Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'âge des premières fois — Chapitre 1 · Moi et toi
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'âge des premières fois
Chapitre 1 · Moi et toi
▷ Cry – Cigarette After Sex
OCTOBRE
Julie
— Et t'en penses quoi de celle-là ?... Hein ?..... Julie ?
Je sors tout à coup de mes pensées et regarde Camille. Ses longs cheveux châtains subliment la belle robe bleu marine qu'elle a revêtue.
— Tu es très belle.
— Tu trouves ?
— Oui, elle te va bien mieux que les précédentes, prends-la.
— OK, si tu le dis, je te fais confiance.
— Tu trouves ?
— Oui, elle te va bien mieux que les précédentes, prends-la.
— OK, si tu le dis, je te fais confiance.
Elle retourne dans la cabine d'essayage pour se changer, tandis que je me dirige vers le comptoir. Je regarde brièvement les objets entreposés dessus en l'attendant. Elle finit par arriver en me disant :
— Si avec cette robe je ne fais pas sensation à ce mariage, ça sera de ta faute.
— J'en assume la responsabilité !
— J'en assume la responsabilité !
Après avoir payé, nous sortons du magasin et marchons jusqu'au bout de la rue commerçante.
— Merci de m'avoir conseillé, me dit Camille.
— De rien, mais t'aurais pu demander à Louise, elle a de meilleurs goûts que moi niveau vestimentaire.
— Oui, mais en tant que meilleure amie, c'est à toi que je demande.
— Qu'est-ce qui te dit que tu es ma meilleure amie ? plaisanté-je.
— Salope, répond-elle à ma provocation. Allez, on se voit demain en cours, bisous.
— De rien, mais t'aurais pu demander à Louise, elle a de meilleurs goûts que moi niveau vestimentaire.
— Oui, mais en tant que meilleure amie, c'est à toi que je demande.
— Qu'est-ce qui te dit que tu es ma meilleure amie ? plaisanté-je.
— Salope, répond-elle à ma provocation. Allez, on se voit demain en cours, bisous.
Je lui dis au revoir et pars en direction de la station de métro la plus proche à travers la foule. Je mets mes écouteurs, je ne sais pas pourquoi aujourd'hui je me sens un peu nostalgique. Un petit peu de Cigarette After Sex ne me ferait pas de mal. Dans la ligne 13, rien de particulier, ça tire la gueule et ça court toujours. Normal pour un mercredi soir. Je rentre dans mon immeuble et monte chez moi au moment où Cry se termine. Ma mère arrive immédiatement.
— Ah, te voilà enfin. Tu peux mettre la table et aller dire à ton frère qu'on va manger ?
— Oui tout de suite.
— Oui tout de suite.
Je soupire et vais jusqu'à la chambre de Baptiste. Je toque avant d'entrer, on sait jamais, mais non, il est posé sur son lit avec deux de ses potes. Arthur et Dimitri. Je ne les supporte pas ceux-là.
— Baptiste, on va bientôt manger, donc il serait peut-être tant que tes potes rentrent chez eux, non ?
Son pote Arthur lève les yeux et me regarde avec un sourire en coin.
— Julie, laisse-nous encore un peu ! Y a pas moyen qu'on dorme ici ? demande-t-il.
— Pour ça, tu vois avec ma mère.
— Vu que la chambre de Baptiste est un peu petite, Dimitri peut dormir-là et tu pourrais me faire un peu de place dans la tienne, non ?
— Pour ça, tu vois avec ma mère.
— Vu que la chambre de Baptiste est un peu petite, Dimitri peut dormir-là et tu pourrais me faire un peu de place dans la tienne, non ?
Arthur à mon sens était le pire des trois.
— Dans tes rêves, alors maintenant dégagez.
Ils soupirent, se lèvent et sortent de la chambre, Arthur lorgnant sur moi en passant. Baptiste, mon petit frère, sortant le dernier, il s'arrête et me dit :
— Tu pourrais lui faire plaisir. Il a des vues sur toi.
— Désolé, mais je ne sors pas avec des puceaux en chaleur.
— Désolé, mais je ne sors pas avec des puceaux en chaleur.
Il sourit.
— Ça c'est ce que tu crois, répond-il avec un sourire narquois.
Il part rejoindre ses potes pour leur dire au revoir. Mon petit frère, depuis sa rentrée en seconde, fait beaucoup trop le beau. Déjà avant, mais encore plus depuis son arrivée au lycée. Mais c'est surtout qu'il plaît aux filles, il le sait et ne s'en cache pas. Ses beaux cheveux blonds, que je possède également, mettent bien en valeur son visage. Il est certainement plus populaire que moi au lycée, alors que je suis en terminale et il s'avère que cela me rend un peu jalouse. J'ai quand même trois ans de plus que lui.
Je sors de mes pensées à cause des cris de ma mère, à propos d'une table que je n'ai pas mise.
Je sors de mes pensées à cause des cris de ma mère, à propos d'une table que je n'ai pas mise.
* * * * *
Louis
J'avance dans le couloir jusqu'à ma porte, je sors mes clés et la déverrouille quand Mathilde arrive. C'est ma voisine, une vraie bombe sexuelle. Elle a de très beaux cheveux blonds bouclés et un sourire à en faire tomber plus d'un. En sa présence, il est difficile de ne pas lorgner sur ses courbes. Elle doit bien avoir deux ans de plus que moi, en troisième année de licence, alors que je viens seulement de rentrer à la fac. Elle arrive à sa porte, me regarde et me sourit.
— Salut Louis.
— Salut, réponds-je timidement comme à mon habitude.
— Salut, réponds-je timidement comme à mon habitude.
Je vois qu'elle est rapidement rejointe par son copain, qui me fait un signe de tête. Un mec plutôt baraque qui doit faire du rugby ou un truc du genre. Je ne l'aime pas trop. Ils rentrent tous les deux dans l'appart de Mathilde et ferment la porte. Mais à vrai dire, l'idée que son copain va passer la nuit chez elle me réjouit. Je rentre dans mon appart et me dirige vers ma salle de bain pour y ouvrir la petite fenêtre au-dessus de mes toilettes. Je n'entends rien pour le moment.
Nos appartements sont côte à côte, mais une sorte de petit patio de deux mètres de large se situe au milieu. Les fenêtres de nos deux salles de bains donnant sur cette petite cour, je peux des fois entendre ce qui se passe dans sa salle de bain et sa chambre, attenante. J'avais remarqué qu'elle laissait presque tout le temps sa fenêtre ouverte, les températures étant encore clémentes à cette saison.
Deux semaines plus tôt, après avoir pris ma douche, j'avais ouvert cette fenêtre et alors que j'étais en train de me raser, j'ai subitement entendu un cri. Au début, ne reconnaissant pas la voix de Mathilde, j'avais cherché d'où cela pouvait venir mais très vite de nouveau gémissements s'étaient fait entendre et j'en avais vite conclu que ma voisine était en train de se faire plaisir. Sauf que quelques minutes plus tard, c'était deux voix distinctes qui m'étaient parvenu, la voix de Mathilde est une voix d'homme.
Même si je savais dès le début qu'elle était beaucoup trop bien foutue pour moi et que je n'avais aucune chance, j'avais quand même ressenti un léger pincement à l'idée de la savoir en couple. J'avais un crush sur elle depuis la première fois que je l'avais vu sur le palier, lors de mon emménagement et elle était un élément récurent de mes rêves.
Depuis, j'entends Mathilde et son mec s'adonner régulièrement à la tâche et je ne vous cache pas que cela m'excite beaucoup, même si je ne peux rien voir. Ce n'est pas faute d'avoir essayé de scruter par sa fenêtre, debout en équilibre sur le bord de ma baignoire. Mais malheureusement, même si j'ai une assez bonne vue sur sa salle de bain, la chambre n'est pas dans l'axe de la fenêtre.
Laissant Mathilde de côté, je retourne dans ma pièce principale pour cuisiner. Ce soir, c'est pâtes et sauce tomate en boîte, un classique du mercredi soir. Je mange devant mon ordinateur regardant un épisode de ma série, mais mon téléphone se met à sonner et m'interrompt.
— Ouais Louis, tu sors ce soir ?
Je réfléchis quelques secondes à la demande de Tom.
— Euh... non je pense pas. Je suis un peu fatigué. Mais on se voit demain en cours.
Évidemment, je refuse pour une raison beaucoup plus valable : aucune envie.
— Putain t'es chiant, toujours casanier. Bon, à demain j'imagine.
Je raccroche et finis mes trois cents grammes de pâtes. Je suis tellement happé par cet énième épisode de Breaking Bad que j'en oublie d'espionner ma voisine. Ce n'est qu'une heure plus tard, quand je vais dans la salle de bain pour me brosser les dents que je m'en rends compte. Je saisis mon dentifrice, mais un bruit bizarre vient m'interrompre.
Quelque chose de très léger et subtil, en continue. Je me concentre, essayant d'identifier ce son, quand un grand bruit de succion vient l'interrompre.
Quelque chose de très léger et subtil, en continue. Je me concentre, essayant d'identifier ce son, quand un grand bruit de succion vient l'interrompre.
— Oooff...
Mathilde ne serait pas en train de ... ? En tout cas, vu le long soupire qu'il vient de lâcher, elle a l'air de donner du cœur à l'ouvrage. Mais le bruit s'est tu, et à la place je les entends s'échanger quelques mots à voix basse. Cependant, dans tout ça, quelque chose me perturbe. C'est différent. J'ai l'impression qu'ils sont beaucoup plus proches que d'habitude, mais en même temps, il y a une sorte de résonnance anormale. Ne seraient-ils pas dans la salle de bain ?
Je veux en avoir le cœur net. J'éteins la lumière pour ne pas me faire voir et entreprends de monter une nouvelle fois sur le bord de ma baignoire, alors que des coups répétés commencent à se faire entendre. J'essaye de trouver l'équilibre en me dressant debout, avant de jeter un coup d'œil dans la salle de bain voisine. Je suis bouche bée.
Mathilde et son copain sont bien là, tous les deux, nus, debout dans la baignoire. Les mains sur le mur et la croupe en arrière, ma voisine est en train de se faire ramoner par son mec, derrière elle. Je n'arrive pas à croire au spectacle qui s'offre devant moi. La fenêtre étant assez haute, je ne parviens pas à voir ce qu'il se passe en dessous du ventre. Mais je reste émerveillé devant la poitrine de ma voisine, que je vois rebondir à chaque puissant coup de reins de son copain. Elle est encore mieux que ce que j'imaginais.
Mathilde commence à émettre de légers gémissements, les mêmes que j'avais pu entendre les autres fois. Mais je sens qu'elle essaye de se contrôler pour ne pas faire trop de bruit, sans doute à cause de moi. Son mec vient saisir ses deux seins pour les malaxer tout en continuant ses va-et-vient et je ressens une intense jalousie, rêvant que mes mains remplacent les siennes.
Mais soudain il ralentit le rythme, va-t-il jouir ? Je le vois glisser un mot à l'oreille de Mathilde, inaudible de là où je suis, elle lui fait un signe de tête et il se retire. Elle se retourne et vient l'embrasser langoureusement pendant plusieurs secondes. Son bras droit s'agite, mais n'ayant pas de vu sur ce qui se passe plus bas, j'en déduis donc qu'elle continue à le masturber.
En parlant de masturbation, je m'aperçois que je me touchais machinalement depuis le début de ce voyeurisme. Mathilde rompt leur baiser et s'accroupit devant lui. Merde ! Je ne peux pas profiter pleinement de la scène. Tout ce que je vois, c'est le buste de son copain et son cuir chevelu à elle, aller et venir. L'image, accompagnée des légers bruits de succion, reste néanmoins très érotique. Et je peux lire dans le visage de son mec à quel point il apprécie. Il vient d'ailleurs poser une main sur ses cheveux pour l'encourager à accélérer le rythme.
Je sens qu'il n'est pas très loin de la jouissance, sa main pousse la tête de Mathilde à un rythme effréné. N'ayant aucune expérience sexuelle, je me demande même si ça n'en devient pas très désagréable pour cette dernière. Je ne veux vraiment pas rater le bouquet final, alors j'essaye de me mettre sur la pointe des pieds pour essayer d'entrevoir la bouche de ma voisine monter et descendre sur le sexe de son copain. Mais je manque de tomber et me rattrape in extremis en agrippant l'étagère, faisant chuter un tube de crème au passage, qui s'écrase au sol dans un boum monumental. Enfin... C'est ce que j'ai perçu de là où je suis. Mais les deux zigotos toujours en pleine action dans leur salle de bain ne semblent pas avoir entendu. Tant mieux.
Pour ne pas provoquer un nouveau vacarme, je m'en tiens à ce que je peux voir, sans chercher plus loin. Sa main, pressant toujours sur les cheveux de Mathilde, je le vois lever la tête en l'air et fermer les yeux. Il arrête son mouvement pour maintenir brusquement la tête de ma voisine contre son bas-ventre, j'imagine son sexe au plus profond de sa gorge tandis qu'il se vide à l'intérieur. Il pousse un long râle rauque, qu'il me semble avoir déjà entendu plusieurs fois auparavant, et après quelques secondes, il se retire une nouvelle fois.
Mathilde se relève, je crois apercevoir un peu de sperme au coin de ses lèvres, mais ce n'est peut-être que mon imagination. Elle va au lavabo et disparaît de mon champ de vision. Son copain allume le jet d'eau du bain pour se laver et Mathilde ne tarde pas à le rejoindre. Ils se savonnent, leurs mains parcourent le corps de l'autre. Je trouve ça assez mignon et décide de m'arrêter là pour aujourd'hui. Je me suis trop introduit dans leur intimité.
Je décide d'aller me coucher. Maintenant, j'étais vraiment fatigué.
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