est d'dans qu'on y r'vient par deux fois !
Une heure à ce tarif, et toute la chaussée
N'entend plus que les cris et les coups de ces deux ;
Le bistrotier voisin, qui s'exaspère d'eux,
En appelle à l'agent de la maréchaussée.
MaxenceC
24 juillet 2022 à 17:06
Le député poissonnier.
Il est d'un temps où le métier excercé influe sur la manière,
Le poissonnier devient de la mer député,
Mais ne sachant pas trop faire,
Imprégné de l'odeur de la mer, il devint vite dépité,
Il perdit de sa superbe,
Et finit même par devenir imberbe,
Renvoyer dans ces caisses,
Heureusement pas celles qui sortent de ses fesses,
Il savoura enfin le retour aux sources,
Puisqu'à bord de son bateau, une femme il trousse,
Essayant de lui mettre avec finesse,
Mais parfois avec rudesse,
Quelques caresses appuyées,
A cette friponne enivrée.
Quel joie d'être un Batelier finalement.
MaxenceC
24 juillet 2022 à 17:07
Arg, Ardsy, nous nous sommes croisés.
Utilisateur supprimé
24 juillet 2022 à 17:23
Un chant de marin que vous connaissez peut-être...?
Chantons pour passer le temps
Les amours jolies d'une belle fille
Chantons pour passer le temps
Les amours jolies d'une fill' de ... ans.
Aussitôt qu'elle fut promise,
Aussitôt elle changea de mise
Et prit l'habit de matelot
Pour s'embarquer à bord du navire,
Et prit l'habit de matelot
Pour s'embarquer à bord du vaisseau
Le capitain' du bâtiment
Était enchanté d'un si beau jeune homme,
Le capitain' du bâtiment
Le fit appeler sur l'gaillard d'avant. Beau mat'lot ton joli visage,
Tes cheveux et ton joli corsage
Me font toujours me souvenant
D'une jeun' beauté que j'ai tant aimée,
Me font toujours me souvenant
D'une jeun' beauté du port de Lorient.
Mon capitaine assurément
Vous me badinez, vous me faites rire
Je n'ai ni frère ni parent,
Et ne suis pas née au port de Lorient.
Je suis née à la Martinique
Et de plus, je suis enfant unique,
Et c'est un vaisseau hollandais
Qui m'a débarquée au port de Boulogne
Et c'est un vaisseau hollandais
Qui m'a débarquée au port de Calais.
A bord du même bâtiment
Z'ont vécu sept ans sans se reconnaître,
A bord du même bâtiment
Se sont reconnus au débarquement. Puisque enfin, l'amour nous rassemble,
Nous allons nous marier ensemble ;
L'argent que nous avons gagné
Il nous servira dans notre ménage,
L'argent que nous avons gagné
Il nous servira pour nous marier.
Celui qu'a fait cette chanson,
C'est le gars Camus, gabier de misaine,
Celui qu'a fait cette chanson,
C'est le gars Camus, gabier d'artimon.
Matelot, faut hisser d'la toile,
Au cabestan, faut qu'tout l'monde y soye
Et vire, vire, vire donc,
Sans ça t'auras rien dedans ta gamelle
Et vire, vire, vire donc
Sans ça t'auras pas d'vin dans ton bidon !
MaxenceC
24 juillet 2022 à 20:05
Avec vous j'apprends des choses. Je ne connaissais pas. Merci pour ce partage.
MaxenceC
24 juillet 2022 à 20:05
Agent de la maréchaussée,
Nous les appelions prévôts,
Sur leur fidèle destrier, la loi ils appliquaient,
N'ayant pas pour rôle la collecte des impôts,
Leur rôle consistait à protéger la veuve et l'orphelin, et ils s'y maintenaient,
Quand les armées du Roy guerroyaient,
Les pillards, les brigands ils arrêtaient,
La discipline, l'obéissance, l'abnégation était leur devise,
Cet agent de la maréchaussée au service du bien était,
Mais quand bien même il fallait combattre avec le fusil qui vise,
Il ne se démontait pas et affrontait le danger,
La révolution passa par là et la maréchaussée fut réorganisée.
Mais au final, chasser le bandit,
Telle une abeille butineuse et discrète,
Il restait aux aguets, ça c'est dit,
Pour poursuivre sa mission secrète.
Tel un agent secret.
Modifié
24 juillet 2022 à 20:06
Utilisateur supprimé
25 juillet 2022 à 01:40
Oh ! Un double vit ! ^^
Utilisateur supprimé
25 juillet 2022 à 02:08
L'espionne regarde par un trou de serrure sa cible. L'homme est en galante compagnie nu sous le drap de soie.
La vision de la scène érotique excite la professionnelle qui ne peut s'empêcher de caresser son sexe à travers son pantalon. Il lui en faut davantage. Pantalon et culotte baissés, elle stimule son clitoris avec le canon de son arme.
-> forgeron
Utilisateur supprimé
25 juillet 2022 à 08:13
L'espionne regarde par un trou de serrure sa cible. L'homme est en galante compagnie nu sous le drap de soie.
La vision de la scène érotique excite la professionnelle qui ne peut s'empêcher de caresser son sexe à travers son pantalon. Il lui en faut davantage. Pantalon et culotte baissés, elle stimule son clitoris avec le canon de son arme.
-> forgeron
Dans un hameau côtier de la Scandinavie,
Un forgeron était à affûter sa hache.
Il s'allait polissant, absorbé par sa tâche,
Ne voyant pas des yeux qui le couvraient d'envie.
Pourtant, qu'il aurait du ! Il aurait bien du, car
S'il s'était retourné, délaissant son outil,
Il aurait vu, drapée d'un hunier de coutil,
Une ondine cachée à l'ombre d'un drakkar.
Mais le fer occupait son cœur plus que cela,
Et l'espiègle beauté, moins que le fer chanceuse,
N'eut que sa vue pour elle et ses doigts d'allumeuse
Pour, seule, s'élever jusques en Walhalla.
Modifié
25 juillet 2022 à 08:14
Utilisateur supprimé
25 juillet 2022 à 08:13
Maréchal-ferrant.
MaxenceC
25 juillet 2022 à 10:58
Oh ! Un double vit ! ^^
Je me permets une pause,
Pour répondre à cette laconique prose.
Un double vit ! Voilà qui est bien dit !
Autant soit prioritaire la mission,
S'agissant point de charité ici,
Quelques appétences toutes désignées comme évasions,
Prenons cela comme un sensuel écart,
Pour Évacuer le stress tout en finesse,
Se comporter avec fougue, mais maintenir ses égards,
Le temps de cette copulation des âmes, des corps ,enhardis par cette volupté.
MaxenceC
25 juillet 2022 à 14:42
Maréchal-ferrant.
Métier encore actuel, comme un clin d'oeil à l'air du temps,
Car maintenant, ce temps, nous ne le prenons plus,
Pressés comme des citrons ou pressés de la vie pour motifs parfois futiles mais incessants,
Pourtant certaines choses à la Maréchale Ferrante ne lui ont pas déplu,
La belle cavalière de sa jument propriétaire,
Ne la laissa pas indifférente, bien au contraire,
Au grand dam de son assistant, qui très à l'étroit,
n'eut droit que pour compensation, d'être autorisé à voir,
Ni de toucher, ni commenter, pourtant si bandé et droit.
Paysagiste.
Modifié
26 juillet 2022 à 08:34
Utilisateur supprimé
26 juillet 2022 à 23:58
Maréchal-ferrant.
Métier encore actuel, comme un clin d'oeil à l'air du temps,
Car maintenant, ce temps, nous ne le prenons plus,
Pressés comme des citrons ou pressés de la vie pour motifs parfois futiles mais incessants,
Pourtant certaines choses à la Maréchale Ferrante ne lui ont pas déplu,
La belle cavalière de sa jument propriétaire,
Ne la laissa pas indifférente, bien au contraire,
Au grand dam de son assistant, qui très à l'étroit,
n'eut droit que pour compensation, d'être autorisé à voir,
Ni de toucher, ni commenter, pourtant si bandé et droit.
Paysagiste.
Ne nous nounoyez pas sur ce fait, bon Maxence :
Si vous manquez de temps, c'est bête, quand on pense
Que la vie vient aussi à manquer sans le temps...
Mais elle ferre donc son second, je l'entends...
Pour le paysagiste, il faut dire... que dire...?
Ah ! j'ai ! ^^ Pauvre bonhomme ! Se coincer le frangin
Dans ce banc de métal percé de mille trous
Qu'il a juste scellé au ciment, sans écrous :
Quelle idée lui a pris d'y forcer son engin !
Sans doute son neurone amoindri et unique
Aura-t-il pris le pas de son esprit phallique,
Et lorsqu'il vit ces trous par milliers sur le siège,
Il tenta de l'y mettre, et tomba dans le piège.
Combien de temps encor lui faudra-t-il tenir ?
Le métallier rira qui va devoir venir...
Modifié
27 juillet 2022 à 00:00
MaxenceC
28 juillet 2022 à 10:48
Le Métallier a un don,
On pourrait presque le qualifier de magicienne,
Car le dur et le froid, que cela ne tienne,
Il peut le transformer en braises, puis le ramollir lentement, avec une certaine salacité, au fond,
Rappeler ainsi une étreinte de corps,
Ou bien plus simplement changer le laid en beau,
Car sans peine et sans remords,
L'armure scintillante ornée du sceau,
De cette elfe de la nuit,
N'aurait pu briller, ni protéger, sans lui.
Je laisse à votre imagination libre la main,
Pour le métier prochain.
Ou bien clôturons ce topic pour rebondir sur autre chose.
Comme le titre l'indique, à vous de trouver un fantasme drôle, improbable ou même banal, en rapport avec le métier donné. Ensuite, proposez le métier de votre choix.
Je commence avec le premier, à la blague facile,
Boulanger