Ces lettres enflammées célèbres...

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Lilidoo
29 mars 2018 à 01:06
Je sais que je ne suis pas la seule par ici à aimer les jolies mots et belles lettres.

Quelle est la correspondance coquine ou le texte littéraire qui vous vient à l'esprit ?
Bonaparte, Sand, Mozart, Mitterand....
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Lilidoo
29 mars 2018 à 01:07
Gisèle d’Estoc à Guy de Maupassant

Mon amant,

Depuis quelques jours j’ai une idée folle, une idée de printemps, une idée d’amour. Aller nous aimer quelque part, en pleine nature.

Te souviens-tu de cette véritable alcôve de verdure que nous avions découverte près de Bezons, en remontant la Seine ? Au fond, j’ai toujours eu horreur de faire l’amour dans une chambre, dans un lit, comme tout le monde. Je trouve cela affreusement banal et bourgeois et je suis obligée d’étouffer ces cris qui augmentent encore mon plaisir. J’ai toujours rêvé de faire l’amour un jour d’été en pleine campagne, couchés dans les hautes herbes, avec les odeurs de la terre, le bruit des insectes. On doit avoir vraiment l’impression de faire partie du soleil, de la terre et du vent. L’homme capable de comprendre mon désir m’a toujours manqué. Mais toi, Guy, le vrai faune, ne voudrais-tu pas partager mes sensations ? Ne sais-tu pas que je suis ta sœur en désirs « interdits » ?

Gisèle
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matchless
29 mars 2018 à 01:21
Elle est très certainement célébrissime, mais voici la lettre de Sand à Musset. Pour ceux qui ne la connaitraient pas, je vous laisse le plaisir de la déchiffrer.

Je suis très émue de vous dire que j'ai
bien compris l'autre soir que vous aviez
toujours une envie folle de me faire
danser. Je garde le souvenir de votre
baiser et je voudrais bien que ce soit
là une preuve que je puisse être aimée
par vous. Je suis prête à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans cal-
cul, et si vous voulez me voir aussi
vous dévoiler sans artifice mon âme
toute nue, venez me faire une visite.
Nous causerons en amis, franchement.
Je vous prouverai que je suis la femme
sincère, capable de vous offrir l'affection
la plus profonde comme la plus étroite
en amitié, en un mot la meilleure preuve
dont vous puissiez rêver, puisque votre
âme est libre. Pensez que la solitude où j'ha-
bite est bien longue, bien dure et souvent
difficile. Ainsi en y songeant j'ai l'âme
grosse. Accourrez donc vite et venez me la
faire oublier par l'amour où je veux me
mettre.
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anniepetitechatte
29 mars 2018 à 07:11
Sand a musset, que c'est beau, un classique Oui,
Eduard a much, les plus beaux mots je crois
Et ses amours interdits
Camus à maria casares et miterrand....
C'est vrai que l'amour et le sexe passionné fait dire de belles choses
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Lilidoo
29 mars 2018 à 09:13
Alors il semblerait que la fameuse lettre qu'aurait écrit Sand ne serait pas de Sand en réalité...
Le texte serait daté de bien après. Et le réel auteur serait inconnu....
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Lilidoo
29 mars 2018 à 13:18
Excellent!

Dans le même registre il y a la souris verte, il court il court le furet; la mère Michel... Et

"À la pêche aux moules, moules, moules, je n'veux plus y aller maman. [...] Sont-ils de bons enfants, quand une fois ils vous tiennent, tiennent, tiennent. Sont-ils de bons enfants, ils vous font des petites caresses."

Toute une éducation.
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Lilidoo
29 mars 2018 à 13:32
21 novembre 1796

Je vais me coucher, ma petite Joséphine, le cœur plein de ton adorable image, et navré de rester tant de temps loin de toi ; mais j’espère que, dans quelques jours, je serai plus heureux et que je pourrai à mon aise te donner des preuves de l’amour ardent que tu m’as inspiré.

Tu ne m’écris plus ; tu ne penses plus à ton bon ami, cruelle femme ! Ne sais-tu pas que sans toi, sans ton cœur, sans ton amour, il n’est pour ton mari ni bonheur, ni vie. Bon Dieu ! Que je serais heureux si je pouvais assister à l’aimable toilette, petite épaule, un petit sein blanc, élastique, bien ferme ; par-dessus cela, une petite mine avec le mouchoir à la créole, à croquer. Tu sais bien que je n’oublie pas les petites visites ; tu sais bien, la petite forêt noire. Je lui donne mille baisers et j’attends avec impatience le moment d’y être. Tout à toi, la vie, le bonheur, le plaisir ne sont que ce que tu les fais.

Vivre dans une Joséphine, c’est vivre dans l’Élysée.

Baiser à la bouche, aux yeux, sur l’épaule, au sein, partout, partout !

Bonaparte
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Lilidoo
29 mars 2018 à 13:37
19 mai 1789

Très chère, excellent petite femme de mon cœur ! —

J’espère bien que tu as reçu des lettres de moi, car elles ne seront pas toutes perdues. — Je ne peux pas écrire beaucoup cette fois, car je dois faire des visites* ; je n’écris que pour t’annoncer mon arrivée ; — je pourrai peut-être à partir d’ici le 25, je m’y efforcerai tout du moins, mais te le confirmerai d’ici là ; je partirai de toute façon avant le 27, et serai si heureux d’être à nouveau auprès de toi, mon amour ! — Mais la première chose que je ferai sera de te crêper le chignon : comment donc peux-tu croire, oui, seulement même supposer que je t’ai oubliée ? — Comment cela me serait-il possible ? — Pour cette seule pensée, tu recevras dès la première nuit une solide fessée sur ton charmant petit cul fait pour recevoir des baisers, compte là-dessus.

Adieu*

à jamais ton
unique ami et époux
qui t’aime de tout cœur

W.A. Mozart
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Vieuxmec
29 mars 2018 à 14:48
C'est assez "drôle"
L'essentiel de mes souvenirs concernant des auteurs de lettres d'amour sont de grands volages. Peut être faut il folâtrer et butiner pour s'enflammer?
Qu'en pensez vous ?
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Lilidoo
29 mars 2018 à 15:33
Je pense que toutes ces lettres puisent leur intensité dans le fantasme. Sans désir, sans imagination tout est fade...
Folâtrer n'est que le résultat de tout cela. La conclusion.
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Lilidoo
29 mars 2018 à 18:41
Une femme m’attend
Walt Whitman
Une femme m’attend, elle contient tout, rien n’y manque;
Mais tout manquerait, si le sexe n’y était pas, et si pas la sève de l’homme qu’il faut.

Le sexe contient tout,
Corps, âmes, Idées, preuves, puretés, délicatesses, fins, diffusions,
Chants, commandements, santé, orgueil, le mystère de la maternité, le lait séminal,
Tous espoirs, bienfaisances, dispensations,
Toutes passions, amours, beautés, délices de la terre,
Tous gouvernements, juges, dieux, conducteurs de la terre,
C’est dans le sexe, comme autant de facultés du sexe, et toutes ses raisons d’être.

Sans douté, l’homme, tel que je l’aime, sait et avoue les délices de son sexe,
Sans doute, la femme, telle que je l’aime, sait et avoue les délices du sien.

Ainsi, je n’ai que faire des femmes insensibles,
Je veux aller avec celle qui m’attend, avec ces femmes qui ont le sang chaud et peuvent me faire face,
Je vois qu’elles me comprennent et ne se détournent pas.
Je vois qu’elles sont dignes de moi. C’est de ces femmes que je veux être le solide époux.

Elles ne sont pas moins que moi, en rien;
Elles ont la face tannée par les soleils radieux et les vents qui passent,
Leur chair a la vieille souplesse divine, le bon vieux ressort divin;
Elles savent nager, ramer, monter à cheval, lutter, chasser, courir, frapper, fuir et attaquer, résister, se défendre.
Elles sont extrêmes dans leur légitimité, – elles sont calmes, limpides, en parfaite possession d’elles-mêmes.

Je t’attire à moi, femme.
Je ne puis te laisser passer, je voudrais te faire un bien;
Je suis pour toi et tu es pour moi, non seulement pour l’amour de nous, mais pour l’amour d’autres encore,
En toi dorment de plus grands héros, de plus grands bardes.
Et ils refusent d’être éveillés par un autre homme que moi.

C’est moi, femme, je vois mon chemin;
Je suis austère, âpre, immense, inébranlable, mais je t’aime;
Allons, je ne te blesse pas plus qu’il ne te faut,
Je verse l’essence qui engendrera des garçons et des filles dignes de ces Etats-Unis; j’y vais d’un muscle rude et attentionné,
Et je m’enlace bien efficacement, et je n’écoute nulles supplications,
Et je ne puis me retirer avant d’avoir déposé ce qui s’est accumulé si longuement en moi.

A travers toi je lâche les fleuves endigués de mon être,
En toi je dépose un millier d’ans en avant,
Sur toi je greffe le plus cher de moi et de l’Amérique,
Les gouttes que je distille en toi grandiront en chaudes et puissantes filles, en artistes de demain, musiciens, bardes;
Les enfants que j’engendre en toi engendreront à leur tour,
Je demande que des hommes parfaits, des femmes parfaites sortent de mes frais amoureux;
Je les attends, qu’ils s’accouplent un jour avec d’autres, comme nous accouplons à cette heure,
Je compte sur les fruits de leurs arrosements jaillissants, comme je compte sur les fruits des arrosements jaillissants que je donne en cette heure.
Et je surveillerai les moissons d’amour, naissance, vie, mort, immortalité, que je sème en cette heure, si amoureusement.

Walt Whitman, Feuilles d’herbes (Traduction de Jules Laforgue)
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Zeltron
29 mars 2018 à 21:58
21 novembre 1796

(...)

Bonaparte

Navré de casser l'ambiance, mais si c'est Bonaparte qui a écrit cette lettre, alors elle devrait être datée du 1er frimaire, an V (c'était un primidi, d'ailleurs ; il aurait attendu 5 jours et il aurait écrit son mot cochon un sextidi).
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Lilidoo
29 mars 2018 à 22:03
Je notifie de ce pas ma source :)
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Badwell
29 mars 2018 à 23:07
Je serai demain lundi à deux heures rue de l’Arcade. Ne viens pourtant que si cela ne peut rien entraîner qui t’afflige. Tu sais que te voir est ma vie. Quoi que tu fasses, ce sera bien fait. Si je ne te vois pas, je saurai que c’est prudence forcée. Si je te vois, je bénirai Dieu. — Mais viens mardi sans faute à deux heures. Tu as tant de bonheur à me donner, j’ai tant d’amour à te donner. Oh ! voir tes yeux, ta bouche, ton ravissant visage, tenir ton corps charmant dans mes bras, sentir ton âme charmante sous mes lèvres, te donner et te prendre la volupté, cette double volupté de l’ange et de la femme qui est dans toi, vivre ainsi quelques heures, c’est bien plus que le paradis. C’est le bonheur de l’âme doublé de l’extase des sens ! C’est la vie complète, la vie que les anges doivent envier à l’homme ! ­—À mardi. Sois heureuse !
Victor à Léonie
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Vieuxmec
29 mars 2018 à 23:43
Je pense que toutes ces lettres puisent leur intensité dans le fantasme. Sans désir, sans imagination tout est fade...
Folâtrer n'est que le résultat de tout cela. La conclusion.

Ai je bien compris ? La conclusion la fin du débat ou le début. sur ce coup votre sens de la répartie m'interpelle.
au plaisir ma chère lili
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Lilidoo
30 mars 2018 à 11:14
Je pense que toutes ces lettres puisent leur intensité dans le fantasme. Sans désir, sans imagination tout est fade...
Folâtrer n'est que le résultat de tout cela. La conclusion.

Ai je bien compris ? La conclusion la fin du débat ou le début. sur ce coup votre sens de la répartie m'interpelle.
au plaisir ma chère lili

Cher ami,

Comment vous expliquer mon propos avec justesse.

Pour faire une analogie, je pourrais comparer cela à une femme qui se prépare pour son amant en choisissant avec grand soin sa lingerie, ses bas, ses chaussures, ses tenues.
Si elle prend le temps de détailler par une lettre (i.e. : mail, sms etc.) ce qu’elle porte, les tissus, les couleurs, les odeurs… Cela attise le désir. Crée le fantasme. Donc génère une envie.
Mais dès lors qu'il déballe le présent tant espéré, il connait déjà une pincée de déception, c'est indéniable. L'esprit sublime trop. Cela tue le fantasme, le rend plus fade, même si le cadeau est magnifique.

Toutes ces correspondances sont un préliminaire intense et riche. C’est en ce sens que je trouve la correspondance presque plus intéressante que le badinage en lui-même.

Après cet art ne se pratique pas à la légère, mais avec un partenaire choisi.
Tous n’inspirent pas suffisamment ;-)
Pour certains, il vaut mieux badiner qu’écrire...
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Lioubov
30 mars 2018 à 11:48
Le cantique des cantiques (extraits)


Qu’il me baise d’un baiser de sa bouche ! Tes caresses sont plus douces que le vin, quand elles se mêlent à l’odeur de tes parfums exquis ; ton nom est une huile épandue ; c’est pourquoi les jeunes filles t’aiment. Mieux valent tes caresses que le vin !

À ma cavale, quand elle est attelée aux chars que m’envoie Pharaon, je te compare, ô mon amie. Tes joues sont ornées de rangs de perles, ton cou de files de corail. Nous te ferons des colliers pointillés d’argent.

Mon bien-aimé est pour moi un bouquet de myrrhe ; il va reposer entre mes seins. Mon bien-aimé est pour moi une grappe de troène des vignes d’Engadi.

Oui, tu es belle, mon amie ! Oui, tu es belle ! Tes yeux sont des yeux de colombe.
Comme un lys au milieu des épines, telle est mon amie au milieu des jeunes filles.

Comme un pommier au milieu des arbres de la forêt, tel est mon bien-aimé au milieu des jeunes hommes. J’ai longtemps désiré m’asseoir à son ombre, et son fruit est doux à mon palais. Il m’a introduite dans le cellier ; l’étendard qu’il lève sur moi, c’est l’amour. Soutenez-moi avec un peu de raisin, fortifiez-moi avec des fruits, car je me meurs d’amour.

Oui, tu es belle, mon amie ! Oui, tu es belle ! Tes yeux sont des yeux de colombe, sous les plis de ton voile. Tes cheveux sont comme un troupeau de chèvres suspendues aux flancs du Galaad. Tes dents sont comme un troupeau de brebis tondues qui sortent du bain ; tes deux seins sont comme deux jumeaux de gazelle, qui paissent au milieu des lys. Quand le jour fraîchira et que les ombres s’inclineront, je m’acheminerai vers le mont de la myrrhe, vers la colline de l’encens.

Que tes caresses sont douces ! Elles valent mieux que le vin, et l’odeur de tes parfums vaut mieux que tous les baumes. Tes lèvres distillent le miel, ma fiancée ; le miel et le lait se cachent sous ta langue.

Mon amant a le teint blanc et vermeil ; on le distingue entre mille. Sa tête est de l’or pur ; ses boucles de cheveux sont flexibles comme des palmes et noires comme le corbeau. Ses yeux sont des colombes sur des rigoles d’eau courante, des colombes qui se baignent dans le lait, posées sur les bords d’un vase plein. Ses joues sont comme une plate-bande de baume, comme un carreau de plantes de senteur ; ses lèvres sont des lys, la myrrhe en ruisselle. Ses mains sont des anneaux d’or émaillés de pierres de Tharsis ; ses reins sont un chef-d’œuvre d’ivoire couvert de saphirs ; ses jambes sont des colonnes de marbre posées sur des bases d’or ; son aspect est celui du Liban, beau comme les cèdres.

Il y a là soixante reines, quatre-vingts concubines et des jeunes filles sans nombre. Mais l’unique, c’est ma colombe, mon immaculée ; quelle est celle-ci dont le regard est comme celui de l’aurore, belle comme la lune, pure comme le soleil, mais terrible comme une armée en bataille ?

Que tes pieds sont beaux dans tes sandales, fille de prince ! La courbure de tes reins est comme celle d’un collier, œuvre d’une main habile. Ton sein est une coupe ronde, pleine d’un vin aromatisé ; ton corps est un monceau de froment entouré de lys. Tes deux seins sont comme les deux jumeaux d’une gazelle. Ton cou est comme une tour d’ivoire ; tes yeux sont les piscines d’Hésébon. Ton nez est droit et fier comme la tour du Liban, tes cheveux sont comme des fils de pourpre ; un roi est enchaîné à leurs boucles. Que tu es belle, que tu es charmante, mon amour, aux heures de la volupté ! Ta taille est semblable à un palmier, et tes seins à ses grappes. J’ai dit : « Je monterai au palmier ; je cueillerai ses rameaux. » Que tes seins soient pour moi les grappes de la vigne ; ton haleine, l’odeur du pommier ; ta bouche, un vin exquis qui coule doucement et humecte les lèvres de l’amant assoupi.
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Vieuxmec
30 mars 2018 à 12:20
Lilidoo je comprends beaucoup mieux après cette explication.
Je regrette de ne pas avoir votre facilité d'écriture mais bon tour avoir est impossible.
Comme on dit la vie est une dure lutte.🤕
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Lilidoo
30 mars 2018 à 12:30
Pour le coup c'est moi qui reste pantois.
Il n'est nullement question de lutte en mes propos. Mais d'un simple constat :)
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cocolst
30 mars 2018 à 13:43
Toutes ces correspondances sont un préliminaire intense et riche. C’est en ce sens que je trouve la correspondance presque plus intéressante que le badinage en lui-même.

Je suis bien d'accord avec toi - désolé, j'ai du mal à vouvoyer lorsqu'il s'agit d'internet, les écrans interposés créant déjà une distance, je trouve qu'il est nullement besoin d'en rajouter. C'est d'ailleurs ce qu'il manque souvent aux récits publiés.

Plutôt que de lire un : "cette salope m'attendait à l'entrée des toilettes. Je ne me suis pas gêné, je l'a attrapée, je l'ai faite couiner en la bourrant avec ma grosse bite dans tous ses orifices au point où elle n'arrivait plus à marcher après"

Je préfère lorsque ça se traduit pas :
"Je suis dans un bar. Quelle journée de merde. Ma présentation devant les bigboss s'est mal passée, et mon chef m'a en plus enfoncé devant eux. Je n'ai aucune envie de rentrer chez moi. Ma femme va encore me sauter dessus en me disant que je n'ai pas réparé la lumière de la salle de bain. Elle trouvera forcément une autre excuse pour chercher l'engueulade et éviter le devoir conjugal.

Je bois doucement ma bière, je suis plongé dans mes pensées jusqu'à ce que j'entende des filles rigoler à plein poumon. Mon regard est attiré par ces bruits, et je vois cette jeune femme. Mon dieu, qu'elle est belle. Elle parle et s'amuse avec des amies, je n'arrive plus à détacher mes yeux d'elles. Elle a l'air de s'amuser et me fait en même temps oublier mes soucis. Je ne parlerai pas d'un coup de foudre, mais juste un coup de coeur comme il m'en arrive souvent depuis quelques temps.

Elle tourne la tête vers moi comme si elle sent que je ne peux plus m'empêcher de la regarder. Elle me voit fixé sur elle, elle fronce légèrement les sourcils, baisse la tête et la tourne vers ses amies. Il m'a semblé voir du rouge lui monter aux joues. Je me fais des films comme toujours.

Sa tête se tourne à nouveau vers moi. Cette fois, elle maintient son regard, je lui souris. Sa langue passe rapidement sur ses lèvres, puis les mords un peu avant de dire quelque chose à ses amies que je n'entends pas. Elle se lève et de disparaît l'instant d'après derrière la porte qui mène aux toilettes. Sa présence me manque déjà. Je me lève à mon tour sans vraiment savoir ce que je fais. J'ai juste envie de la voir.

A mon tour, je franchis cette porte et je la découvre appuyée sur le mur comme si elle m'attendait. Mon sang ne fait qu'un tour, l'envie est trop forte, mes mains se posent sur ses hanches, mes lèvres sur les siennes.

Je retourne à ma place quelques minutes après. J'ai des étoiles plein la tête."


Oups, j'ai oublié de d'écrire l'acte sexuel dans cette seconde version... J'espère que vous ne m'en voudrez pas.
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Vieuxmec
30 mars 2018 à 13:52
Lilidoo cette dernière phrase était pour moi.
La vie est une dure lutte pour moi dès que j'essaie de faire passer des sentiments par mon écriture
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Gras
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