Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Bienvenue, pingouin ! — Chapitre 2 · La queue de castor
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Bienvenue, pingouin !
Chapitre 2 · La queue de castor
Enfin ! Le calvaire est bientôt terminé. L'avion glisse sur le tarmac. Je regarde par le hublot... C'est bien – je ne reconnais rien... – c'est bien le Canada, c'te satanée colonie ?
On attend le top départ. Et « Top ! », nous démarrons tous, nous engageant dans le long couloir. On est tous là, moi et tous mes zombies... on marche dans la même direction, le visage meurtri par les longues heures de vol. Et « Stop ! » : un contrôle. Déjà ?
L'homme qui se tient devant moi vient d'une autre planète. Je dois me frotter les yeux. Il a des dreadlocks sauvages sur la tête ; on dirait un dindon faisandé qui gît sur sa caboche. Un putain de Bob Marley, et en tenue de policier ! Inexplicable ! Inaccessible ! Improbable ! Il faut imaginer l'incompatibilité de ce mirage : le rasta et la tenue de policier, ce n'est pas miscible – enfin, du moins tangible – dans mon esprit.
— Pardon ?
Il me parle. Oh, malédiction ! Tu entends ce qu'il te demande ? Le comble : il veut voir tes papiers ! Et lui, il les a, ses papiers ? Enfin, d'autres que ceux avec lesquels il s'envoie en l'air...
Il profite clairement de ma faiblesse, avec mes yeux rouges ensanglantés de fatigue, ma mâchoire ballante, désarticulée. Oui, de tous les autres cadavres qui me devancent et me précèdent, c'est moi le plus rongé.
Il me plante en douceur le mot « immigration » en me montrant une voie annexe à la sortie. C'est bon, je suis fait : il a dû me prendre pour un drogué ; ça, il sait les reconnaître. Traître ! Ma tronche ne te revient pas, hein ?! Mon faciès suinte la désobéissance depuis toujours, sache-le ! Oh, tu sais... Oh, tu as dû le sentir que c'était réciproque...
C'est l'œil triste que je regarde mes poulets sortir ; moi, c'est l'abattage de questions qui m'attend. D'ailleurs, attendre, attendre encore, tu n'as rien fait d'autre de ta journée ; de ta vie également !
— On vous en ressert un peu, Monsieur ?
— Non, merci.
— Mais si, mais si, attendez votre tour.
— Non, merci.
— Mais si, mais si, attendez votre tour.
À mon tour. Je me redresse, félin, pour finalement tituber jusqu'au guichet. La femme derrière le bureau est aussi sympathique que regardante sur son régime. Elle laisse déferler toute sa haine sur moi. Pourvu que ça s'arrête ! Je devrais peut-être lui confesser un meurtre ; sa stupeur me laisserait quelques secondes de répit. Des questions, elle en pose trop. À la cinquième, je comprends à peine la première. Mon cerveau est tout ratatiné, une purée de neurones...
Mais bon sang, elle voit bien que je ne tiens pas debout derrière son guichet ! Elle voit bien que je m'agrippe aux rebords pour ne pas m'affaler ! Elle voit bien que, bouche béante, je bave sur son comptoir ! Elle voit bien que cette chaise est trop petite pour elle ! Misère... cette chaise est autant à plaindre que moi. Oh, condition désastreuse ! La pauvre n'en a pas fini...
La grognasse me tient la béquille. Elle a remonté toute ma vie, jusqu'au commencement : « Césarienne, ou naturelle ? » ; « Sucer son pouce, ou tétine ? » Et toi, tu suces ? Je suis sûr que tu chevauches ardemment ton déodorant grand format tous les soirs.
Putain d'malheur ! Elle compte écrire ma biographie, me semble-t-il. Finalement, elle me lâche ; elle comprend que je suis raide quand je lui dis : « Maintenant, tu sais tout sur moi. Je peux t'appeler maman ? » Oui, à la fin je la tutoie : on est déjà tellement intimes qu'elle ne veut même pas me fouiller le côlon. L'éclaircie de mon périple.
Serpentant sur les chemins, clopinant de la patte, j'aperçois la dernière ligne droite. Au fond s'ouvrira l'horizon, la lumière de la vie, de l'au-delà, une lumière blanche éblouissante... Voilà, la sortie, en somme. Car dehors, il n'y a plus de soleil, que des mines pâles... ou de pâles mines.
Ah, on m'avait dit : « Tu verras, il fait froid, très très froid au Canada. » Impressionnante prémonition, astre des astres de l'astrologie : le temps est d'une chaleur étouffante. Plus torride que la plus aride des mottes. Ça me sèche sur place. Je n'ai plus la force de bouger. Suis trop loin pour faire marche arrière, trop éreinté pour me mouvoir. Alors je souris en opinant de la tête, j'accepte ma destinée bancale.
Je ne lui en veux pas à cette personne, moi l'aigri, pas de rancœur envers Nostradamus. De nos jours, qui peut encore prédire la météo ? Les Celsius tergiversent, il fait froid, il fait chaud, en été, en hiver, dans une même journée parfois. En pensant à ce sujet, je réalise qu'il est grand temps que je sonde une brûlante demoiselle de mon thermomètre affolé...
J'engage un taxi. J'me détends sur son cuir comme jamais. Les effluves de la fin du périple commencent à se faire sentir. Je suis bien. Lascif, collé, épris... un bigorneau qui suce le cuir de la banquette arrière. Je salue le cocher d'un grognement et d'une levée de main, le genre de salut néandertalien. Un Canadien de souche, des premières colonies certainement : Mohammed, qu'il m'dit qu'il s'appelle. Bordel à queue ! Plus rien ne me surprend. J'ai dû me tromper de destination. Il fait chaud. Mohammed m'amène à la place Jemaa el-Fna, sûrement ! Et puis de toute manière, je suis probablement en train de divaguer ; j'ai une pupille qui cherche désespérément à croiser l'autre...
Une salade, ce pays ! Ils appellent ça le « melting pot »...
Mohammed, il est tout sourire depuis que je lui ai donné le nom de l'hôtel. Il m'en raconte l'histoire alors que son auto sillonne plusieurs rues en contresens. Une tradition des natives, sans aucun doute... Il ricane, cette belette, me dit que cet hôtel, on y passe une heure, deux ou trois au maximum, voire même trente minutes pour les affairistes pressés et les jeunes coqs.
Ben l'ami, il a calé quand je lui ai annoncé que j'y passerais la nuit, et pas qu'une. Son regard s'est rempli de respect : il a tout de suite compris qu'il n'avait pas affaire à n'importe quel singe. J'en ris âprement de son histoire, moi ; il ne voit pas que j'ai envie de lui ratatiner sa tête mielleuse sur le volant. Moi, personne ne m'a prévenu au moment de la réservation. C'est facile de dire cela, maintenant... Je veux un plumard moelleux, pas un poulailler ! À l'arrivée, je lui glisse un billet sans demander de monnaie. Il en aura besoin : il a commis des infractions pour trois mois de prison fermes ; c'est un moindre mal...
Jamais je n'avais pensé pouvoir marcher sans qu'aucune articulation ne se plie. Certes, cela donne l'allure d'un taulard affranchi. Mon front fend l'air, il prend les devants. C'est lui qui entre en premier.
Je cligne des yeux : la réception desk est derrière une vitre blindée ! Alors, si ce n'est pas un bureau de change, ils ont dû faire l'objet des plus virulentes critiques, par ici ! J'aperçois une femme sortir en trombe avec beaucoup de boutons sur le visage et du liquide séminal sur la face ; probablement un baume mal appliqué. Derrière elle, d'un pas lourd, un bridé de cent quarante kilos. Je le remercie de compléter ma gamme. Il me regarde en chiens de faïence. Il a des boutons lui aussi, mais pas de crème.
— Bonjour, dis-je à la standardiste pour qu'elle se retourne.
— Bonsoir, me rétorque-t-elle en me faisant face.
— Bonsoir, me rétorque-t-elle en me faisant face.
Seigneur, quelle beauté angélique ! Elle vient de me foudroyer le cœur. Suis-je déjà mort ? Dans l'Eden ? Ah non, c'est le nirvana de la fatigue. Mon cerveau s'amuse à trahir mes yeux... La petite fée fait moins de quarante unités de poids, blonde, les yeux d'un bleu parfait, un petit piercing sur le nez, mais une moue... d'une innocence ! « T'es-tu perdue, ma petite, dans un endroit pareil ? » qu'ils diraient les gens d'ici...
Je lui souris. Mes yeux s'écarquillent. Je veux la dévorer. Elle me renvoie un smile des plus charmeurs. Certain qu'elle n'est pas insensible. Faut que je la caresse, que je sente sa peau... Pas d'autre moyen de savoir si elle est réelle. J'entends sonner l'angélus : c'est le signal, je vais lui sucer une tétine que déjà son sein disparaîtra tant il est discret. Me ravise... reconsidère... me ravise encore.
D'abord, sa majorité est à parier à la roulette russe ; et puis, même en veine, la bastos c'est pour moi. Je suis né poissard, de travers. J'criais deux octaves trop bas au départ... Ensuite, elle est trop fragile : je vais la casser ; je l'entends déjà crier. Il faut être frais pour être patient, pour être passionné. Son visage m'apaise, pas la peine de secouer tout ça...
Je la charme en attendant qu'elle me prépare mes effets. Je devrais lui demander son 06 au cas où... Remarque, vu la piaule, elle doit avoir un cahier plein de 06 qui cherchent preneur. Elle doit avoir des numéros pour tous les fantasmes, même les plus inavouables. Et au-delà, un 911.
— Ah, vous avez de la bière pression, à c'que j'vois derrière vous. Ah non, c'est votre patronne ? Mes hommages, Madame.
Une fois les formalités finies, je musarde dans l'allée, qui est d'un style original : bloc opératoire. Les néons vacillent. Des quatre coins, on entend les couples éphémères pousser la chansonnette, de la plus sobre « Ah... euh » à la plus avenante « Ah oui, c'est bien ! Encore... » Des aigus, des râles, des cliquetis, des claquements, des meuglements. Chaque mur a sa partition, ses sonorités. Ça m'donne envie de danser, cette sauce ! Alors j'entre dans ma case, je jette mes babioles et décide d'appeler une vieille connaissance, Amélie.
Quand je pose mon téléphone, le temps commence à filer sous mes doigts, il m'échappe. Je divague. Mon corps défie la pesanteur sur le canapé de la chambre, que je n'ai même pas eu le temps d'examiner. Mais je vois le plafond qui se craquelle et cède sous la pression des lits tambourinés. Ça doit être un genre de jour dernier, de jugement dernier... C'est mon heure, va falloir que j'en profite
Arrrgh, cessez ! Cessez de taper sur cette porte ! Ça me résonne dans la caboche. J'me raidis : c'est elle !
La frivole, elle est ravie de me voir ; moi aussi, extrêmement, même si ça ne se voit pas...
Je lui fais remarquer qu'elle a changé. Hormis sa petite taille et ses longs cheveux blonds bouclés, elle a maintenant plein de tatouages, et ses seins sont visiblement siliconés. Amélie m'informe que c'est le genre idéal masculin d'après ses infos. Étrange ; moi, je rêve plutôt de finesse, de féminité. Pas d'encre ni de plastique.
Je lui fais remarquer qu'elle a changé. Hormis sa petite taille et ses longs cheveux blonds bouclés, elle a maintenant plein de tatouages, et ses seins sont visiblement siliconés. Amélie m'informe que c'est le genre idéal masculin d'après ses infos. Étrange ; moi, je rêve plutôt de finesse, de féminité. Pas d'encre ni de plastique.
Mais ce que j'aime chez elle, c'est qu'elle ne perd pas de temps à baver sur le passé : à peine je lui tends les bras qu'elle m'a déjà défroqué et m'aspire la valve ! Je ne comprends rien à ce qu'elle me fait, ça va trop vite... Même pas le temps pour moi de bigler sur la raideur que la donzelle a disparu. Allongée sur le bord du lit, elle s'astique le mou ; ça attaque dur la chair ! Et en solitaire. Quand ça commence à ruisseler, à saloper la moquette, elle m'invite ; elle hulule son désir de se faire empaler...
Je pense que j'ai dégluti son bouton gonflé ; enfin, dans mon esprit. J'ai l'effort ingrat aujourd'hui, dosé et capricieux. En plus, le lit est surélevé à hauteur de bite. Ah, ces hôtes... de satanés vicelards !
À force de supplications, je décide d'abréger ses souffrances, sinon elle va m'foirer les draps et le sol. Je l'engloutis, la latte, l'aspire... Pendant que je la cogne, mon esprit se focalise sur ses globes raides. Incroyable ce que ça fige ! Rarement vu si peu de flasque, si peu de mouvements... c'est presque inerte. D'habitude, j'aime mordre les tétons ; mais là, ça va faire fuiter les baudruches !
Je sens qu'elle commence à s'énerver, se crisper. Ses dents sont serrées, ses jambes me cisaillent. Elle me déchire les cheveux, la bourre... sûrement qu'elle en veut à mon scalp ! Faut pas que j'me laisse faire. Lui serre le goulot de la pogne. Vais la buter. Elle rougit comme une canneberge, mais pourtant son bassin continue de frotter et d'onduler sur mon envie. Si elle ne me lâche pas rapidement, elle va vriller au bleu !
Finalement, la gueuse se raidit sec ; son corps n'est plus qu'une contraction. Elle me dégage violemment de l'étreinte pour se finir seule, en arpèges sur la moule. Elle a le plaisir solitaire.
Alors j'attends sagement qu'elle finisse de faire juter ses entrailles. Sa singularité, c'est sa façon de grogner en amenant l'orgasme ; c'est très animal, ce râle ! Inévitablement, elle finit par me saloper la moquette et me foirer les draps.
Mademoiselle souffle fort jusqu'à la détente complète.
Alors j'attends sagement qu'elle finisse de faire juter ses entrailles. Sa singularité, c'est sa façon de grogner en amenant l'orgasme ; c'est très animal, ce râle ! Inévitablement, elle finit par me saloper la moquette et me foirer les draps.
Mademoiselle souffle fort jusqu'à la détente complète.
Pour ma part, je jure sur la tête de mon premier débiteur que nous nous serions séparés après cet instant si elle ne m'avait pas offert ses fesses. Ce Vésuve au bon vouloir de mes déviances sexuelles. À bas les bonnes manières : céans je me sers. C'est une question d'honneur.
Ô, pâle navigation ! Je frotte, racle, laboure les entrailles de cette gourmande. Mais la fatigue me donne le mal de mer tant mon cou est mou... À quoi bon s'épuiser ? Ce n'est pas une ultime étreinte. Alors je ramasse ma concentration, bloque ma respiration, me fais monter le sang à la tête pour en finir, pour la libérer...
Et une bonne giclée pour la dépression !
Et une bonne giclée pour la dépression !
Cette fille est adorable : elle ne cause pas des caisses, fait son affaire, une étreinte et prend congé. La câline a remarqué que je suis fatigué. Elle est observatrice ; pas la peine de m'estoquer en de longues phrases. Dans un autre monde, peut-être que ce serait ça, la féminité : laisser l'homme dans sa merde... ou son foutre.
J'la raccompagne en galanterie, lui montrant la porte, d'autant qu'il n'y en a qu'une. Au passage, je scrute furtivement le couloir. J'aperçois un costume-cravate, bourse pleine, sacoche à la main, qui s'en va régler une affaire prestement, car il doit être rentré avant le souper. Probablement la chambre 12 ; une très bonne cliente.
Une fois la porte refermée, je me frotte les yeux puis susurre des mots doux au lit. Je drague le plumard à en faire rougir un pingouin évangélique !
Une fois la porte refermée, je me frotte les yeux puis susurre des mots doux au lit. Je drague le plumard à en faire rougir un pingouin évangélique !
Les lits claquent contre les murs, mais je suis ravi d'avoir ajouté ma note à la partition.
Au quatrième coup, je reçois l'appel de mon frère du Mal, qui me propose une bonne pinte de bière. Ce qu'évidemment je refuse ! Sur un ton... des plus persuasifs !
Au quatrième coup, je reçois l'appel de mon frère du Mal, qui me propose une bonne pinte de bière. Ce qu'évidemment je refuse ! Sur un ton... des plus persuasifs !
Accroché au comptoir, après avoir vu passer du jaune, du brun, du blanc, du translucide, du translucide agressif, je finis dans les bras de mon ambre foncé bien cajolé. Mes yeux ne regardent plus devant, mais derrière. Et il y fait très sombre, à la grande frayeur de ces âmes pâles qui me font face.
Et puis je n'ai plus de souvenir de grand-chose.
Et puis je n'ai plus de souvenir de grand-chose.
Je me souviens de cette lumière qui scintille, épileptique.
Je me souviens d‘une foule en transe.
Je me souviens... du Québec.
Je me souviens d'être monté sur une table basse en poussant sur le front d'un ami et avoir déclamé, en pointant la foule du doigt :
Je me souviens d‘une foule en transe.
Je me souviens... du Québec.
Je me souviens d'être monté sur une table basse en poussant sur le front d'un ami et avoir déclamé, en pointant la foule du doigt :
—Voy, vous là qui sçavoit fort bien dancer !
Donney-moy à boire ung voirre d'ung grand villain vin blanc.
Adoncq le monde connaistre l'émolument et l'utilité qui est de porter grande braguette.
Tirant ung estoc, vessoit la plaie, aulcunesfois parfonde, fourrait l'aultre pertuys.
Et nous verrons la vérité de tout.
Que trépasse si je faiblis !
Ah la malemort ! La raidde mort ! Si dolent...
Donney-moy à boire ung voirre d'ung grand villain vin blanc.
Adoncq le monde connaistre l'émolument et l'utilité qui est de porter grande braguette.
Tirant ung estoc, vessoit la plaie, aulcunesfois parfonde, fourrait l'aultre pertuys.
Et nous verrons la vérité de tout.
Que trépasse si je faiblis !
Ah la malemort ! La raidde mort ! Si dolent...
Oui, j'ai l'alcool régressif.
Oui, je me souviens de ce grand vigile noir qui m'interrompt et me descend brusquement. Puis j'ai vu tout noir.
Oui, je me souviens de ce grand vigile noir qui m'interrompt et me descend brusquement. Puis j'ai vu tout noir.
Quand mes yeux s'ouvrent à nouveau, je vois mes pieds nus érigés sur le lit de la chambre d'hôtel. Ils dansent et s'enlacent. Je referme les yeux.
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