Chacun d’entre nous a traversé des instants qui marquent le cours de l'existence, des moments où un lieu pourtant ordinaire s'est soudain auréolé d'une importance capitale, gravé dans notre mémoire comme une empreinte indélébile. Que ce soit l’ombre paisible d’une salle d’hôpital au moment d’une naissance, l’asphalte froid d’une route au détour d’un accident, ou encore le silence d’une forêt avant un adieu, ces lieux banals deviennent des témoins silencieux de l’avant et de l’après.
Je vous invite à partager ici ces lieux de grâce, ces espaces qui, pour vous, ne seront jamais comme pour les autres. Non pas pour raconter l’événement lui-même, mais pour décrire l’atmosphère, les couleurs, les sons qui ont enveloppé cet instant hors du temps. Ce lieu est devenu, pour vous seul, sacré.
Laissez la plume révéler les détails oubliés, la lumière timide qui caressait les murs, le souffle d’un vent chargé de promesses ou de chagrins, les ombres dansantes de la vie qui change. Offrez-nous la poésie des lieux, ces tableaux intimes qui résonnent encore en vous.
Racontez-nous ces lieux empreints de magie ou de drame, où tout a basculé. Donnez à voir ce que vos yeux seuls ont su capter. Ensemble, tissons un recueil d’instants suspendus dans l’étoffe des lieux de grâce.
C'est un thème d'écriture intéressant. Ça peut donner des idées ;)
Récemment j'ai repensé à un lieu que j'aime que j'ai longuement fréquenté et qui m'a marqué. Je n'y suis pas retourné depuis plusieurs années. En y repensant cela m'a donné une idée d'histoire totalement fictive mais inspirée de ce lieu qui a une place centrale. Elle est bien avancée et bientôt terminée. Un one-shot que je prends beaucoup de plaisir à écrire et qui me permet de me replonger dans mes souvenirs de cet endroit particulier. Je ne sais pas encore si je la publierai un jour.
Je serai ravie de voyager dans vos entre-lignes, qu'elles soient publiques ou en messagerie privé seulement. J'entends la demande trop curieuse, seulement, plus que les actes, les ambiances et l'empirisme m'aspirent.
J'espère de fait que vous parviendrez à atteindre un résultat satisfaisant, au point d'accéder à ma requête intrusive.
Pour ma part, j'hésite encore entre tel ou tel lieu à vous présenter, et comment agencer les sens pour qu'ils prennent le dessus sur l'acte en fond de scène.
cocolst
1 octobre 2024 à 22:54
Lieu de grâce ? Non, je n'en vois aucun. Je suis plus attaché aux odeurs qui vont, sans me faire souvenir forcément, me donner de bonnes ou mauvaises sensations, qui vont parfois me rappeler un évènement.
Wedreca
1 octobre 2024 à 23:05
Cette voiture garée dans une ruelle à l'écart.
La pluie qui tombait et tambourinait sur la tôle, au milieu de la nuit noire.
La buée sur la vitre qui filtrait la lueur du lampadaire à quelques mètres de nous.
Et elle.
Je m'en souviens comme si c'était hier.
Cette nuit, tout mon univers tenait dans cette voiture.
SetS_5
1 octobre 2024 à 23:23
Ce grand rocher plat, en pleine garrigue, au sommet d’une combe…. Et cette buse qui tournait dans le ciel printannier…. Allongé sur la roche, à l’ombre de ce petit pin parasol, je la regardais planer, battre mollement des ailes pour prendre un courant ascendant et je sentais ces effluves de thym, de romarin et de pin.
C’était il y a plus de trente ans…. C’était hier.
Modifié
1 octobre 2024 à 23:24
SetS_5
1 octobre 2024 à 23:38
Cette nuit du 31 décembre, je suivais ta voiture quand j’ai vu passer cette harde dans la lumière de tes phares.
Et le choc…. Ce bruit sourd de l’impact du marcassin, le crissement de tes pneus quand ta voiture part en tête à queue, puis à nouveau le son sourd de ta voiture qui se plante à la verticale dans le fossé avant de décoller et finalement dans un bruit de tôle froissée atterri sur le flanc 5 mètres plus loin, dans ce champ gelé.
Et là, l’assourdissant silence quand je me suis précipité dans la direction de cette épave échouée en pleine terre.
Quelle douleur que ce maudit silence qui me repondait alors que je t’appelais en courant dans le froid.
Et soudain les pleurs, pleurs que je n'oublierais jamais, qui furent une lueur d’espoir, une douce musique car ils signifiaient qu’il y avait au moins une survivante.
Puis le grincement d’une portière qui se soulève, et ton bras qui la repousse.
Mon plus que frère était vivant et sa chérie aussi !!!
Essaim
3 octobre 2024 à 06:59
Cette voiture garée dans une ruelle à l'écart.
La pluie qui tombait et tambourinait sur la tôle, au milieu de la nuit noire.
La buée sur la vitre qui filtrait la lueur du lampadaire à quelques mètres de nous.
Et elle.
Je m'en souviens comme si c'était hier.
Cette nuit, tout mon univers tenait dans cette voiture.
Merci du partage. Repasser dans cette rue précisément vous procurerait des émotions particulières selon vous ? Une mélancolie puissante, un sourire radieux, que sais-je ?
Essaim
3 octobre 2024 à 07:00
Ce grand rocher plat, en pleine garrigue, au sommet d’une combe…. Et cette buse qui tournait dans le ciel printannier…. Allongé sur la roche, à l’ombre de ce petit pin parasol, je la regardais planer, battre mollement des ailes pour prendre un courant ascendant et je sentais ces effluves de thym, de romarin et de pin.
C’était il y a plus de trente ans…. C’était hier.
Une pause superbe dans la vie. Merci pour l'écho du lointain.
Essaim
3 octobre 2024 à 07:01
Cette nuit du 31 décembre, je suivais ta voiture quand j’ai vu passer cette harde dans la lumière de tes phares.
Et le choc…. Ce bruit sourd de l’impact du marcassin, le crissement de tes pneus quand ta voiture part en tête à queue, puis à nouveau le son sourd de ta voiture qui se plante à la verticale dans le fossé avant de décoller et finalement dans un bruit de tôle froissée atterri sur le flanc 5 mètres plus loin, dans ce champ gelé.
Et là, l’assourdissant silence quand je me suis précipité dans la direction de cette épave échouée en pleine terre.
Quelle douleur que ce maudit silence qui me repondait alors que je t’appelais en courant dans le froid.
Et soudain les pleurs, pleurs que je n'oublierais jamais, qui furent une lueur d’espoir, une douce musique car ils signifiaient qu’il y avait au moins une survivante.
Puis le grincement d’une portière qui se soulève, et ton bras qui la repousse.
Mon plus que frère était vivant et sa chérie aussi !!!
Puissant. Je me permets la même question que pour demoiselle Wedreca, retourner sur les lieux chamboulerait vos pensées ?
Wedreca
3 octobre 2024 à 07:05
Cette voiture garée dans une ruelle à l'écart.
La pluie qui tombait et tambourinait sur la tôle, au milieu de la nuit noire.
La buée sur la vitre qui filtrait la lueur du lampadaire à quelques mètres de nous.
Et elle.
Je m'en souviens comme si c'était hier.
Cette nuit, tout mon univers tenait dans cette voiture.
Merci du partage. Repasser dans cette rue précisément vous procurerait des émotions particulières selon vous ? Une mélancolie puissante, un sourire radieux, que sais-je ?
Inévitablement...
L'esprit se met à s'envoler vers les souvenirs de cette nuit aux frissons d'interdit.
SetS_5
3 octobre 2024 à 14:52
Cette nuit du 31 décembre, je suivais ta voiture quand j’ai vu passer cette harde dans la lumière de tes phares.
Et le choc…. Ce bruit sourd de l’impact du marcassin, le crissement de tes pneus quand ta voiture part en tête à queue, puis à nouveau le son sourd de ta voiture qui se plante à la verticale dans le fossé avant de décoller et finalement dans un bruit de tôle froissée atterri sur le flanc 5 mètres plus loin, dans ce champ gelé.
Et là, l’assourdissant silence quand je me suis précipité dans la direction de cette épave échouée en pleine terre.
Quelle douleur que ce maudit silence qui me repondait alors que je t’appelais en courant dans le froid.
Et soudain les pleurs, pleurs que je n'oublierais jamais, qui furent une lueur d’espoir, une douce musique car ils signifiaient qu’il y avait au moins une survivante.
Puis le grincement d’une portière qui se soulève, et ton bras qui la repousse.
Mon plus que frère était vivant et sa chérie aussi !!!
Puissant. Je me permets la même question que pour demoiselle Wedreca, retourner sur les lieux chamboulerait vos pensées ?
j'y suis repassé des dizaines de fois et à chaque fois je revois cette voiture qui décolle et va s'écraser dans le champs.
SetS_5
3 octobre 2024 à 14:55
L'esprit se met à s'envoler vers les souvenirs de cette nuit aux frissons d'interdit.
parce que tu étais mal garée ? dans une rue en sens interdit ?
:)
Plus sérieusement, j'aime beaucoup cette idée de "tout l'univers tenait dans cette voiture".
c'est tellement plus puissant que "les étoiles dans les yeux" ou "les papillons dans le ventre".
Wedreca
3 octobre 2024 à 15:10
L'esprit se met à s'envoler vers les souvenirs de cette nuit aux frissons d'interdit.
parce que tu étais mal garée ? dans une rue en sens interdit ?
:)
Non ! Je suis une meuf respectueuse du code de la route, moi 😌 !
Plus sérieusement, j'aime beaucoup cette idée de "tout l'univers tenait dans cette voiture".
c'est tellement plus puissant que "les étoiles dans les yeux" ou "les papillons dans le ventre".
À vrai dire, ça m'est venu comme ça.
Ça colle assez bien à ce que j'ai ressenti cette nuit là.
Gascon
3 octobre 2024 à 15:24
Non ! Je suis une meuf respectueuse du code de la route, moi 😌 !
Elle sonne bizarrement cette phrase …
Wedreca
3 octobre 2024 à 17:22
Non ! Je suis une meuf respectueuse du code de la route, moi 😌 !
Elle sonne bizarrement cette phrase …
Et pourquoi donc, Gascon ? 🤔
Gascon
3 octobre 2024 à 17:33
Et pourquoi donc, Gascon ? 🤔
Il y a rien qui te choque dans ta phrase ?
« Je suis une meuf respectueuse du code de la route »
Moi j’ai comme une petite impression qu’il y a une association de mots qui n’est pas naturelle 😁
Modifié
3 octobre 2024 à 17:36
Wedreca
3 octobre 2024 à 17:48
Et pourquoi donc, Gascon ? 🤔
Il y a rien qui te choque dans ta phrase ?
« Je suis une meuf respectueuse du code de la route »
Moi j’ai comme une petite impression qu’il y a une association de mots qui n’est pas naturelle 😁
Ah 😶.!
Iznogood
3 octobre 2024 à 23:44
Et pourquoi donc, Gascon ? 🤔
Il y a rien qui te choque dans ta phrase ?
« Je suis une meuf respectueuse du code de la route »
Moi j’ai comme une petite impression qu’il y a une association de mots qui n’est pas naturelle 😁
Ah 😶.!
C’est comme un radar, ma grande, il y a toujours un cliché. 🫣
Wedreca
4 octobre 2024 à 07:50
Il y a rien qui te choque dans ta phrase ?
« Je suis une meuf respectueuse du code de la route »
Moi j’ai comme une petite impression qu’il y a une association de mots qui n’est pas naturelle 😁
Ah 😶.!
C’est comme un radar, ma grande, il y a toujours un cliché. 🫣
Ah oui, OK ! Je crois comprendre.
Ouais.... Ben y a encore un peu de boulot sur l'image de la femme, les gars, hein !
Wedreca
4 octobre 2024 à 09:39
C’est comme un radar, ma grande, il y a toujours un cliché. 🫣
Ah oui, OK ! Je crois comprendre.
Ouais.... Ben y a encore un peu de boulot sur l'image de la femme, les gars, hein !
Grave avec toutes ces généralités fallacieuses. Et pas que sur la femme. Il y en a beaucoup de boulot sur l'image de l'homme qui objective toujours les femmes et qui veut les contrôler et les dominer, les requins qui sont méchants, les jeunes qui sont paresseux et irresponsables, les vieux qui ne savent pas utiliser les nouvelles technologies, l'argent qui fait le bonheur... Ah ces généralités !
"La carte n'est pas le territoire"
Désolée, le terme "les gars" était malheureux, en effet.
Docsevere
4 octobre 2024 à 17:16
Une soirée fraîche d'octobre (il y a preque 40 ans) dans une rue calme résidentielle de R. Ça respirait la paix, intemporelle, éternelle... (j'ai écrit une nouvelle sur cette soirée)
Je vous invite à partager ici ces lieux de grâce, ces espaces qui, pour vous, ne seront jamais comme pour les autres. Non pas pour raconter l’événement lui-même, mais pour décrire l’atmosphère, les couleurs, les sons qui ont enveloppé cet instant hors du temps. Ce lieu est devenu, pour vous seul, sacré.
Laissez la plume révéler les détails oubliés, la lumière timide qui caressait les murs, le souffle d’un vent chargé de promesses ou de chagrins, les ombres dansantes de la vie qui change. Offrez-nous la poésie des lieux, ces tableaux intimes qui résonnent encore en vous.
Racontez-nous ces lieux empreints de magie ou de drame, où tout a basculé. Donnez à voir ce que vos yeux seuls ont su capter. Ensemble, tissons un recueil d’instants suspendus dans l’étoffe des lieux de grâce.