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✦ burton195 Ma voisine est une peste XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Ma voisine est une peste — Chapitre 1

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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burton195
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Ma voisine est une peste

Chapitre 1

Je tiens tout de suite à le préciser : cette histoire est inspirée de faits réels, et ce n'est qu'un fantasme. J'ai décidé de l'écrire car il m'est arrivé la même chose avec ma voisine et, comme je fantasme un peu sur elle, elle m'a inspiré cette histoire.
Mon prénom est Jérôme, j'ai vingt-cinq ans, et j'ai les cheveux châtains mi-longs, les yeux marron, une barbe de quelques jours, et je n'ai pas un physique de sportif, au contraire. La dernière fois que j'ai fait du sport, cela devait être au lycée, donc je vous laisse faire le calcul pour deviner combien de temps cela fait.
Bref, dans la vie, je suis agent administratif dans une caisse de retraite de ma ville. Pas super passionnant comme job, mais bon, j'ai un salaire qui tombe tous les mois, et des opportunités d'évolution donc franchement, je ne suis pas à plaindre !
J'habite un petit appartement depuis un an dans le centre-ville. Il s'agit d'un petit immeuble de cinq appartements : deux au premier et au deuxième étage, et un autre au troisième. Je n'ai aucune affinité particulière avec mes voisins, si ce n'est qu'on se dit juste « bonjour » quand on se croise dans l'escalier, mais c'est tout.
Pendant un an, j'avais un voisin de palier qui travaillait de nuit, ce qui faisait que les soirées étaient tranquilles et que je n'étais donc jamais embêté par d'éventuelles nuisances sonores. Cependant, depuis quelques semaines, ce voisin a déménagé, hélas, et j'espère que le ou la prochaine locataire de son appartement ne sera pas quelqu'un de pénible car sinon, ça ne va pas le faire !
Je suis en couple avec Ophélie depuis un peu plus de deux ans, et elle travaille dans le domaine du social. Nous avons le même âge, et il s'agit d'une petite brune aux longs cheveux frisés, un peu rondelette, avec un visage très craquant, des jolies formes, et surtout, une paire de nichons qui ne laisse personne indifférent, surtout moi.
Au lit, on s'éclate, et on peut même dire que notre vie sexuelle est débordante, puisque nous baisons quasiment tous les jours, voire même plusieurs fois par jour quand l'appétit est là. Et en matière d'appétit, on peut dire qu'Ophélie est une vorace car c'est elle la plus gourmande entre nous deux. Des fois, dès qu'elle rentre du travail le soir, il suffit que nous nous embrassions pour que, quelques minutes après, nous nous retrouvions sous les draps pour laisser libre cours à nos ébats sexuels. Bref, au-delà du fait qu'elle soit une vraie petite salope, comme je l'appelle souvent, je suis aussi également fou amoureux d'elle, et c'est réciproque.
Nous habitons ensemble dans cet appartement que nous avons eu plaisir à meubler et à décorer tous les deux afin d'en faire notre petit cocon. Nous nous y sentons donc très bien, et sa localisation est parfaite puisque nous avons plusieurs bars et commerce à proximité, ce qui s'avère très pratique pour les deux citadins que nous sommes.
Maintenant que le décor est planté et que vous en savez un peu plus sur moi, passons à l'histoire.
Ce week-end, alors que nous rentrions des courses Ophélie et moi, nous tombons nez à nez avec plusieurs gaillards aux épaules solides qui étaient en train d'emménager des meubles dans l'appartement voisin au nôtre. Nous comprîmes aussitôt que nous allions avoir un nouveau voisin, ce qui ne nous enchantait guère puisque, comme je vous l'ai déjà dit, nous craignions de tomber sur quelqu'un de bruyant, ou de pénible tout court.
Bref, nous fûmes rapidement fixés sur son identité en voyant une nana sortir de l'appartement qui était en train d'être rempli et, en nous voyant avec nos sacs de courses alors que nous nous apprêtions à rentrer chez nous, elle vint vers nous, et nous tendit poliment la main.
— Bonjour, je suis Salomé, votre nouvelle voisine.
Nous échangeons donc rapidement quelques banalités, et j'en profite pour la reluquer rapidement. Je ne suis pas sûr qu'elle a vingt ans, je pencherais plus pour dix-huit ou dix-neuf, maximum. Il s'agit d'une belle blonde avec un visage absolument charmant : des beaux yeux verts, une jolie bouche avec des fines lèvres, un sourire magnétique, et des lunettes rondes qui lui vont également à ravir. Elle a l'air assez fine, pas très grande, et sa poitrine est assez petite, mais le débardeur qu'elle porte aujourd'hui la met joliment en valeur. Bref, appelons un chat un chat : c'est une belle nana qui a l'air sympathique. Seulement, quand elle nous apprend qu'elle est étudiante et qu'elle habitera ici minimum deux ans, nous avons du mal à cacher notre contrariété. Avoir un ou une étudiante comme voisin, c'était tout ce que nous craignons au niveau nuisances sonores.
Bref, nous écourtons rapidement la discussion en prétextant que nous avions des choses à mettre au frais dans le frigo, et nous rentrons chez nous.
— Tu penses à ce que je pense ? Je demande à Ophélie, une fois rendus dans la cuisine.
— Oui, ça fait chier !
— Grave ! Je te préviens, si elle nous casse les bonbons avec des soirées étudiantes, on va pas être copains longtemps !
— Faut pas y penser, pour l'instant. Si ça se trouve, c'est une intello qui passe ses soirées à travailler et à étudier...
— J'espère !
Deux semaines après que Salomé a emménagé près de chez nous, Ophélie et moi fûmes rapidement rassurés car elle n'était pas bruyante du tout. Cela arrivait régulièrement qu'elle reçoive du monde chez elle le soir, même en semaine, mais elle était respectueuse envers nous, et aussi envers les autres locataires de l'immeuble, ce qui était très appréciable.
Un soir, en rentrant du travail, après des embrassades qui faillirent virer en partie de jambes en l'air, Ophélie m'annonça qu'elle devait s'absenter pendant quelques jours pour son boulot, chose qui lui arrivait de temps en temps depuis qu'elle avait gravi des échelons dans sa boîte.
— Tu vas tenir le coup sans moi ? Me demanda-t-elle.
— Si ce n'est que quelques jours, oui, évidemment...
— Je partirai de lundi à vendredi prochain, mais t'en fais pas, je saurais me faire pardonner, à mon retour...
— Tu peux même commencer à te faire pardonner maintenant, je lui réponds, avant de glisser mes mains sous son chemisier.
— C'est demandé si gentiment, me répond-elle avant que je la prenne dans les bras pour aller batifoler avec elle dans la chambre.
Nous passons ensuite le reste du week-end tranquillement à l'appartement, alternant films et séries sur Netflix, bouquinage et siestes dans le canapé, et parties de jambes en l'air dans la chambre. Bref, un week-end normal.
Le lundi matin, je dépose Ophélie à la gare et, après de longs au revoir, nous nous quittons, et je rejoins mon travail. La journée passe ensuite très rapidement, si ce n'est que j'ai beaucoup de travail, et peu de temps pour le réaliser. Résultat, je mets les bouchées doubles, et je raccourcis même ma pause déjeuner d'une demi-heure pour pouvoir arriver à mes fins.
Bref, quand la journée se termine, je suis complètement lessivé, mais au moins, j'ai réussi à faire tout ce que j'avais à faire et ça, c'est plutôt une bonne nouvelle.
Je rentre ensuite chez moi, me décapsule une petite bière, et me laisse tomber dans le canapé comme une grosse loque. Quelques minutes après, Ophélie me téléphone, et je suis content de savoir que sa journée à elle aussi s'est bien passée.
Peu de temps après avoir raccroché, alors que j'étais vautré devant la télé à regarder une émission de cuisine, du bruit dans les parties éveilla ma curiosité.
Sans couper le son de la télé, je m'approche de la porte d'entrée et regarde dans le judas. Je vois alors trois nanas, assez jeunes, chacune avec un sac de courses dans les mains, s'apprêtant à frapper chez ma voisine. Et merde, j'ai aussitôt un mauvais pressentiment.
Alors que je suis en train de manger devant la télé, mes craintes ne font que se confirmer petit à petit, puisque j'entends d'autres personnes arriver chez Salomé. Elle va quand même pas faire la fête chez elle un lundi soir ?
Étant donné qu'elle a toujours été sage, je décide de garder mon calme. Après tout, peut-être qu'ils vont juste manger chez elle, puis partir tôt, ce que j'espère puisque je suis très fatigué, et...
Je suis tiré de mes pensées car ça frappe à la porte. Cette fois-ci, je coupe le son de la télé, m'essuie rapidement la bouche avec ma serviette puis, je me dirige vers la porte d'entrée et regarde à nouveau dans le judas. Je suis alors surpris d'y voir ma voisine, accompagnée d'une autre nana que j'avais aperçue quelques minutes plus tôt. Après quelques secondes, j'ouvre donc la porte.
— Salut, me fait Salomé.
Elle porte une chemise avec des motifs patchworks entrouverte qu'elle a rentrée dans un jean très serré qui moule parfaitement ses formes, et il me semble même apercevoir un petit morceau de son soutien-gorge dépasser. Elle est très jolie, alors que sa copine, elle, est plutôt banale.
La porte d'entrée de l'appartement de Salomé est ouverte, et de la musique électronique émane de cet endroit. Une fois de plus, je crains le pire pour le reste de la soirée...
— Bonsoir, je réponds.
— Excuse-moi de te déranger, mais tu aurais un tire-bouchon, s’il te plaît ?
Tiens, on se tutoie, maintenant ? C'est nouveau mais après tout, pourquoi pas !
— Oui, je vais te chercher ça...
Je pars à la cuisine, sors mon vieux tire-bouchon d'un tiroir et retourne l'apporter à Salomé.
— Merci beaucoup, je peux te le ramener demain ?
— Pas de problèmes...
— Super, merci !
Sa copine me remercie également et, alors que je m'apprête à refermer la porte d'entrée, Salomé se retourne vers moi.
— Au fait, si la musique est trop forte, n'hésite pas à me le dire...
— Pour l'instant, ça va, je regarde la télé, donc ça me dérange pas.
— D'accord. Bonne soirée !
— À vous aussi...
Je referme la porte et pousse une grimace. Du monde chez elle, de la musique, des bouteilles à débouchonner, ça sent mauvais, tout ça, très mauvais, même ! Bref, je prends mon mal en patience et retourne devant la télé pour terminer mon repas.
Aux alentours de vingt-deux heures trente, j'éteins ma télé, passe par la salle de bains pour me brosser les dents, et je rejoins ma chambre. Il ne me suffit que de quelques minutes pour trouver le sommeil, tant ma journée a été harassante, et bientôt Morphée me prend dans ses bras.
Et pourtant, je suis rapidement réveillé par de la musique qui résonne pas loin de moi. Je pense alors qu'il s'agit d'une voiture qui vient de passer en bas de l'appart avec la musique à fond à l'intérieur, mais non. Est-ce que j'ai oublié d'éteindre la télé ? Ça m'étonnerait aussi. Non, il faut que je me rende à l'évidence : la musique que j'entends, c'est celle de la voisine !
Je me lève aussitôt et vais coller mon oreille contre le mur qui sépare l'appartement de Salomé du nôtre. Effectivement, c'est bien de chez elle que provient le bruit, et j'entends également des gens chanter et rigoler.
Je vais m'assoir sur le rebord du lit, et j'attends. Deux minutes, cinq minutes, sept minutes. Je vois le temps défiler sur mon radio-réveil, et pourtant, la musique est toujours-là.
Tant pis, il faut que je fasse avec, ça ne durera pas longtemps. J'éteins donc la lumière, retourne sous ma couette et ferme les yeux. Cependant, je suis trop énervé pour retrouver à nouveau le sommeil, et le fait d'entendre cette putain de musique n'arrange rien. Oh et puis merde, je vais quand même pas me laisser emmerder par cette connasse de nouvelle voisine !
Je rallume la lumière, enfile mes chaussons puis, je sors de chez moi, et vais frapper à la porte de chez Salomé. Une fois, deux fois, trois fois. À la quatrième fois, la porte s'ouvre, faisant ainsi résonner de la musique électronique dans les parties communes, et je me retrouve avec la nana qui accompagnait Salomé tout à l'heure, quand elle était venue chercher le tire-bouchon.
— Oui ? Me dit-elle.
— Salomé est là ?
— Oui, attends...
Décidément, tout le monde me prend pour son pote, ici, même cette grognasse qui m'adresse pourtant la parole pour la première fois. Bref, je suis trop énervé pour lui faire la remarque. Je la vois donc partir puis, quelques secondes après, Salomé arrive.
— Salut, me dit-elle.
Je remarque aussitôt que la chemise qu'elle porte est encore plus ouverte qu'elle ne l'était tout à l'heure et, cette fois-ci, ce n'est pas qu'un petit morceau de son soutien-gorge que je vois, mais une bonne partie.
— Tu peux baisser la musique, s’il te plaît ?
— Oh, pardon ! Oui oui, je vais la baisser...
— Ouais, parce que je suis claqué, j'ai eu une journée de merde au boulot, et en plus on est lundi soir, donc...
— Pas de problème, désolé !
Je la remercie d'un grognement et rentre chez moi. Une fois arrivé dans ma chambre, effectivement, la musique a cessé, et c'est apaisé mais encore un peu énervé que je me glisse à nouveau sous la couette.
Soudainement, alors que seulement cinq minutes se sont écoulées depuis mon retour, la musique reprend, et j'ai même l'impression qu'elle est plus forte que tout à l'heure. Bon, je n'ai pas envie de passer pour le vieux con râleur de l'immeuble donc une fois de plus, j'attends.
Deux minutes, cinq minutes, sept minutes. J'ai l'impression que les gros chiffres rouges de mon radio-réveil jouent avec mes nerfs, tout comme ma voisine.
Dix minutes, douze minutes, quinze minutes. Elle se fout de ma gueule ou quoi ?
Vingt minutes, vingt-cinq minutes, trente minutes. Bon, j'en ai ras le bol de cette pouffiasse !
Quelques secondes après, je frappe à nouveau à la porte de chez Salomé. Enfin non, je ne frappe pas, je tambourine. Non, je ne tambourine pas, je boxe la porte. Non, je boxe pas la porte, je... Enfin bref, il a fallu que je frappe quatre fois la première fois avant qu'elle m'ouvre et, cette fois-ci, elle le fait dès la première fois, ce qui prouve bien que je n'y suis pas allé de main morte !
Bref, c'est à nouveau la copine de Salomé qui se retrouve face à moi, et le pire, c'est qu'elle a l'air agacée de me voir !
— Salomé, tout de suite !
— OK...
Elle s'en va et, quelques secondes après, Salomé arrive. Je rêve ou sa chemise est encore plus ouverte que tout à l'heure ? Bref, là n'est pas la question...
— Désolé, me dit-elle, mes potes ont remis la musique, et...
— Je veux pas le savoir, éteint-là.
— OK, OK, je suis vraiment désolé...
Cette fois-ci, je ne la remercie pas et retourne chez moi. Effectivement, la musique a été coupée mais, comme toute cette histoire m'a énervé, la fatigue a disparu, et de longues, très longues minutes seront nécessaires pour que j'arrive finalement à m'endormir.
Le lendemain, le réveil est difficile, et même au boulot, mes collègues remarquent que je manque de sommeil. Je leur explique donc la situation en deux mots, et ils compatissent aussitôt. Quant à moi, plusieurs tasses de café seront nécessaires tout au long de la journée pour que je tienne le coup, et c'est mon efficacité qui en pâtit. Heureusement que je ne suis pas payé au rendement, sinon...
Enfin bref, quand ma journée se termine le soir, je vais faire trois courses à la grande surface du coin avant de rentrer chez moi. En passant devant la porte de Salomé, j'ai envie de chier sur son paillasson pour me venger de la nuit de merde que j'ai passée à cause d'elle, mais je me retiens.
Je rentre donc chez moi, range mes courses dans le frigo et, alors que je me décapsule une bouteille de bière, ça frappe à la porte. Un rapide coup d'œil dans le judas me permet de constater qu'il s'agit de Salomé. Qu'est-ce qu'elle me veut encore, cette connasse ?
— Bonsoir, dis-je en ouvrant la porte.
— Salut, me répond-elle.
Cette fois-ci, elle porte un pull à col roulé blanc, un jean délavé, et des escarpins noirs qui mettent ses jolis pieds en valeur.
— Je venais m'excuser pour hier soir...
— Si ça se reproduit pas, c'est pas grave...
— Ça ne se reproduira pas, non, désolé. Mes potes ont été cons, et...
— On oublie, OK ?
Je ne sais pas pourquoi je deviens gentil, tout d'un coup. Peut-être parce qu'elle a fait l'effort de venir s'excuser, ce qui est plutôt sympa de sa part.
— OK, merci...
Elle s'apprête à rentrer chez elle, mais revient aussitôt sur ses pas.
— Au fait, je te rends ça...
Elle me tend mon tire-bouchon, et je la remercie d'un signe de tête avant de fermer la porte. Finalement, tout est bien qui finit bien, comme on dit.
Dans la soirée, j'appelle Ophélie, mais je ne lui parle pas des nuisances sonores de la veille, de peur que cela l'énerve, et qu'elle ne fasse qu'y penser, ce qui pourrait la déconcentrer dans son travail. Nous parlons donc de tout et de rien, et je fais en sorte d'éviter le sujet du mieux possible.
Ensuite, je me fais une plâtrée de pâtes que je mange devant la télé avec du gruyère et du ketchup puis, à vingt-deux heures, je vais me coucher et m'endors aussitôt, cette fois-ci, sans être réveillé par la musique de la voisine.
Le lendemain, quand j'arrive au travail, tout le monde me dit que j'ai une meilleure mine, et cela se ressent dans ce que je fais puisque, tout ce que je n'ai pas pu faire la veille, je le fais aujourd'hui. Résultat : quand la journée se termine, je suis à nouveau complètement claqué.
Quand je rentre chez moi, j'avale un reste de pâtes de la veille puis, après un coup de téléphone avec Ophélie et une partie de FIFA sur ma console, je file me coucher, et m'endors très rapidement.
Je me mets aussitôt à rêver d'Ophélie. Elle est en train de prendre une douche, et me tourne le dos, me laissant ainsi le loisir de pouvoir admirer ses belles fesses que j'aime tant. Je m'approche d'elle, pose mes mains sur ses épaules mouillées, et elle se retourne pour me regarder en souriant. Je l'embrasse en la poussant sous la douche, puis... puis quoi ?
La suite ne vient pas, car je suis soudainement réveillé par de la musique, et plus spécialement par des « boum boum » qui font vibrer les murs de ma chambre. Je regarde l'heure sur mon réveil : 0h30. Putain, cette connasse d'Ophélie ose mettre la musique fort à cette heure-ci, non mais j'hallucine !
Ni une ni deux, j'allume la lumière, enfile un bas de pyjama puis, je vais frapper à la porte de chez elle. Une fois. Deux fois. Trois fois. Quatre fois. Pas de réponse. En même temps, vu le volume de la musique, elle ne doit pas m'avoir entendu. J'insiste encore un peu, rentre chez moi, blasé, et je m'assois bêtement sur mon lit pour attendre que ça passe.
Cinq minutes. Dix minutes. Quinze minutes. Vingt minutes. Toujours de la musique. Une envie me prend d'appeler directement les flics pour que cela lui serve de leçon, mais je change d'avis, préférant régler ça à l'amiable, histoire de ne pas passer pour une couille molle.
Je retourne donc à la porte de son appartement et recommence à frapper plusieurs fois. Je suis d'ailleurs surpris d'être le seul de l'immeuble à le faire car, à mon avis, je ne suis pas le seul à entendre la musique. Toujours pas de réponse. J'insiste encore un peu puis je rentre chez moi. Il est 1h20, et la musique continue de résonner dans ma chambre. Putain de connasse !
J'attrape donc ma couette, un oreiller, et mon téléphone sur lequel je programme mon réveil puis je vais m'allonger sur le canapé du salon. Ici aussi on entend la musique, mais un peu moins, et pourtant, c'est pas pour autant que j'arrive à m'endormir. Si seulement j'avais des boules quiès !
Vers 2h, la musique s'arrête, et j'entends des voix dans le couloir. Je me relève aussitôt et vais voir dans le judas. Je vois une demi-douzaine de personnes sortir de chez ma voisine en parlant et en riant fort, comme s'ils étaient seuls au monde. Quelle bande de cons, je vous jure ! Je les regarde donc quitter le palier et, une fois que j'entends la porte d'entrée de l'immeuble se refermer, je vais frapper à celle de Salomé.
Cette fois-ci, elle m'ouvre la porte très rapidement et, en me voyant, elle a l'air étonnée.
— Salut, me dit-elle.
Elle porte un chemisier à motifs floraux un peu échancré, un jean noir, et ses cheveux sont attachés en une queue-de-cheval, ce qui lui éclaire son beau visage. Et pourtant, le fait que je vienne frapper chez elle à presque 2h du matin ne semble pas la perturber, et elle me sourit comme si de rien était.
— Tu m'avais pas fait une promesse l'autre jour ? Je lui réponds.
— Possible, laquelle ?
— Tu m'avais dit qu'il n'y aurait plus de musique forte en semaine, il me semble...
— Ah oui, désolé, j'ai des potes qui sont venus à l'improviste. Tu dormais ?
Non non, je jouais au tennis, connasse, j'ai envie de répondre, mais je me retiens. Elle fait exprès d'être bête, ou...
Soudain, je comprends : elle a un coup dans le nez, cette connasse, c'est pour ça qu'elle a l'air un peu à côté de ses pompes !
— Évidemment que je dormais, comme beaucoup de personnes dans cet immeuble, je pense !
— Ah, OK, désolé alors, dit-elle en esquissant un sourire.
Ça la fait rire en plus ? Je suis à deux doigts de l'insulter copieusement, mais je me retiens car cela n'arrangerait pas les choses. Peut-être qu'en lui mettant un peu la pression, ça la forcera à faire attention, la prochaine fois...
— Je te préviens, si ça avait à se reproduire une nouvelle fois, je ne serais sûrement pas aussi indulgent qu'aujourd'hui, et tu t'expliqueras directement avec la propriétaire de l'immeuble.
— OK, ça se reproduira pas...
— Tu m'as déjà dit ça une fois, et...
— Je sais, c'est bon, j'ai compris !
Elle me ferme la porte au nez. Non mais je rêve ? Non seulement c'est elle qui fait chier le monde avec sa musique de merde à pas d'heure, mais en plus, elle a n'a pas l'air d'avoir apprécié que je vienne me plaindre, cette salope ! Je reste quelques secondes derrière sa porte, estomaqué, puis je rentre chez moi. Elle a intérêt à avoir compris la leçon cette fois-ci, sinon...
Je récupère mon oreiller et ma couette qui sont sur le canapé, et je les balance en vrac sur mon lit. Une fois de plus, je suis trop énervé pour m'endormir rapidement. Je passe donc par la salle de bains pour me mettre de l'eau sur le visage, espérant que cela me calmerait puis, alors que je m'apprête à retourner dans ma chambre, ça frappe à la porte. Putain, c'est impossible de pouvoir dormir tranquillement dans cet immeuble ou quoi ?
Un rapide coup d'œil dans le judas me permet de constater qu'il s'agit de Salomé. Je la laisse mariner quelques secondes puis, espérant qu'elle vienne s'excuser, j'ouvre la porte.
— Quoi ? Je demande, d'un air pas très aimable.
— Tu crois que je t'ai pas vu, l'autre jour ? Réplique-t-elle.
— Tu m'as pas vu quoi ?
— Me mater les nichons, quand j'ai fait du bruit la première fois !
— Hein ? Mais j'ai...
— Arrête, même ma pote l'a remarqué !
Pris sur le fait, je ne sais pas quoi répondre, car je ne m'attendais pas à ça. Je reste donc sans voix pendant quelques secondes puis, alors que je m'apprête à répondre, Salomé me devance.
— J’ai pas dit que ça m'avait déplu, hein, j'ai juste dit que tu n'avais pas été très discret !
— Tu te trompes, désolé ! Maintenant, j'ai envie de dormir, donc...
Je commence à refermer la porte, mais Salomé la bloque du bout du pied.
— Attends, me dit-elle.
— Quoi encore ?
— Ta copine est là ?
— Non, elle est absente, pourquoi ?
— Comme ça...
Elle avance d'un pas vers moi sans me lâcher des yeux, et j'avoue que je suis plus décontenancé qu'autre chose.
— Qu'est-ce que tu veux ? Je demande.
— La même chose que toi, à mon avis...
Toujours sans me lâcher des yeux, elle commence à déboutonner le premier bouton de son chemisier.
— Arrête...
— Non, j'ai pas envie ! Répond-elle en déboutonnant un deuxième bouton.
J'essaye de toutes mes forces de la regarder dans les yeux mais, contre toute attente, mon regard dévie sur son chemisier entrouvert, duquel j'aperçois à nouveau un morceau de son soutien-gorge.
— Tu vois, c'est plus fort que toi ! S'exclame-t-elle.
— Arrête, Salomé, il est tard, je bosse demain et...
— Rien à foutre...
Sans que j'aie le temps de faire quoi que ce soit, elle me pousse à l'intérieur de chez moi, referme la porte derrière nous et s'adosse à la porte d'entrée, toujours en me regardant.
— Enfin un peu... d'intimité ! Dit-elle, avant de défaire un troisième bouton.
— Y a pas d'intimité ! Tu vas rentrer chez toi, et...
— Vas-y, mets-moi à la porte alors, si tu veux !
Je m'approche donc d'elle pour la prendre par le bras mais, en la voyant défaire un quatrième, puis un cinquième bouton, je m'arrête, tétanisé. Le pire, c'est qu'elle me fait de l'effet, cette salope, et c'est pas bon, pas bon du tout !
— Tu devrais pas faire ça, Salomé...
— Pourquoi ?
— Parce que c'est pas bien ! En plus, tu as l'air bourrée, et...
— Et alors ? Toi, t'es bien à jeun, et pourtant, tu me bouffes quand même des yeux !
— Je te bouffe pas des yeux, je...
Je m'arrête aussitôt en voyant que le chemisier de Salomé est à présent complètement ouvert, et que j'ai un bel aperçu de son soutien-gorge noir à dentelles, ainsi que de son nombril dans lequel est niché un petit piercing.
— Tu regardes quoi ? Me demande-t-elle, amusée.
— Absolument rien, je...
Elle m'interrompt à nouveau en défaisant sa queue-de-cheval, et ses beaux cheveux blonds tombent aussitôt sur ses épaules, ce qui la rend encore plus magnifique. Magnifique ? Pourquoi j’ai dit magnifique ?
— Rentre chez toi, Salomé...
— Non...
— Tu crois que t'as le choix ?
— Oui, je crois...
Elle se débarrasse aussitôt de son chemisier qu'elle fait glisser à ses pieds, et se retrouve aussitôt en soutien-gorge face à moi. Une fois de plus, j'ai du mal à ne pas me repaître de ce beau spectacle inattendu qui s'offre à mes yeux, surtout que le soutien-gorge qu'elle porte semble être un push-up qui met joliment en valeur sa petite poitrine. Elle a beau être belle, je suis fou amoureux d'Ophélie, et c'est pas cette pétasse qui va me faire changer d'avis. Je me baisse donc pour ramasser son chemisier que je lui donne.
— Remets ça et rentre chez toi...
— Non, répond-elle en balançant le chemisier à travers le couloir de l'entrée.
— Tu sais quoi ? Tu commences à m'emmerder !
— J'en suis pas si sûre, bizarrement...
Elle me fait un geste du menton en direction de mon entrejambe et, quand je baisse les yeux et que je réalise que j'ai la gaule, je suis encore plus emmerdé, surtout que cela se voit bien en travers du pantalon de pyjama que je porte.
— C'est... c'est pas ce que tu crois, c'est juste que...
— Y a pas de mal, t'en fais pas, c'est même plutôt flatteur !
J'en reviens pas de son aplomb ! J'ai du mal à croire qu'il y a encore à peine dix minutes, je l'insultais de tous les noms dans ma tête alors que maintenant, j'ai du mal à résister au rentre-dedans qu'elle est en train de me faire. Comme quoi, tout peut aller très vite, dans la vie !
— Bon, on fait quoi ? Demande Salomé.
— Rien du tout. Je te rappelle que je suis en couple avec Ophélie, et que...
— M'en fous, je suis pas jalouse, comme nana !
Alors là, c'est le pompon ! Elle insiste, la connasse !
— T'es peut-être pas jalouse, mais moi, je suis amoureux, donc...
— Si tu étais aussi amoureux que tu le prétends, tu reluquerais pas les autres nanas !
— Fais pas chier, j'ai pas de leçon de moral à recevoir de toi, donc...
Une fois de plus, je m'arrête en voyant Salomé déboutonner le premier bouton de son jean, tout en me regardant.
— Arrête...
— Pourquoi je m'arrêterais ? On en a envie tous les deux !
— C'est bien ça, le problème : arrête avant qu'on fasse une bêtise, que je fasse une bêtise !
— Rien à foutre ! Balance-t-elle en défaisant un deuxième bouton, dévoilant ainsi le haut d'une culotte noire.
Une fois de plus, je n'ai d'yeux que pour le spectacle qui s'offre à moi et en mon for intérieur, vis-à-vis d'Ophélie, je m'en veux terriblement, mais c'est plus fort que moi. N'ayons pas peur des mots : malgré tout, cette salope de Salomé m'excite, surtout quand elle me regarde droit dans les yeux en se mordant le bout de la lèvre. Non, c'est pas bien, pas bien du tout. Ophélie et moi avions beaucoup de projets pour le futur, et je ne pouvais pas gâcher tout ça en deux minutes à cause d'elle, non, c'était... inimaginable !
— T'as quel âge ? Me demande Salomé.
— Vingt-cinq ans, et toi ?
— Dix-neuf depuis le mois dernier...
Quelques minutes d'un silence embarrassant s'installent, puis.
— T'as jamais voulu te taper une petite jeune ?
— Étant donné que je suis très bien avec Ophélie, non, jamais, et...
Salomé m'interrompt en me poussant contre le mur qui se trouve juste derrière moi puis, après avoir posé ses mains sur mon torse, ses lèvres écrasent les miennes, et sa langue envahit ma bouche avec fougue et excitation. Je me laisse donc faire pendant quelques secondes puis, finalement, je la repousse.
— Désolé, je peux pas faire ça...
Je la pousse vers le côté, puis je vais ouvrir la porte afin de lui indiquer la sortie.
— Rentre chez toi, Salomé, et on oublie ce qui vient de se passer.
— Je pourrais pas l'oublier, et toi non plus, à mon avis...
Elle a raison. Malgré le fait que je ne pouvais pas faire ça vis-à-vis d'Ophélie, le baiser que nous venions d'échanger m'avait terriblement excité, mais je ne pouvais pas lui dire, ou plutôt, je refusais de l'admettre à voix haute.
— Allez, dehors, s'il te plaît !
— T'es sûr ? Me répond-elle en ouvrant un troisième bouton de son jean.
Oh putain, elle m'énerve, cette connasse ! Surtout quand mes yeux dérivent sur sa poitrine que je trouve ô combien attirante et que j'imagine ce que je pourrais faire avec.
— Oui, j'en suis sûr, donc...
— Et ben moi, j'ai pas envie !
Sans que j'aie le temps de faire quoi que ce soit, Salomé se dirige vers mon salon, tout en regardant autour d'elle, comme si elle était en train de visiter l'appartement.
— Tu fais quoi ? Je demande.
— Je cherche la chambre...
— Non, tu rentres chez toi, et...
— Ah, elle est là !
Elle se retourne vers moi, m'adresse un sourire, puis rentre dans la chambre, comme si elle était chez elle. Ne sachant que faire face à cette intrusion, je ferme la porte à double tour, puis je prends quelques secondes pour essayer de me calmer, mais en vain. Cette histoire sent mauvais, très mauvais, même, car je me dis que, plus Salomé insistera, plus elle aura des chances de réussir, et plus je vais m'attirer des ennuis, des gros ennuis, même.
Non, bordel de merde ! Je suis fou amoureux d'Ophélie, donc je vois pas pourquoi j'irais gâcher tout ça avec cette connasse ! Non, non, et non, bordel !
Je respire donc un grand coup, prends mon courage à deux mains, et me dirige vers la chambre, bien décidé à mettre Salomé dehors.
Je la retrouve en train de fouiller dans le placard d'Ophélie, plus particulièrement là où elle range sa lingerie que cette connasse est train de regarder avec envie. Non mais elle manque pas de culot, celle-là !
— Tu fais quoi ? Je demande, agacé.
— Elle a des beaux dessous, ta chérie !
— Tire-toi de là...
— Et aussi des gros nichons, rajoute-t-elle après avoir regardé l'étiquette d'un de ses soutiens-gorge.
— Touche pas à ça !
Je m'approche d'elle et referme la porte du placard avant de la repousser.
— On t'a jamais appris à ne pas fouiller dans les affaires des autres ?
— Tu veux me punir ?
— Non, je veux que tu te casses !
En guise de réponse, Salomé se laisse tomber sur le lit, et se met sur le dos avant de me regarder en souriant. Elle est belle cette salope, y a pas à dire...
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Sapph
9 février 2019 à 12:44
Très bien écrit, c’est très excitant de sentir monter la tension progressivement ! Bravo!

Vivement la suite !
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Jjorez
17 janvier 2019 à 12:40
J'aime décidément beaucoup ton style, comme dans l'autre récit, tu prends le temps de poser la situation et les personnages, en instillant progressivement une tension sexuelle et ça reste crédible, donc d'autant plus excitant. Très bien vraiment, j'attends la suite avec impatience !
Soyez respectueux
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Photo de profil de Vulve13
Vulve13
31 décembre 2018 à 03:43
Eh bien c'est dommage pour ophelie mais malheureusement j'espère que tu vas te faire la jeune Salomé !
Soyez respectueux
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Photo de profil de ozephirin
ozephirin
31 décembre 2018 à 00:00
exact, sur que ça va pas être évident, et qu'il y à des risques pour que la copine ce retrouve cocue?
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Photo de profil de julien66000
julien66000
30 décembre 2018 à 22:42
Est bien le voilà dans une situation bien délicat voyons voir comment il va gérer la situation.
Soyez respectueux
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