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✦ Docsevere Réconfort & vieilles dentelles. I. Marcia XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Réconfort & vieilles dentelles. I. Marcia — Chapitre 1

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Docsevere
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Réconfort & vieilles dentelles. I. Marcia

Chapitre 1

Je m’étais retrouvé veuf brutalement. Ma femme avait une santé fragile, mais tout de même, je ne m’étais pas attendu à ça, hélas.
Le pire est que nous venions d’emménager dans notre nouvelle maison, que nous venions juste d’acheter.
Je me retrouvais d’un seul coup seul dans cette maison où nous avions tout juste eu le temps de poser nos meubles, de défaire nos valises, de vider nos cartons et de ranger nos affaires.
Trois mois c’était tellement court que les choses n’avaient pas encore pris leurs choses définitives.
Je restais abasourdi, sans aucune envie d’aller plus loin dans l’installation que nous avions commencée petit à petit, laissant sur place les projets que nous avions élaborés chaque jour.
Je n’avais plus aucune envie de bricoler, j’avais envie de ne rien faire. La vaisselle s’accumulait plusieurs jours dans l’évier ; souvent je dînais à l’extérieur, tristement, retardant le moment de rentrer pour retrouver ma maison vide, en tout cas sans elle.
L’été arrivait, le jardin était ensoleillé, mais j’avais peu de courage. Je me forçais à entretenir les fleurs qu’elle avait plantées, mais je laissais en stand by tout aménagement supplémentaire.
J’évitais de me laisser aller, voulant rester fidèle à ma promesse que je lui avais toujours faite de continuer à vivre, même sans joie et sans bonheur - hormis quelques samedis soirs où je me faisais une soirée whisky et photos (je regardais photos, vidéos, triste à en crever, me saoulant la gueule et pleurant, seul et tranquille – tranquille car sans personne pour me voir.)
Je faisais du sport le plus souvent possible le soir, histoire de voir des gens et d’occuper mes soirées, pour éviter de rester à me morfondre enterré vivant, comme un rat.
Et puis les nuits, quand j’arrivais à dormir, il y avait les rêves, tellement douloureux quand on voit son aimée, qui a l’air tellement vivante, tellement réelle, qui vous parle, avec la terrible déconvenue le matin au réveil.
Puis viennent des rêves érotiques, parce qu’on en reste pas moins un homme, et la nature, le corps, la libido enfouie et muselée, doit s’exprimer.
Quelquefois des rêves avec elle – douloureux souvenirs de son corps, de nos étreintes, puis de plus en plus – et heureusement – avec d’autres femmes, des inconnues parfois, au visage flou, puis plus rarement avec des femmes entrevues ou fréquentées.
Ça fait bizarre au début, mais au moment où on se réveille avec la gaule, on se dit qu’on est encore vivant !
La première fois c’était la directrice d’une société qui était dans mon portefeuille clients autrefois, une blonde, la quarantaine.
Je la trombinais assise sur le fauteuil de son bureau de cuir.
Ce qui est bizarre c’est que ça n’est du tout mon type de femmes. Moi qui aime les femmes pulpeuses, voire rondes et très rondes, je limais cette femme toute chétive, limite anorexique, et j’y prenais du plaisir !
Elle n’avait même pas de seins, à peine deux bourgeons (on aurait dit la poitrine d’une pré-adolescente), des bras et des cuisses grêles, même si elle ne manquait pas d’élégance.
C’est vrai que son faible poids – elle ne devait pas peser plus de 45 kilos d’après mon souvenir – faisait que je la maniais en la portant, la montant et la descendant sur la ma queue comme une poupée de chiffon, et j’aurais presque pu sentir ma pine à travers la paroi de son vagin en lui palpant le pubis.
Je la tringlais, l’enfilais, la pilonnais, l’empalais en cadence sur mon membre dressé et elle se faisait secouer en criant comme une folle. Mes couilles claquaient sur ses petites fesses maigrichonnes, mes mains emprisonnant sa taille à peine plus large qu’un tronc de bouleau, et elle dégoulinait comme une salope, m’inondant les cuisses de sa mouille. Une vraie chienne !
Je la secouais de haut en bas, de bas en haut, et je voyais ses cheveux blonds au carré s’agiter dans tous les sens.
Au réveil, j’avais la queue raide et dure comme du bois et je devais me branler comme un malade, envoyant un jet de sperme à un mètre.
L’avantage d’être seul c’est qu’on peut faire ce qu’on veut.
Après ce genre de rêve j’avais toute la journée en tête des images salaces et j’étais un peu moins triste, me sentant un peu ragaillardi.
C’est drôle la réaction des gens quand vous vous retrouvez veuf. Il y en a qui semblent vouloir vous ménager, prenant un air de pitié et de commisération. D’autres qui s’en foutent. D’autres encore qui vous évitent comme si le malheur était contagieux, ou comme s’ils avaient peur d’être confrontés à la douleur et au chagrin d’autrui parce qu’ils ne savent ni quoi dire, ni comment se comporter avec vous. Et je ne parle pas des amis.
Et puis souvent on est surpris. La compassion et la main tendue, la sympathie, viennent de gens que vous connaissez à peine, que vous n’avez quasiment pas côtoyés.
C’est ainsi qu’un jour, en fin d’après-midi où j’étais rentré tôt du boulot, on sonna. Je fus surpris de découvrir devant mon portillon Marcia, l’agent immobilier qui nous avait trouvé cette maison.
J’allai lui ouvrir, l’air un peu ahuri (comme j’avais tendance à être depuis ces quelques mois), et l’accueillis néanmoins avec le sourire :
« - Bonjour Marcia.
— Bonjour. Vous vous souvenez de moi ?
— Bien-sûr Marcia. Comment pourrais-je vous avoir oubliée ?!
— J’ai appris pour votre femme. Je suis désolée. Je voulais vous présenter mes condoléances, même si ça fait tard mais on me l’a appris il y a très peu de temps…
— Je vous en prie. …Enfin, je vous remercie. Vous ne pouviez pas savoir. Mais c’est très gentil de votre part…
— Comme je passe tous les soirs tout près de chez vous pour rentrer du bureau, j’ai voulu venir vous voir pour savoir comment vous alliez.
— C’est vraiment très gentil. Ça me touche beaucoup. Mais je vous en prie, ne restez pas à la porte, rentrez. »
Je me rappelais en effet qu’elle habitait la commune juste à côté puisqu’elle nous l’avait dit (elle avait même essayé de nous vendre une maison dans son coin mais nous n’aimions pas l’endroit parce que trop isolé.)
Nous nous installâmes dans la cuisine, je lui proposai un café qu’elle accepta. Elle me fit remarquer les changements que nous avions eu le temps de faire dans la décoration. Cela lui plaisait beaucoup. Je lui dis que c’étaient surtout des idées de ma femme. Elle me dit qu’elle avait beaucoup de goût. Je lui dis que oui, en effet, et que je me doutais que ça lui plairait puisque, vu son bureau à l’agence, qu’elle avait décoré elle-même, elle aussi montrait un goût certain. D’ailleurs ma femme à l’époque le lui avait fait remarquer. Oui, elle s’en souvenait.
Elle eut des mots très gentils, très justes. Me disant que c’était une femme bien, agréable, et que comme tout être elle était irremplaçable, qu’elle devait manquer à beaucoup de monde, à moi en premier, bien entendu, mais aux autres aussi.
Elle dit qu’on n’avait pas besoin de connaître beaucoup certaines personnes pour savoir qu’elles sont des personnes de qualité. Elle se souvenait qu’elle partageait avec elle des origines communes, mais ça n’était pas que pour ça.
« - Non, bien-sûr » lui dis-je, « moi non plus je ne vous connais pas beaucoup mais je sais que vous êtes quelqu’un de bien. »
Elle protesta un peu.
« - Vous avez du cœur, et j’apprécie cette qualité chez les gens. Je sais que vous avez du cœur sinon vous n’auriez pas fait ce geste de venir me voir pour prendre de mes nouvelles, alors que rien ne vous y obligeait. »
Elle sourit d’un sourire triste, me fixa de ses yeux bleus perçants, posa sa main sur mon bras :
« - Mon pauvre, ça doit être tellement dur pour vous. »
Elle se souvenait combien nous avions l’air uni mon épouse et moi. Elle aussi était mariée, et depuis près de 20 ans, et elle savait reconnaître quand elle voyait un couple l’amour qu’il y avait entre eux. Elle n’avait pas que de l’expérience dans le domaine de l’immobilier.
Je souris. Je l’imaginais à ce moment-là en conseillère matrimoniale. Ça lui aurait bien été. Elle était élégante, toujours vêtue d’une façon correcte et en accord avec son âge (elle devait avoir entre 55 et 60 ans, bien que son visage commençât à être un peu buriné comme celle des femmes qui se sont trop exposées au soleil, ce qui peut les faire paraître un peu plus âgées), et son air toujours très calme avait quelque chose d’apaisant et assez gracieux.
Ne répondant pas à ce qui pouvait passer pour une question, je posai mon autre main sur son avant-bras et lui dis :
« - Qu’est-ce que vous voulez, c’est le sort de tous les couples, tôt ou tard. Ça arrive souvent tard, mais parfois c’est beaucoup trop tôt, et nous enlève l’autre dans la force de l’âge.
En tout cas je suis vraiment très touché que vous soyez passée. »
Je ne savais pas quoi rajouter, mais l’émotion montait en moi, ce qui se faisant entendre dans ma voix un peu tremblante, et mes yeux s’humidifiaient. Ca n’était pas feint. Son geste et son intention faisaient mouche, surtout en comparaison avec tant d’indifférence de la part de gens que j’avais cru proches de moi avant cette épreuve - dont je n’avais rien attendu, mais dont j’avais constaté en tout cas l’absence.
Elle resta une petite demi-heure avec moi, et nous parlâmes de choses et d’autres, de la maison, de ses affaires. Sa présence me faisait chaud au cœur. Je ressentais de la tendresse pour cette petite femme, qui se montrait chaleureuse et empathique alors que je la connaissais si peu. J’avais presque envie de l’embrasser.
Elle finit par prendre congé, je la raccompagnai à la porte.
Je lui serrai la main, la remerciant encore du fond du cœur de s’être préoccupé de moi, lui faisant bien comprendre que bien qu’elle fut pour moi une presque inconnue, sa présence m’avait fait du bien.
« - Je vous en prie » dit-elle. « Je repasserai vous voir. Je finis souvent tard. …enfin, si ça ne vous dérange pas ?
— Vous ne me dérangerez absolument pas. Ça sera avec plaisir. Comme aujourd’hui.
Merci encore. »
Bien entendu je ne crus pas une seconde qu’elle reviendrait me voir. Elle avait eu un geste d’humanité envers moi, sans doute émue par mon malheur - tellement banal, hélas.
Mais comme tout le monde, une fois prise par son quotidien, son travail, ses préoccupations journalières, elle me mettrait dans un coin de sa mémoire, avec le sentiment d’avoir fait aujourd’hui ce qu’elle devait faire, se disant que je survivais, me sachant par ailleurs à l’abri du besoin et des problèmes matériels, et que je souffrais seulement de mon deuil et de ma solitude, mais comme des milliers d’autres gens.
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Docsevere
12 septembre 2015 à 20:58
Merci Dandan.
Oui j'aime les femmes mûres, et je tiens à leur rendre hommage, pour leur grâce, leur féminité, leur savoir-faire, leur sensualité... (enfin, c'est ce que nous percevons d'elles, nous, les hommes transis ;))
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dandan
12 septembre 2015 à 02:03
Ah , Doc , le retrouve dans le début de ton histoire tous les aspects féminins qui te font vibrer , moi aussi du reste !
C'est très bien et la suite sera certainement un plaisir , entre autre de lecture, bien entendu !
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Docsevere
11 septembre 2015 à 22:15
Merci l'ami !

La suite arrive bientôt (et avec + de "concret"...) !
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Répondre
Jessarmand
10 septembre 2015 à 13:56
Bravo! J'aime beaucoup et j'attends la suite avec impatience!
Soyez respectueux
Répondre

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