La crise…

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Légion
14 août 2023 à 09:25
Bonjour à tous,

Derrière ce titre énigmatique se cache la triste réalité de la crise de la quarantaine. Et surtout un témoignage sans faux semblants de ma vie.

A l’aube de mes 40 ans, j’ai eu, il y a quelques semaines, une révélation.
Tout d’abord cela a commencé quand je me suis vu dans le miroir. Et j’ai pris peur.
Le corps ne reflétait plus du tout l’image que j’avais de moi. J’ai pris du poids (beaucoup). Je donne l’impression d’avoir dix ans de plus que mon âge à cause de mon manque de sommeil chronique.
Et soyons clair une libido en berne.

Alors je me suis mis au sport. Difficilement, j’avoue. Les courbatures ont parfois eu raison de ma volonté.
Mais j’essaie tout de même, de continuer.
Je vois que cela me fait du bien.

Et puis je retrouve un certain attrait au sexe.
Certain est un euphémisme. Disons plutôt que j’ai tout le temps envie.

Alors est ce parce que je fais du sport ou alors la bonne vieille crise de la quarantaine ?

N’hésitez pas à répondre et à débattre de ce sujet. Et à me poser des questions qui pourraient m’aider à répondre à mes propres questions.

Je ne me sens pas mal dans ma peau mais plutôt dans l’inconfort de ne pas comprendre ce qui m’arrive.
Soyez respectueux
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Réponses

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Cherryy
14 août 2023 à 10:29
La pratique du sport ayant un impact sur la testostérone, l'amélioration de la libido n'est pas une surprise 😄
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Légion
14 août 2023 à 10:32
En effet cela a un impact. Mais pourquoi ce sentiment d’accomplissement alors ?
Soyez respectueux
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Cherryy
14 août 2023 à 10:38
En effet cela a un impact. Mais pourquoi ce sentiment d’accomplissement alors ?

Le sport permet la libération de nombreuses hormones qui jouent sur notre humeur/notre sommeil etc 😄 Cela participe à notre bien-être !
Soyez respectueux
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Gascon
14 août 2023 à 10:43
Le sport permet la libération de nombreuses hormones qui jouent sur notre humeur/notre sommeil etc 😄 Cela participe à notre bien-être !

Tiens, j’ai appris un truc sur mon quotidien.
Soyez respectueux
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Duchesse
14 août 2023 à 10:52
En effet cela a un impact. Mais pourquoi ce sentiment d’accomplissement alors ?

Endorphine, dopamine, c’est les hormones du bonheur, on peut même y être accro.

Et puis quand on fait du sport on sent énergique, puissant•e, capable, c’est bon pour l’estime de soi.
Soyez respectueux
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Légion
14 août 2023 à 11:44
En effet cela a un impact. Mais pourquoi ce sentiment d’accomplissement alors ?

Endorphine, dopamine, c’est les hormones du bonheur, on peut même y être accro.

Et puis quand on fait du sport on sent énergique, puissant•e, capable, c’est bon pour l’estime de soi.

Pour l’estime de soi, je vais encore attendre.
Même si certaines personnes me disent voir les changements physiques, perso quand je regarde le miroir, je vois toujours le surpoids.

Concernant les hormones et l’addiction, je confirme. Je ne sais plus faire sans transpirer plus d’une heure par jour.
J’en viens même à utiliser mes insomnies ou mon sommeil pourri pour aller m’entraîner tôt.
Soyez respectueux
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Matt-Sarme
14 août 2023 à 11:55
Concernant les hormones et l’addiction, je confirme. Je ne sais plus faire sans transpirer plus d’une heure par jour.
J’en viens même à utiliser mes insomnies ou mon sommeil pourri pour aller m’entraîner tôt.

L'addiction au sport, comme toute addiction, est dangereuse. Elle augmente le risque de blessures, parfois grave, et peuvent pousser à délaisser sa vie personnelle pour se consacrer au sport. Qui plus est, alors que tu t'es mis au sport pour améliorer ton image de toi-même, la bigorexie (c'est le nom de cette addiction) peut pousser mener à être obsédé par son physique : jamais assez musclé, jamais assez performant, toujours trop gros...
Évidemment, je ne te conseille pas d'arrêter le sport. Si tu en as besoin pour reprendre ta vie en main, grand bien te fasse. Mais fais attention à toi. Le sport c'est comme tout : il faut être raisonnable. Ma chérie a failli tomber dans cette addiction, on sait que ça peut être compliqué. Si tu as besoin d'en discuter, je suis sûr qu'elle acceptera avec plaisir de te donner quelques conseils.
Bon courage, je ne peux que te souhaiter d'être bien dans ta peau :)
Soyez respectueux
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Tilia TV
14 août 2023 à 12:03
[...] je vois toujours le surpoids.

Ton ICM te dit quoi ?

J’en viens même à utiliser mes insomnies ou mon sommeil pourri pour aller m’entraîner tôt.

Privilégie tout de même le sommeil !

Bon courage a toi, profite pour découvrir des choses que tu n'as jamais pu aborder durant tes 40 premières années (théâtre, dessin, randonné, apprentissage d'une langue ...)
Soyez respectueux
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Légion
14 août 2023 à 12:03
Concernant les hormones et l’addiction, je confirme. Je ne sais plus faire sans transpirer plus d’une heure par jour.
J’en viens même à utiliser mes insomnies ou mon sommeil pourri pour aller m’entraîner tôt.

L'addiction au sport, comme toute addiction, est dangereuse. Elle augmente le risque de blessures, parfois grave, et peuvent pousser à délaisser sa vie personnelle pour se consacrer au sport. Qui plus est, alors que tu t'es mis au sport pour améliorer ton image de toi-même, la bigorexie (c'est le nom de cette addiction) peut pousser mener à être obsédé par son physique : jamais assez musclé, jamais assez performant, toujours trop gros...
Évidemment, je ne te conseille pas d'arrêter le sport. Si tu en as besoin pour reprendre ta vie en main, grand bien te fasse. Mais fais attention à toi. Le sport c'est comme tout : il faut être raisonnable. Ma chérie a failli tomber dans cette addiction, on sait que ça peut être compliqué. Si tu as besoin d'en discuter, je suis sûr qu'elle acceptera avec plaisir de te donner quelques conseils.
Bon courage, je ne peux que te souhaiter d'être bien dans ta peau :)

Je te remercie pour ces explications.
j’ai tendance à me dire certains jours que je pourrais en faire plus. Malgré la fatigue.
Quand je vois sur ma Watch, mes performances et les résultats de tel ou tel exercice.
Est ce ce que vivait ta compagne ?
Soyez respectueux
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Matt-Sarme
14 août 2023 à 12:08
Je te remercie pour ces explications.

Avec plaisir ;)

j’ai tendance à me dire certains jours que je pourrais en faire plus. Malgré la fatigue.
Quand je vois sur ma Watch, mes performances et les résultats de tel ou tel exercice.
Est ce ce que vivait ta compagne ?

Dans son cas, elle s'efforçait de se sortir de l'alcoolisme et était donc dans un moment de grande vulnérabilité. C'est souvent en essayant de sortir d'une addiction qu'on tombe dans une autre.
Pour le reste, je préfère ne pas parler à sa place. Je lui demanderai si elle veut prendre un petit moment pour te répondre quand elle sera réveillée ;)
Soyez respectueux
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Légion
14 août 2023 à 12:25
Justement je suis aidé par un collègue devenu un pote depuis. Qui m’a donné tous les conseils possibles et imaginables.

Mon cas de conscience déclencheur de tout ça et de cette « crise », ça a été un accident de sport justement et surtout c’est saloperie d’image dans le miroir.
Soyez respectueux
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Duchesse
14 août 2023 à 12:38
Concernant les hormones et l’addiction, je confirme. Je ne sais plus faire sans transpirer plus d’une heure par jour.
J’en viens même à utiliser mes insomnies ou mon sommeil pourri pour aller m’entraîner tôt.

L'addiction au sport, comme toute addiction, est dangereuse. Elle augmente le risque de blessures, parfois grave, et peuvent pousser à délaisser sa vie personnelle pour se consacrer au sport. Qui plus est, alors que tu t'es mis au sport pour améliorer ton image de toi-même, la bigorexie (c'est le nom de cette addiction) peut pousser mener à être obsédé par son physique : jamais assez musclé, jamais assez performant, toujours trop gros...
Évidemment, je ne te conseille pas d'arrêter le sport. Si tu en as besoin pour reprendre ta vie en main, grand bien te fasse. Mais fais attention à toi. Le sport c'est comme tout : il faut être raisonnable. Ma chérie a failli tomber dans cette addiction, on sait que ça peut être compliqué. Si tu as besoin d'en discuter, je suis sûr qu'elle acceptera avec plaisir de te donner quelques conseils.
Bon courage, je ne peux que te souhaiter d'être bien dans ta peau :)

Je te remercie pour ces explications.
j’ai tendance à me dire certains jours que je pourrais en faire plus. Malgré la fatigue.
Quand je vois sur ma Watch, mes performances et les résultats de tel ou tel exercice.
Est ce ce que vivait ta compagne ?

Ouais alors effectivement… Méfie-toi. Je suis tombée dans la bigorexie, couplée à l’orthorexie.
10 h et plus de sport par semaine, fitness, crossfit, muscu, course, escalade, body combat, step, tout y passait.
J’avais installé des barres de traction dans mon salon, step, poids, élastique, roue, etc.

Je m’entraînais une heure de matin intensivement et en fait je ne tenais pas jusqu’au lendemain, les gosses à la sieste je faisais de la corde à sauter en plus, je me levais aux aurores pour pouvoir aller courir avant que mon mec parte et que j’ai les enfants. Ensuite je m’étrainais dans la matinée et je me rajoutais toujours des defits à la con style : je vais juste faire le top body challenge en plus, juste popotin galbé et rebondi en plus.

C’était de la folie furieuse, je ne pouvais plus avaler autre chose que des céréales, des fibres, des protéines et des shakers de protéines.

Alors j’ai perdu 28 kilos et j’ai sculpté un corps d’athlète en 16 mois seulement.

Mais cinq ans plus tard je vis avec des tendinites des tendons d’Achille chronique, c’est hyper handicapant, j’ai des douleurs dan les genoux, je ne peux plus faire de sport à impacte.

J’étais devenu incapable d’écouter mes blessures et de me mettre au repos. Je m’entraînais blessée. A une époque j’avais mal aux poignets quand je faisais mes pompes à force de faire des pompes sautée. Bah au lieu d’arrêter, je les faisais sur les poings.

J’étais vachement galvanisée par ma communauté et puis tous les gens qui me regardaient dans la rue à cause de ma musculature. J’allais me sentir si forte. Du coup je ne me rendais pas compte que c’était pathologique. Tout le monde me félicitait.

Quand j’ai été obligée d’arrêter ça a été très très dure et une addiction en remplace une autre tu sais….

Aujourd’hui je ne peux plus m’entraîner comme ça parce que j’ai voulu aller trop vite, parce que je n’ai pas su écouter mon corps et que je lui ai infligé des traumas violents, à répétition.

Attention ⚠️ Moi aussi je vivais avec un tracker d’activités. C’est top si tu as un rapport sain au sport et à la diète, sinon c’est dangereux. Pareil pour l’impedancemètre : attention ! Moi j’avais tout chez fitbit donc dans mon addiction je cherchais à avoir toujours une masse maigre plus importante, une masse musculaire plus importante, un IMC plus bas, un nombre de minutes actives plus important. Je me suis vue me relever du lit et m’entraîner en pyjama à cause de ma watch et d’un objectif pas bouclé.

Je connais plusieurs personnes qui ont sombré dans cette addiction suite à des prises de poids et qui aujourd’hui gardent des séquelles physiques et ont dû arrêter certains sports.

La bigorexie et l’orthorexie s’apparentent à des troubles du comportement alimentaire.

Tu devrais te faire suivre par une diète et un coach, voire ton généraliste au moins.
Soyez respectueux
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Cherryy
14 août 2023 à 12:40
[...] je vois toujours le surpoids.

Ton ICM te dit quoi ?

L'IMC ne veut pas dire grand chose... Il ne prend pas en compte la densité et l'épaisseur des os de chacun, la proportion gras/muscles etc 🤷🏼‍♀️
Soyez respectueux
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Cherryy
14 août 2023 à 12:52
Bravo pour ce topic, et les témoignages ainsi que les informations données ici.

Si je n’avais qu’une remarque, ce serait d’appuyer ce que @Matt-Sarme a évoqué en précisant ceci : la bigorexie, parfois associée à la dysmorphie (le fait de ne pas se voir comme on est réellement : trop grosse, cernée, etc.) est un piège qui a cette particularité pernicieuse de ne pas être perçue comme une addiction "coupable" (clope, alcool, écrans, etc.) mais au contraire comme une habitude saine et hygiénique !

J'allais parler de cette dysmorphie, mais j'attendais ton message... 😄

Pour rebondir sur ça et le dernier message de Duchesse, on en parle de plus en plus dans le milieu du sport. Je ne dirais pas qu'elle est encouragée. Au contraire, à la salle on en parle, on essaie de "dédramatiser" tout ça.
En fait il faut pouvoir apprécier son sport et ses résultats, sans pour autant se sentir obligé·e d'en faire tous les jours. Si tu n'es pas capable de profiter de 1-2 semaines de vacances sans ton sport, oui c'est problématique... (Après attention, on peut aimer le sport et profiter des vacances pour varier les activités, sans penser au poids ou au physique, juste pour profiter !)

Pourquoi pas prendre un·e coach sportif ? Iel pourra t'aider dans ta progression, adaptera tes exercices et leur intensité, t'aidera à savoir quand travailler et quand te reposer 😄 (Oui car le repos et aussi important que l'effort, si tu veux que ton organisme s'améliore...)
Et pourquoi pas aussi avoir un suivi d'un·e diététicien·ne/nutritionniste ! Pour éviter les erreurs du type : pas de féculents le soir, salade matin midi et soir, 0% de matière grasse et toutes ces conneries 😄
Soyez respectueux
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Utilisateur supprimé
14 août 2023 à 12:56
Mon mari a 44 ans. Quand je l'ai rencontré il était pas en super forme physique, il dormait mal et avait peu envie de sexe. Il s'est mis au sport avec moi et ... Un an après il a tellement envie qu'il m'attrape 4/5 fois par jour
Soyez respectueux
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Légion
14 août 2023 à 13:46

L'addiction au sport, comme toute addiction, est dangereuse. Elle augmente le risque de blessures, parfois grave, et peuvent pousser à délaisser sa vie personnelle pour se consacrer au sport. Qui plus est, alors que tu t'es mis au sport pour améliorer ton image de toi-même, la bigorexie (c'est le nom de cette addiction) peut pousser mener à être obsédé par son physique : jamais assez musclé, jamais assez performant, toujours trop gros...
Évidemment, je ne te conseille pas d'arrêter le sport. Si tu en as besoin pour reprendre ta vie en main, grand bien te fasse. Mais fais attention à toi. Le sport c'est comme tout : il faut être raisonnable. Ma chérie a failli tomber dans cette addiction, on sait que ça peut être compliqué. Si tu as besoin d'en discuter, je suis sûr qu'elle acceptera avec plaisir de te donner quelques conseils.
Bon courage, je ne peux que te souhaiter d'être bien dans ta peau :)

Je te remercie pour ces explications.
j’ai tendance à me dire certains jours que je pourrais en faire plus. Malgré la fatigue.
Quand je vois sur ma Watch, mes performances et les résultats de tel ou tel exercice.
Est ce ce que vivait ta compagne ?

Ouais alors effectivement… Méfie-toi. Je suis tombée dans la bigorexie, couplée à l’orthorexie.
10 h et plus de sport par semaine, fitness, crossfit, muscu, course, escalade, body combat, step, tout y passait.
J’avais installé des barres de traction dans mon salon, step, poids, élastique, roue, etc.

Je m’entraînais une heure de matin intensivement et en fait je ne tenais pas jusqu’au lendemain, les gosses à la sieste je faisais de la corde à sauter en plus, je me levais aux aurores pour pouvoir aller courir avant que mon mec parte et que j’ai les enfants. Ensuite je m’étrainais dans la matinée et je me rajoutais toujours des defits à la con style : je vais juste faire le top body challenge en plus, juste popotin galbé et rebondi en plus.

C’était de la folie furieuse, je ne pouvais plus avaler autre chose que des céréales, des fibres, des protéines et des shakers de protéines.

Alors j’ai perdu 28 kilos et j’ai sculpté un corps d’athlète en 16 mois seulement.

Mais cinq ans plus tard je vis avec des tendinites des tendons d’Achille chronique, c’est hyper handicapant, j’ai des douleurs dan les genoux, je ne peux plus faire de sport à impacte.

J’étais devenu incapable d’écouter mes blessures et de me mettre au repos. Je m’entraînais blessée. A une époque j’avais mal aux poignets quand je faisais mes pompes à force de faire des pompes sautée. Bah au lieu d’arrêter, je les faisais sur les poings.

J’étais vachement galvanisée par ma communauté et puis tous les gens qui me regardaient dans la rue à cause de ma musculature. J’allais me sentir si forte. Du coup je ne me rendais pas compte que c’était pathologique. Tout le monde me félicitait.

Quand j’ai été obligée d’arrêter ça a été très très dure et une addiction en remplace une autre tu sais….

Aujourd’hui je ne peux plus m’entraîner comme ça parce que j’ai voulu aller trop vite, parce que je n’ai pas su écouter mon corps et que je lui ai infligé des traumas violents, à répétition.

Attention ⚠️ Moi aussi je vivais avec un tracker d’activités. C’est top si tu as un rapport sain au sport et à la diète, sinon c’est dangereux. Pareil pour l’impedancemètre : attention ! Moi j’avais tout chez fitbit donc dans mon addiction je cherchais à avoir toujours une masse maigre plus importante, une masse musculaire plus importante, un IMC plus bas, un nombre de minutes actives plus important. Je me suis vue me relever du lit et m’entraîner en pyjama à cause de ma watch et d’un objectif pas bouclé.

Je connais plusieurs personnes qui ont sombré dans cette addiction suite à des prises de poids et qui aujourd’hui gardent des séquelles physiques et ont dû arrêter certains sports.

La bigorexie et l’orthorexie s’apparentent à des troubles du comportement alimentaire.

Tu devrais te faire suivre par une diète et un coach, voire ton généraliste au moins.

Par avance désolé je peux pas modifier les citations de manière à ce que ce soit agréable à lire.

Depuis deux trois jours je commence à ressentir des effets de fatigue. Et ce dès le matin. Pas plus tard qu’hier j’ai dû aller dormir parce que je n’en pouvais plus.

Ça n’a pas empêcher dans l’après midi que j’aille nager une heure.
Soyez respectueux
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keyman
14 août 2023 à 13:59
Faire du sport est une très bonne chose et cela peut aider à pleins de niveaux. Après, bien sûr, c'est comme pour tout : il faut juste faire attention aux excès.
Soyez respectueux
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Gascon
14 août 2023 à 14:53
Depuis deux trois jours je commence à ressentir des effets de fatigue. Et ce dès le matin. Pas plus tard qu’hier j’ai dû aller dormir parce que je n’en pouvais plus.

Ça n’a pas empêcher dans l’après midi que j’aille nager une heure.

Je ne peut que vous conseillez d’éviter le sport quand vous êtes fatigué.
Il faut savoir se posé parfois et profiter des moments de calme.
Soyez respectueux
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Matt-Sarme
14 août 2023 à 15:01
Est ce ce que vivait ta compagne ?

Bonjour, Solène au clavier.
Oui, j'ai bien connu ce sentiment de devoir toujours aller plus loin. Je devais toujours me dépasser. Je n'en faisais jamais assez. Il fallait que je fasse mieux. "Merde, les autres y arrivent, pourquoi moi non ?!" Et je me trouvais nulle de ne pas tenir mes attentes irréalistes après seulement quelques semaines d'entraînement. Je me sentais mal dans ma peau. La solution était toute trouvée : plus de sport. J'étais constamment épuisée. C'est allé très vite, en fait. En à peine un mois, je me forçais à courir tous les jours. Je culpabilisais énormément les jours où je ne pouvais pas le faire. Lorsque j'ai éclaté en sanglots parce que je savais que je n'aurais pas le temps d'y aller ce jour-là, on a compris qu'il y avait un problème. Sans l'aide et le soutien de ma marraine d'abstinence et de mes chéri·e·s, je ne sais pas où j'en serais. Je me suis forcée à arrêter la course pendant deux semaines pour faire le point.
Aujourd'hui j'ai repris la course à pied, c'est un véritable plaisir tous les week-ends. Mais uniquement le week-end, avec un training ensuite ne dépassant pas la demi-heure. Je sais d'où je reviens. Je ne veux pas y retourner.

Mon cas de conscience déclencheur de tout ça et de cette « crise », ça a été un accident de sport justement et surtout c’est saloperie d’image dans le miroir.

C'est compliqué de s'aimer et de s'accepter, c'est pas moi qui dirai le contraire. Lorsque l'alcool a commencé à laisser des traces visibles (tremblements, sudation et difficultés motrices, ce sont elles qui m'ont poussée à me mettre au sport), je me suis détestée. Tout ce que je peux te dire, c'est qu'il faut du temps et de la patience. Quelque chose qui m'a énormément aidée, c'est de voir mes amours proches me soutenir. C'est grâce à l'amour de mes chéri·e·s que j'ai pu surmonter tout ça.
Et il est ressorti de bonnes choses de cette épreuve, puisque les liens que j'ai ressoudés avec Matt et sa copine nous ont davantage rapproché·e·s que jamais et qu'on s'est installé ensemble quelques mois après que je les ai retrouvé·e·s. Je déteste le proverbe "Ce qui ne te tue pas te rend plus fort·e" (les covid longs apprécieront...), mais dans mon cas il s'est révélé vrai.

la dysmorphie (le fait de ne pas se voir comme on est réellement : trop grosse, cernée, etc.)

Oui, c'est sûr que ça n'a pas arrangé mes problèmes. Sans vouloir me vanter, j'ai toujours été dans les normes de beauté : souvent qualifiée de "sexy", etc. J'en était contente, mais sans plus... enfin je le croyais. L'alcool a fait ses ravage, et d'un seul coup je n'étais plus "sexy". Mon mec de l'époque, ce sac à merde, m'a trompée "à cause" de ça, ce qui a détruit ma confiance en moi. Quand je suis rentrée en région parisienne, j'avais une image de corps qui était absolument désastreuse. C'est aussi là que mes troubles alimentaires se sont réveillés, même s'il m'a encore fallu un an pour admettre que j'avais un problème à ce niveau-là... (Merci aux gens du forum, d'ailleurs ! Je crois que Matt en avait parlé avec Duchesse et Tilia... ou Cherryy ? Il m'avait fait lire votre discussion, mais ça fait un moment...)
Comme je le disais, mes amours m'ont aidé à traverser toutes ces épreuves. Iels ne m'ont jamais lâchée. Je sais que ça peut être dur d'en parler autour de soi @Légion, mais je ne te conseillerai jamais assez de chercher le soutien de tes proches. Iels seront là pour toi si tu leur demandes.

Ouais alors effectivement… Méfie-toi. Je suis tombée dans la bigorexie, couplée à l’orthorexie.

Je compatis, Duchesse...

juste popotin galbé et rebondi en plus

Ce que mon cul a pu me faire complexer à cette période...

C’était de la folie furieuse, je ne pouvais plus avaler autre chose que des céréales, des fibres, des protéines et des shakers de protéines.

Oui, je n'en ai pas parlé, mais le régime alimentaire change drastiquement. Je me suis sortie de ce cercle bien plus tôt que toi, visiblement, mais je commençais déjà à calculer les calories de chaque repas. Parce que "après tout, ça ne peut pas faire de mal de faire attention à ce qu'on mange", n'est-ce pas ?

Quand j’ai été obligée d’arrêter ça a été très très dure et une addiction en remplace une autre tu sais….

Courage et soutien !

- Solène
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Légion
14 août 2023 à 17:07
Bonjour Solene,

Merci de ton témoignage.
Je vais essayer d’être vigilant. De ne pas trop en faire.
Même si j’ai du mal à m’arrêter.
Le sport me fait me sentir bien. Vivant.

Je reviens de trente minutes de natation en eau libre, dans le lac Léman.
C’est vif en température et particulièrement éprouvant physiquement.
Rien à voir avec la piscine.

J’essaie de ne pas trop dépasser mes objectifs quotidiens. Mais c’est difficile.
En moyenne je brûle 1200kcal par jour. Avec des pointes à 1600 par exemple vendredi dernier.

J’ai peu ou pas de douleurs. Mais une fatigue plus marquée depuis deux, trois jours.
Il est vrai que je ne sais plus faire sans aller courir, me renforcer musculairement ( pompes, squatte, abdos, tractions même si je galère pour celui ci ^^ ), sauter à la corde, etc…
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