Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Sylvia, femme d’action — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Sylvia, femme d’action
Chapitre 1
Chapitre 1
Tout le monde a déjà entendu parler de ces personnes qui partent pour leur travail dans des endroits pas possibles, ultra-dangereux et qui se retrouvent, malgré elles, prises en otage, comme ce fut le cas pour les infirmières bulgares ou encore Ingrid Betancourt plus récemment (je dis bien Ingrid, la franco-colombienne ex-otage des FARC, pas Liliane la milliardaire grabataire au regard nécrosé dont certains hommes politiques ont honteusement abusé de la fortune pour se faire élire). C’est justement une de ces personnes que nous allons suivre.
Dans les locaux d’une chaîne de télé d’information, Sylvia, une jeune reporter, planifie son itinéraire. Major de promo de son école de journalisme, elle se prépare pour son premier grand reportage d’envergure. Avec elle, Thierry, son ami de toujours et cameraman avec lequel elle a fait ses débuts. Ils reçoivent une enveloppe avec de quoi assumer leurs frais et hop, direction l’Amérique centrale.
La jeune Sylvia avait reçu le feu vert de sa hiérarchie pour partir tourner un documentaire sur un groupe de révolutionnaires d’Amérique centrale opposés au pouvoir militaire en place. Malgré les avertissements de ses collègues, elle avait tenu à y aller pour gagner ses galons de grand reporter. Elle en avait marre des reportages sur la fête du boudin en Ardèche ou de couvrir les concours de tracteurs-pooling dans la Creuse. Elle voulait faire ses preuves sur le terrain, et quoi qu’en dise son père – directeur de l’information de la chaîne – elle allait le faire !
Elle semblait avoir tout prévu : guide local, billets d’avion, itinéraire… Bref, rien n’avait été laissé au hasard. Toutefois, Thierry (son cameraman) semblait inquiet. Même s’ils bénéficiaient tous deux d’une confortable prime de risque, il ne pouvait s’empêcher d’envisager le danger que cette expédition représentait, lui qui était marié, père d’un petit garçon et bientôt papa une deuxième fois. Elle, au contraire, semblait excitée comme une puce et d’une naïveté désarmante. La seule raison pour laquelle il avait accepté de l’accompagner, c’était pour ne pas la laisser y aller seule… et aussi parce que, grand ami de la famille, son patron et père de Sylvia le lui avait demandé. Elle ne pensait qu’à la considération que ce reportage pouvait lui apporter. Elle en venait même à rêver du prix Pulitzer sans envisager ce qui pouvait survenir sur place.
C’est après un long voyage en première classe sur un avion de ligne d’abord, puis dans un vieux coucou déglingué qui leur a donné des sueurs froides, qu’ils sont arrivés sur place. Selon ses recherches, Sylvia avait recoupé pas mal de témoignages selon lesquels le groupe de révolutionnaires vivait quelques part dans la jungle, à proximité du village qu’ils avaient mis trois heures à atteindre en bus. C’est à la terrasse d’une buvette qu’ils avaient rendez-vous avec un guide local.
Thierry voyait cette expédition bien mal préparée. Alors que Sylvia se voyait déjà interviewer le chef du groupe rebelle et repartir sans encombre, Thierry, lui, espérait que ce guide, attiré par l’appât du gain, allait les faire tourner en rond sans la moindre trace de révolutionnaires. Ce qui les obligerait à repartir en France, faute d’argent, mais surtout en bonne santé.
— Bon, Sylvia, il arrive quand ton guide ?
— T’en fais pas, il va venir. Faut qu’il reste discret, c’est tout.
— Depuis le début, ça sent le plan foireux, ton truc.
— Mais non, t’en fais pas. Après ça, je suis sûr que papa me prendra enfin au sérieux.
— Attends… C’est pour ça que tu m’as entraîné ici ? Uniquement pour que la miss attire l’attention de son paternel ?
— Oh, ça va. Tu ne vas pas me faire une scène ! En plus, je sais que c’est papa qui t’a demandé de venir et de me surveiller ; alors arrête ton cinéma. T’es ridicule. D’ailleurs, je… Oh, mais regarde : si ça se trouve, c’est lui qui arrive.
— T’en fais pas, il va venir. Faut qu’il reste discret, c’est tout.
— Depuis le début, ça sent le plan foireux, ton truc.
— Mais non, t’en fais pas. Après ça, je suis sûr que papa me prendra enfin au sérieux.
— Attends… C’est pour ça que tu m’as entraîné ici ? Uniquement pour que la miss attire l’attention de son paternel ?
— Oh, ça va. Tu ne vas pas me faire une scène ! En plus, je sais que c’est papa qui t’a demandé de venir et de me surveiller ; alors arrête ton cinéma. T’es ridicule. D’ailleurs, je… Oh, mais regarde : si ça se trouve, c’est lui qui arrive.
Un jeune homme s’approchait du duo. Il était comme l’archétype de l’Indien d’Amérique centrale : svelte, une vingtaine d’années, vêtu d’un pantalon kaki et d’un tee-shirt gris taché et usé. Il passait son temps à regarder discrètement autour de lui.
— Holà, je suis Manuel. Celui que vous attendez. Prenez vos affaires ; on part de suite avant de se faire repérer.
— Maintenant, là ? Bon. Bah OK, on y va.
— Maintenant, là ? Bon. Bah OK, on y va.
Leur guide les a alors menés vers une vieille camionnette. Ils sont montés à l’arrière, ont chargé leurs affaires et se sont enfoncés dans la jungle. Le trajet a été très long et chaotique : pas de routes goudronnées, des chemins de brousse et des pistes défoncées. Il faut dire que le guide avait pris quantité de détours et roulait à allure réduite pour brouiller les pistes.
Au bout de plusieurs heures, la nuit commençait à tomber quand le véhicule s’est immobilisé. Sylvia, voulant voir ce qui se passait, s’est approchée pour écarter la bâche du camion et regarder dehors. Elle s’est alors retrouvée nez à nez avec les canons de deux fusils. La jeune journaliste n’en menait pas large. L’enthousiasme dont elle faisait preuve le matin même s’était brutalement envolé. Thierry, quant à lui, ne semblait pas si surpris que ça. Comment pouvait-elle imaginer une seule seconde qu’elle allait être accueillie comme ça, comme au Club Med’ par des G.O. ? Après tout, ce sont des rebelles révolutionnaires, les opposants au pouvoir militaire en place. Ses craintes étaient fondées, et il les voyait mal barrés.
Ils ont été emmenés, les yeux bandés, les mains attachées dans le dos, à pied à travers la forêt jusqu’à leur camp. Jetés dans un cachot sur une paillasse humide, ils ont passé une très mauvaise nuit. Le lendemain, leur guide qui avait revêtu son uniforme (car il faisait partie des rebelles) les fit sortir pour une entrevue avec Carlos, le chef du groupe. Ce chef était un homme massif, un visage à la Che Guevara avec la carrure d’Hugo Chavez. Il était coiffé d’un chapeau comme celui des cowboys argentins. À ses pieds gisaient leurs sacs qui avaient visiblement été fouillés. Il avait une telle prestance que personne ne mouftait mot sans son autorisation.
— Qu’avons-nous là ? Alors comme ça, vous êtes journalistes ?
— Moi oui. Lui, c’est mon caméraman et ami.
— Et qu’est-ce qui me le prouve ?
— Vous avez lu nos papiers, non ?
— Oui, et alors ? Si tu savais le nombre d’espions qu’on a eus ! Des faux journalistes, des fausses recrues…
— …
— Tu sembles moins loquace, du coup.
— J’ai la politesse de vous vouvoyer. Vous pourriez en faire de même. On n’a pas gardé les cochons ensemble !
— Oh-oh ! Mais c’est qu’elle se rebiffe, la petite chatte ! Sache qu’ici tu n’es rien, et que tu ne peux rien m’interdire. Tu es peut-être une grande dame chez toi, mais ici tu n’es jamais qu’un otage potentiel dont la rançon pourrait servir à nourrir tout un village durant des semaines.
— Moi oui. Lui, c’est mon caméraman et ami.
— Et qu’est-ce qui me le prouve ?
— Vous avez lu nos papiers, non ?
— Oui, et alors ? Si tu savais le nombre d’espions qu’on a eus ! Des faux journalistes, des fausses recrues…
— …
— Tu sembles moins loquace, du coup.
— J’ai la politesse de vous vouvoyer. Vous pourriez en faire de même. On n’a pas gardé les cochons ensemble !
— Oh-oh ! Mais c’est qu’elle se rebiffe, la petite chatte ! Sache qu’ici tu n’es rien, et que tu ne peux rien m’interdire. Tu es peut-être une grande dame chez toi, mais ici tu n’es jamais qu’un otage potentiel dont la rançon pourrait servir à nourrir tout un village durant des semaines.
Après cette phrase, Thierry, qui avait compris ce qu’il pouvait advenir d’eux, voulut lui sonner les cloches.
— Quand je pense que j’ai été assez con pour te suivre...
— Tu as ta prime de risque, non ? C’est ton boulot !
— Oui, mais contrairement à toi, je suis marié, papa, et ma femme est enceinte. À cause de toi je risque de finir fusillé sur un poteau.
— Parce que tu crois que je l’ai fait exprès ? Moi, ce que je voulais, c’était faire décoller ma carrière.
— Ah, bah oui, c’est réussi ! Tu vas devenir célèbre. Tu vas être contente. Tu seras connue dans le monde comme la petite fille pourrie gâtée la plus naïve du monde. Tout ça parce que ton papounet ne t’a jamais offert de poney pour tes six ans.
— Je ne me laisserai pas insulter de la sorte !
— Tu as ta prime de risque, non ? C’est ton boulot !
— Oui, mais contrairement à toi, je suis marié, papa, et ma femme est enceinte. À cause de toi je risque de finir fusillé sur un poteau.
— Parce que tu crois que je l’ai fait exprès ? Moi, ce que je voulais, c’était faire décoller ma carrière.
— Ah, bah oui, c’est réussi ! Tu vas devenir célèbre. Tu vas être contente. Tu seras connue dans le monde comme la petite fille pourrie gâtée la plus naïve du monde. Tout ça parce que ton papounet ne t’a jamais offert de poney pour tes six ans.
— Je ne me laisserai pas insulter de la sorte !
La dispute faisait rage entre eux, et ça amusait le chef qui les regardait avec le sourire. Toutefois, las de tous ces cris, il dut finalement les interrompre.
— Bon, les amoureux, ça va ? Vous vous amusez bien ? Maintenant, vous la fermez !
— Pardon.
— La question importante maintenant, c’est : qu’allons-nous faire de vous deux ?
— …
— Je pense que le mieux serait de vous garder jusqu’à ce que votre rançon soit payée.
— … Et pour mon reportage ?
— T’en es encore là ? T’as toujours pas compris que t’es pas en position d’exiger quoi que ce soit ?
— J’en suis pas si sûre...
— Mouais… Ramenez le gars dans sa cellule. On va voir ce que cette petite brunette a à me proposer.
— Pardon.
— La question importante maintenant, c’est : qu’allons-nous faire de vous deux ?
— …
— Je pense que le mieux serait de vous garder jusqu’à ce que votre rançon soit payée.
— … Et pour mon reportage ?
— T’en es encore là ? T’as toujours pas compris que t’es pas en position d’exiger quoi que ce soit ?
— J’en suis pas si sûre...
— Mouais… Ramenez le gars dans sa cellule. On va voir ce que cette petite brunette a à me proposer.
Une fois seule avec Carlos dans sa hutte, Sylvia commença son argumentaire sur le bien-fondé de ce reportage, que ce serait un parfait moyen de faire connaître aux yeux de tous, ce combat de chaque jour, de rétablir la vérité. Enfin bref, elle a sorti la brosse à reluire. Il est vrai qu’elle avait de bons arguments, plus motivés à ses yeux dans son intérêt, mais le chef, lui, ne semblait pas convaincu. De plus il semblait la scruter de haut en bas avec des yeux gourmands. Il faut dire que son corps magnifiquement sculpté par la gym qu’elle pratiquait quotidiennement attirait l’œil. Étant donné que les femmes se faisaient rares dans le coin, il semblait avoir une idée derrière la tête, motivé par la vue de ses formes affriolantes.
— Écoute, ma jolie. Si on a accepté que tu viennes, c’est pour te piéger, pour avoir une rançon et ainsi pouvoir payer de la nourriture à ceux qui se font racketter par le gouvernement. Rien de plus. Si vous partez et que vous vous faites reprendre, vous devenez un danger. Et on aura tout perdu.
— Alors c’est tout ce qu’on est ? Du fric sur pieds ?
— T’as tout compris. Maintenant, libre à toi de négocier un meilleur séjour parmi nous.
— C'est à dire ?
— Tu as dû remarquer que votre cellule est loin du grand luxe.
— C’est peu de le dire.
— Et la nourriture est plus que sommaire.
— Ce n’est pas un cinq étoiles, c’est clair.
— Alors c’est tout ce qu’on est ? Du fric sur pieds ?
— T’as tout compris. Maintenant, libre à toi de négocier un meilleur séjour parmi nous.
— C'est à dire ?
— Tu as dû remarquer que votre cellule est loin du grand luxe.
— C’est peu de le dire.
— Et la nourriture est plus que sommaire.
— Ce n’est pas un cinq étoiles, c’est clair.
C’est là qu’il se leva pour s’approcher d’elle.
— Libre à toi de nous rendre service pour améliorer ta condition, à toi et à ton camarade. Aide dans la vie du camp, à la cuisine, à la chasse dans la jungle. Et si tu veux obtenir d’autres avantages plus... personnels, tu peux négocier directement avec moi, lui dit-il en lui caressant la joue.
— Je pense que vous allez devoir vous finir à la main !
— Très bien. Pas de souci : j’aurai tenté ma chance. Sache que si jamais tu changes d’avis, pour n’importe quoi d’ailleurs…
— Aucune chance. Mais du coup, pour mon reportage, je n’ai pas de réponse.
— Je veux bien essayer, mais je veux un droit de regard total sur tout ce que vous allez filmer.
— Ça peut se faire.
— OK, on fait comme ça alors ; mais pas d’entourloupe !
— Je pense que vous allez devoir vous finir à la main !
— Très bien. Pas de souci : j’aurai tenté ma chance. Sache que si jamais tu changes d’avis, pour n’importe quoi d’ailleurs…
— Aucune chance. Mais du coup, pour mon reportage, je n’ai pas de réponse.
— Je veux bien essayer, mais je veux un droit de regard total sur tout ce que vous allez filmer.
— Ça peut se faire.
— OK, on fait comme ça alors ; mais pas d’entourloupe !
Elle semblait avoir trouvé un accord satisfaisant pour les deux parties en présence, tant mieux. Elle était pressée de raconter ça à Thierry, mais il semblait absent de la cellule. Alors que son geôlier la poussait violemment à l’intérieur, elle demanda où était son compagnon. Le gardien lui répondit « Qu’est-ce que j’en sais, moi… »
C’est après une attente qui lui a semblé interminable que Thierry rentra. Il avait le corps meurtri de coups et le visage tuméfié et boursouflé.
— Oh, mon Dieu, Thierry ! Mais qu’est-ce que… Espèce de brutes, que lui avez-vous fait ?
— On a commencé son dressage. Toi, on n’a pas le droit de te toucher car tu es l’otage. Par contre, lui ne représente rien. Alors, avec mes copains, on a décidé d’en faire notre pute. On va se vider les couilles dans tous ses orifices. Et après, quand il aura fini de servir… on verra.
— On a commencé son dressage. Toi, on n’a pas le droit de te toucher car tu es l’otage. Par contre, lui ne représente rien. Alors, avec mes copains, on a décidé d’en faire notre pute. On va se vider les couilles dans tous ses orifices. Et après, quand il aura fini de servir… on verra.
Le sort qui attendait Thierry lui glaça le sang. Le groupe de tortionnaires s’en alla en ricanant, laissant leur victime inerte sur le sol. Après plusieurs minutes, Thierry reprit conscience. Sylvia était en train de nettoyer ses écorchures avec un morceau de son tee-shirt trempé dans de l’eau.
— Laisse-moi. C’est de ta faute si j’en suis là.
— Mais permets-moi au moins de…
— Ne m’approche pas ! À cause toi je risque de finir en jouet sexuel pour ces types. J’ai entendu ce qu’ils ont prévu pour moi : dès demain soir, ils veulent « m’inaugurer », ce qui veut dire que grâce à ton égoïsme, je vais me faire enculer par plus d’une douzaine de types à la chaîne. Merci beaucoup !
— Mais je…
— La ferme ! Je ne veux plus t’entendre. Laisse-moi dormir.
— Mais permets-moi au moins de…
— Ne m’approche pas ! À cause toi je risque de finir en jouet sexuel pour ces types. J’ai entendu ce qu’ils ont prévu pour moi : dès demain soir, ils veulent « m’inaugurer », ce qui veut dire que grâce à ton égoïsme, je vais me faire enculer par plus d’une douzaine de types à la chaîne. Merci beaucoup !
— Mais je…
— La ferme ! Je ne veux plus t’entendre. Laisse-moi dormir.
Sylvia venait de se rendre compte de ce qu’elle avait fait. En ne pensant qu’à elle, elle avait foutu son ami dans la merde. Si elle le pouvait, elle aurait pris sa place, mais d’après ce que disaient les bourreaux de Thierry, personne n’avait le droit de la toucher. Cette situation était un vrai cas de conscience pour elle, à tel point qu’elle n’en a pas dormi de la nuit.
Le lendemain matin, alors que Thierry dormait encore (vu ce qu’il avait vécu, c’était normal), elle prit une décision. Elle se dirigea vers la porte et frappa pour qu’on lui ouvre.
— Je veux voir votre chef, immédiatement.
— OK, Señorita.
— OK, Señorita.
Elle fut amenée dans la hutte du chef qui l’attendait avec impatience.
— Tu voulais me parler ?
— Oui. J’exige que vos hommes arrêtent immédiatement ce qu’ils prévoient de faire à Thierry.
— Ah oui ? Et pourquoi je les en empêcherais ?
— Mais… c’est immoral ! C’est…
— Écoute-moi, ma jolie : mes hommes se battent tous les jours pour assurer le bien-être de nombreux villages contre la tyrannie gouvernementale ; je ne vois pas de quel droit je les empêcherais de prendre du bon temps quand ils le peuvent.
— En violant un prisonnier ?
— D’habitude, ils font ça entre eux. Y en a un qui est désigné comme la « femme de la semaine », et ceux qui en ont envie… Enfin, je ne vais pas te faire un dessin !
— Quel est le rapport avec Thierry ?
— Bah, quand de la chair fraîche arrive…
— Je vous signale qu’il est otage tout comme moi, et que c’est un ami de mon père. Je n’hésiterai pas à vous descendre en flèche une fois chez moi. Votre docu-publicitaire peut devenir votre pire cauchemar.
— Et alors ? On a vécu sans avant, et on continuera après.
— En perdant l’appui de l’ONU ou des diverses commissions internationales que ça pourrait vous apporter ?
— Ils n’ont jamais rien fait pour nous avant. Pourquoi ça changerait ?
— Oui. J’exige que vos hommes arrêtent immédiatement ce qu’ils prévoient de faire à Thierry.
— Ah oui ? Et pourquoi je les en empêcherais ?
— Mais… c’est immoral ! C’est…
— Écoute-moi, ma jolie : mes hommes se battent tous les jours pour assurer le bien-être de nombreux villages contre la tyrannie gouvernementale ; je ne vois pas de quel droit je les empêcherais de prendre du bon temps quand ils le peuvent.
— En violant un prisonnier ?
— D’habitude, ils font ça entre eux. Y en a un qui est désigné comme la « femme de la semaine », et ceux qui en ont envie… Enfin, je ne vais pas te faire un dessin !
— Quel est le rapport avec Thierry ?
— Bah, quand de la chair fraîche arrive…
— Je vous signale qu’il est otage tout comme moi, et que c’est un ami de mon père. Je n’hésiterai pas à vous descendre en flèche une fois chez moi. Votre docu-publicitaire peut devenir votre pire cauchemar.
— Et alors ? On a vécu sans avant, et on continuera après.
— En perdant l’appui de l’ONU ou des diverses commissions internationales que ça pourrait vous apporter ?
— Ils n’ont jamais rien fait pour nous avant. Pourquoi ça changerait ?
Elle a tenté de le faire fléchir, mais rien n’y faisait. Elle voulait se rattraper et éviter à Thierry de finir en poupée gonflable. Finalement, étant à court d’arguments et voyant que son interlocuteur avait le regard qui scrutait son anatomie, elle avait bien compris ce qui pouvait le faire changer d’avis. Elle se sentait coupable de ce qui arrivait, et finalement elle prit une décision.
— Il n’y a vraiment rien qui pourrait vous faire changer d’avis ?
— Il y aurait bien quelque chose, mais tu ne sembles pas disposée à me l’accorder.
— Je vois. Dans ce cas…
— Il y aurait bien quelque chose, mais tu ne sembles pas disposée à me l’accorder.
— Je vois. Dans ce cas…
Et là elle retira son haut et ses sous-vêtements. Elle se rapprocha, seins nus, de son interlocuteur qui esquissa un très large sourire et se leva de sa chaise.
— Mais on dirait que tu es vraiment motivée… Peut-être que je pourrais faire quelque chose, après tout, lui dit-il en lui caressant la joue.
Sylvia voulait se racheter. Elle avait bien réalisé que c’était par sa faute qu’ils étaient dans la merde. Elle était prête à tout pour ça, même l’impensable.
— Alors, convaincu ?
— Tout dépend de ce que tu es prête à faire.
— Tout ce qu’il faut.
— Oui, mais tout ce qu’il faut pour quoi ?
— Pour tout. Pour mon reportage, pour moi et mon ami…
— Ça va te coûter cher. T’en est consciente ?
— Je suis prête à tout.
— OK. Alors voilà le deal : je vous loge avec moi. Ainsi personne ne vous touchera. Tu fais ton reportage tant que la rançon n’est pas payée, et vous participez à la vie du camp selon les libertés qu’on vous donnera.
— Et en contrepartie ?
— C’est simple : ton cul, ta bouche. Bref, tout ton corps est à moi, sans restriction.
— … OK, mais à une seule condition.
— Laquelle ?
— Je veux que ça reste secret et discret. Je ne veux pas que Thierry sache ce que je vais être amenée à faire.
— C’est d’accord.
— Tout dépend de ce que tu es prête à faire.
— Tout ce qu’il faut.
— Oui, mais tout ce qu’il faut pour quoi ?
— Pour tout. Pour mon reportage, pour moi et mon ami…
— Ça va te coûter cher. T’en est consciente ?
— Je suis prête à tout.
— OK. Alors voilà le deal : je vous loge avec moi. Ainsi personne ne vous touchera. Tu fais ton reportage tant que la rançon n’est pas payée, et vous participez à la vie du camp selon les libertés qu’on vous donnera.
— Et en contrepartie ?
— C’est simple : ton cul, ta bouche. Bref, tout ton corps est à moi, sans restriction.
— … OK, mais à une seule condition.
— Laquelle ?
— Je veux que ça reste secret et discret. Je ne veux pas que Thierry sache ce que je vais être amenée à faire.
— C’est d’accord.
Pour sceller leur accord, Carlos, le chef du groupe rebelle, lui roula une bonne grosse pelle bien baveuse tout en la maintenant contre lui d’une main et l’autre main sur sa poitrine.
— Je sens que ça va être le début d’une longue collaboration entre nous...
— Longue, je ne sais pas. Fructueuse, je l’espère… dit-elle en tentant de l’amadouer en lui faisant du charme pour tenter de le mettre dans sa poche.
— Longue, je ne sais pas. Fructueuse, je l’espère… dit-elle en tentant de l’amadouer en lui faisant du charme pour tenter de le mettre dans sa poche.
À la suite de ça, il la prit dans ses bras façon jeune mariée et la coucha sur sa paillasse. Il commença à retirer ses fringues tout en la regardant, elle qui retirait ce qui lui restait de vêtements. Puis une fois nus tous les deux il lui écarta les cuisses pour dégager son entrejambe et commença à la lécher avant de s’y introduire.
— Ça doit bien faire deux ans que j’ai pas touché une femme.
— Eh bien alors profites-en.
— Eh bien alors profites-en.
Sans préambule, il la pénétra vigoureusement, la besogna et finit par jouir hors de son vagin si accueillant en se retirant in extremis.
— Désolé d’avoir été si rapide, mais depuis le temps que j’en avais envie… T’en fais pas, je serai moins… disons « animal » pour la suite.
— De toute façon, je doute d’avoir mon mot à dire sur ta façon de me prendre.
— Si tu as des suggestions pour que ce soit meilleur pour toi, je suis prêt à t’écouter.
— On verra. Pour l’heure, je vais retourner dans ma cellule. Il va aussi falloir trouver une justification à donner à Thierry pour lui cacher les véritables termes de notre accord.
— De toute façon, je doute d’avoir mon mot à dire sur ta façon de me prendre.
— Si tu as des suggestions pour que ce soit meilleur pour toi, je suis prêt à t’écouter.
— On verra. Pour l’heure, je vais retourner dans ma cellule. Il va aussi falloir trouver une justification à donner à Thierry pour lui cacher les véritables termes de notre accord.
Après s’être mis d’accord sur une histoire bidon entre eux, Carlos la fit raccompagner dans sa cellule où Thierry commençait à peine à émerger. Comme la veille, il était de mauvaise humeur contre elle.
— Ah, merde, te voilà. Pendant un moment j’ai cru que j’allais passer ma dernière journée de liberté tranquille.
— Je reviens de chez Carlos.
— Qui ?
— Carlos, le chef des rebelles. J’ai voulu négocier les termes de notre séjour, le tournage du reportage.
— Toujours à penser à ta petite personne on dirait ?
— Ne crois pas ça : j’ai réussi à le convaincre d’intervenir auprès de ses hommes pour qu’ils te laissent tranquille.
— Pardon ? T’as fait quoi ?
— Ce soir tu ne serviras pas de vide-couilles à tous les hommes du camp. On va même déménager dans sa hutte. Mais si ça ne te plaît pas, je peux toujours aller lui dire que…
— Non, non, surtout pas ! Écoute, je ne sais pas ce que tu as pu lui raconter mais… Bah, merci, je ne vois rien d’autre à dire.
— On enterre la hache de guerre, alors ? Par contre, il va falloir qu’on soit raccord.
— Raccord sur quoi ?
— Je lui ai monté un bobard énorme : je lui ai dit que ta famille avait des liens avec une ancienne famille noble de France, par alliance, mais que tu ne voulais plus en entendre parler. Que t’avais un oncle assez riche, du côté de ta mère, mais que tu tenais à gravir les échelons par ton travail et rien d’autre.
— Ouh, la menteuse ! Et ce crétin t’as crue ?
— Faut croire. Par contre, il tient à nous surveiller lui-même ; alors va falloir être réglo avec lui. Il m’a paru comme un homme raisonnable. Si on se tient à carreau et qu’on bosse au camp, il fera en sorte que tout se passe au mieux pour nous et notre reportage.
— Bon… Bah, on va faire ça. Je pense que je te dois des excuses, finalement. Tu n’es pas la petite fille pourrie gâtée que j’ai connue.
— Je l’ai été. Mais te voir comme ça… ça m’a fait l’effet d’un électrochoc. Je devais faire quelque chose.
— Je reviens de chez Carlos.
— Qui ?
— Carlos, le chef des rebelles. J’ai voulu négocier les termes de notre séjour, le tournage du reportage.
— Toujours à penser à ta petite personne on dirait ?
— Ne crois pas ça : j’ai réussi à le convaincre d’intervenir auprès de ses hommes pour qu’ils te laissent tranquille.
— Pardon ? T’as fait quoi ?
— Ce soir tu ne serviras pas de vide-couilles à tous les hommes du camp. On va même déménager dans sa hutte. Mais si ça ne te plaît pas, je peux toujours aller lui dire que…
— Non, non, surtout pas ! Écoute, je ne sais pas ce que tu as pu lui raconter mais… Bah, merci, je ne vois rien d’autre à dire.
— On enterre la hache de guerre, alors ? Par contre, il va falloir qu’on soit raccord.
— Raccord sur quoi ?
— Je lui ai monté un bobard énorme : je lui ai dit que ta famille avait des liens avec une ancienne famille noble de France, par alliance, mais que tu ne voulais plus en entendre parler. Que t’avais un oncle assez riche, du côté de ta mère, mais que tu tenais à gravir les échelons par ton travail et rien d’autre.
— Ouh, la menteuse ! Et ce crétin t’as crue ?
— Faut croire. Par contre, il tient à nous surveiller lui-même ; alors va falloir être réglo avec lui. Il m’a paru comme un homme raisonnable. Si on se tient à carreau et qu’on bosse au camp, il fera en sorte que tout se passe au mieux pour nous et notre reportage.
— Bon… Bah, on va faire ça. Je pense que je te dois des excuses, finalement. Tu n’es pas la petite fille pourrie gâtée que j’ai connue.
— Je l’ai été. Mais te voir comme ça… ça m’a fait l’effet d’un électrochoc. Je devais faire quelque chose.
Le soir même, Carlos – qui était au courant du mensonge de Sylvia à Thierry – est venu les chercher. Ses hommes, un peu mécontents de ne pouvoir goûter à la rondelle de Thierry, ont exprimé leur mécontentement, surtout un certain Pablo dont c’était visiblement le tour de satisfaire ses camarades et qui pensait pouvoir y échapper. Ils se sont installés avec Carlos qui leur expliqua avoir beaucoup bataillé pour les convaincre. Il exigeait d’eux qu’ils se tiennent à carreau sous peine de voir leur arrangement annulé. Il ajouta à Thierry que si ça devait arriver, il serait le premier à profiter de son corps.
C’est ainsi que commença leur nouvelle vie d’otages captifs en compagnie de ce groupe de rebelles. Même s’il avait un doute sur les termes réels de l’accord passé avec Carlos, Thierry était loin d’imaginer ce que Sylvia avait accepté pour lui. Sylvia, de son côté, comptait bien mettre à profit leur séjour pour réaliser le reportage qui allait lui permettre de voir sa carrière décoller.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()