Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Proposition délicate — Chapitre 5
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Proposition délicate
Chapitre 5
Les seins d'Aline grossissent, son ventre commence à s'arrondir très légèrement. Je la trouve de plus en plus désirable. J'ai arrêté de trouver des excuses pour échapper aux vendredi avec Fred et Aline. J'y vais, j'ai de plus en plus envie de la voir, d'avoir sa présence juste à côté de moi.
Je commence à avoir du mal à raconter des histoires sur des filles que j'aurais baisé durant la semaine. Je parle de choses que je fais avec Aline, en faisant croire qu'il s'agit d'une autre. Ça la fait rougir à chaque fois. Elle est si belle avec ses pommettes roses.
Le plus dur est de ne pas la toucher devant Fred. Je prends sur moi. Mais dès qu'il a le dos tourné, ma main dérappe sur sa chutte de reins, ou sur un sein. Régulièrement, je lui vole un baiser. J'ai tellement envie d'elle, c'est si frustrant de ne pouvoir rien faire.
Il est tard, il est temps que je rentre chez moi. Je n'ai aucune envie de partir. Aline fait durer le plaisir aussi. Mais, c'est déjà trop abusé. Je les quitte, un peu triste de devoir rentrer tout seul. Je descends les marches de l'escalier doucement avec l'envie de faire demi-tour et tout balancer à Fred. Il faudra bien un jour qu'il sache. Mais non, pas ce soir, ça peut attendre.
Aline arrive rapidement derrière moi au moment où je suis sur le point d'ouvrir la porte pour sortir de l'immeuble. Elle me dit :
- Hey, tête de linotte, t'as oublié ton portefeuille.
- Ah oui ? Pourtant je ne l'ai pas sorti…
- Hey, tête de linotte, t'as oublié ton portefeuille.
- Ah oui ? Pourtant je ne l'ai pas sorti…
Je comprends... Nous regardons tous les deux vers le haut de l'escalier, Fred ne nous rejoint pas. Je la plaque contre le mur et nous sommes partis pour un baiser passionné. Nos mains deviennent baladeuses. Je me retrouve avec mon pantalon aux chevilles. Elle se tourne, relève sa robe pour que je la prenne par derrière. Je savais depuis mon arrivée qu'elle ne portait pas de sous-vêtements. Il faut qu'on fasse vite, une fois encore.
J'y vais sans ménagement, je me dépêche, elle me demande même d'accélérer. Je lui dis
- Pour une fois, j'aimerais éjaculer ailleurs que dans ta bouche.
- Non, c'est trop dangereux. Là, je n'ai qu'à me laver les dents pour qu'il ne se rende compte de rien… je te sens moins, tu débandes ?
- Pardon, mais je crois que ce soir, je ne vais pas y arriver.
- En même temps, si tu avais un peu moins picolé tout à l'heure… c'est pas grave. Moi aussi j'en ai marre de ces coups rapides. Lorsque j'aurai un petit moment de libre, je t'appellerai demain, ok ?
- Oui. Bonne nuit.
- Bonne nuit. Pas de dernier bisou ?
- Désolé Aline, mais il va vraiment falloir arrêter. C'est bon pour personne cette histoire.
- Pour une fois, j'aimerais éjaculer ailleurs que dans ta bouche.
- Non, c'est trop dangereux. Là, je n'ai qu'à me laver les dents pour qu'il ne se rende compte de rien… je te sens moins, tu débandes ?
- Pardon, mais je crois que ce soir, je ne vais pas y arriver.
- En même temps, si tu avais un peu moins picolé tout à l'heure… c'est pas grave. Moi aussi j'en ai marre de ces coups rapides. Lorsque j'aurai un petit moment de libre, je t'appellerai demain, ok ?
- Oui. Bonne nuit.
- Bonne nuit. Pas de dernier bisou ?
- Désolé Aline, mais il va vraiment falloir arrêter. C'est bon pour personne cette histoire.
Ce n'est surtout pas bon pour moi. Je n'en peux plus de faire cocu mon meilleur pote. Je n'en peux plus de lui mentir constamment, de faire comme si de rien n'était. L'ambiance entre nous a déjà changé, mais je refuse encore de l'admettre. Je quitte l'immeuble sans me retourner alors que j'entends Aline sangloter légèrement.
Un nouveau vendredi soir, le vendredi suivant même. J'ai refusé de voir Aline durant toute la semaine. Je crois qu'elle m'en veut. Je verrai bien ce soir. Je sonne à la porte. J'entends Fred gueuler “entre, c'est ouvert”. J'obéis. Il est assis sur son canapé un verre presque vide à la main. Il le finit et le remplit à nouveau avant de prendre une grosse gorgée.
- Hey, Fred, t'as commencé la soirée sans moi ?
- On dirait bien. Fais comme chez toi, prends tout ce que tu veux.
- Aline n'est pas là ?
- Ha non, elle n'est pas là. Du coup, elle, tu ne pourras pas la prendre. Allez, sers-toi. Je le ferais bien pour toi, mais là, je suis déjà trop bourré et j'ai aucune envie de me lever.
- Hey, Fred, t'as commencé la soirée sans moi ?
- On dirait bien. Fais comme chez toi, prends tout ce que tu veux.
- Aline n'est pas là ?
- Ha non, elle n'est pas là. Du coup, elle, tu ne pourras pas la prendre. Allez, sers-toi. Je le ferais bien pour toi, mais là, je suis déjà trop bourré et j'ai aucune envie de me lever.
J'ai le regard fuyant, je m'en rends compte. Est-ce qu'il sait pour Aline et moi ? Sa phrase semble bien l'annoncer. Je me sers, il me regarde fixement, ses yeux sont rouges. On y est, le moment où il faut percer l'abcès, le moment que j'ai repoussé jusque là. C'est fini les cachotteries, il est temps d'être franc. Et je me promets de ne pas partir avant que nous nous soyons totalement expliqués, même s'il me casse la gueule. J'aimerais qu'on n'en arrive pas à ce point, mais je ne l'exclue pas.
- Fred, elle est où Aline ?
- Partie, certainement chez toi d'ailleurs car je l'ai vue prendre le double de tes clés.
- … Il s'est passé quoi ?
- On a discuté, voilà ce qu'il s'est passé. On a parlé, parlé, parlé et on a cassé. Aline est quoi pour toi ?
- Ma meilleure amie.
- Je suis quoi pour toi ?
- Mon meilleur ami. S'il te plait, ne me demande pas de choisir entre vous deux.
- Je ne le ferai pas. Mais sur tes deux réponses, il y a un mensonge. Je me souviens d'un truc que tu m'avais dit il y a super longtemps, on devait encore être au lycée alors. C'était quoi déjà ? Ah oui, quelle est la différence entre une bonne copine et une petite copine ?
- … C'est la même chose, à part qu'avec la seconde… Merde Fred, je suis désolé. Je n'ai rien voulu, rien calculé, c'est arrivé comme ça.
- Soit franc, et dis le moi… Allez, ose le dire !
- … Je suis amoureux d'Aline.
- Partie, certainement chez toi d'ailleurs car je l'ai vue prendre le double de tes clés.
- … Il s'est passé quoi ?
- On a discuté, voilà ce qu'il s'est passé. On a parlé, parlé, parlé et on a cassé. Aline est quoi pour toi ?
- Ma meilleure amie.
- Je suis quoi pour toi ?
- Mon meilleur ami. S'il te plait, ne me demande pas de choisir entre vous deux.
- Je ne le ferai pas. Mais sur tes deux réponses, il y a un mensonge. Je me souviens d'un truc que tu m'avais dit il y a super longtemps, on devait encore être au lycée alors. C'était quoi déjà ? Ah oui, quelle est la différence entre une bonne copine et une petite copine ?
- … C'est la même chose, à part qu'avec la seconde… Merde Fred, je suis désolé. Je n'ai rien voulu, rien calculé, c'est arrivé comme ça.
- Soit franc, et dis le moi… Allez, ose le dire !
- … Je suis amoureux d'Aline.
Il se lève. Je pose mon verre sur la table. Je n'ai pas envie qu'en plus de me prendre son poing dans la gueule il y ait des débris de verre partout. Il titube, avance vers moi. Je ne me défendrai même pas. Je vais le laisser me taper, je le mérite.
Il pose sa main sur mon épaule et me dit :
- Je le savais déjà pour vous deux avant qu'elle ne me l'avoue. C'était si évident. Elle s'est déjà touchée devant toi ?
- Oui.
- Ça te fait de l'effet ?
- Oui.
- Pas à moi. Et ouais mon pote, pas à moi ! Tu t'en rends compte ? Tu t'en doutais ? Avant, j'arrivais à lui faire l'amour, mais plus maintenant. Ça fait trois ans que je prends du viagra pour réussir à bander lorsque je suis avec elle. Ma meuf ne m'excite pas. Cette histoire de bébé a juste été un prétexte pour ne pas s'avouer la vérité. Ça a juste repoussé l'échéance de notre séparation, c'est tout. Alors, tu vois, moi je ne vais pas vous empêcher d'être ensemble, parce que moi, je ne suis pas amoureux d'Aline. Passe-moi la bouteille qu'est derrière toi, l'autre est vide.
- Tu ne crois pas avoir déjà trop bu ?
- Pas encore assez pour réussir à te dire un truc que je n'ai jamais réussi à te dire.
- Je le savais déjà pour vous deux avant qu'elle ne me l'avoue. C'était si évident. Elle s'est déjà touchée devant toi ?
- Oui.
- Ça te fait de l'effet ?
- Oui.
- Pas à moi. Et ouais mon pote, pas à moi ! Tu t'en rends compte ? Tu t'en doutais ? Avant, j'arrivais à lui faire l'amour, mais plus maintenant. Ça fait trois ans que je prends du viagra pour réussir à bander lorsque je suis avec elle. Ma meuf ne m'excite pas. Cette histoire de bébé a juste été un prétexte pour ne pas s'avouer la vérité. Ça a juste repoussé l'échéance de notre séparation, c'est tout. Alors, tu vois, moi je ne vais pas vous empêcher d'être ensemble, parce que moi, je ne suis pas amoureux d'Aline. Passe-moi la bouteille qu'est derrière toi, l'autre est vide.
- Tu ne crois pas avoir déjà trop bu ?
- Pas encore assez pour réussir à te dire un truc que je n'ai jamais réussi à te dire.
J'attrape alors cette bouteille, l'ouvre et remplis son verre. Il le vide rapidement, trop rapidement. Mais, je le sers à nouveau. Il me regarde et me dit
- Le pire coup de ta vie, tu t'en souviens ?
- Malheureusement, oui. Je ne vais pas dire que je regrette car ça m'a permis de savoir que les relations homosexuels ne sont vraiment pas mon truc. Arf, rien que d'y repenser, j'ai l'impression d'avoir sa bite dans … T'as eu raison de ne pas avoir voulu essayer. Tu savais déjà que…
- Je savais déjà que je risquais d'aimer.
- … Quoi ?
- Aline ne m'excite pas, ne m'a jamais excitée en fait, mais le cul de mon collègue de boulot oui. Je mate tous les soirs des pornos gay et ça me fait un effet fou... Durant le séminaire lorsque tu étais avec Aline, j'ai eu ma première expérience homosexuelle, et j'ai pris mon pied.
- Fred, pourquoi tu ne m'en as pas parlé avant ?
- J'avais peur de ta réaction… putain, je me fiche de celle des mes parents, de ma famille, mais de la tienne, oui. J'ai osé en parler à mes parents mais pas à toi, je ne voulais pas te décevoir, pas toi, j'avais peur que tu me regardes autrement. Et toi, tu n'osais pas me dire pour Aline. Je crois qu'on est à mettre dans le même panier, si tu m'acceptes encore en ami.
- Tu préfères les mecs, tant mieux pour toi. Moi, je préfère les filles. Comme quoi, personne n'est parfait. Mais ça change rien au reste, tu es et tu seras toujours mon meilleur pote.
- ...Merci. J'en chialerais presque, mais suis vraiment trop bourré et j'ai envie de pisser. Par contre, dégage d'ici. T'as mieux à faire chez toi. Et puis maintenant, tu seras plus qu'un simple donneur de sperme : tu seras le père du gosse. Je veux bien être le parrain si tu le baptises.
- Le pire coup de ta vie, tu t'en souviens ?
- Malheureusement, oui. Je ne vais pas dire que je regrette car ça m'a permis de savoir que les relations homosexuels ne sont vraiment pas mon truc. Arf, rien que d'y repenser, j'ai l'impression d'avoir sa bite dans … T'as eu raison de ne pas avoir voulu essayer. Tu savais déjà que…
- Je savais déjà que je risquais d'aimer.
- … Quoi ?
- Aline ne m'excite pas, ne m'a jamais excitée en fait, mais le cul de mon collègue de boulot oui. Je mate tous les soirs des pornos gay et ça me fait un effet fou... Durant le séminaire lorsque tu étais avec Aline, j'ai eu ma première expérience homosexuelle, et j'ai pris mon pied.
- Fred, pourquoi tu ne m'en as pas parlé avant ?
- J'avais peur de ta réaction… putain, je me fiche de celle des mes parents, de ma famille, mais de la tienne, oui. J'ai osé en parler à mes parents mais pas à toi, je ne voulais pas te décevoir, pas toi, j'avais peur que tu me regardes autrement. Et toi, tu n'osais pas me dire pour Aline. Je crois qu'on est à mettre dans le même panier, si tu m'acceptes encore en ami.
- Tu préfères les mecs, tant mieux pour toi. Moi, je préfère les filles. Comme quoi, personne n'est parfait. Mais ça change rien au reste, tu es et tu seras toujours mon meilleur pote.
- ...Merci. J'en chialerais presque, mais suis vraiment trop bourré et j'ai envie de pisser. Par contre, dégage d'ici. T'as mieux à faire chez toi. Et puis maintenant, tu seras plus qu'un simple donneur de sperme : tu seras le père du gosse. Je veux bien être le parrain si tu le baptises.
Ha merde, je n'y avais pas pensé. Je ne me vois pas avec un gamin. J'ai des envies de vie de couple, mais pas encore avec un mioche dans les pattes. Il ne me reste plus que quelques mois pour m'y faire, c'est très court. Je sais que je n'y arriverai pas sans aide. Je suis ce qu'il m'a dit : je pars, je rentre chez moi, j'espère qu'il y a bien Aline.
Fred avait raison, Aline est chez moi à m'attendre. Je débute notre conversation juste par un :
- J'étais avec Fred.
- Je me doute. Il va bien ?
- Je pense que ça ira. Mais, je passerai demain matin pour vérifier.
- Je viendrai avec toi.
- Et toi, ça va ?
- Bof. J'ai juste l'impression que j'ai fait quelque chose qui l'a poussé à devenir homosexuel.
- Non, tu n'y es pour rien.
- Je sais bien. Je culpabilise tout de même.
- Veux-tu rester habiter avec moi ?
- Je ne serais pas là sinon.
- J'étais avec Fred.
- Je me doute. Il va bien ?
- Je pense que ça ira. Mais, je passerai demain matin pour vérifier.
- Je viendrai avec toi.
- Et toi, ça va ?
- Bof. J'ai juste l'impression que j'ai fait quelque chose qui l'a poussé à devenir homosexuel.
- Non, tu n'y es pour rien.
- Je sais bien. Je culpabilise tout de même.
- Veux-tu rester habiter avec moi ?
- Je ne serais pas là sinon.
Je m'approche d'elle. Je pose ma main sur son ventre. Je lui demande
- M'aideras-tu à devenir un bon père ?
- M'aideras-tu à devenir un bon père ?
En toute réponse, elle m'embrasse doucement, calmement. Il n'y a pas de fougue cette fois, il n'y a pas besoin de se dépêcher, nous avons tout notre temps. Oui, enfin, nous avons vraiment tout notre temps. Du moins, c'est ce que je croyais jusqu'à ce que je devienne père d'une petite fille et, malgré toutes mes appréhensions, je suis le plus heureux au monde. Mais elle m'en fait tout de même baver.
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Commentaires ()
Et avec pour ne rien gâter, une écriture qui rend tout très vivant.
Merci de ce partage.
Une belle histoire . La naissance d'un amour .
Très bien écrite ce qui la rends captivante .
J' aime la sensibilité qui s'en dégage.
Et une fin heureuse comme dans ......la vraie vie
;) :D