Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La quête du bonheur — Chapitre 2 · Séjour au Club
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La quête du bonheur
Chapitre 2 · Séjour au Club
Nous nous sommes endormis l'un contre l'autre, nus comme des vers. Et la douceur d'une paluche qui me caresse le dos me ramène à la vie, après un repos dont je ne peux juger de la longueur. Je me sens si bien. Le jour laisse apparaitre un rai de lumière, malgré le rideau tiré. Quelle heure est-il ? Aucune idée, mais Monsieur Jean sait que je suis éveillé. Et il me flatte toujours le bas du dos, sans jamais s'aventurer sur mes fesses. Sa bouche colle ma nuque et je perçois le son de sa voix.
— Tu as sans doute faim, ma belle !
— Oui, Oui Monsieur…
— Attends, je commande un vrai petit déjeuner.
— Oui, Oui Monsieur…
— Attends, je commande un vrai petit déjeuner.
C'est si bon d'être dorlotée ! Je ne bronche pas, étendue sur la couche alors qu'il parle à je ne sais qui dans son appareil. Une petite quinzaine de minutes suffit pour que quelques coups discrets soient frappés dans la porte de notre chambre.
— Va ouvrir ma belle ! C'est surement le service d'étage pour notre petit déjeuner.
—…
— Eh ben ? Qu'est-ce que tu attends pour aller ouvrir ? Ah, c'est parce que tu es à poil que tu tergiverses comme ça ? Celle ou celui qui est là en a surement déjà vu bien d'autres. Tu sais dans ces hôtels…
—…
—…
— Eh ben ? Qu'est-ce que tu attends pour aller ouvrir ? Ah, c'est parce que tu es à poil que tu tergiverses comme ça ? Celle ou celui qui est là en a surement déjà vu bien d'autres. Tu sais dans ces hôtels…
—…
Mince alors ! Pourquoi est-ce que de nouveau j'obéis ? La honte me fait rougir, mais elle ne m'interdit pas de faire ce qu'il me commande. Et j'entrouvre la porte. Un chariot et derrière celui-ci, une jeune femme blonde, un peu potelée. Robe sombre, tablier blanc, elle a tout de l'idée que je me fais de la serveuse d'un bon hôtel. Si elle est choquée par ma nudité, elle n'en montre absolument rien.
— Bonjour madame. Votre petit déjeuner est servi.
— Merci…
— Merci…
Mais de la chambre, Monsieur Jean parle plus fort.
— Eh bien, entre ! C'est toi, Juliette ?
— Oui, oui Monsieur Jean…
— Oui, oui Monsieur Jean…
Et elle pousse le plateau à roulette dans la chambre alors que je m'efface pour lui livrer le passage. La jeune femme est au milieu de la piaule.
— Vous désirez autre chose, Monsieur ?
— Oui, tu peux ouvrir le rideau ! Un peu de soleil ne sera pas de trop. Il fait beau dehors n'est-ce pas ?
— Oui ! Une très belle journée en perspective.
— Alors ? Comment trouves-tu ma Célia ?
—… Une jolie femme, comme toujours, monsieur Jean !
— Ouais ? Et ça te plairait de passer un moment en sa compagnie ? Dis-moi !
— Oui, tu peux ouvrir le rideau ! Un peu de soleil ne sera pas de trop. Il fait beau dehors n'est-ce pas ?
— Oui ! Une très belle journée en perspective.
— Alors ? Comment trouves-tu ma Célia ?
—… Une jolie femme, comme toujours, monsieur Jean !
— Ouais ? Et ça te plairait de passer un moment en sa compagnie ? Dis-moi !
Elle ne répond rien, se tenant droite comme un piquet de pâture, devant celui que visiblement elle connait. Fait-elle partie de son cheptel ? Parce que de toute évidence, je ne suis pas la seule à partager les frasques de cet homme. La blonde se tortille les doigts, gênée sans doute par une telle question.
— Tu peux parler Juliette. Célia ne va pas te manger et puis elle est très docile. Tu finis à quelle heure ton service ?
— Quatorze heures, Monsieur.
— Tu viens me rendre visite ensuite, alors ! C'est dit ! Mais pas dans cette chambre, d'accord ? À mes appartements, ce sera plus sympa.
— Bien monsieur !
— C'est bien, tu es une chic fille, allez va bosser.
— Quatorze heures, Monsieur.
— Tu viens me rendre visite ensuite, alors ! C'est dit ! Mais pas dans cette chambre, d'accord ? À mes appartements, ce sera plus sympa.
— Bien monsieur !
— C'est bien, tu es une chic fille, allez va bosser.
Elle file sur la pointe des pieds, me jetant au passage un regard qui en dit long sur ce qu'elle pense. Je ne comprends pas où lui veut en venir et puis « ses appartements », ça veut dire qu'il est du coin ? J'ai des lacunes, je ne sais rien de cet homme. Et il m'a déjà offerte à deux inconnus, ce qui me laisse à penser que cette serveuse va aussi profiter de moi ? Ça devrait me faire réagir, et pourtant… rien. Pas une remarque ni une seule inquiétude. Le sexe est un euphorisant puissant, une drogue dangereuse ? Nous avalons avec un appétit féroce ces bonnes choses qui viennent d'atterrir dans la chambre. Et de nouveau, nous sommes enlacés sur le lit. Comme j'aimerais qu'il me fasse l'amour là, gentiment, tout calmement.
Alors, je provoque un peu et il m'attrape par le poignet, me force à me positionner sur le ventre. Il se couche de tout son long sur moi et je sens sa bandaison. Sa queue tendue est calée dans la raie de mes fesses. Je remue le croupion, dans le but avoué de me servir toute seule de son braquemart. Mais il fait tout pour que ça n'arrive pas. Malgré tout, j'insiste et envoie ma menotte au-devant du truc qui me fait envie. Il bloque mon mouvement et ses paroles sont sans appel.
— Non Célia ! C'est moi qui déciderai du moment. Tu n'es pas encore prête à me recevoir. Comme pour le baiser de cette nuit, tu dois mériter mon sexe, mais je sais que tu es bonne élève et que ça va venir très vite. File te doucher, nous allons en promenade.
—… !
— Allez ! Va te laver.
—… !
— Allez ! Va te laver.
Comment imaginer que la tête basse, j'exécute ses ordres ? C'est cependant ce que je fais sans renâcler, avec cette foutue envie de baise qui m'étreint les tripes plus que jamais. Et lui est rhabillé lorsque je retourne dans l'espace nuit de la piaule. Il est prêt à quitter l'endroit où je me suis laissée traiter comme une pute. Dire que je n'ai aucun regret et encore moins de remords, inexplicable vraiment pour la jeune femme sage que je suis d'ordinaire. Cet homme, c'est le diable personnifié ? Que va-t-il encore me faire faire ? J'en frémis sans pour autant que ça me fasse renoncer à le suivre. Ma jupe à la main, je m'apprête à me vêtir lorsqu'il me stoppe d'une phrase.
— Non ! Non, pas de ça. Tu es bien dans la tenue d'Ève, ma belle, tends-moi seulement ton joli cou.
—… ?
—… ?
C'est vrai ! J'avais oublié le collier qui demeure serré sur celui-ci. Et un clic suit l'arrimage d'une laisse à l'ornement que je porte en guise de seul vêtement. Ma patte tente aussi de récupérer ma valise, mais là aussi, il m'interdit de m'en emparer.
— C'est bon Célia ! Juliette se chargera de te l'apporter. Allons chez moi…
—…
—…
Et l'étrange équipage que nous formons, moi tractée par la main de cet homme, traverse le corridor, descend les marches et nous voici face à deux ou trois clients de l'hôtel qui s'attardent encore à table. Nous passons devant ces gens qui me scrutent sans en croire leurs yeux et je suis rouge de honte. Ma nudité ne passe pas inaperçue, c'est le moins que l'on puisse dire. J'entends Monsieur Jean qui parle avec certains qui s'offusquent de ma tenue.
— Ne vous en faites pas messieurs-dames il s'agit d'un enterrement de vie de jeune fille. Ma belle amie se marie très bientôt et c'est son bizutage.
Dire qu'il y a des idiots pour applaudirent à ses dires, à moins que ce ne soit pour le cran dont je fais preuve en me baladant le cul à l'air, encordée comme une jeune chienne devant un parterre de vieux beaux ? Ouf ! C'est rapide et nous sommes devant une autre porte. Là, il sort une clé de sa poche et dès qu'elle est ouverte, il me fait pénétrer dans un hall cossu.
— Voilà ma belle ! Ici c'est mon appartement, tu l'as surement compris. Cet hôtel de soixante-douze chambres m'appartient.
—…
— Bien ! Je te fais visiter ?
—…
— Tu peux me répondre, tu sais !
— Si… si vous voulez…
— Allons-y !
—…
— Bien ! Je te fais visiter ?
—…
— Tu peux me répondre, tu sais !
— Si… si vous voulez…
— Allons-y !
Et nous passons en revue son lieu de vie, immense par rapport à celui où j'évolue habituellement… son salon à lui seul est plus grand que tout mon appartement entier. Nous passons en revue toutes les pièces, il m'indique : salles de bain et toilettes et nous revenons au fameux salon. Là, il retire la laisse que sa main cramponne toujours. Je pense qu'il va me laisser m'assoir, mais une fois de plus je suis surprise. Du tiroir d'un meuble, il extirpe une chaine qui me parait solide, et accroche le mousqueton qui la termine à l'anneau duquel il vient de soustraire la laisse. Il clipse un cadenas qui renforce la fermeture de l'ensemble.
— Bien… je dois sortir. Mais je vais rentrer pour notre rendez-vous avec Juliette. Sois sans inquiétude, chez moi tu es à l'abri de tout.
Et sans me demander mon avis, il raccourcit la chaine de manière à ce que je ne puisse plus naviguer qu'à environ un mètre du point d'ancrage de celle-là dans un anneau qui décore le mur de la pièce. Impossible de m'assoir sur le divan, je ne peux que me coller les fesses sur le sol. Il tire sur lui la porte et je demeure là, interloquée par son départ. Une longue attende débute, qui me met les nerfs à fleur de peau. Mais n'est-ce pas le but recherché par Monsieur Jean ? Faire de moi un pantin qui obéit aveuglément ? De toute façon crier est inutile et je ne le fais pas. Je suis là de mon plein gré et quelque part au fond de moi, cette situation avilissante me procure une chaleur inédite. J'ai de nouveau un vrai besoin de faire l'amour.
— xXx —
Suis-je seule depuis longtemps ? La notion de temps s'estompe rapidement lorsque l'on est plus en mesure de se déplacer. Et il me semble que les minutes s'apparentent à des éternités. Mes paupières lourdes finissent par se clore pour de bon. Est-ce que je roupille vraiment ? C'est difficile à dire, mais je ne suis plus là et la main qui caresse ma joue me surprend autant par sa présence que par la douceur qu'elle me procure. Monsieur Jean est revenu, a croupi près de la carcasse qui s'éveille. Une sensation de froid me donne la chair de poule.
— Ça va ? Tu as froid ?
— Un peu…
— Viens prendre une boisson chaude.
— Un peu…
— Viens prendre une boisson chaude.
Il m'aide à me relever. Je peux désormais m'assoir sur le sofa et la chaine qui me relie au mur est ôtée. Monsieur Jean porte un pantalon de toile brune, un pull de laine assorti et il me sourit.
— Café ? Thé ou tisane, c'est comme tu veux ?
— Café !
— Café !
Il repart vers ce qui est la cuisine et je perçois l'eau qui chante en passant sur le café moulu dans la cafetière. Très vite une bonne odeur se répand partout et parvient jusqu'à mes narines. Il m'apporte une grande tasse d'un breuvage noir et fort. Je sirote doucement. Je viens tout juste de reposer le récipient vide lorsque des coups sont frappés dans la porte.
— Ah ! C'est très certainement Juliette, elle vient pour toi.
—…
— Oui ! Pour toi et elle va tout comme toi, exécuter mes ordres, ne lui en veux pas trop de ce qu'elle va être amenée à faire !
—… ?
—…
— Oui ! Pour toi et elle va tout comme toi, exécuter mes ordres, ne lui en veux pas trop de ce qu'elle va être amenée à faire !
—… ?
Je ne pige pas trop où il veut en venir, mais je suppose que c'est un avertissement gratuit. Je me fiche pas mal de ce qu'il va lui demander à cette blonde. Ce qui m'inquiète le plus, c'est plutôt ce que je vais moi, subir. Parce que s'il me prévient de cette façon, ce n'est surement pas pour rien. Et il me quitte une fois de plus pour aller ouvrir à celle qu'il a fait venir. Dans l'entrée, ils discutent sans que je saisisse leurs propos. Et ensemble, ils déboulent dans le salon. La boulotte a quitté son uniforme de femme de chambre et porte une jupe courte à fleurs, un chemisier coordonné et elle est ravissante.
Elle baisse les yeux et d'un coup, je vois dans la main de Monsieur Jean des objets dont la seule vue me fait frémir. Une cravache, identique à celle dont les jockeys se servent pour les chevaux. Également un long objet que je ne connais pas. Aucun des deux ne parle. Par contre, très lentement, comme si c'était convenu d'avance, la dénommée Juliette se dépouille de tous ses vêtements. Elle les plie soigneusement avant de les déposer sur l'accoudoir d'un fauteuil qui fait face au canapé sur lequel je suis assise. Je l'observe à la dérobée et elle trimballe des rondeurs agréables à voir. Tout chez elle est là pour faire apprécier son corps qui, bien qu'un peu empâté, est fort bien proportionné. Oui ! Une ronde bien faite.
Blonde assurément et la toison qu'elle arbore sur le pubis en est une preuve irréfutable. Sous ses fringues, aucun sous-vêtement non plus. Elle aussi est donc à l'école du maître ? À coup sûr ! Une fois dans le plus simple appareil, elle attend les ordres de notre seigneur, Monsieur Jean. Lui se contente de lui tendre une laisse relativement courte, qu'elle s'empresse de rattacher à mon collier.
— Vous êtes prêtes toutes les deux ?
—…
—…
Pas de réponse de notre part, mais il montre du doigt à Juliette un endroit du mur qui masque une porte dont je n'ai pas remarqué la présence. Elle va vers celle-ci et bien évidemment, je dois suivre le mouvement puisqu'elle me tire par le cou. Tout d'abord, je ne vois rien et une lumière crue vient éclairer tout un tas de bidules dont je ne pige pas vraiment les fonctions. Elle se dirige vers le fond de ce boudoir qui ne possède pas de fenêtre et dont tous les murs sont tapissés de rouge. On dirait du velours, mais je n'en ai aucune certitude. J'ai les quinquets fixés sur un truc dément. Une immense croix de bois dont les montants vont du sol au plafond. Des anneaux sont disposés à divers degrés sur le X. Je sais du coup son utilité. La blonde arrime mon collier à une chaine qui pend du plafond au centre de l'engin de torture.
Elle sait donc avec exactitude où se trouvent tout ce dont elle a besoin pour parachever le boulot pour lequel elle est commandée. D'une armoire, elle extrait deux bracelets, surement ceux dont Monsieur Jean s'est déjà servi pour la rencontre avec les deux mecs, et ceux-ci se referment sur mes poignets. Mais la différence cette fois, c'est que d'autres viennent cercler mes chevilles. Et me voilà les guibolles écartées largement, attachées aux branches du X et les bras relevés en extension subissent le même sort. La fille retourne vers le placard que je ne vois plus puisqu'il se situe dans mon dos. Et elle me fait face avec dans la patte, une sorte de canne. Sûrement de l'osier ou du bambou. Monsieur Jean se décide enfin à ouvrir le bec.
— Bien ! Puisque tout est conforme, il ne me reste plus qu'à recueillir ton consentement, Célia. Autorises-tu Juliette à officier sur toi ? Un oui ou un non suffira pour que débute ou pas notre séance. Alors ?
— Je… vous allez me faire mal ?
— Oui ou non ? Je ne veux rien entendre d'autre ! Et chaque réponse à côté de la plaque te vaut à partir de maintenant un coup supplémentaire ! J'écoute ! Le Monsieur est aussi impératif lors de nos séances, tout comme compter les coups. Je suis tout ouïe…
— Je… ou… oui monsieur Jean.
— À la bonne heure ! Alors Juliette, à toi de jouer et n'oublie pas, si tu ne frappes pas suffisamment fort, je saurai m'en souvenir lors de ta prochaine punition.
— Bien, Monsieur Jean…
— Attends ! J'ai failli oublier ! Célia, si la séance t'est trop douloureuse, tu as la possibilité de l'abréger en prononçant un mot que tu vas me murmurer à l'oreille. Tu saisis ?
— Ou... oui, Monsieur.
— Je… vous allez me faire mal ?
— Oui ou non ? Je ne veux rien entendre d'autre ! Et chaque réponse à côté de la plaque te vaut à partir de maintenant un coup supplémentaire ! J'écoute ! Le Monsieur est aussi impératif lors de nos séances, tout comme compter les coups. Je suis tout ouïe…
— Je… ou… oui monsieur Jean.
— À la bonne heure ! Alors Juliette, à toi de jouer et n'oublie pas, si tu ne frappes pas suffisamment fort, je saurai m'en souvenir lors de ta prochaine punition.
— Bien, Monsieur Jean…
— Attends ! J'ai failli oublier ! Célia, si la séance t'est trop douloureuse, tu as la possibilité de l'abréger en prononçant un mot que tu vas me murmurer à l'oreille. Tu saisis ?
— Ou... oui, Monsieur.
Il se penche en avant et approche son visage de ma bouche.
— Je t'écoute ! Quel est ton mot de secours ?
— J'ai... j'ai peur, Monsieur !
— Un mot, bon sang ! Un seul mot !
— J'ai... j'ai peur, Monsieur !
— Un mot, bon sang ! Un seul mot !
Alors, je lui crache plus que je ne parle.
— Maman.
— Parfait ! C'est noté ! Juliette, à toi de passer à l'action.
— Parfait ! C'est noté ! Juliette, à toi de passer à l'action.
La badine est sur ma peau. Pour être exacte, je ne la vois pas, mais la sens qui me frôle les fesses. Je suis toute raide dans la crainte de l'attente. C'est d'une longueur à peine supportable. Et c'est si soudain que malgré ma fierté, je ne peux m'empêcher de laisser échapper un cri.
— Ah…
Lui assis dans un fauteuil proche me reluque et il sourit. Puis me lance…
— Je vois que tu n'es pas aussi docile que je le souhaite. Ne t'ai-je pas donné un ordre ? Tu n'as pas compté ? Alors ce coup de canne n'est pas comptabilisable, nous allons continuer, à toi ma jolie Juliette.
Un autre coup vient s'abattre sur la peau de mon cul en sifflant. Je grince des dents et finis par murmurer :
— Un !
J'essaie de tordre mon corps de manière à atténuer tous les coups suivants qui s'affalent sur moi avec une adresse qui ne se dément pas et à chacune des descentes du bras de la blonde, j'essaie avec peine de hurler le chiffre qui lui correspond. Nous atteignons vite le numéro vingt et imperturbable, elle insiste et frappe toujours un peu au hasard. Je rue dans les brancards, mais suis bien impuissante à les éviter. Ouf ! Au vingt-septième contact rugueux, il lève le bras et celui de Juliette retombe.
— C'est parfait… j'adore ton comportement, ma belle. Bien Juliette, frotte les endroits meurtris avec notre baume magique ! Je suis fière de toi ! Tu es une bonne petite chienne. Tu vas aussi le devenir ma chère Célia, tu vas t'endurcir.
—…
—…
Il reprend la jeune blonde en l'exhortant à aller plus vite. Et quelques instants plus tard, elle me frictionne l'ensemble du dos à l'aide d'un onguent inconnu. Efficace vraiment puisque pratiquement immédiatement cesse la sensation de brûlure. Je ne sais pas si les traces de cette correction vont rester, je veux croire que non. Je reste attachée et je suis tous les mouvements de la jeunette qui sait exactement ce qu'elle doit faire. Elle a bien appris sa leçon. D'abord elle se rapproche de Monsieur Jean qui me fixe droit dans les yeux. Elle ouvre sa braguette, fait sortir du pantalon un sexe au repos. Puis les mains croisées dans son dos, elle se met à genoux, pour prendre en bouche la limace. C'est dingue, mais la scène me remue les tripes, tant elle est suggestive. Juliette entreprend une pipe incroyable sur Monsieur Jean.
Lentement, la longueur du membre paraît augmenter. Il bande désormais et le bruit de succion remplit l'espace clos où je suis prisonnière. Je mouille littéralement en voyant la bouche avaler la trique. Bon sang, c'est inouï. J'aimerais… oui, c'est exactement l'effet que ça me fait, j'envie la grognasse qui suce la queue de Monsieur Jean, à n'y rien comprendre de l'âme humaine. Plus il m'humilie et plus j'ai besoin de lui, qu'il me baise, qu'il me prenne. Et pourtant, c'est à une autre que revient le privilège de le faire jouir. Je ne suis que spectatrice de ce qui se déroule sous mes yeux hallucinés. Le long de mes cuisses, à l'intérieur, je sens cette eau claire qui suinte lentement. Ma mouille luit dans la lumière crue qui inonde la piaule. Et lui ne peut pas ne pas le savoir !
Un week-end de folie, où je passe du rire aux larmes, de moments terriblement excitants à d'autres où je suis complètement abattue. Et ce lundi matin, alors que je monte dans le train pour regagner ma ville, je ne sais plus vraiment si je veux continuer ou pas, cette route ouverte par Monsieur Jean. J'ai fait l'amour bien sûr, avec deux types dont je ne sais rien, avec une jeune femme pas plus bisexuelle que moi, mais la rencontre du même homme nous a poussées l'une vers l'autre. Pas désagréable ces amours saphiques, pas transcendants non plus à vrai dire. Et mon reflet dans la vitre alors que le train m'emporte à toute allure vers mon havre de paix, je ne peux que soupirer. Est-ce que je reverrai Jean ? Aucune certitude quant à cela. La seule chose dont je sois sûre en cet instant, c'est bien qu'il me manque pour de bon.
Mentalement, je fais le bilan de ce séjour parisien très court. Assez long tout de même pour regretter que celui pour lequel je me suis déplacée ne m'a pas seulement touchée. J'ai eu droit à un baiser dans des circonstances très spéciales. Plus pour me faire taire ou accepter d'être sodomisée que par envie sans doute de me faire plaisir. Alors ? À quoi peut bien tenir cette envie ou plus certainement ce manque de lui ? J'imagine que mon esprit est suffisamment tordu ou compliqué pour que j'en fasse toute une montagne. Mais sont-ce les seules raisons qui me font regretter qu'il ne m'ait pas prise ? J'ai une tout autre idée du pourquoi de ce vide.
Est-il pensable que seule la pénétration par Jean puisse me libérer de son fantôme ? Y a-t-il une part de vérité dans ma vision des choses ? Il a tout fait pour me rendre la vie impossible, m'a prêté à ses potes, à cette jeunette qui m'a fouetté le derrière, et malgré tout cela, je reste dépendante de lui. Humiliation ultime, s'être fait tailler une pipe sous mes yeux, simplement pour me faire voir que je ne suis rien et tout cela n'a pas calmé mon appétence ! Je suis là, dans ce wagon confortable à contempler le visage de la femme qui a fait un sacré bout de chemin depuis quelques mois. Oser ! Oui ! C'est cela le plus bénéfique de cette affaire, j'ai bravé tous mes interdits, transgressé tous les tabous.
Qu'en reste-t-il là, alors que je fonce dans la campagne française vers ce chez-moi qui me parait encore plus fade depuis ce début de week-end ? Ma raison me pousse à dire que je ne dois pas, plus contacter Monsieur Jean, mais entre ce que mon esprit me fait penser et mes actes, il y a un sacré fossé. Je ne réagis pas toujours de manière mesurée et correcte. Je suis perdue dans les images des moments chauds qui font de moi, une autre femme. Alors ? La voix calme qui coule dans mes oreilles me tire de mes rêveries bizarres.
— Contrôle des titres de circulation ! Puis-je voir le vôtre s'il vous plaît ?
—…
—…
Je relève mon menton et mes yeux croisent ceux de ce gars qui, dans son uniforme bleu nuit, me sourit. Est-ce celui qui m'a déjà demandé la même chose à l'aller ? Pas de certitude absolue, mais c'est dans l'ordre des choses probables. Je lui tends mon billet, il le marque du sceau de la SNCF, et j'ai la nette impression qu'il s'attarde plus que la normale dans les parages. À plusieurs reprises, nos regards s'entremêlent. Il a dans les prunelles un air canaille qui m'interpelle. Dommage que je n'en sache pas plus sur lui. Et puis dans les trains, il doit en faire de belles rencontres ! Je ne suis rien à ses yeux, juste une voyageuse de plus à qui il a offert un sourire. Oui ! Dommage. J'aurais bien discuté un peu plus en sa compagnie. Puis non ! Il me rappelle un peu trop Eliott ! Tiens au fait, que devient-il, celui-là ?
— xXx —
Le soleil qui entre dans la pièce minuscule où je passe beaucoup de temps ne parvient pas à réchauffer ma carcasse gelée. Mon séjour parisien appartient au passé. Sur le site de rencontre où je retourne régulièrement tchatcher, je ne me hasarde plus à discuter avec des personnes qui se prétendent « Dominant ». J'ai pourtant le secret espoir de renouer le dialogue avec Jean ! Il est absent du site où alors il a désormais un autre pseudo. Anonyme parmi les anonymes, il ne m'a pas non plus recontacté par le biais de ma messagerie. Une simple parenthèse dans le cours d'une vie d'un mec qui a bien profité de ma crédulité ? C'est affreux, mais ce doit être la vérité. Je n'ai pas refait l'amour depuis ces deux étrangers. Pas d'occasion, pas plus que cela l'envie d'être dupée une fois de plus. Pourtant, mon corps sait se rappeler à mon bon souvenir.
Il se réveille de plus en plus souvent et le souvenir d'une canne sur ma peau me donne des frissons. Alors ? Eh bien, je glisse mes mains sur mes affaires de femme et me donne un plaisir solitaire en songeant qu'un jour ou l'autre, une patte étrangère reviendra pour me stimuler. Le résultat de ces tripotages intimes ? Décevant la plupart du temps, parce que la motivation n'est pas assez longtemps au rendez-vous, ou peut-être que mes gestes ne sont pas à la hauteur des attentes de mon ventre. Je jouis mal et j'en reviens toujours à rêver d'un bon guide. Comment dégoter l'oiseau rare sans sortir comme tous les gens normaux ? Inutile de me lamenter sur mon sort. C'est décidé, ce soir, je vais faire la bringue, et il en ressortira ce que ça veut.
La salle de bain, un passage obligé pour rendre humaine la bouille triste que je promène depuis des jours. Pas facile, mais je veux y croire. Un bain d'où je ressors parfumée au lilas, puis un maquillage qui me prend un temps fou. Si j'en juge par ce qui est renvoyé par le miroir, ce n'est pas miraculeux. Mais je ne peux pas faire mieux. Une fois une jupe sur les fesses, un pull assez moulant, je ressemble plus ou moins à une nana. Bon. Pas très à l'aise avec mon image, mais l'ai-je un jour été ? Un zeste de rouge à lèvres pour donner de la couleur à l'ensemble que j'entrevois insipide et creux. Sous mes frusques présentables, des sous-vêtements neufs, seulement lavés une fois. Et pas moyen de me voir autrement que tel un épouvantail habillé. Tant pis ! Je présume que si je rencontre un type pas trop difficile, ça peut passer.
Avoir dans l'idée de sortir, de voir du monde est une chose, savoir où me rendre pour ce faire est une autre paire de manches. Alors vive la toile sur laquelle je surfe quelques minutes, à la recherche d'un point de chute potable. Côté finance, ce n'est pas Byzance et je dois donc me limiter à des endroits pas trop huppés. Finalement je tombe sur une boite de nuit dans un village des environs, et cerise sur le gâteau, il est précisé que l'entrée est gratuite pour les femmes seules. Je lis, relis l'annonce à plusieurs reprises, pour dégoter le loup qui forcément doit s'y planquer. Il y est écrit en caractères gras, ceux que j'ai zappés par inadvertance. Club privé… mais ce qui m'a échappé c'est bien le vocable « libertin ». Pff ! Je suis hésitante.
C'est plus fort que moi, mon envie de faire la ribouldingue me pousse à minimiser l'impact du mot, et puis en effeuillant les photos de l'endroit et les avis, ça me rassure un peu. Vrais ou faux les commentaires sont tous élogieux. Après tout, ça ne peut pas être pire que mon fiasco parisien, alors, pourquoi ne pas voir de quoi il retourne ? Et ma décision est prise. J'aurai surement l'occasion de bavarder avec des personnes gentilles et sympas dans ce bouge ! Et puis, pourquoi me violerait-on ? Ce club ne fait pas parler de lui en dehors de la publicité sur le net. Ce n'est pas loin de chez moi, ça offre l'avantage d'une entrée gratos pour les femmes. C'est bien le diable si je ne déniche pas un type assez galant pour me payer un pot, et puis il est écrit en toutes lettres que cet endroit est très prisé des noctambules et des gens qui aiment la nuit…
Et voilà, comment je prends la route pour un endroit paumé, pour une boite dont je ne sais rien. Y a-t-il plus de danger que de me rendre dans un foutu hôtel de Paris pour me faire sauter par un inconnu, lequel ne m'a pas seulement baisé ! Vingt petites minutes me sont nécessaires pour venir me garer sur un parking plutôt rempli de belles voitures. Ma petite Citroën fait figure de gamine à côté des Mercédès et des Audi qui dorment là. Ma réflexion me fait me pincer les lèvres. Je suis surement une miséreuse par rapport à la clientèle qui roule dans des chignoles de cet acabit. Un coup de froid sur mon audace en fait. Mes tergiversations sont interrompues par une autre berline qui vient prendre place dans un des derniers emplacements disponibles dans la cour. Et le couple qui en descend est tel que je les imagine tous.
Une grande femme, quarantaine assurée, au bras d'un type décontracté. Les deux me saluent comme si nous nous connaissions depuis toujours.
— Bonsoir ! On dirait que c'est surpeuplé ce soir.
— Ben oui, si on en juge par le peu de place sur le parking.
— Vous venez souvent dans ce club ? Je n'ai pas l'impression de vous y avoir déjà croisée.
— Non ! C'est la première fois que je viens.
— Ah… ! Vous allez voir A et A, très sympas et chaleureux.
— A et A ?
— Ah, oui pardon ! Si c'est une découverte vous ne pouvez pas savoir. Audrey et Arnaud, les patrons, le mari et l'épouse. Ils gèrent cet endroit depuis huit ou dix ans, c'est très select.
— Vous êtes des habitués ?
— Nous venons au moins une fois par mois. Je vous présente Alberto et je suis Myriam, nous sommes Belges et avons une maison de vacances pas très loin d'ici.
— Enchantée ! Je me prénomme Célia et suis loin d'avoir votre aisance, je ne connais rien de cet établissement. En fait je ne savais pas avant ce soir qu'un club libertin se situait par ici !
— Vous voulez dire que c'est aussi un baptême du feu pour vous cette soirée ?
— On peut dire ça comme ça, oui.
— Vous voulez vous joindre à nous ? Nous serions ravis mon mari et moi de vous faire découvrir les arcanes de ce coin de paradis artificiel.
— Pourquoi pas ? J'aurai l'air moins idiote d'entrer en votre compagnie.
— C'est surtout des hommes seuls qui squattent le bar dont vous aurez à vous méfier, et un unique conseil. Si vous prenez un verre, ne jamais laisser celui-là sans surveillance. Mieux vaut l'abandonner à demi plein que finir de le boire s'il est resté quelques minutes loin de vos regards.
— Ah bon ?
— Vous savez, les drogues en général et celle du violeur en particulier, sont désormais partout, quelques gouttes dans votre boisson, et vous n'avez plus aucun souvenir de ce qui vous arrive. Alors mieux vaut tenir que courir.
— Bon, mesdames, on peut entrer ? J'ai soif. En tout cas, je suis heureux de faire votre connaissance Célia. Vous êtes charmante.
— Ben oui, si on en juge par le peu de place sur le parking.
— Vous venez souvent dans ce club ? Je n'ai pas l'impression de vous y avoir déjà croisée.
— Non ! C'est la première fois que je viens.
— Ah… ! Vous allez voir A et A, très sympas et chaleureux.
— A et A ?
— Ah, oui pardon ! Si c'est une découverte vous ne pouvez pas savoir. Audrey et Arnaud, les patrons, le mari et l'épouse. Ils gèrent cet endroit depuis huit ou dix ans, c'est très select.
— Vous êtes des habitués ?
— Nous venons au moins une fois par mois. Je vous présente Alberto et je suis Myriam, nous sommes Belges et avons une maison de vacances pas très loin d'ici.
— Enchantée ! Je me prénomme Célia et suis loin d'avoir votre aisance, je ne connais rien de cet établissement. En fait je ne savais pas avant ce soir qu'un club libertin se situait par ici !
— Vous voulez dire que c'est aussi un baptême du feu pour vous cette soirée ?
— On peut dire ça comme ça, oui.
— Vous voulez vous joindre à nous ? Nous serions ravis mon mari et moi de vous faire découvrir les arcanes de ce coin de paradis artificiel.
— Pourquoi pas ? J'aurai l'air moins idiote d'entrer en votre compagnie.
— C'est surtout des hommes seuls qui squattent le bar dont vous aurez à vous méfier, et un unique conseil. Si vous prenez un verre, ne jamais laisser celui-là sans surveillance. Mieux vaut l'abandonner à demi plein que finir de le boire s'il est resté quelques minutes loin de vos regards.
— Ah bon ?
— Vous savez, les drogues en général et celle du violeur en particulier, sont désormais partout, quelques gouttes dans votre boisson, et vous n'avez plus aucun souvenir de ce qui vous arrive. Alors mieux vaut tenir que courir.
— Bon, mesdames, on peut entrer ? J'ai soif. En tout cas, je suis heureux de faire votre connaissance Célia. Vous êtes charmante.
Le gars est à vue de nez plus âgé que sa compagne de plusieurs années. Mais, je peux me tromper, les femmes aisées peuvent facilement maquiller leur visage et cacher leurs rides. Je leur emboite le pas et la jeunette qui nous ouvre la porte ne pose aucune question. Me voici dans l'antre du diable et Myriam me conduit directement au vestiaire. Elle m'explique grosso modo le fonctionnement de la boite. Tout déposer dans un casier et surtout garder sur soi la clé. Dans celui-là se trouvent des serviettes et un drap de bain. Une pochette aussi et comme je la tourne et retourne dans mes doigts, ça fait rigoler Alberto, il se penche vers moi pour me murmurer…
— Ça peut être très utile si vous envisagez de faire crac-crac, ce qui vous intrigue là ce sont des capotes !
— Ah ?
— Oui… nous avons les nôtres dans le sac à main de Myriam, parfumées à la vanille.
— Ah ?
— Oui… nous avons les nôtres dans le sac à main de Myriam, parfumées à la vanille.
Il rit de plus belle et nous nous dirigeons cette fois vers le centre du club. Dans une pénombre soutenue, j'entrevois une piste de danse, des corps qui se frottent et des lumières psychédéliques qui viennent entourer le corps des danseuses. Les lampes étranges qui font ressortir en violet les soutiens-gorge blancs des femmes qui se trémoussent sur la piste. Facile de compter celles qui n'en portent pas. Et nous dénichons une place sur un canapé en bordure du parquet. Nous nous y installons et Alberto me demande si je veux boire un drink. Je ne sais quoi répondre. C'est encore Myriam qui vient à mon secours…
— Prends-lui un cocktail identique à celui que je bois. Vous allez voir, c'est exquis et pas très fort en alcool…
Quand il est de retour près de nous, c'est avec trois verres et nous trinquons à notre rencontre. Difficile de se faire entendre avec une musique aussi forte et nous sommes de plus, très près de la source de celle-là. Nos verres sont quasiment vides et la femme brune se penche vers moi.
— Je peux te tutoyer ?
— Oui… bien sûr,
— Alors, tu n'as pas envie de danser un peu ? Alberto n'aime pas du tout guincher, tu sais valser ?
— Oui… et c'est avec plaisir, pour vous remercier.
— Tu peux me dire « tu » » aussi, tu sais !
— Oui, mais là je tiens à vous remercier tous les deux, même si ton mari n'entend pas mes paroles. Vous êtes des anges et je ne suis pas sûre que j'aurais osé entrer seule dans ce club…
— Je comprends… tu viens là juste pour voir, ou…
— Franchement ? Je n'en sais rien du tout… je suis seule à longueur de temps et c'est compliqué.
— Oui… je peux te poser une question indiscrète ?
— Vas-y…
— Tu as déjà fait ça avec une femme ? Ou avec un couple ?
— Ça ? Tu veux dire du sexe ? Une seule fois avec une jeune femme…
— Oui… parce que je t'avoue que mon mari n'est plus très performant de ce côté-là et ici, c'est mon petit jardin secret. Il aime regarder, enfin, je pense que tu as compris. Un bon compromis pour que ne me prenne pas l'idée d'aller voir toute seule ailleurs. Il m'offre une fois par mois une petite récréation, et j'apprécie. Je n'en demande pas plus à l'existence, tu piges ?
— Oui… Viens ! Allons danser !
— Humm !
— Oui… bien sûr,
— Alors, tu n'as pas envie de danser un peu ? Alberto n'aime pas du tout guincher, tu sais valser ?
— Oui… et c'est avec plaisir, pour vous remercier.
— Tu peux me dire « tu » » aussi, tu sais !
— Oui, mais là je tiens à vous remercier tous les deux, même si ton mari n'entend pas mes paroles. Vous êtes des anges et je ne suis pas sûre que j'aurais osé entrer seule dans ce club…
— Je comprends… tu viens là juste pour voir, ou…
— Franchement ? Je n'en sais rien du tout… je suis seule à longueur de temps et c'est compliqué.
— Oui… je peux te poser une question indiscrète ?
— Vas-y…
— Tu as déjà fait ça avec une femme ? Ou avec un couple ?
— Ça ? Tu veux dire du sexe ? Une seule fois avec une jeune femme…
— Oui… parce que je t'avoue que mon mari n'est plus très performant de ce côté-là et ici, c'est mon petit jardin secret. Il aime regarder, enfin, je pense que tu as compris. Un bon compromis pour que ne me prenne pas l'idée d'aller voir toute seule ailleurs. Il m'offre une fois par mois une petite récréation, et j'apprécie. Je n'en demande pas plus à l'existence, tu piges ?
— Oui… Viens ! Allons danser !
— Humm !
La piste n'est pas plus grosse qu'un confetti, et il y a là déjà une quinzaine de couples enlacés. Pas tous mixtes du reste et nous nous frayons un chemin pour jamboter au milieu des danseurs sur les accords lascifs d'une musique envoutante. Tout est fait ici pour le rapprochement des corps. À diverses reprises l'éclairagiste nous enveloppe dans sa lumière blanche et par transparence je devine le soutif de ma complice. J'imagine qu'il en va de même pour elle puisque le mien est de couleur blanche également. Et un peu partout des bouches s'embrassent. Myriam est une danseuse émérite et me guide avec souplesse dans une série de slows gracieux. De temps en temps un duo nous effleure et elle mène notre équipe avec maestria.
Sa joue est posée contre la mienne, et je garde les yeux clos. Ce contact est si doux ! Je sens son parfum, je suis bien. Ses mains sont refermées sur ma nuque et j'en éprouve des frissons. Oh ! Les doigts ne tremblent que légèrement, assez cependant pour que les ondes qu'ils me transmettent me transportent dans une ambiance tendrement feutrée. Est-ce elle ou moi qui tourne le visage la première ? Tout se joue dans une simple rotation de nos bouilles. Elle saisit la balle au bond, sans vraiment que je refuse ce qui arrive. J'ai l'impression que c'est l'aboutissement de ce bien-être que me procurent ses bras.
Le baiser… rien à voir avec tous ceux que j'ai pu recevoir ou donner auparavant. Il a le don de me mettre le feu partout dans le corps. Une de ses pattes s'est désolidarisée de sa sœur et elle court sur mes reins. Là non plus, pas de refus de ma part, alors elle agit avec délicatesse, mais fermeté. Elle adjoint à ses mouvements contrôlés, sa voix chaude.
— Tu n'as pas envie de faire l'amour ?
—…
— Tu me plais vraiment ! Depuis que nous sommes entrés ici, je ne pense plus qu'à cela, Célia.
— Ben…
— Ici, il y a des tas de petites alcôves, des chambres discrètes aussi. On pourrait y passer un bon moment. Mais c'est à toi de décider.
— Mais… Alberto ? Ton mari ?
— Ne te tracasse pas pour lui. Il ne demande rien d'autre qu'une petite place dans un coin. Il ne fait jamais de bruit et on oublie jusqu'à sa présence.
— C'est… tu crois que… je ne sais pas si je saurai !
— Pourquoi toutes ces questions ? Tous ces gens qui dansent et aussi ceux qui sont tous dans cet établissement sont tous là pour ce genre de rapprochement. Tu ne dois pas t'en faire. Beaucoup sont sûrement déjà en cet instant en train de faire l'amour. Tu veux que je te fasse voir ?
—… ? Comment ça ?
— En faisant un petit tour dans les coulisses de cette boite. Elle est faite pour le partage. Viens !
—…
— Tu me plais vraiment ! Depuis que nous sommes entrés ici, je ne pense plus qu'à cela, Célia.
— Ben…
— Ici, il y a des tas de petites alcôves, des chambres discrètes aussi. On pourrait y passer un bon moment. Mais c'est à toi de décider.
— Mais… Alberto ? Ton mari ?
— Ne te tracasse pas pour lui. Il ne demande rien d'autre qu'une petite place dans un coin. Il ne fait jamais de bruit et on oublie jusqu'à sa présence.
— C'est… tu crois que… je ne sais pas si je saurai !
— Pourquoi toutes ces questions ? Tous ces gens qui dansent et aussi ceux qui sont tous dans cet établissement sont tous là pour ce genre de rapprochement. Tu ne dois pas t'en faire. Beaucoup sont sûrement déjà en cet instant en train de faire l'amour. Tu veux que je te fasse voir ?
—… ? Comment ça ?
— En faisant un petit tour dans les coulisses de cette boite. Elle est faite pour le partage. Viens !
Nous nous rapprochons du bord de la piste. Et nous regagnons notre place auprès de son mari. Elle se penche, lui murmure quelque chose que je ne peux pas entendre et me tire par le bras vers le fond de la salle. Lui est toujours assis, chien de garde de nos verres. Nous louvoyons pour gagner une sorte de corridor. De chaque côté de ce couloir, de petites portes dont certaines sont fermées. Les sons nous parviennent plus feutrés et au hasard, Myriam entrouvre une de ces cloisons mobiles en bois.
— Jette un coup d'œil !
—…
—…
La chambre ! Juste un lit qui mange presque tout l'espace et deux couples totalement nus qui se besognent sans relever seulement la tête à notre entrée. Je suis ébahie. Comment est-ce possible ? Mais elle a raison. Ceux qui viennent dans ce club le font en toute connaissance de cause. Ils savent tous et assument de pouvoir passer un moment en compagnie d'autres gens, des inconnus parfois. Du reste puis-je dire que celle qui me guide n'en est plus une ? Elle recule, nous ressortons et nous continuons notre voyage dans les entrailles du lupanar, version moderne. Nous sommes au bout de ce tunnel et une porte est là entrouverte, signe qu'elle est inoccupée. Elle m'y pousse en douceur et sans prendre la précaution de nous isoler, elle se colle à moi, dans l'intention très nette de m'embrasser.
Je n'ai aucun motif et surtout aucune envie de refuser le don de ses lèvres. Nous nous enlaçons simplement et les pelles que nous nous roulons m'enivrent. Quand est-ce que nous nous retrouvons sur le lit ? Je n'en garde pas un souvenir précis ! Ça se fait comme ça, dans un mouvement commun. Elle me passe les mains partout, cherchant à me déshabiller prestement. Ce qui en soi n'est pas très difficile puisque la fermeture de ma jupe n'a rien de complexe. Tout en me caressant les cuisses, elle continue nos léchages de babines. Je suis paumée, mais c'est si bon. Fatalement elle me couvre de tout son corps, après m'avoir partiellement dépouillée de mes fringues. Étendue sur le dos, je vois arriver sur mon nez ses fesses sans voile.
J'ai surement cherché ce qui se passe. Je suis sortie pour ne plus m'ennuyer chez moi ! Me voici bien servie. Et elle se love contre moi qui sans plus de chemisier, suis en culotte, avec sous les yeux sa chatte poilue. Elle ne me débarrasse pas de mon triangle de coton, se contentant de le faire glisser sur le côté, pour avoir un accès rapide à mon sexe. Et… je suis déjà en transes. Je me rends compte que je mouille, alors que sa bouche entreprend un autre baiser, cette fois bien plus intime. Inutile de dire que je me plonge dans l'inspection de ce qui se frotte à ma figure. Et pour la seconde fois de ma vie, me voici répétant des caresses sur une femme. Il me suffit de longer les grandes lèvres pour avoir une idée du degré de son désir. Je gougnottes au même rythme qu'elle ce qu'elle mange chez moi. Et… je suis prise dans la tourmente des amours féminines.
Rien à voir avec celles imposées dans la séance plus sauvage parisienne. Non ! Ce qui se déroule là est tendrement feutré, voulu et surtout accueilli dans des conditions tellement différentes. Je prends acte que j'aime autant ce qu'elle me fait que ce que je lui donne en retour. Plus aucune hésitation pour plonger ma langue dans ce qui bave au-dessus de mon visage. Et plus ça dégouline de mouille, plus j'ai besoin de lécher. Quelques sons diffus perturbent mes esgourdes, vite oubliés par l'action que nous menons Myriam et moi. Et lentement, sans intervention extérieure autre que celle des doigts et de la baveuse de celle qui embrasse ma chatte, je sens poindre mon orgasme. Il roule dans mon ventre, monte comme une grosse vague, un rouleau sur lequel mon esprit surfe quelques secondes avant de sombrer dans de longs gémissements et des cris de bête affolée.
Petite mort délicieuse qui me rend mollassonne au possible ! Je me vautre dans cet état de semi-inconscience, durant lequel les spasmes de tous mes muscles perdurent encore et encore. Un refuge pour mon cerveau qui veut oublier que je deviens une véritable cochonne. Je souris aux anges surtout, avec des images incroyables qui flottent partout dans mon crâne. Entrouvrir les yeux, un effort considérable pour me faire revenir à une réalité plus terre à terre. Et là, plusieurs hommes sont assis autour de la couche où nous sommes étendues côte à côte Myriam et moi. Je n'en reconnais qu'un : Alberto. Quand ces mecs sont-ils entrés dans notre espace intime ? Ont-ils tous suivi nos ébats ? Aucune réponse à cela et je ne vais pas demander à quiconque. Alors ? Mes doigts se ferment sur le seul truc à leur portée.
Le bras de ma complice fait les frais de cette opération et ça lui suffit pour comprendre. Elle se plante sur le flanc, redresse son buste en se tenant sur un coude et se met en devoir de faire courir sur moi sa patte libre.
— Tu es belle et tu fais si bien l'amour. Ne crains rien, ces messieurs sont tous toujours très respectueux. Aucun ne te fera quoi que ce soit que tu ne désires pas. De plus, peu sont encore en capacité de te servir, à l'instar de mon Alberto, ils ne sont plus en mesure de bander correctement.
— Mais…
— Chut ma belle ! Tu as été magique et ils sont pris le seul plaisir qui leur reste encore… celui des yeux. Si tu veux plus, nous devrons changer de chambre, c'est à toi de décider. Nous sommes dans le palais des délices, un peu au paradis.
—… tu… toi, tu te contentes de ce que nous venons de faire ?
— Pas toujours ! Mais là, je t'avoue que tu as vraiment été à la hauteur. Par contre… j'aimerais…
— Mais…
— Chut ma belle ! Tu as été magique et ils sont pris le seul plaisir qui leur reste encore… celui des yeux. Si tu veux plus, nous devrons changer de chambre, c'est à toi de décider. Nous sommes dans le palais des délices, un peu au paradis.
—… tu… toi, tu te contentes de ce que nous venons de faire ?
— Pas toujours ! Mais là, je t'avoue que tu as vraiment été à la hauteur. Par contre… j'aimerais…
Elle pousse sa bouche vers mon oreille et me glisse dans celle-ci ce qu'elle ne tient pas visiblement à crier sur tous les toits. Et ce qu'elle me raconte, si ça me fait sourire, me surprend aussi et me redonne un coup de fouet ! Je marque un temps d'arrêt, très surprise par sa proposition. Enfin, je hausse les épaules et lui réponds, moi aussi à voix basse…
— Je ne sais pas ce que c'est, mais je veux bien t'accompagner.
—… merveilleuse petite Célia ! Bon, messieurs, nous vous abandonnons pour aller voir ailleurs. Alberto, tu nous attends au bar, nous allons nous promener.
—… merveilleuse petite Célia ! Bon, messieurs, nous vous abandonnons pour aller voir ailleurs. Alberto, tu nous attends au bar, nous allons nous promener.
Pas un des mâles présents ne dit mot. Ils ont eu leur petit bonheur personnel. De toute façon, Myriam n'a pas l'intention de leur en donner davantage. Et nous nous levons, passons à travers les deux rangées de ce que je dois bien nommer des spectateurs. Et sans même remettre de l'ordre dans nos tenues, nous nous dirigeons vers l'endroit qu'elle vient de me suggérer de visiter. Quelques regards suivent nos silhouettes à demi à poil alors que nous grimpons sur une sorte de balcon. Oh ! Juste quelque cinq ou six marches qui mènent à un palier… avec dans le fond, ce qui ressemble à un cube noir.
— C'est là Célia…
— Ah ? Je ne vois rien.
— Attends, tu vas saisir.
—…
— Ah ? Je ne vois rien.
— Attends, tu vas saisir.
—…
Nous longeons une cloison qui présente sur sa longueur, à différentes hauteurs, des trous circulaires. Le diamètre de ceux-ci n'excède pas cinq ou six centimètres. À l'extrémité du mur, une encoignure qui cache une entrée. Elle s'efface pour me laisser passer et dès que nous sommes à l'intérieur, c'est-à-dire de l'autre côté de la cloison, une petite loupiote éclaire les lieux. Je devine les orifices et constate que sous chacun d'eux sont disposés un ou plusieurs coussins. Nous avançons et lorsque nous passons ou stationnons à proximité d'une de ces ouvertures circulaires, des leds signalent notre présence.
— Personne de l'autre côté ne sait qui est là…
— Ah ? Pourquoi ?
— Pour préserver l'anonymat des deux parties. Tu ne peux pas savoir qui tu suces et de celui qui met sa queue-là ne voit pas qui le suce.
— Je ne vois pas l'intérêt…
— Ben… il n'y a pas que les femmes de nos jours qui aiment… tailler des pipes. C'est souvent des hommes qui profitent de l'incognito.
— J'y suis, et tu apprécies de jouer ici ?
— C'est sympa et ça offre l'avantage de n'avoir pas la vue entière sur celui qui… parce que parfois ça te couperait l'envie. Tu veux que nous essayions un peu ?
—… je…
— Oh ! Ne fais pas ta chochotte… tiens agenouille- toi là.
— Ah ? Pourquoi ?
— Pour préserver l'anonymat des deux parties. Tu ne peux pas savoir qui tu suces et de celui qui met sa queue-là ne voit pas qui le suce.
— Je ne vois pas l'intérêt…
— Ben… il n'y a pas que les femmes de nos jours qui aiment… tailler des pipes. C'est souvent des hommes qui profitent de l'incognito.
— J'y suis, et tu apprécies de jouer ici ?
— C'est sympa et ça offre l'avantage de n'avoir pas la vue entière sur celui qui… parce que parfois ça te couperait l'envie. Tu veux que nous essayions un peu ?
—… je…
— Oh ! Ne fais pas ta chochotte… tiens agenouille- toi là.
Je me laisse faire et je plie mes jambes dans la position qu'elle à deux pas me montre. Il ne faut guère plus de quelques secondes pour que je voie traversant la cloison devant elle, une queue bien droite pointer. Elle avance sa bobine vers le dard et débute une fellation tout ce qu'il y a de plus réelle. Je suis des quinquets ce qu'elle fait sans me rendre compte qu'à quelques centimètres de ma tête, l'orifice qui me fait face vient d'être investi lui aussi. Et quand je réalise qu'un truc frôle ma joue, force m'est de constater que la bite en question est d'une longueur impressionnante. En plus… elle n'a rien de celle dont Myriam s'occupe. Non seulement elle déborde largement à l'intérieur de l'endroit où nous nous situons, mais de surcroît elle est d'une noirceur d'ébène.
Là encore, je reste dans l'expectative une fraction de seconde. Puis mue par je ne sais quel réflexe, je gobe la trique sans plus me poser de question. Je ne m'occupe plus non plus de ma voisine et je sens frétiller sous ma langue, le mandrin qui laisse apparaitre des veines bien dessinées. Je lèche la hampe, caresse du bout de la langue le gland d'un violet foncé et tout doucettement ça me remue les sangs. Je prends gout à astiquer ce manche, je m'en délecte les babines et plus rien ne compte que ma bouffarde. Pas un soupir ne me parvient de l'individu que je suce. Il est de plus en plus tendu et les soubresauts qui font se cabrer sa bête m'indiquent une rapide finition. Je serre entre mes doigts le mât et je l'amène au point de non-retour. Le type éjacule avec une force qui ne me permet pas de retirer mon corps suffisamment vite.
Je prends une énorme giclée de foutre sur le cou et le menton. Lui continue de se vider par saccades qui finissent en gouttelettes blanches sur le sol. J'ai du coup, une pensée émue pour celle qui demain va faire le ménage dans ces « glory-hole ». De son côté, l'homme que pipe Myriam n'est pas aussi rapide. Elle a quelques difficultés à le faire pleurer. Un moment je chouffe le visage connu qui avance et recule au rythme de la sucette. Et lorsque je me retourne… une autre queue est de nouveau dans le trou libéré, émanant de je ne sais qui. Celle-là est de taille plus raisonnable, ressemblant à celle qui donne du fil à retordre à ma nouvelle amie. Dois-je m'y atteler où laisser le bandeur en rade ? Après tout, il ne saura jamais qui lui a sucé la queue, j'y retourne donc, prise à ce drôle de jeu. Il me faut plus de temps pour vidanger les couilles du second bonhomme. Il n'y en aura pas d'autres. Pas ce soir en tous cas !
— xXx —
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