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✦ Mr.523 Bienvenue, pingouin ! XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Bienvenue, pingouin ! — Chapitre 3 · Le Grand Bal

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Mr.523
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Bienvenue, pingouin !

Chapitre 3 · Le Grand Bal

Bourdonnements fanfaresques et agressions lumineuses au réveil. Mes yeux éclosent teintés d'une brillance livide.
Ainsi, je réalise que les lézards sont simplement des ivrognes qui essaient de descendre du lit pour aller à la salle de bain. Ou est-ce l'inverse ? Qu'importe, j'ai mal à la tête.
Une demi-journée pour m'en remettre. Cinq minutes de diatribe mentale sur l'évolution bancale de ma destinée. Une bonne marche avec enduction solaire conséquente sur ma peau. Et me voilà comme neuf, prêt pour la prochaine glissade.
Car ce soir, c'est la grande beuverie-sauterie. Le temps canadien est aussi capricieux que j'ai pu l'être ; il faisait beau, et maintenant le ciel est d'un gris pâle menaçant.
— ------
La nuit me devance, je compte les marches qui mènent à l'entrée de la grotte. Il pleut à grosses gouttes sur mon complet. En dessous, je suis déguisé en costume sur mesure, qui m'donne toujours l'impression d'avoir quelque chose à vendre. Je reste sur le palier. Je n'aime pas la foule ; pas la peine de se presser ! J'm'en grille une, de cette promesse de mort certaine. Les doigts qui miment un zéro pour la protéger de la pluie qui s'abat sur mon visage. Temps de chien ! Les cheveux ruisselants ; déjà je ne ressemble à plus rien. De la sorte, j'pourrais même gratter une pièce au prochain invité.
Cette bâtisse de dehors c'est quelque chose... mais de dedans ... C'est répugnant ! L'opulence qu'on adore détester ; marbre, tapis rouge, éclairage tamisé, effluves aux mille senteurs et un calme à faire claquer les talons. La grande salle principale grouille de gens beaux, de parures, un style sartorial unique pour chaque invité. Mais, il semble que ma gorge est trop sèche pour saluer tout le monde. J'ai beau avoir été invité, c'est le buffet et surtout le bar qui m'aguichent ! J'en ai les paumes moites d'excitation, tant bien qu'elles caressent les hanches de mon veston.
(Contrairement aux gens joyeux ; moi je ne le suis jamais, même quand je bois !)
Suffisamment humidifié, je me mélange à la foule, en feignant la mondanité et la bonne humeur, malgré mon air tout mouillé. Mon verre me donne de la contenance, même s'il ne contient déjà presque plus rien...
J'oscille de groupe en groupe, par intrusion. À coups de « comment allez-vous ? », « que faites-vous dans la vie ? », « comment vous avez connu les mariés ? ». Mais plus j'imbibe, plus mes interventions sont incohérentes quand je m'immisce. Tiens, dans ce groupe j'aperçois une étrangeté ! L'homme parait hirsute, mais coiffé. C'est hallucinant ! Nous vivons dans un monde où l'on peut être les deux à la fois ! L'ère de l'hirsute contrôlée ! De l'épi conventionnel !
En m'approchant délicatement de cette originalité, j'entends l'homme, aux cheveux grisonnants et d'une rébellion contenue, prononcer à son petit comité avec certitude :
— La clémence des princes n'est souvent qu'une politique pour gagner l'affection des peuples.
Je lui dis en le pointant du doigt :
— Maxime ?
— Non, Robert.
Je ricane bêtement en profitant de leur nouvelle discussion pour m'échapper.
Puis, enjôlé, j'interromps cette dame, à quelques pas de là, dont le corset trop étriqué et le snobisme si exacerbé qu'elle prononce les voyelles dans des sonorités aiguës. À son « ce serait siii surprenant ! » je rétorque « Plus surprenant que Mallarmé se mettant au roman policier ?! ». Aïe ! Son regard me pique et enclenche le décompte ; celui qui fera qu'elle commencera à sonder la salle pour savoir qui avait eu la négligence de mon intrusion. Alors, sans la quitter du regard, je recule. Chaque pas en arrière mime le début d'une révérence. Lui offre également, ce fameux sourire, parfaitement artificiel, qui plisse tout le visage comme la représentation post-traumatique d'un grand pet rabelaisien.
Je sors respirer. Il fait froid à l'extérieur, la nuit. Dommage que la pluie dehors n'ait pas nettoyé les cons et les vaniteux. Hélas, il semble que certains se sont introduits...
D'un clignement d'œil, je réalise que cela fait au moins vingt bonnes minutes que je discute avec ce glabre au comptoir. Il était temps que je reprenne conscience de mon corps ! Toi, dorénavant, je te surnommerai Boule-à-facette, tant ton crâne reluit et scintille à la lumière, me dis-je sournoisement. Il suinte la testostérone. Depuis que j'l'ai fait rire en lui disant qu'il avait un épi, il me lâche plus les grelots. Bientôt, à ma compagnie, vient également se greffer, à contrecœur aussi, l'ami Couscous, surnommé ainsi pour des raisons évidentes qui sautent aux yeux et aux intuitions. Ils ricanent bêtement à mesure que nous sombrons dans nos verres frétillants.
De loin, il me semble apercevoir une ancienne conquête que le temps a brisée, discutant avec véhémence au centre d'un groupe de filles. Je la vois me fixer du regard avec insistance. Est-ce l'enivrement ? Mais je vois son visage se déformer, les sourcils font un accent circonflexe, son sourire remonte aux oreilles et des cornes lui poussent. Oui oui ! une Sheitan ! Pourtant à l'époque, c'était moi le cornu, hein ? Je n'y étais pas le seul à succomber devant sa p'tite promesse, ses p'tites demi-lunes parfaites qui m'éclipsaient la raison.
La soirée bat son plein maintenant, à la vision de tous ces singes alcoolisés qui s'agitent énergiquement.
De mon séjour aux toilettes, j'ai retenu ces deux vaniteux en train de se poudrer le nez. Drogue de jeune ! Ça fait vieux de dire ça. Et je ne le suis pas. Moi, ma drogue c'est le charnel et l'ambre. Pirate ! Je ferme déjà un œil.
Il est temps pour moi d'aller courtiser une mémé. Ça adoucit les mœurs. Et puis ça m'arrange, je n'aurai pas à causer. Elle va me raconter toute sa vie, et j'aurai l'air d'écouter. Après tout, sa vie est certainement plus belle et riche que celles de l'assemblée complète, mais plus personne n'a envie d'écouter autre chose que ses propres envies. Eh oui Mamie ! Je m'assois sur ce siège près de toi. Pas besoin d'insister, que tu déballes déjà ta vie. Si tout était aussi simple. Je ne te garantis pas ma pleine conscience dans mon état, mais une oreille et un peu d'attention. Raconte-moi, je veux connaître tes émerveillements, venus de pays d'un autre temps, d'une autre époque, où les gens ressentaient encore un peu la douceur et la patience.
Je ne me lasse pas de ces histoires qui me font voyager. Je t'aime Mamie ! C'est peut-être l'alcool qui accélère mon sentiment. Je ne te ferai pas l'amour, car ces sentiments sont différents. Mais j'aime ce que tu représentes ma vieille ; tu représentes le temps, qui te manque et qui me fuit.
Mais, la création m'a fait des plus imparfaits. Déjà ma mie, je te trompe de mon attention, qui s'égare sur cette femme en approche. Sublime créature quadragénaire, aux cheveux blonds électrisés, sertie dans une fine robe dorée. Sa démarche parfaitement élégante lui fait placer un pied devant l'autre, suivant une ligne imaginaire, en faisant balancer son bassin. Elle m'aborde en me montrant du doigt cette ancienne conquête qui me veut mort :
— elle m'a dit que vous êtes un bon coup, est-ce vrai ?
— Les femmes disent que les hommes ont le sexe à la place du cerveau. Moi, j'ai le cœur à la place du sexe.
— et donc, que voulez-vous dire ?
— Que je mets juste du cœur à l'ouvrage.
— Alors qu'avez-vous à la place du cœur ?
— un cerveau.
— et donc à la place du cerveau, un sexe ?
— Non. Rien. Absolument rien. C'est aéré. Non Meublé.
Puis cette femme, au décolleté révélateur, à la poitrine généreuse et irréellement parfaite de rondeur, se penche et me sonde :
— Que pensez-vous de mon décolleté ?
— D'un sein à l'autre, il y a trop d'espace !
— Et comptez-vous me combler ?
— De fond en comble ! si la nuit m'est clémente.
— Il y a quelque chose en vous que je trouve extrêmement érotique, mais je ne sais pas quoi...
— Je ne sais pas non plus, je ne comprendrais jamais cette métaphysique improbable.
Je songe que, certainement, au premier instant où je plongeais mon regard dans son décolleté, elle vit ; le vit dur et la vie dure, qui fit de ce moment une exception.
Elle me fait signe du regard pour un appointement aux toilettes, dans l'unique but de valider mes promesses. Je lui mime de commencer sans moi, afin d'être à point au moment de mon arrivée désirée.
Hypnotisé par le mouvement métronomique de ses fesses, j'assure à mémé, qui a tout vu de la scène, que ; le monde ne changera pas, quelle que soit l'époque, il y aura toujours les femmes devant -surtout celle avec cette démarche- et toujours des hommes derrières, qui les suivront. Auto-proclamés maîtres du monde et sexe fort, ils se réduisent toujours à la plus simple créature quand leurs pulsions animales focalisent leurs attentions sur le cul de l'espoir.
Comment Mamie ? Tu m'encourages à la rejoindre rapidement ! Mais, bien sûr que je m'extirpe, avant que tu n'entres dans les détails de tes anciennes frivolités. Je t'aimais bien Mémé, ne gâche pas tout !
Me voilà suivant le sillon, tout en ondulant le bassin, un pas devant l'autre, fier de mimer ce geste de mannequin.
Mais diantre, que j'ai le gosier qui s'assèche ! Je devrais faire une halte à l'abreuvoir. D'autant que les toilettes sont derrière la piste remplie de frénétiques, qui bougent bien trop vite pour moi. Par ailleurs, mon regard fixe une toute petite brune, de dos, qui agite ses longs cheveux raides. J'attends qu'elle se retourne pour juger si sa beauté correspond à celle de mon imagination. Assurément, un détail m'électrise par son originalité ; son corps est aussi petit qu'une adolescente et ses cheveux sont si longs qu'ils gâcheraient presque la magie de son petit cul. Comment ? Comment peut-on avoir si peu de considération pour l'harmonie des formes ?
Je ne la quitte pas du regard. Excepté un court instant, pour flasher l'entrée des toilettes, ou m'attends féline cougar. Aucun homme, conformément constitué, ne renoncerait à ce genre d'invitation, à ce genre de femme. Mais moi je n'en suis pas un, je ne suis qu'une nervure de l'existence. A quoi bon m'y rendre, alors que j'en connais déjà non seulement l'issue, mais également les détails ? Sans surprise, il ne peut y avoir d'émerveillements de ce côté-là. Pour la crampe ? Certes, argument valable. Mais, je veux attendre de savoir à quoi ressemble cette brune qui a échappé à ma vigilance. Aux toilettes, je décèle déjà clairement et distinctement la scène dans mon esprit. Je ne sais pas par quelle métaphysique j'ai toujours pu imaginer ce genre de chose avec une précision presque parfaite. Je la vois, la croqueuse, depuis à peine plus de cinq minutes, entrer en action ; après avoir refermé la porte.
Elle s'est assise sur la lunette et a replié sa fine robe strassée en gardant juste le nécessaire sous ses fesses par propreté. Puis, en s'inclinant en arrière, elle a levé ses belles jambes musclées et teintées par les heures de bronzage, en rentrant le menton pour prodiguer les premières caresses à sa vulve. Ils sont là, devant mes yeux ; ses jambes circonflexes, sa fissure qui reluit à la faible lumière du vieux néon bleuté. Quand j'entre pour rester immobile derrière la porte, elle se mordille la lèvre inférieure en redoublant d'efforts tactiles sur sa chair durcissante. Avec toujours la même certitude, je peux affirmer que ses chairs sont saillantes, bien plus sortantes que les lèvres des jeunes pucelles ; sa matrice a vécu aux bruits des succions, épuisant sans fin son avidité pour le sexe. Je sortirai avec nonchalance « l'Attendu », le « Convoité », raide et fier, qui se glissera au creux de ces montagnes. Et puis... et puis, ça finira mal.
Enfin, tout dépend comment on voit les choses.
En véritable sauvage, lorsque la bête en moi sort ; ni sperme, ni sang, ni aucun autre liquide ne m'arrêtera, jusqu'à la rémission. Qu'elle se rende ! Qu'elle capitule !
Mais, tout cela est vain ; il y a du mouvement du côté de ma petite naïade brune qui s'apprête à se dévoiler, et ma bougresse, depuis le temps, a dû certainement chasser de son esprit l'espoir de notre impulsif coït en le substituant par un plaisir solitaire extirpé des profondeurs de ses entrailles. J'espère qu'une fois sorti, le mal qui la ronge, elle aura pour moi clémence, et point de colère de n'être pas venue en renfort.
Que tout cela me donne soif ! Par-delà la piste, je vois le bar qui me drague en ondulant du bassin, accompagné de petits gestes hypnotiques de la main. Quand, soudain, l'étendard brun se mit à tourner dans ma direction. Quelle divine petite fée ! Le temps s'immobilise. Les gens ralentissent leurs frénétiques trépignements lorsque nous nous croisons du regard. Elle sourit de me voir bouche ouverte, bras ballants. Ce qui me plaît chez elle ; son caractère immaculé, ça fait baver les charognards de mon espèce ! Tel un somnambule, je traverse la piste en pourfendant la foule agitée. Bizarrement, bien que nos regards soient toujours connectés, mon corps trace un étrange demi-cercle autour d'elle. Apparemment je tourne autour d'elle sans m'approcher, ce qui la force plusieurs fois à brusquement tordre sa tête pour me maintenir à bonne vue.
Un instant je la perds de vue à cause de la montagne dégarnie devant moi, probablement d'un quintal et demi, fort sympathique d'apparence, et dont la ceinture est un modèle de force et d'abnégation.
Le dégarni finit par trébucher, par « le plus grand des hasards » sur la demi-pointure en trop de mes richelieus. Bon sang, qu'il fait du bruit quand il se ramasse ! Ces gens-là, ils ne savent pas se vautrer avec élégance. J'aurais pu lui offrir le bras pour le relever, mais ce ne serait pas raisonnable. Alors je poursuis mon chemin.
Après être arrivé à l'endroit précis où mon corps me guidait ; le bar. Mon âme eut un sursaut d'orgueil, de croire qu'elle décide encore de mes agissements, et mon bras fit un signe d'invitation à la petite innocente.
C'est pour elle que je prépare le philtre. En attendant « viens, je te paye un coup à boire » ça pourrait marcher aussi.
Elle accepte et me rejoint à l'accoudoir ; dans mon royaume. Lui offre un verre (après tout le buffet est gratuit), pour l'humidifier, l'attendrir, l'assouplir, qu'elle comprenne ce que j'ai à lui dire, alors que j'engage la conversation. Elle sourit beaucoup trop à mon goût ! Son sourire est trop charmant, trop charmeur, trop parfait, c'est immonde ! Son humiliante beauté masque ma noirceur.
Je sens mon esprit se dissocier de ma bouche, ma voix intérieure semble avoir quelque chose à me dire. C'est étrange qu'elle comprenne ce que je balbutie. Les mots qui sortent de ma bouche sont une sorte de pâte étrange, pourtant, elle rit et sourit en inclinant la tête.
Oh toi ! Rien n'a commencé, mais tout est terminé, à l'instant même où tu concèdes d'être dans mes serres. Je vais me nourrir de ces yeux brillants que tu poses sur moi. Ne prévois rien pour demain ! Car entre cet instant et l'autre jour, il y aura nous. Toi, jolie brune, laisse-moi te dire que tout cela va finir en claquage ; raidit d'envie, les muscles tendus, électrocuté de passions. Je compte bien t'extirper jusqu'à la dernière suée. Je vois... je vois ton corps qui tombe sur le lit à côté de moi, nu, au ralenti. Je vois tes bras qui tombent au-dessus de ta tête, tes cheveux épars et ton regard qui se tourne vers moi. Oh oui, c'est certain, nous vivrons bientôt un de ces instants qui, dans une vie, compte.
Nous sortons dans la noirceur d'une nuitée d'été, éclairée que de quelques étoiles. Elle me demande une cigarette, alors je l'allume moi aussi.
Je fume. Elle me consume.
Immédiatement, mes yeux plissés focalisent leur attention sur ses lèvres, qui sont une révélation de chaque étape de notre proche union, et qui, commencera certainement par un baiser. Ces lèvres connaîtront toutes sortes de caresses, de chaleurs et d'intrusions, mais finiront, comme toujours, dans les plissures desséchées et tremblotantes des sanglots. Je représente, pour elle, cette adrénaline des passions ; qu'elle croquera et qui la fera souffrir. Car, après tout, je suis le vent.
Alors que nous dansons à présent, que nos corps ne s'éloignent plus. Je ne remarque presque plus les yeux de mon ex, gorgés du sang de la jalousie. La tension monte, je la garde au coin de l'œil. Pas la peine qu'elle échafaude un plan pour blesser ce merveilleux colibri entre mes bras. Car, de toute manière, j'ai déjà tout seul, ce talent involontaire à tout détruire.
Nos corps ralentissent. Je sens sa main caresser ma nuque et passer dans mes cheveux. Ses lèvres sont petites, mais tendres, comme une promesse. Nos habits ne masquent plus notre désir brulant. Mes yeux se ferment, ma tête tombe en arrière. Petite brune, je compte à ce qu'à l'avenir, dans ton souvenir de nous, tu redécouvres la partition du plaisir que j'entreprends de créer dans ton esprit.
Mes souvenirs sont flous comme un clignement d'œil. Au premier flash, je sens des draps très agréables au toucher, une peau qui l'est aussi, qui fait fourmiller le bout de mes doigts sous les caresses. Au deuxième clignement, je vois un corps qui se fouette, un petit ventre plat qui bondit sous ma main. Peut-être que je sens quelques frottements de chairs et de poils sur mon bas-ventre. Au prochain clignement, je décale le rideau de cheveux noirs pour sucer un cou, ensevelir le petit corps de mon étreinte ; une main sur la menue poitrine, l'autre plonge à la source du plaisir. J'entends beaucoup de gémissements de différentes notes, mes grognements, sur une partition de souffles haletants. Mes yeux ne s'ouvrent plus.
Combien de temps ai-je passé ainsi ? Qu'ai-je fait de ce temps ?
Quand mes yeux s'entrouvrent et que j'ôte mes lunettes de soleil, je réalise que je suis dans un avion. Mais, que les hôtesses sont moches !
Tout cela, s'est-il réellement passé ?
Adieu Canada.
A Juju
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31 décembre 2020 à 17:53
Ça c'est du style littéraire! Quel lyrisme, quelle musicalité dans tes mots: bravo!
Soyez respectueux
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