Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Canine - Jessia et Rano Kau — Chapitre 2 · ROMANCE
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Canine - Jessia et Rano Kau
Chapitre 2 · ROMANCE
Après une nuit de sommeil, Jessia retrouva son chien sec et en forme. La promenade du matin ne les amena pas au parc, et celle de Midi non plus. L'après-midi, Jessia la passa à songer à sa prochaine promenade, mais elle devait encore nettoyer sa chambre avec Maxie avant de pouvoir sortir.
Comme elles travaillaient bien, elles purent descendre à la cantine parmi les premières, et ne tardèrent pas à manger.
L'heure de la sortie avait sonné, et Jessia partit de bon cœur avec Rano Kau qui l'avait sagement attendue. En arrivant au parc, le chien s'empressa d'aller mettre les pattes dans l'eau, mais sa maîtresse ne voulait pas se baigner ce soir :
Comme elles travaillaient bien, elles purent descendre à la cantine parmi les premières, et ne tardèrent pas à manger.
L'heure de la sortie avait sonné, et Jessia partit de bon cœur avec Rano Kau qui l'avait sagement attendue. En arrivant au parc, le chien s'empressa d'aller mettre les pattes dans l'eau, mais sa maîtresse ne voulait pas se baigner ce soir :
— On se baignera demain, d'accord ? fit-elle doucement.
Le chien remonta sur la berge, essora sommairement ses pattes, et suivit sa maîtresse qui voulait contourner le point d'eau. C'était un parc municipal bien décoré, et l'étang avait été fait de sorte qu'on puisse construire des pontons ici-et-là, avec des bancs pour s'asseoir. Mais ils n'avaient pas le temps de traîner : quand ils auraient fait le tour, il leur resterait juste assez de temps pour rentrer.
Finalement, Jessia utilisa très peu son ballon.
De retour à la remise, Rano Kau accéléra soudain pour aller renifler sa couchette en grognant. Quand elle arriva, Jessia y trouva des paquets de cigarettes, vides. C'était Joséphine et ces idiotes qui voulaient lui faire peur. Elle dégagea les déchets et s'assit sur la couchette de son chien qui vint près d'elle pour la lécher. Il lui parcourait le visage avec sa grosse langue, et elle lui faisait des bisous pendant ce temps. L'animal finit par se coucher derrière elle, et elle se posa par-dessus son ventre. Lové autour d'elle, il continua de la lécher jusqu'à ce qu'elle soupire :
De retour à la remise, Rano Kau accéléra soudain pour aller renifler sa couchette en grognant. Quand elle arriva, Jessia y trouva des paquets de cigarettes, vides. C'était Joséphine et ces idiotes qui voulaient lui faire peur. Elle dégagea les déchets et s'assit sur la couchette de son chien qui vint près d'elle pour la lécher. Il lui parcourait le visage avec sa grosse langue, et elle lui faisait des bisous pendant ce temps. L'animal finit par se coucher derrière elle, et elle se posa par-dessus son ventre. Lové autour d'elle, il continua de la lécher jusqu'à ce qu'elle soupire :
— Il faut que j'y aille...
Elle se leva et caressa une dernière fois son animal, avant de partir.
— Reste ici, je reviens.
Elle retourna dans sa chambre et croisa Maxie, qui venait de sortir.
— Salut. Je voulais aller chercher du coca. Tu en veux ?
Jessia hocha la tête:
— Je viens.
Elles descendirent au rez-de-chaussée et achetèrent deux canettes dans le distributeur automatique.
Quand elles remontèrent, elles virent que leur porte avait été ouverte, et avant qu'elles arrivent, une fille en sortit précipitamment. Jessia avait reconnu une des amies de Joséphine, encore elle.
À première vue, l'intruse n'avait pas fait de dégâts. Mais il ne fallut pas longtemps à Maxie pour trouver ce qu'elle avait fait. Avant que Jessia ait pu s'approcher de son lit, elle y avait ramassé deux crottes de chien.
Quand elles remontèrent, elles virent que leur porte avait été ouverte, et avant qu'elles arrivent, une fille en sortit précipitamment. Jessia avait reconnu une des amies de Joséphine, encore elle.
À première vue, l'intruse n'avait pas fait de dégâts. Mais il ne fallut pas longtemps à Maxie pour trouver ce qu'elle avait fait. Avant que Jessia ait pu s'approcher de son lit, elle y avait ramassé deux crottes de chien.
— Mais ça va ? s’écria-t-elle, outrée.
— Ça, c'est Joséphine... nota doucement Jessia.
— Ça, c'est Joséphine... nota doucement Jessia.
Maxie sortait déjà, et elle la regarda longer le corridor en tenant les deux crottes à pleines mains.
Joséphine dormait exactement au même étage, mais pas près du même escalier.
Quand Maxie entra dans la chambre de Joséphine, des cris retentirent, et l'échange sembla assez vif à Jessia. Quelques instants après, Maxie ressortit en rappelant :
Joséphine dormait exactement au même étage, mais pas près du même escalier.
Quand Maxie entra dans la chambre de Joséphine, des cris retentirent, et l'échange sembla assez vif à Jessia. Quelques instants après, Maxie ressortit en rappelant :
— Et moi, j'ai pas à subir ça. La prochaine fois, tu y penseras, pétasse !
Jessia quitta l'encadrement de sa porte pour aller à la rencontre de Maxie, et elle remarqua que celle-ci avait de l'excrément étalé sur les mains. Maxie alla se laver aux toilettes, et en sortant avec Jessia, elles croisèrent Joséphine qui avait le reste des crottes de chien sur les joues et sur son uniforme. Elle allait avoir du mal à le laver avant le week-end, c'était sûr...
Maxie et Jessia retournèrent dans leur chambre et s'y enfermèrent. Elles ne possédaient pas la clé, mais Maxie était prête à accueillir tout intrus. Il n'y en eut pas, et elles purent discuter tranquillement.
Maxie et Jessia retournèrent dans leur chambre et s'y enfermèrent. Elles ne possédaient pas la clé, mais Maxie était prête à accueillir tout intrus. Il n'y en eut pas, et elles purent discuter tranquillement.
— Pourquoi elles t'en veulent ? demanda Maxie.
— Pour rien. Elles aiment pas Rano Kau.
— Elles t'ont déjà embêtée ?
— Non. Rano Kau était là.
— Tu ferais mieux de l'éviter à l'avenir.
— Je sais.
— En tout cas, elle était plus jolie avec du caca sur le nez ! plaisanta Maxie.
— Pour rien. Elles aiment pas Rano Kau.
— Elles t'ont déjà embêtée ?
— Non. Rano Kau était là.
— Tu ferais mieux de l'éviter à l'avenir.
— Je sais.
— En tout cas, elle était plus jolie avec du caca sur le nez ! plaisanta Maxie.
Jessia sourit, mais n'osa pas en rire. Elle n'aimait pas que Maxie doive intervenir pas la force physique pour la défendre.
Maxie se coucha dans son lit et demanda doucement:
Maxie se coucha dans son lit et demanda doucement:
— Je sais que tu veux pas me parler de lui, mais est-ce que tu t'inquiètes pour Rano Kau ?
Jessia soupira, mais secoua la tête:
— Non. Elles peuvent pas lui faire de mal.
— Et si elles lui donnaient un os empoisonné ?
— Il le mangerait pas. Il accepte seulement ce que je lui donne moi-même.
— Et si elles mettaient le feu au réduit ?
— Il est pas attaché.
— Et si elles lui donnaient un os empoisonné ?
— Il le mangerait pas. Il accepte seulement ce que je lui donne moi-même.
— Et si elles mettaient le feu au réduit ?
— Il est pas attaché.
Maxie hocha la tête, très impressionnée :
— C'est un bon chien !
— T'inquiète pas pour lui.
— T'inquiète pas pour lui.
Elles n'ajoutèrent pas grand-chose jusqu'à l'appel. C'est une concierge qui le faisait, et quand elle appela Maxie, elle demanda :
— Il paraît que tu t'en es prise à Joséphine Donney. C'est vrai ?
— Non. Lâcha Maxie, légère. Je suis allé lui rendre la merde de chien qu'elle avait foutu dans le lit de ma copine. C'est pas bien de défendre sa copine ?
— Si, mais ce serait mieux si tu nous appelais pour ça. Jessia, pourquoi Joséphine t'a-t-elle fait ça ?
— Parce qu'elle veut m'embêter à cause de mon chien.
— D'accord. J'irai lui parler. Et si elle agit encore, je ne veux pas que vous régliez ça entre vous.
— D'accord... lâcha Maxie.
— Non. Lâcha Maxie, légère. Je suis allé lui rendre la merde de chien qu'elle avait foutu dans le lit de ma copine. C'est pas bien de défendre sa copine ?
— Si, mais ce serait mieux si tu nous appelais pour ça. Jessia, pourquoi Joséphine t'a-t-elle fait ça ?
— Parce qu'elle veut m'embêter à cause de mon chien.
— D'accord. J'irai lui parler. Et si elle agit encore, je ne veux pas que vous régliez ça entre vous.
— D'accord... lâcha Maxie.
L'appel étant effectué, Maxie commença de se déshabiller pour dormir. Mais alors qu'elle allait se mettre au lit, Jessia demanda doucement :
— J'ai oublié de lui dire bonne nuit...
Elle n'avait dit que le début de son message, mais hésitait à s'engager davantage. Cependant, Maxie avait commencé à comprendre :
— À Rano Kau ?
— Oui.
— Oui.
Maxie était dans son lit, mais pas encore couchée. Jessia soupira, et proposa :
— Tu veux venir ?
— Venir lui dire bonne nuit ?
— Oui, et le voir. Comme ça, tu l'auras vu.
— Venir lui dire bonne nuit ?
— Oui, et le voir. Comme ça, tu l'auras vu.
Maxie s'était déjà assise au bord de son lit, impatiente. Maintenant, Jessia ne pouvait plus reculer.
Elles enfilèrent les tenues de sport en extérieur, des joggings noirs, et puis Maxie suivit son amie hors de la chambre. Elles quittèrent discrètement le bloc de dortoirs et s'approchèrent ensemble de la remise du concierge. Maxie suivait son amie, et remarqua qu'elle avait le sourire aux lèvres. Elle avait déjà vécu cela elle-même l'année précédente, quand une petite amie venait la voir en douce pendant la nuit. Mais ce soir, elles allaient seulement voir le chien de Jessia.
Il les avait entendues arriver et avait relevé la tête. Maxie apercevait sa grande silhouette à côté de la tondeuse à gazon. Même couché, il était énorme.
Elles enfilèrent les tenues de sport en extérieur, des joggings noirs, et puis Maxie suivit son amie hors de la chambre. Elles quittèrent discrètement le bloc de dortoirs et s'approchèrent ensemble de la remise du concierge. Maxie suivait son amie, et remarqua qu'elle avait le sourire aux lèvres. Elle avait déjà vécu cela elle-même l'année précédente, quand une petite amie venait la voir en douce pendant la nuit. Mais ce soir, elles allaient seulement voir le chien de Jessia.
Il les avait entendues arriver et avait relevé la tête. Maxie apercevait sa grande silhouette à côté de la tondeuse à gazon. Même couché, il était énorme.
— Coucou ! murmura Jessia en s'en approchant doucement.
Il s'était mis sur ses pattes et s'étirait en bâillant. Il faisait sombre dans la cabane.
Arrivée près de son compagnon, Jessia lui flatta doucement la tête, et s'assit près de lui en tailleur.
Le chien posa son arrière-train sur le sol, mais regarda fixement Maxie.
Arrivée près de son compagnon, Jessia lui flatta doucement la tête, et s'assit près de lui en tailleur.
Le chien posa son arrière-train sur le sol, mais regarda fixement Maxie.
— Il est magnifique, souffla celle-ci, impressionnée.
Elle s'assit près de Jessia qui caressa la nuque de son chien en chuchotant :
— Regarde, c'est Maxie. Tu peux lui faire confiance, c'est mon amie.
Maxie tourna les yeux vers elle en souriant, flattée.
Jessia caressait continuellement son chien, et quand celui-ci eut terminé de renifler la main que Maxie lui tendait, il se tourna vers sa maîtresse pour la lécher. Elle se mit à rire nerveusement quand il lui colla sa langue entière en pleine face, mais ne recula pas d'un millimètre. Au lieu de cela, elle l'enlaça et l'embrassa elle aussi sur la truffe et dans le cou.
Maxie observait leur échange plein de tendresse sans rien dire, jusqu'à ce que Jessia soupire :
Jessia caressait continuellement son chien, et quand celui-ci eut terminé de renifler la main que Maxie lui tendait, il se tourna vers sa maîtresse pour la lécher. Elle se mit à rire nerveusement quand il lui colla sa langue entière en pleine face, mais ne recula pas d'un millimètre. Au lieu de cela, elle l'enlaça et l'embrassa elle aussi sur la truffe et dans le cou.
Maxie observait leur échange plein de tendresse sans rien dire, jusqu'à ce que Jessia soupire :
— Excuse-moi, Maxie. On t'oublie un peu.
Celle-ci plaisanta :
— Bah ! Moi, ça me dérange pas de regarder une fille rouler des pelles à son chien.
Jessia sourit, mais répondit:
— Je lui roule pas des pelles, je lui fais des bisous.
Rano Kau se coucha derrière elle, et lui lécha le bas du dos, qui s'était dénudé quand elle s'était assise.
Alors elle changea de position et se mit à moitié sur lui. Elle frottait son visage contre le cou de l'énorme chien qui remuait joyeusement en lui léchant une oreille.
Le sourire aux lèvres, Jessia enfouit le visage dans le pelage de son chien, soupira, et demanda :
Alors elle changea de position et se mit à moitié sur lui. Elle frottait son visage contre le cou de l'énorme chien qui remuait joyeusement en lui léchant une oreille.
Le sourire aux lèvres, Jessia enfouit le visage dans le pelage de son chien, soupira, et demanda :
— Ecoute : je t'ai montré Rano Kau parce que je voulais te remercier. Maintenant, j'aimerais bien que tu gardes ça pour toi. Sinon tout le monde va venir.
— Pas de problème. J'ai bien vu que tu aimais avoir tes petits secrets.
— Pas de problème. J'ai bien vu que tu aimais avoir tes petits secrets.
Jessia s'était remise à câliner son chien, en lui chuchotant à l'oreille :
— Je t'aime, Rano Kau...
À-force, elle estima que le chien avait eu sa dose, et que Maxie en avait assez vu. Alors elle se releva en laissant Rano Kau couché, et entraîna Maxie dehors. Juste avant de sortir, elle souhaita bonne nuit à son chien :
— Reste ici, je reviens.
Et elles repartirent tranquillement en direction du dortoir. En marchant, Maxie demanda:
— Dis, Jessia, j'ai une question...
— C'est quoi ? répondit la jeune fille.
—... Est-ce que tu es amoureuse de Rano Kau ?
— C'est quoi ? répondit la jeune fille.
—... Est-ce que tu es amoureuse de Rano Kau ?
Jessia s'arrêta tout soudain, et Maxie fit volte-face après avoir fait quelques pas de plus. Elles échangèrent un petit regard, mais Jessia baissait résolument les yeux.
— Jessia ?
— Je suis pas amoureuse de Rano Kau. Pourquoi tu poses cette question ?
— Je suis pas amoureuse de Rano Kau. Pourquoi tu poses cette question ?
Maxie souffla :
— Ben c'est à cause de... quand tu lui faisais des câlins.
— Et alors ?
— Je sais pas... J'ai jamais vu une fille faire des bisous à son chien comme toi.
— C'est rien, se défendit-elle. Je lui fais juste des câlins parce que je l'aime.
— D'accord...
— Et alors ?
— Je sais pas... J'ai jamais vu une fille faire des bisous à son chien comme toi.
— C'est rien, se défendit-elle. Je lui fais juste des câlins parce que je l'aime.
— D'accord...
Maxie n'ajouta plus rien, et retourna jusqu'au dortoir avec Jessia derrière elle. Elles remontèrent l'escalier et se glissèrent dans leur chambre comme des ombres. Étant donné qu'elle avait le sport dès le lendemain matin, Maxie n'eut qu'à se déshabiller et à se coucher, pendant que Jessia rangeait son ensemble et vérifiait une dernière fois qu'il n'y avait pas de trace d'excrément dans son lit. Puis elle éteignit la lumière et se coucha. Avant de se taire, elle demanda:
— Ça t'a plu ?
Maxie répondit après deux ou trois secondes :
— Oui, c'était super.
Mais quand elle renifla bruyamment, Jessia s'inquiéta :
— Maxie ? Tu pleures ?
— Quoi ?
— Quoi ?
Maxie pleurait, ça s'entendait très distinctement. Mais elle enchaîna directement :
— Non, c'est rien.
— Qu'est-ce qu'il y a Maxie ?
— Ben... Je pleure parce que tu as dit à Rano Kau que j'étais ton amie.
— Ah ? D'accord. Je le pense vraiment, en tout cas.
— Oui, je sais, fit Maxie d'une voix fragile.
— Bonne nuit Maxie !
— Oui... Bonne nuit.
— Qu'est-ce qu'il y a Maxie ?
— Ben... Je pleure parce que tu as dit à Rano Kau que j'étais ton amie.
— Ah ? D'accord. Je le pense vraiment, en tout cas.
— Oui, je sais, fit Maxie d'une voix fragile.
— Bonne nuit Maxie !
— Oui... Bonne nuit.
Au matin, Jessia se leva et s'habilla tout de suite pour aller voir son chien. Maxie était encore au lit et elle n'avait pas bougé.
Elle promena Rano Kau le long de la route en s'arrêtant devant tous les arbres. Pendant qu'il les reniflait et les marquait, elle lui parlait :
Elle promena Rano Kau le long de la route en s'arrêtant devant tous les arbres. Pendant qu'il les reniflait et les marquait, elle lui parlait :
— Ce soir, je peux sortir directement après les cours. On pourra aller jouer dans le parc. Dans l'eau.
Rano Kau n'avait peut-être pas tout compris, mais en tout cas, il allait être content. Elle le savait.
Alors qu'ils étaient sur le chemin du retour, la jeune fille aperçut un petit chien qui urinait sur le coin d'un muret. Mais Rano Kau n'y avait pas fait attention.
Alors qu'ils étaient sur le chemin du retour, la jeune fille aperçut un petit chien qui urinait sur le coin d'un muret. Mais Rano Kau n'y avait pas fait attention.
— Rano Kau, appela-t-elle. Viens voir ici...
Elle lui indiqua le coin humide, et il le renifla un petit peu avant de lever une patte pour le marquer de son odeur. Jessia avait relevé les yeux, satisfaite, et elle demanda :
— Viens, on rentre maintenant.
Elle le ramena dans sa remise et le gratifia encore une fois de quelques câlins. Ensuite, elle alla manger dans le réfectoire, avec Maxie. Celle-ci avait l'air contente de la voir, et elle discuta sagement avec elle, sans lui poser de question à-propos de Rano Kau. Jessia commençait à aimer lui parler.
Comme d'habitude, elle fit manger et sortir Rano Kau à midi, et vint le revoir une fois les cours terminés. Le chien était très content de revoir sa maîtresse plus tôt que d'habitude, et lui fit la fête quand elle entra dans la remise. Comme elle était en sortie ce soir-là, elle avait le droit de laisser l'uniforme de l'internat dans sa chambre, et c'est ce qu'elle avait fait, pour laisser sa coquetterie s'exprimer.
Chaque habit de l'uniforme était remplacé par un autre : le veston par un débardeur blanc, la jupe par un minishort noir, les chaussures à talonnettes par une paire de bottines à talons hauts. Elle avait aussi pris un petit sac à dos.
Ils allaient dans le parc ce soir-là. C'était le plus bel endroit de la ville, mais il était un peu isolé. Le résultat, c'est qu'il y avait peu de monde pour venir déranger la jeune fille et son animal. Quand ils arrivèrent, ils trouvèrent seulement deux vieilles dames qui promenaient de petits chiens, et en attendant qu'elles partent, Jessia sortit le ballon de football de son sac pour jouer avec Rano Kau. La distraction suffit à faire passer le temps jusqu'au départ des deux femmes, et alors seulement, Jessia déposa son sac par terre et y rangea le ballon que Rano Kau venait de lui ramener. Le chien s'arrêta net, surpris, et regarda sa maîtresse qui délaçait des bottines. Elle lui lança doucement :
— Va dans l'eau, Rano Kau ! Vas-y, va m'attendre !
Elle lui faisait signe, et quand il comprit ce qu'elle voulait, il courut mettre les quatre pattes dans l'eau. Il attendit comme cela, à trois mètres de la berge, les pattes et le bas du poitrail dans l'eau, la queue enroulée au-dessus de son arrière-train. Il regardait Jessia qui arrivait. Elle avait enlevé ses habits pour le rejoindre. Elle portait maintenant un bikini orange, tout neuf, qu'elle n'avait porté que sur une plage où ils s'étaient baignés ensemble pendant les vacances d'été, deux ans auparavant.
Alors qu'elle avançait en direction de son chien, celui-ci recula un peu en s'enfonçant dans l'eau. Et quand elle le rejoignit, elle avait de l'eau jusqu'aux coudes.
Alors qu'elle avançait en direction de son chien, celui-ci recula un peu en s'enfonçant dans l'eau. Et quand elle le rejoignit, elle avait de l'eau jusqu'aux coudes.
— J'ai froid... souffla-t-elle doucement, le sourire aux lèvres.
Rano Kau avait la langue pendante, et elle trempait dans l'eau. Il s'était encore baissé en écartant les pattes avant, prêt à se dégager quand elle essaierait de l'attraper. Et bien qu'il y était prêt, elle essaya quand même de le saisir. Il se trempa presque entièrement dans l'eau en s'écartant, et elle le suivit pour retenter de l'attraper.
Seuls dans le parc, ils pouvaient jouer tranquillement. La surface de l'étang n'arrêta d'onduler que lorsqu'ils se calmèrent. Jessia avait toujours le sourire, car elle était parvenue à ceinturer son chien et à le retenir quand il avait essayé de se dégager.
Ils étaient revenus près de la terre, et il avait à nouveau le corps presque entièrement émergé. Elle avait de l'eau jusqu'au nombril.
Alors qu'elle le tenait, il tenta une dernière chose pour lui échapper, et fit un petit bond dans sa direction. Surprise, déséquilibrée, elle tomba sur les fesses dans l'eau, et seule sa tête resta à la surface.
Alors qu'elle le tenait, il tenta une dernière chose pour lui échapper, et fit un petit bond dans sa direction. Surprise, déséquilibrée, elle tomba sur les fesses dans l'eau, et seule sa tête resta à la surface.
Elle ne fit plus aucun bruit, et se contenta d'abord de remuer un peu avant de se mettre à genoux.
Rano Kau, qui la dominait en taille, s'était arrêté lui aussi, et il la regardait faire dans l'eau noire de l'étang. Espiègle, Jessia regarda un peu autour d'eux, et puis elle lança son bikini sur la berge. Rano Kau ne saisissait probablement pas tout ce que cela impliquait, mais c'est cette innocence qu'elle aimait.
Rano Kau, qui la dominait en taille, s'était arrêté lui aussi, et il la regardait faire dans l'eau noire de l'étang. Espiègle, Jessia regarda un peu autour d'eux, et puis elle lança son bikini sur la berge. Rano Kau ne saisissait probablement pas tout ce que cela impliquait, mais c'est cette innocence qu'elle aimait.
Toujours à genoux, elle s'était un peu redressée sans que sa poitrine sorte de l'eau, et elle tendit les mains pour enlacer son chien par le cou. Il lui lécha doucement l'épaule pendant ce temps. En s'écartant, quelques secondes après, elle avait son gros collier en cuir dans une main, et elle le lança avec son bikini. Rano Kau était comme elle maintenant.
Ils ne bougeaient presque plus. Lentement et délicatement, la jeune fille s'était mise à le caresser de la nuque jusqu'au poitrail, et il lui léchait une joue, la tête penchée de côté. Ce manège dura plusieurs minutes, et c'est l'animal qui changea de position en premier. Il avança pour imposer encore plus sa taille à Jessia, et celle-ci se pencha un peu en arrière. Elle se mit alors à lécher la petite tache blanche qu'il avait sur le torse. Cette tache était un bijou et un secret. C'était la seule irrégularité dans sa fourrure unie et parfaite, et c'est ce point qu'elle adorait. Il était au sommet de son sternum, en plein milieu.
Rano Kau regardait dans le vague pendant que sa maîtresse embrassait sa petite tache blanche. Il aimait toutes ses caresses, mais s'arrêtait toujours quand elle commençait à cet endroit. Il sentait bien qu'elle avait changé d'état d'esprit, qu'elle était plus concentrée et plus appliquée.
Ni lui ni elle ne savaient pourquoi, mais tandis qu'elle continuait de lécher sa tache blanche, le chien fit de petits pas en avant, comme pour la faire tomber en arrière.
— Rano Kau ! s’écria-t-elle, obligée à s'accrocher à son cou pour ne pas tomber dans l'eau.
Le chien baissa la tête pour lui lécher le visage et elle répondit en lui donnant de petits bisous. Mais en essayant de se remettre dans une position où elle ne serait pas suspendue à son chien, elle recula jusqu'à la berge et tomba sur le dos, la tête et les épaules au bord de l'eau. Rano Kau l'avait suivie, et il se trouvait maintenant au-dessus d'elle. Des gouttelettes tombaient de sa fourrure sur la peau de la jeune fille qui tendait les mains pour caresser son compagnon. La pointe de ses seins émergeait tout juste, comme deux petits tubas pour faire respirer son corps immergé.
Comme il était trop haut quand il se tenait sur ses pattes, le chien s'assit et mit les pattes antérieures plus en avant, entourant la tête de sa maîtresse. Son lourd arrière-train pesait maintenant sur la hanche de la jeune fille, l'immobilisant dans l'étang. Elle soupirait en continuant de le caresser, lui disait tout le temps qu'elle l'aimait et caressait son cou sans collier. Assis sur elle, il avait penché la tête en avant pour pouvoir lui lécher le visage ; elle se laissait faire. Elle n'avait aucune appréhension à ce que sa langue touche la sienne, mais ce n'était de loin pas le contact le plus agréable qu'ils pouvaient avoir. Elle préférait lui embrasser les joues pendant qu'il lui léchait le cou, et il le faisait avec une telle vigueur qu'on ne pouvait pas douter du fait que cela lui faisait plaisir à lui aussi.
Toujours couchée dans l'eau, Jessia promenait ses mains partout sur l'animal. Elle lui frictionnait les flancs, pinçait la peau de son dos dans ses doigts, et lui léchait la joue.
Elle lui avait toujours fait cela. Ça le détendait et il devenait très câlin ensuite. Ce soir, il était déjà d'humeur très câline, et Jessia se demandait ce qu'il ferait si elle l'attisait encore plus. Il commença par profiter de ses caresses en se redressant et en laissant pendre la langue, juste au-dessus d'elle. La jeune fille avait envie qu'il revienne, alors elle l'empoigna par la peau des épaules pour l'attirer à elle et pouvoir l'embrasser. Elle lui tenait la tête et lui léchait la truffe en lui murmurant des mots amoureux. Il la léchait lui aussi, et croisait son regard de ses yeux brillants.
Elle lui avait toujours fait cela. Ça le détendait et il devenait très câlin ensuite. Ce soir, il était déjà d'humeur très câline, et Jessia se demandait ce qu'il ferait si elle l'attisait encore plus. Il commença par profiter de ses caresses en se redressant et en laissant pendre la langue, juste au-dessus d'elle. La jeune fille avait envie qu'il revienne, alors elle l'empoigna par la peau des épaules pour l'attirer à elle et pouvoir l'embrasser. Elle lui tenait la tête et lui léchait la truffe en lui murmurant des mots amoureux. Il la léchait lui aussi, et croisait son regard de ses yeux brillants.
Il venait de se relever, libérant la jeune fille, et elle se redressa un peu pour s'asseoir et le serrer contre elle, assise sur la berge. Le chien se rassit et la laissa se blottir contre son poitrail. Elle écoutait son cœur, l'oreille collée contre sa peau brûlante. Du coin de l'œil, elle le voyait remuer la queue dans l'eau, et sentait qu'il tournait et retournait la tête, observant les alentours. Il ne semblait y avoir personne dans le parc, et même si ce n'était pas le cas, elle s'en ficherait. Elle était toute nue et son chien n'avait plus son collier, mais ils se cachaient mutuellement, dans leur étreinte silencieuse...
Ils furent de retour juste à temps pour que Jessia puisse se faire servir le dernier plateau de la cantine. Elle était revenue directement, mais avait encore les cheveux mouillés. Dans le réfectoire, plusieurs filles s'intéressèrent à sa tenue. Il n'était en effet pas anodin qu'une fille vienne manger en étant toute mouillée. Quand elle eut fini de manger, Jessia passa rapidement par sa chambre pour y déposer son sac, et puis elle alla rendre visite à son chien. Celui-ci avait fini de manger, alors elle remplit son écuelle d'eau et alla l'attendre dans sa couchette. Il vint s'allonger près d'elle et posa la tête sur une de ses cuisses. Elle se mit à lui caresser les oreilles délicatement, tout en lui parlant de leur soirée. Elle était encore tout émoustillée et se remémorait avec bonheur la fin de leur baignade, quand il s'était couché sur elle et qu'ils s'étaient caressés avec la bouche. Elle adorait qu'il la lèche, et adorait toucher des lèvres son large museau.
Le poil ras qui le recouvrait faisait l'effet d'un duvet soyeux et agréable, et elle appréciait la chaleur de sa peau animale. Il avait une température corporelle supérieure de quelques degrés à la sienne, ce qui rendait agréable et rassurant le moindre contact.
Ce soir, Jessia devait encore se doucher, mais elle passa tellement de temps avec son chien qu'en fin de compte, elle dut se laver rapidement au milieu de quelques autres retardataires.
Quand elle arriva dans son lit, Maxie était déjà couchée. Il semblait qu'elle avait un peu bu pendant sa sortie.
Quand elle arriva dans son lit, Maxie était déjà couchée. Il semblait qu'elle avait un peu bu pendant sa sortie.
— Qu'est-ce tu as fait ce soir ? lui demanda-t-elle en se déshabillant.
Maxie sourit en s'étirant, et expliqua :
— Je suis allé boire un verre avec des copines.
— Qui ?
— Des lesbiennes.
— Hein ? Il y en a ici ?
— Non, mais j'en connais assez en ville.
— Qui ?
— Des lesbiennes.
— Hein ? Il y en a ici ?
— Non, mais j'en connais assez en ville.
Du coup, Jessia se sentit curieuse de savoir ce qui avait pu se passer. Mais avant qu'elle ait pu poser la question, Maxie demanda :
— Et toi, tu as fait quoi ?
— Je suis allée promener Rano Kau.
— Où ça ?
— En ville.
— Aha... et c'était bien ?
— Ben oui... On a pu se promener un peu plus longtemps, alors je suis contente.
— Ah... Tu lui as fait des bisous ?
— Hein ?
— Je suis allée promener Rano Kau.
— Où ça ?
— En ville.
— Aha... et c'était bien ?
— Ben oui... On a pu se promener un peu plus longtemps, alors je suis contente.
— Ah... Tu lui as fait des bisous ?
— Hein ?
Jessia s'était assise sur son lit, étonnée par cette question un peu trop invasive, et elle entendit son amie roter.
— T'es bourrée, Maxie. Couche-toi.
— Mais je suis couchée !
— Dors !
— Mais je suis couchée !
— Dors !
Et elle ne lui répondit plus, vexée malgré elle. Maxie essaya encore de savoir deux ou trois choses, mais Jessia savait tenir sa langue et ignorer les gens.
Une bonne nuit de sommeil permit à Maxie de se ressourcer, et Jessia fut contente de la retrouver respectueuse et tempérée au petit-déjeuner. Elles parlèrent peu, et Jessia se dépêcha de manger pour aller chercher son chien.
Elle entra doucement dans la remise, et elle s'agenouilla près de l'animal qui avait levé la tête depuis longtemps. Elle fondit sur lui pour le chatouiller en rigolant, et il se roula sur le dos pour la laisser faire. Quand elle se redressa, il attendait qu'elle recommence, mais elle n'avait pas le temps :
Une bonne nuit de sommeil permit à Maxie de se ressourcer, et Jessia fut contente de la retrouver respectueuse et tempérée au petit-déjeuner. Elles parlèrent peu, et Jessia se dépêcha de manger pour aller chercher son chien.
Elle entra doucement dans la remise, et elle s'agenouilla près de l'animal qui avait levé la tête depuis longtemps. Elle fondit sur lui pour le chatouiller en rigolant, et il se roula sur le dos pour la laisser faire. Quand elle se redressa, il attendait qu'elle recommence, mais elle n'avait pas le temps :
— Viens, il faut aller faire pipi, demanda-t-elle.
Il se leva calmement et la suivit dans la cour. En sortant du cabanon, ils croisèrent plusieurs filles qui s'étaient approchées pour les espionner. En tout cas, c'est ce que pensait Jessia, et elle était dépitée.
Elle amena son chien au bord de la route comme tous les matins, et revint le ranger en passant devant les intruses qui ne posaient même pas de questions. Elles étaient juste là pour voir ; c'était assez malpoli.
Ce soir, comme tous les vendredis, il y avait une soirée en groupe dans l'internat. Toutes les filles étaient invitées à un grand repas, et puis elles pouvaient sortir en ville.
Tandis que les filles sortaient, Jessia alla chercher Rano Kau et elle le prit avec elle. Maxie l'avait invitée à boire un verre, et elle avait décidé de se laisser tenter. D'habitude, elle ne sortait pas avec les autres, mais cette semaine, elle avait déjà tellement dérogé à ses habitudes que cela ne pourrait plus faire de mal.
Tandis que les filles sortaient, Jessia alla chercher Rano Kau et elle le prit avec elle. Maxie l'avait invitée à boire un verre, et elle avait décidé de se laisser tenter. D'habitude, elle ne sortait pas avec les autres, mais cette semaine, elle avait déjà tellement dérogé à ses habitudes que cela ne pourrait plus faire de mal.
Maxie avait choisi la terrasse d'un pub anglais bien rempli et elle avait voulu que Jessia et elle y soient en uniforme scolaire. Quand elle arriva, Jessia se rendit compte que cela allait bien avec le décor. Plusieurs autres clients portaient eux aussi des uniformes, de toutes sortes.
Maxie arriva avec deux boissons dans les mains. Elle s'était levée pour aller les chercher quand elle avait reconnu Jessia dans l'entrée.
— C'est cool que tu sois venue. Salut Rano Kau !
Le chien la regardait tranquillement, assis près de leur table. Quelques instants plus tard, le patron s'approchait avec une écuelle d'eau qu'il donna au chien.
— C'en est un bien beau, celui-là, commenta-t-il en regardant le chien. C'est quoi, un danois ?
— Un dogue allemand, répondit doucement Jessia. Mais il a pas de pedigree.
— C'est pas grave, répondit l'homme. En tout cas, il est immense, et ça, c'est une qualité. Comment il s'appelle ?
— Rano Kau.
—... Original.
— Un dogue allemand, répondit doucement Jessia. Mais il a pas de pedigree.
— C'est pas grave, répondit l'homme. En tout cas, il est immense, et ça, c'est une qualité. Comment il s'appelle ?
— Rano Kau.
—... Original.
Il jeta un coup d'œil à Maxie, et lâcha :
— Santé !
Maxie lui leva son verre, reconnaissante, et demanda à son amie :
— Ça va ?
Jessia hocha la tête. Elle caressait la tête de son chien, qui restait assis près d'elle.
— Tu sors pas souvent d'habitude, remarqua Maxie.
— Oui, mais ça me dérange pas.
— J'imagine. J'ai l'impression que si tu peux avoir Rano Kau avec toi, tu sors plus facilement.
— Oui, mais ça me dérange pas.
— J'imagine. J'ai l'impression que si tu peux avoir Rano Kau avec toi, tu sors plus facilement.
Jessia allait nuancer, mais elle admit quand même que c'était vrai. Elle serra son chien contre elle en soupirant :
— Oui. Tu sais, il me manquait beaucoup.
— Tu pouvais le voir mardi et jeudi, rappela Maxie.
— C'est pas assez, fit Jessia en souriant. C'est comme quand tu envoyais des messages à tes petites copines, du matin au soir. Tu te souviens ?
— Oui je me souviens, fit Maxie, hésitante. Mais tu m'as dit que Rano Kau était pas ton petit ami...
— Tu pouvais le voir mardi et jeudi, rappela Maxie.
— C'est pas assez, fit Jessia en souriant. C'est comme quand tu envoyais des messages à tes petites copines, du matin au soir. Tu te souviens ?
— Oui je me souviens, fit Maxie, hésitante. Mais tu m'as dit que Rano Kau était pas ton petit ami...
Jessia releva timidement les yeux, comme si on l'avait surprise :
— Ben... C'est pas mon petit ami... C'est un chien !
Maxie la regardait en souriant :
— Pendant un instant, on aurait dit que tu te posais vraiment la question.
— Non.
— Non.
Maxie posa les deux coudes sur la table, et parla comme si elle entamait un sujet important :
— Puisqu'on en parle, est-ce que tu es célibataire ?
L'intéressée écarquilla les yeux avant de les détourner nerveusement :
— Pourquoi cette question ?
— Parce qu'on apprend à se connaître depuis quelques jours, et que tu es de bonne compagnie, expliqua Maxie. On est au bistrot, il faut bien discuter, non ?
— Parce qu'on apprend à se connaître depuis quelques jours, et que tu es de bonne compagnie, expliqua Maxie. On est au bistrot, il faut bien discuter, non ?
Jessia était nerveuse :
— Oui, c'est vrai...
— Alors ?
— Alors ?
Jessia hésitait, méfiante :
— Je suis pas libre.
— Tu as quelqu'un ?
— Tu as quelqu'un ?
Jessia secoua la tête.
— Alors tu es libre !
— Non ! insista Jessia.
— Tu es seule et personne peut t'avoir ?
— Non, je suis pas seule.
— Non ! insista Jessia.
— Tu es seule et personne peut t'avoir ?
— Non, je suis pas seule.
Maxie tourna les yeux vers Rano Kau, et demanda :
— Tu peux avoir un chien et un petit ami, non ?
— Non... J'ai pas envie.
— Tu dis ça parce que tu es vierge.
— Non... J'ai pas envie.
— Tu dis ça parce que tu es vierge.
Jessia faillit répondre, mais elle s'arrêta. Et Maxie voulait lui donner envie :
— Moi, j'ai commencé avec un garçon.
— Aha ? fit distraitement Jessia.
— Oui. Et j'aimais bien. Quand j'ai l'occasion, j'y retourne.
— Avec lui ?
— Non, avec n'importe lequel. J'aime juste pas que ça dure.
— Tu préfères les filles ?
— Oui. Elles sont plus câlines.
— Tu aimes les câlins ?
— Oui, j'adore ça, fit Maxie, pensive. Avec moi, ça dure très longtemps.
— Aha ? fit distraitement Jessia.
— Oui. Et j'aimais bien. Quand j'ai l'occasion, j'y retourne.
— Avec lui ?
— Non, avec n'importe lequel. J'aime juste pas que ça dure.
— Tu préfères les filles ?
— Oui. Elles sont plus câlines.
— Tu aimes les câlins ?
— Oui, j'adore ça, fit Maxie, pensive. Avec moi, ça dure très longtemps.
Jessia souriait, fascinée :
— Qu'est-ce que tu aimes ?
Cette question surprit Maxie qui demanda :
— Tu t'intéresserais à une fille ?
— Non !
— Non !
Maxie la surveillait d'un œil brillant et amusé. Jessia n'avait pas vraiment l'air ouverte aux filles ; elle n'était ouverte à rien. Mais Maxie accepta de répondre :
— Moi, j'aime beaucoup les baisers. Si tu veux me faire plaisir, il faut m'embrasser pendant des heures.
— Je demande pas pour moi, fit doucement Jessia.
— Oui, je sais. C'était impersonnel.
— Je demande pas pour moi, fit doucement Jessia.
— Oui, je sais. C'était impersonnel.
Jessia hocha la tête et regarda Rano Kau. Celui-ci s'était couché.
— Tu veux rentrer ? demanda Maxie.
— Ben... Rano Kau a l'air de s'ennuyer. On peut rester encore un moment, mais après, je veux aller le promener.
— D'accord. Je te laisserai, alors.
— Ben... Rano Kau a l'air de s'ennuyer. On peut rester encore un moment, mais après, je veux aller le promener.
— D'accord. Je te laisserai, alors.
Jessia hésita, et lâcha :
— Tu peux venir avec nous.
— C'est vrai ?
— C'est vrai ?
Jessia hocha la tête. Elle ne se méfiait pas vraiment de Maxie, mais il est vrai qu'en règle générale, elle ne voulait pas d'étrangers quand elle était avec Rano Kau.
Du coup, Maxie était devenue impatiente, et elle finit son verre une minute plus tard seulement.
Quand elle eut terminé elle aussi, Jessia se leva et appela son ami :
Du coup, Maxie était devenue impatiente, et elle finit son verre une minute plus tard seulement.
Quand elle eut terminé elle aussi, Jessia se leva et appela son ami :
— Viens Rano Kau, on va à la promenade.
Le chien se leva joyeusement et alla l'attendre, assis à la sortie. Il était impatient lui aussi, et les gens qu'il y avait dans le pub étaient impressionnés de le voir attendre sa maîtresse aussi sagement. En passant, Jessia entendit quelque commentaire, disant en gros qu'il n'y avait rien d'étonnant à ce que le chien ait envie de plaire à une fille aussi mignonne que Jessia.
Dehors, les deux filles et le grand chien prirent tout de suite la direction du parc de la ville. Rano Kau connaissait le chemin, d'autant plus que Jessia l'avait fait passer par le parc avant de l'amener au pub.
En chemin, Jessia discutait avec Maxie. Cette dernière voulait beaucoup la connaître, et lui posait plein de questions.
À un moment donné, Rano Kau alla mettre une patte dans l'eau, et il regarda sa maîtresse. Celle-ci secoua la tête en essayant de la rappeler discrètement, mais Maxie avait l'esprit vif elle aussi :
Dehors, les deux filles et le grand chien prirent tout de suite la direction du parc de la ville. Rano Kau connaissait le chemin, d'autant plus que Jessia l'avait fait passer par le parc avant de l'amener au pub.
En chemin, Jessia discutait avec Maxie. Cette dernière voulait beaucoup la connaître, et lui posait plein de questions.
À un moment donné, Rano Kau alla mettre une patte dans l'eau, et il regarda sa maîtresse. Celle-ci secoua la tête en essayant de la rappeler discrètement, mais Maxie avait l'esprit vif elle aussi :
— Ah ! C'est pour ça que tu reviens toute mouillée !
— Ben oui, lâcha Jessia, embarrassée.
— Il aime l'eau ?
— Assez, oui.
— Et toi ?
— Ça va...
— Ben oui, lâcha Jessia, embarrassée.
— Il aime l'eau ?
— Assez, oui.
— Et toi ?
— Ça va...
Elle remarqua que Maxie souriait et qu'elle n'ajoutait rien.
— Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-elle en souriant à son tour.
Maxie marchait à côté d'elle maintenant, mais elle s'écarta légèrement avant de demander, espiègle :
— Et l'eau avec Rano Kau dedans, tu aimes ?
— Pfff... répondit Jessia. Oui, je préfère.
— Pfff... répondit Jessia. Oui, je préfère.
Maxie riait, mais elle ne se moquait pas. Elle la taquinait parce qu'elle était contente de la découvrir.
En pensant à cela, Jessia se mit à penser qu'elle avait été un peu trop distante avec elle. Pendant la première année, elles ne s'étaient rencontrées que par hasard, mais maintenant qu'elles dormaient dans la même chambre, les choses étaient différentes. Maxie était une excellente camarade, et même si elle aimait plaisanter, elle restait très sympathique et respectueuse.
En pensant à cela, Jessia se mit à penser qu'elle avait été un peu trop distante avec elle. Pendant la première année, elles ne s'étaient rencontrées que par hasard, mais maintenant qu'elles dormaient dans la même chambre, les choses étaient différentes. Maxie était une excellente camarade, et même si elle aimait plaisanter, elle restait très sympathique et respectueuse.
Elles avaient traversé le parc en entier, alors elles prirent la direction de l'internat. Il était temps d'aller dormir, car le lendemain, elles rentreraient chez elles pour le week-end.
Elles restèrent ensemble pour ramener Rano Kau dans sa remise, et Jessia alla s'occuper de l'écuelle du chien, qui n'était plus très propre. Quand elle se retourna, elle trouva Maxie agenouillée près du chien. Lui s'était couché à plat ventre, comme le Sphinx, dans sa direction, et elle était posée sur les genoux et la pointe des pieds, les jambes serrées. Le problème, c'est qu'elle avait enlevé son veston et sa chemise, mettant le haut de son corps totalement à nu. Jessia ne comprenait pas ce geste :
Elles restèrent ensemble pour ramener Rano Kau dans sa remise, et Jessia alla s'occuper de l'écuelle du chien, qui n'était plus très propre. Quand elle se retourna, elle trouva Maxie agenouillée près du chien. Lui s'était couché à plat ventre, comme le Sphinx, dans sa direction, et elle était posée sur les genoux et la pointe des pieds, les jambes serrées. Le problème, c'est qu'elle avait enlevé son veston et sa chemise, mettant le haut de son corps totalement à nu. Jessia ne comprenait pas ce geste :
— Tu fais quoi ? s’étonna-t-elle.
La jeune fille ne répondit pas. En y passant les doigts, elle venait de décoiffer ses cheveux blonds, pour avoir l'air sauvage. Et maintenant, elle s'était tournée vers Rano Kau et tendait les mains pour lui toucher le cou.
— Maxie, appela Jessia.
Mais elle ne faisait pas ce que Jessia pensait. À sa grande surprise, elle ouvrit le fermoir métallique de son collier et l'enleva au chien. Elle se mit à paniquer :
— Maxie ! Tu fais quoi ?
Elle voulait le mettre à son cou, et elle le fit tout doucement, en regardant Jessia. Le collier était spécial : le fermoir allait sur la nuque, et il y avait un angle sous la gorge avec un petit anneau métallique pour accrocher un médaillon ou le mousqueton d'une laisse.
— Mais... qu'est-ce que tu fais ?
Maxie frissonnait, excitée. Elle se décida enfin à parler :
— Comment je suis ?
— Remets son collier à Rano Kau, demanda calmement Jessia.
— S'il te plaît, dis-moi ce que tu en dis !
— J'aime pas trop qu'on lui enlève son collier. Tu aimerais ça, que quelqu'un vienne t'enlever ton T-shirt ou ton pantalon ?
— Remets son collier à Rano Kau, demanda calmement Jessia.
— S'il te plaît, dis-moi ce que tu en dis !
— J'aime pas trop qu'on lui enlève son collier. Tu aimerais ça, que quelqu'un vienne t'enlever ton T-shirt ou ton pantalon ?
Elles savaient toutes les deux quelle réponse stupide Maxie avait en tête, mais celle-ci était assez intelligente pour ne pas la partager. Elle préféra se taire et rester immobile, les mains posées sur les cuisses.
Le collier noir allait bien avec sa peau claire. Il était trop grand pour elle, et pendait jusqu'à recouvrir ses seins, qu'elle avait très beaux. Ils étaient petits, mais compacts, et ronds comme des pommes. Elle avait de gros mamelons coniques qui se hérissaient au contact du collier, dont le bord les effleurait au rythme de sa respiration. Jessia, elle, était plutôt plate, mais ne s'en formalisait pas : cela n'avait aucune importance pour elle.
Elle s'agenouilla silencieusement face à Maxie, qui gardait le silence, et tendit les bras pour attraper le fermoir du collier. Enlacée, Maxie avait lâché un profond soupir, et elle avait elle aussi tendu les bras pour tenir Jessia par le creux du dos. Cette dernière releva les yeux en descendant le collier du cou de son amie, et murmura :
— Qu'est-ce que tu veux ?
Maxie souriait, mais ne répondait plus du tout. Sans se relever, Jessia se détourna et remit le collier à sa place, autour du cou de Rano Kau. Ensuite, elle se pencha vers lui et lui donna un bisou sur la truffe, tenant sa mâchoire inférieure sur le plat de sa main.
— Bonne nuit mon bébé. Je reviens demain et on rentre à la maison.
Elle se leva et Maxie l'imita pour ne pas relâcher son étreinte. Mais Jessia, sans un mot, lui écarta les bras et entreprit de lui remettre son veston, bien qu'il cachait très mal sa nudité.
— Reste ici, Rano Kau. Je reviens, souffla-t-elle en poussant son amie vers la sortie.
Elle entraîna la silencieuse Maxie jusqu'à leur chambre, et la fit entrer avant de refermer précipitamment la porte. Alors seulement, à huis clos, elle déclara :
— Tu étais magnifique.
— Quoi ? fit doucement Maxie.
— Toi, à moitié nue, avec un gros collier de... chien.
— De chienne, corrigea Maxie, avec un sourire.
— Quoi ? fit doucement Maxie.
— Toi, à moitié nue, avec un gros collier de... chien.
— De chienne, corrigea Maxie, avec un sourire.
Elle déboutonna son veston, montrant son ventre et ses seins.
— Tu aimerais essayer avec moi ? proposa-t-elle.
Jessia secoua la tête, surprenant son amie.
— Quoi ? Mais pourquoi ?
— Il y a Rano Kau. Je peux pas.
— Il y a Rano Kau. Je peux pas.
Les bras de Maxie tombèrent le long de son corps : cette réponse l'agaçait :
— Jessia, c'est un chien.
— Je m'en fous. Je peux pas être avec toi et avec lui en même temps.
— On ferait pas les mêmes choses !
— Je m'en fous. Je peux pas être avec toi et avec lui en même temps.
— On ferait pas les mêmes choses !
Jessia soupira:
— C'est pas ça le problème. Je peux pas vous aimer tous les deux en même temps.
— Tu aimes Rano Kau ?
— Oui.
— Tu aimes Rano Kau ?
— Oui.
Maxie était étonnée :
— Comme on aime un garçon ?
— Non ! Mais vous pouvez pas être avec moi tous les deux.
— Non ! Mais vous pouvez pas être avec moi tous les deux.
Maxie avait toujours le ventre à l'air, et Jessia ne pouvait s'empêcher de poser les yeux sur sa peau entre deux réponses. Maxie l'avait bien remarqué, et elle se tortilla doucement pour l'appâter.
— Je veux pas, arrête ! protesta Jessia.
— Pourquoi ?
— Tu sais pourquoi, Maxie !
— C'est pas ton petit ami, c'est un chien ! se défendit Maxie. Moi je suis une fille... Et j'ai envie d'être ta petite amie.
— Pourquoi ?
— Tu sais pourquoi, Maxie !
— C'est pas ton petit ami, c'est un chien ! se défendit Maxie. Moi je suis une fille... Et j'ai envie d'être ta petite amie.
Elle l'attrapa par le bras, mais Jessia résista encore :
— Non, je veux pas.
— Jessia, c'est un chien.
— Oui, mais je peux pas le laisser comme ça et faire l'amour avec une fille en cachette.
—... Tu veux qu'on aille le faire dans la remise ?
— Non ! Je veux pas le faire.
— Jessia, c'est un chien.
— Oui, mais je peux pas le laisser comme ça et faire l'amour avec une fille en cachette.
—... Tu veux qu'on aille le faire dans la remise ?
— Non ! Je veux pas le faire.
Maxie avait l'impression d'être tout près du but. Il ne fallait pas abandonner à ce moment. Elle mit les mains sur ses seins pour les caresser, les pressant l'un contre l'autre, pour faire envie à Jessia.
Celle-ci ne devait jamais avoir vu cela, car elle les regardait fixement. Elle avait l'air pensive et désireuse, surtout désireuse.
Celle-ci ne devait jamais avoir vu cela, car elle les regardait fixement. Elle avait l'air pensive et désireuse, surtout désireuse.
— Allez, Jessia ! implora-t-elle.
La jeune fille secoua la tête, mais ses yeux allaient à contresens pour continuer de voir les beaux seins de Maxie. Celle-ci cherchait toujours une stratégie qui marcherait :
— OK, pas besoin de faire l'amour. Par contre, si tu veux, tu peux les toucher.
—... Les toucher ?
— Oui. Mes seins. Ils te plaisent ?
—... Les toucher ?
— Oui. Mes seins. Ils te plaisent ?
Jessia ne regardait plus Maxie pour lui parler. Elle hocha seulement la tête, et attendit. Alors Maxie recula doucement et s'assit sur son lit.
— Viens, je te laisse les toucher, appela-t-elle.
— Non !
— Non !
Elle se releva en tonnant violemment :
— Jessia, c'est un putain de chien !
— Arrête ! se défendit son amie, sur le même ton. C'est pas un putain de chien, dis plus jamais ça ! C'est mon meilleur ami !
— Arrête ! se défendit son amie, sur le même ton. C'est pas un putain de chien, dis plus jamais ça ! C'est mon meilleur ami !
Cette réponse systématique mettait la blonde hors d'elle, mais il ne fallait visiblement pas contredire Jessia à ce sujet. Elle décida donc d'adopter une stratégie encore différente, et l'attrapa par les épaules.
— Maxie, non ! implora la jeune fille, paniquée.
Doucement parce qu'elle jouait aussi pour son propre plaisir, elle s'approcha de Jessia en améliorant sa prise sur elle, et puis elle caressa son nez avec le sien.
— Maxie, s'il te plaît ! suppliait Jessia. J'ai dit non !
— Ta parole contre la mienne ! argumenta Maxie, avant de l'embrasser.
— Ta parole contre la mienne ! argumenta Maxie, avant de l'embrasser.
Jessia était trop curieuse pour ne pas se laisser faire, et on sentait à ses tremblements qu'elle était surexcitée. Maxie était fière de l'avoir mise dans cet état, mais elle n'avait pas prévu la suite. Alors qu'elles se tenaient mutuellement en s'embrassant, Jessia se mit soudain à gémir et elle repoussa son amie :
— Maxie, je veux pas !
— Allez ! soupira la seconde. Tu en meurs d'envie !
— Oui, mais je peux pas faire ça à Rano Kau.
— Ça lui plairait ! insista Maxie.
— Allez ! soupira la seconde. Tu en meurs d'envie !
— Oui, mais je peux pas faire ça à Rano Kau.
— Ça lui plairait ! insista Maxie.
Elle recommença d'embrasser Jessia sur la bouche, et la serra par la taille. Jessia posa les mains à plat sur le ventre de Maxie, pour la repousser, et celle-ci lui prit les poignets pour les déplacer. Elle amena les mains de Jessia juste au-dessus de ses seins, et croisa le regard affaibli de sa victime.
Jessia était en train de céder. Elle le confirma en glissant ses mains sur les seins de Maxie, afin de les caresser délicatement.
Elles avancèrent doucement jusqu'au lit de Maxie, et celle-ci s'y allongea en entraînant Jessia avec elle. Celle-ci se retrouva avec les mamelons de sa partenaire devant la bouche, et les caressa du bout des lèvres, faisant soupirer Maxie. Celle-ci rompit le silence en murmurant :
Jessia était en train de céder. Elle le confirma en glissant ses mains sur les seins de Maxie, afin de les caresser délicatement.
Elles avancèrent doucement jusqu'au lit de Maxie, et celle-ci s'y allongea en entraînant Jessia avec elle. Celle-ci se retrouva avec les mamelons de sa partenaire devant la bouche, et les caressa du bout des lèvres, faisant soupirer Maxie. Celle-ci rompit le silence en murmurant :
— Tu fais ça très bien, Jessia. Tu veux que j'essaie ?
— Non, fit Jessia en ralentissant soudain.
— T'arrête pas ! implora Maxie, paniquée.
— Non, fit Jessia en ralentissant soudain.
— T'arrête pas ! implora Maxie, paniquée.
Mais c'était trop tard. Jessia s'était arrêtée, et elle regardait les seins de Maxie en hésitant. Après un petit moment, elle frissonna et se releva en s'excusant :
— Je suis désolée Maxie, je devais pas faire ça.
Maxie se releva et commença :
— T'inquiète pas...
— Arrête, Maxie, je t'en supplie ! Je veux pas de ça !
— Arrête, Maxie, je t'en supplie ! Je veux pas de ça !
La blonde changea soudain d'expression. Elle ne dit rien pendant plusieurs secondes, puis lâcha :
— T'es vraiment chiante, Jessia !
La jeune fille n'osa pas répondre, intimidée. Elle recula un petit peu et regarda Maxie se baisser rageusement, envoyant culotte et jupe directement sur le sol. Elle bondit ensuite dans son lit et s'enroula dans sa couverture, face au mur. Dès lors, Jessia n'enregistra plus qu'un long silence.
Elle se déshabilla à son tour, lentement, et se coucha. Elle ajouta seulement :
Elle se déshabilla à son tour, lentement, et se coucha. Elle ajouta seulement :
— Je suis désolée, Maxie...
L'appel devait encore venir, et le surveillant remarqua qu'il y avait eu du grabuge entre les filles.
Jessia lui fit signe que tout irait bien, mais quelques minutes après le départ du contrôleur, elle entendit Maxie renifler bruyamment. Et encore plus tard, elle l'entendit sangloter. Elle continua à pleurer presque toute la nuit.
Jessia lui fit signe que tout irait bien, mais quelques minutes après le départ du contrôleur, elle entendit Maxie renifler bruyamment. Et encore plus tard, elle l'entendit sangloter. Elle continua à pleurer presque toute la nuit.
Samedi matin était le jour de la bonne humeur, parce que tout le monde rentrait à la maison. Mais dans la chambre de Jessia et Maxie, il n'y avait qu'un silence gêné, de la rancœur et de la tristesse.
Maxie fit son sac rapidement, et emporta sa valise la première. Jessia ne la revit pas au petit-déjeuner, et pas dans la cour non plus. Comme il y avait toujours quelqu'un pour passer prendre Maxie en voiture, elle n'espéra pas la revoir ce jour-là. Elle voulait seulement que la tension retombe d'ici la fin du week-end.
La jeune fille alla chercher Rano Kau dans la remise. Le chien y dormait sagement, et il leva la tête en l'entendant arriver. Quand elle s'approcha et se mit à genoux près de lui, il l'inspecta quelques instants, la renifla, et à sa grande surprise, grogna. Jessia s'immobilisa totalement pendant qu'il recommençait de la renifler, mais il ne fit plus aucun bruit.
Il la suivit tranquillement jusqu'à l'autobus qui déposait les pensionnaires près de chez elles, et se coucha sous son siège quand elle en eut trouvé un.
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Commentaires ()
Le troisième chapitre arrive. C'est le dernier, mais j'ai d'autres trucs sur le feu! =)
Les 3 personnages principaux sont très attachants, Jessia la taiseuse qui aime passionnément son chien Rano Kau qui le lui rend bien et Maxie qu'on découvre peu à peu, elle qu'on perçoit au début comme une fille forte n'ayant pas peur de grand chose, laisse apparaître des fêlures et on la découvre bien plus sensible qu'on aurait cru.
Vivement le prochain épisode de cette histoire passionnante