J'avoue que ce texte m'a quelque peu chamboulée ! J'espère qu'il vous mènera à la réflexion, tout comme il l'a fait pour moi. ☺️
Pour faire participer la communauté XStory, je souhaitais récolter quelques témoignages sur ce topic :
- Avez-vous déjà cherché cette licorne pour votre couple ? Comment ? Qui en a eu l'idée ?
- Avez-vous déjà été cette licorne ? Comment cela s'est-il passé ?
Merci pour vos réponses 🙏🏻
Et merci au super compte Instagram @ et.incel pour cette déconstruction perpétuelle !
C'est pas tant ça le problème pour moi, ce qui m'ennuie c'est qu'elle part du principe qu'une communauté a toujours raison et l'autre tort sans aucune nuance, quitte à comparer les couples hétéros à des pédocriminels là où une personne bi pourrait légitimement faire la démarche inverse. Tout son raisonnement est biaisé dès les premières lignes et chaque argument est un étage de plus sur cette tour bancale bâtie sur du sable.
Victorya
9 juin 2023 à 21:57
Ça ne veut pas dire que Pokaline ou que Victorya aient violé des gens 🥲
Ouf 😺
C'est pas tant ça le problème pour moi, ce qui m'ennuie c'est qu'elle part du principe qu'une communauté a toujours raison et l'autre tort sans aucune nuance, quitte à comparer les couples hétéros à des pédocriminels là où une personne bi pourrait légitimement faire la démarche inverse. Tout son raisonnement est biaisé dès les premières lignes et chaque argument est un étage de plus sur cette tour bancale bâtie sur du sable.
Je le ressent comme toi. Ce qui me met mal à l'aise c'est que ça ressemble vraiment beaucoup à un discours discriminant classique, avec la généralisation et le manichéisme. L'auteure fait exactement ce qu'elle dénonce, ça transpire la haine.
Modifié
9 juin 2023 à 22:02
RitualMine
10 juin 2023 à 00:51
Effectivement.
La première réflexion que ce « texte » amène est l’expression du non respect et l’illusion de la justification sous des codes appropriés.
Ça me rappelle le concept du « biogilisant » qui a fait ses vagues fut une époque.
Un fumeux cocktail 🍹
Modifié
10 juin 2023 à 00:57
Matt-Sarme
10 juin 2023 à 01:17
¡ Holà !
Je viens de tomber sur un article très intéressant, traitant de la chasse à la licorne 🦄 dans le milieu libertin.
En toute honnêteté, j'ai également beaucoup de réserves sur cet article, qui me donne notamment, et avant même toute analyse de fond, une forte impression de méthodologie particulièrement bancale.
- La séparation stricte entre polyamour et libertinage : le libertinage n'est évidemment pas une orientation relationnelle, mais c'est hypocrite ou particulièrement ignorant d'affirmer aussi péremptoirement qu'il n'y a pas de passerelle entre les deux ;
- Le ton incroyablement pédant (en particulier sur l'utilisation revendiquée de questions rhétoriques, qui lui donne l'air d'une suffisance insupportable) qui incarne tous les pires clichés sur la commu queer qui serait moralisante, par exemple sur l'existence de la polyphobie qui fait pourtant débat ;
- L'absence de structure du propos : alors qu'on définit la "chasse à la licorne" et son caractère biphobe (selon la thèse défendue, du moins), on embraie sur une longue citation sur la fétichisation des personnes racisées avant de revenir à la fétichisation sexuelle dans le paragraphe suivant sans la moindre articulation logique des propos ;
- L'absence d'historicisation des concepts, comme si ce que désigne le terme de "licorne" n'avait pas évolué, comme si la commu libertine n'avait de réflexivité sur elle-même et ne se remettait pas en question ;
- La méconnaissance évidente du libertinage dont l'auteur·rice fait preuve, comme si les "lieux encadrés et soucieux du consentement et du bien-être des personnes libertines" qu'iel réclame n'existaient pas (ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas pour autant des dérives graves et importantes à dénoncer dans la commu libertine, le site internet promouvant la "chasse à la licorne" qu'iel cite en témoignant, mais avoir un peu de sens de la mesure c'est pas mal aussi) ;
- Et last but not least, très peu de source et pas la moindre qui soit universitaire (Rokhaya Diallo c'est très bien, j'aime beaucoup ses réflexions, mais elle se base sur des études sérieuses contrairement à l'auteur·rice ; et s'en servir comme source primaire est proprement ridicule) : particulièrement dommageable au vu tant de la revendication d'un statut d'étudiant·e par l'auteur·rice que de la force d'assertion de ses propos (notamment lorsqu'iel décrit avec précision des comportements qu'on suppose répandus dans la communauté libertine sans qu'on puisse se faire la moindre idée de leur systématicité)
ne sont que les signaux d'alerte les plus flagrants m'ayant sauté aux yeux.
On est en présence d'un contenu militant, ce qui n'a rien de grave en soi (au contraire), mais qui en l'occurrence se donne des airs de scientificité alors que le manque de rigueur est flagrant.
Maintenant que ceci est dit, sur le fond du propos.
Le rappel sur les différentes discriminations et fétichisations serait bienvenu, s'il était adressé à un public en particulier. L'absence de démonstration pointe un public militant déjà au fait de nombreuses bases, mais l'exclamation indignée sur le fait qu'il s'agit de discriminations désigne l'inverse à un public béotien (qui serait de plus infantilisé, parce qu'il n'y a pas besoin de beaucoup s'y connaître pour savoir que le racisme c'est une discrimination). D'où le ton moralisateur, je pense : l'auteur·rice n'a pas la moindre idée d'à qui iel parle.
Autre exemple de manque de structure, l'étalage de clichés biphobes. Pourquoi ? Quel est l'intérêt ? Aucun ! Soit tu fais un billet visant à démontrer que la biphobie existe, et tu le fais mieux que ça (alors que c'est pourtant simple, les clichés listés sont d'ailleurs justes) ; soit tu pars du principe que c'est acquis, au pire en renvoyant vers une source extérieure s'en chargeant pour toi, et tu concentres sur la démonstration de la biphobie présente dans le libertinage.
Pour le manque de rigueur, un passage m'a interpellé :
La pratique de la « chasse à la licorne » se base sur tous les clichés biphobes sur les personnes bisexuelles… et perpétue ainsi l’adhésion à ces derniers.
Tous ? Quand quelques lignes plus tôt iel listait :
la bisexualité propagerait les IST (Infections Sexuellement Transmissibles)
Je suis désolé, mais ça n'est pas sérieux.
Mais ça encore, c'est maladroit mais pas si grave. Le manque de pédagogie et de structure est embêtant, mais pas rédhibitoire.
En revanche, on retrouve un manque absolu de nuance et de prise en compte de la diversité des réalités sociales qui est proprement effarant.
Parce que forcément, les couples hétérosexuels qui rencontrent une personne bisexuelle vont se conforter dans leurs clichés biphobes (consciemment ou non).
Forcément ? Simplement en rencontrant des bisexuel·le·s ? Mais c'est une plaisanterie ? Cet extrait est parfaitement représentatif de tout ce qui ne va pas dans cet article, et j'en suis même pas à un quart ! Arrête de souffler aussi fort, tu m'empêches de lire !
(Pause, je respire.)
Allez, je pense que le ridicule de ce passage est clair, et j'en ai trouvé un autre intéressant.
La citation dans le paragraphe d'après, rapportée par d'autres membres du forum, illustre aussi très bien un autre problème que j'ai avec cet article :
Mais attention ! Ce ne sont pas les personnes bisexuelles qui affectionnent les pratiques libertines (e.g. le triolisme) … qui doivent être pointées du doigts.
Le ton moralisateur. Ce côté surplombant et professoral rappelant bien qu'il ne faut pas "pointer du doigt" les bisexuel·le·s, comme si on présumait que c'était ce qu'allait faire le public alors que le cadrage de l'article est depuis le départ """du côté des bi·e·s""". Et mes multiples guillemets sont importants ici, parce que je ne savais vraiment pas comment exprimer ce sentiment très étrange de partialité assumée (qui ne me pose aucun problème en elle-même) mêlée de paternalisme hautain.
Au-delà de la problématique de la fétichisation sexuelle sur laquelle repose la « chasse à la licorne », le rapport de domination entre DES personnes privilégiées et UNE personne minoritaire devrait commencer à vous inquiéter, si vous n’étiez pas convaincu·e du caractère dangereux de cette pratique jusqu’à maintenant.
Et ceci cristallise mes deux problèmes. Si vous n'étiez pas convaincu·e ? Mais pourquoi le serait-on alors qu'il n'y a pas eu ne serait-ce que l'once du début du commencement de l'ombre d'une démonstration ? Iel a affirmé que la "chasse à la licorne" perpétuait les clichés biphobes comme si c'était une évidence, c'est censé convaincre qui ?
Et l'assertion est particulièrement forte au vu de l'absence d'argument ! Caractère dangereux ? Dangereux en quoi ? Parce qu'il y a (aurait) fétichisation ? (Oui on va parler de domination dans le paragraphe d'après, mais là on est censé·e·s être déjà convaincu·e·s d'après ellui.)
Et c'est quoi cette insistance étrange sur la supériorité numérique des hétéros ? Comme si ça avait la moindre importance dans l'expression d'un rapport de domination ? Et iel insiste là-dessus ensuite, d'ailleurs !
D'ailleurs parlons-en de la domination, dans la suite du paragraphe on repart dans cet entre-deux bizarre où on semble parler à des gens déjà sensibilisé·e·s à toutes ces notions vu le manque de détail et de démonstration, mais où on refait la version wish (je suis désolé, j'essaie de pas me moquer, mais là c'est indéfendable de faire aussi mal résumé) de la théorie de la dominance sociale ?
Je reviens sur la pédagogie un instant :
deux individu·e·s socialement privilégié·e·s (hétérosexuel·le·s) en relation de couple -la garantie d’un avantageux statut social-
Ou bien tu dis ça (en le formulant un peu plus clairement si possible, mais passons) et tu t'adresses alors à un public qui connait les problématiques générales abordées et qui cherche à en savoir plus sur le cas spécifique du libertinage ; soit tu veux être pédagogue et tu n'écris surtout pas quelque chose d'aussi évidemment clivant et braquant que ça, et tu prends le temps de développer qu'on considère ici uniquement la modalité de l'orientation sexuelle et qu'on analyse la situation toute chose égale par ailleurs, or les bi·e·s sont opprimés et pas les hétéros, qui sont donc privilégié·e·s ici (en le démontrant rapidement, mais je suis pas là pour ça contrairement à ellui) ; et dans tous les cas il me semble très important d'enchaîner en expliquant les modalités d'expression de ce privilège dans cette situation ! C'est bien de dire que les hétéros sont privilégié·e·s, mais un privilège (quel qu'il soit) n'est pas une nature transcendante, il s'exprime dans des rapports sociaux spécifiques et il faudrait ptet voir à nous expliquer comment cela se produit ici puisque c'est censé être tout le propos de cet article !
J'avais prévu de revenir sur tout l'article, mais je pourrais m'arrêter sur littéralement chaque paragraphe et être encore là demain matin. Alors juste un dernier, qui m'a tellement agacé que je me suis pris un oreiller sur la tête de la part de ma chérie que je dérangeais encore :
Bien-entendu, d’autres stigmates peuvent entrer en jeux rendant la personne « licorne » encore plus vulnérable (e.g. une femme transgenre noire bisexuelle ou une personne non-binaire sexisée et handicapée).
L'intersectionnalité n'est pas une addition des discriminations ! Faut arrêter avec ça maintenant, je croyais que c'était acquis au moins dans la sphère militante ! L'intersectionnalité, c'est considérer qu'une personne se situant à l'intersection de plusieurs oppressions subira une oppression spécifique. Ce terme, "spécifique", est fondamental ! Le discours intersectionnel se fait suffisamment caricaturer, assimilé à une "culture de la victimisation" ou "course à l'oppression", qu'on a franchement pas besoin que des militant·e·s féministes reprennent ces éléments de langage ! Et ça ne fait qu'empirer par la suite en parlant de position défavorable "par essence", de conjoint "ultra-privilégié", de "ne pas déresponsabiliser la conjointe"... et tout ça dans le même paragraphe !
Je ne reviens pas sur la mention de la charge mentale, qui n'a juste pas le moindre sens et nie toute agentivité de la femme, et faut vraiment que je m'arrête là dans mon commentaire avant de juste faire du hate-watch (mais quand ça parle de "complicité des conjointes" ou de "stigmates [sic] à prendre en considération" sans jamais prendre en considération la dynamique de pouvoir au sein du couple, c'est absolument honteux et c'est juste le paragraphe suivant).
Et j'ai dit plusieurs fois que j'arrêtais, mais c'est pas possible quand la partie suivante commence par dire que le consentement d'une personne minorisée est nécessairement (terme qui n'est pas utilisé mais totalement implicite vu comment c'est asséné) altéré !
Bon, je conclus quand même.
Le pire est qu'il y a beaucoup à dire sur la fétichisation des minorités sexuelles, raciales, de classe et autre dans le milieu libertin. Mais là, c'est un contre-son-(notre)-camp assez magistral. Comment peut-on dire que les couples hétéro libertins recherchent "uniquement" des femmes bies ? C'est factuellement faux et même quelqu'un avec une connaissance aussi superficielle du libertinage que moi le sait ! Il faut parler de tendances, de dynamiques, d'où l'intérêt d'avoir des études pour appuyer ses propos.
Je ne développerai pas davantage sur cette fétichisation dans ce milieu car je n'ai pas connaissance d'étude sur ce sujet précis, et les quelques unes que j'ai trouvé après un rapide tour sur Google Scholar et Cairn sont avant tout des études historiques sur le libertinage en général. Mais sur la fétichisation sexuelle en général, les porn studies sont littéralement basées sur l'étude de ces sujets, sans que l'auteur·rice n'y fasse la moindre référence ! Alors j'entends qu'il s'agisse d'un article de blog et pas d'un travail universitaire, mais 1) encore une fois, l'auteur·rice se réclame d'une légitimité universitaire donc il me semble normal de lea juger dessus puisque la rigueur méthodologique ne s'arrête pas aux portes de la fac, et 2) même pour du travail "simplement" militant, c'est ni fait ni à faire !
Ces réflexions très mal documentées me semblent avant tout le résultat d'une large méconnaissance des sujets abordés par l'auteur·rice. Iel s'est reposé·e sur ses connaissances superficielles des rapports de domination sans aucune démarche sociologique (je suis convaincu qu'on devrait former un peu plus sérieusement les étudiant·e·s en psychologie là-dessus, les bénéfices seraient innombrables au delà du simple cas de cet article, c'est d'ailleurs un élément mis en avant par le dernier épisode de l'excellent podcast Les couilles sur la table ; la psychologue interviewée dans l'épisode y revient d'ailleurs rapidement sur la distinction pédophilie / pédocriminalité et je crois que l'auteur·rice de cet article aurait quelques leçons à en tirer).
Je pourrais dire qu'iel cherche à se faire mousser en étalant sa (mé)connaissance des rapports de domination et des discriminations, mais je laisse ce genre de réflexion de comptoir aux étudiant·e·s de psycho (allez un scud gratuit, c'est pour moi, ça me fait plaisir). Plus sérieusement, et sans présumer de ses intentions, c'est désastreux, je n'ai pas d'autre mot. On dirait qu'iel a pondu un premier jet, qui n'est d'ailleurs pas exempt de réflexions intéressantes (plus souvent issues de personnes qu'iel cite que d'ellui-même, mais bon), et s'en est contenté·e sans avoir le moindre recul critique. Un truc pareil, ça va dans une discussion informelle entre potes ou entre gens qui sont déjà sensibilisé·e·s aux problématiques de genre, pourquoi pas, mais là ? C'est de la socio mal digérée et mal recrachée, rien de plus. Et pourtant, le sondage sur lequel l'article se termine est particulièrement intéressant et méritait bien mieux.
Cherryy
10 juin 2023 à 01:19
Si hétéros et / ou hommes cis ont fini de se plaindre, j'aimerais qu'on laisse la parole aux licornes un peu😄
Cherryy
10 juin 2023 à 01:26
@Matt-Sarme nous n'avons pas compris les mêmes choses à certains passages visiblement 🤔
Mais je te répondrai demain plus en détail!
Encore une fois, je me répète, je ne considère pas cet article comme gage de vérité. C'est juste la première personne que je vois soulever "ce problème" du moins ces questions là (meme si l'autrice a déjà un avis dessus).
Peace ☮️
Matt-Sarme
10 juin 2023 à 01:29
@Matt-Sarme nous n'avons pas compris les mêmes choses à certains passages visiblement 🤔
Mais je te répondrai demain plus en détail!
Avec plaisir !
Encore une fois, je me répète, je ne considère pas cet article comme gage de vérité. C'est juste la première personne que je vois soulever "ce problème" du moins ces questions là (meme si l'autrice a déjà un avis dessus).
Peace ☮️
Et le problème est réel ! Tant sur la fétichisation que sur la prédation, notamment des jeunes femmes. Mais justement, un sujet aussi important méritait d'en parler mieux, avec davantage de rigueur et de sérieux.
Pokaline
10 juin 2023 à 06:53
Si hétéros et / ou hommes cis ont fini de se plaindre, j'aimerais qu'on laisse la parole aux licornes un peu😄
Tu sous-entends qu'on les empêche de s'exprimer ?
OK, pour ma part, je n'interviendrai plus sur ce sujet ;)
Modifié
10 juin 2023 à 07:01
Angeliqueetflorian
11 juin 2023 à 08:11
Je ne sais pas si ça entre dans le sujet.
Nous avons fait un plan à trois avec une femme bi.
Les règles sont claire nous ne jouons que en couple, jamais seul de son côté.
C'était une amie, et ça l'est toujours d'ailleurs.
Je viens de tomber sur un article très intéressant, traitant de la chasse à la licorne 🦄 dans le milieu libertin. Je vous mets son lien ici :
leculbordedenouilles.fr/2022/12/12/chasse-a-la-licorne-predation-sexuelle-des-minorites-sexuelles/?fbclid=PAAaag757fsb8AOAKT3-2Q_Bqq9e5AlgH-a6HRhFbH54RLybnlzSZ67Q3Eg1I
J'avoue que ce texte m'a quelque peu chamboulée ! J'espère qu'il vous mènera à la réflexion, tout comme il l'a fait pour moi. ☺️
Pour faire participer la communauté XStory, je souhaitais récolter quelques témoignages sur ce topic :
- Avez-vous déjà cherché cette licorne pour votre couple ? Comment ? Qui en a eu l'idée ?
- Avez-vous déjà été cette licorne ? Comment cela s'est-il passé ?
Merci pour vos réponses 🙏🏻
Et merci au super compte Instagram @ et.incel pour cette déconstruction perpétuelle !