Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Voluptés sylvestres — Chapitre 1 · Rencontre fortuite
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Voluptés sylvestres
Chapitre 1 · Rencontre fortuite
Le vent bruissait dans la forêt agitant de ses secousses la canopée et faisant se dandiner les arbres.
Vivian avait décidé de relever la tête de ses romans d'aventures et d'aller se promener en forêt. Enfin, pas exactement. Il avait une idée derrière la tête – idée sans laquelle il n'aurait jamais interrompu la lecture d'un énième Stephen King qui lui était si cher !
Il alla préparer ses affaires pour son excursion. Une fois prêtes, il enfila ses chaussures de running avec lesquelles il avait l'habitude de courir – ce qui lui avait sculpté un corps sec et athlétique, n'en déplaise à son voisin qui avait l'habitude de le regarder sortir avec un petit rictus à peine dissimulé. Il prit alors le chemin de la forêt qui se trouvait à quelques pâtés de maison de là.
Arrivé à la lisière du bois, il entreprit de s'enfoncer sur le chemin de randonnée. Il prit le temps de regarder tout autour de lui, essayant de s'assurer que personne ne viendrait. Il voulait être seul. Cette petite idée qu'il avait en tête requérait de n'être vu de personne.
Il continuait son avancée en regardant à intervalles de temps réguliers derrière lui si personne ne pointait le bout de son nez, puis il eut une idée ! Pour ne pas être vu, la meilleure façon est de ne pas suivre les sentiers battus. Alors il tourna à droite, quitta le chemin de randonnée et s'aventura à la recherche d'un coin idéal pour mettre à exécution sa petite idée : tenter le naturisme. Il devait faire environ vingt-deux degrés au soleil et à peine moins sous couvert arborescent. La température semblait optimale !
Les oiseaux exprimaient leur joie en chantant et le vent continuait de souffler dans les feuilles. Ces deux mélodies cumulées enivraient l'esprit de Vivian qui ne désirait que faire tomber ses vêtements. N'y tenant plus et trouvant un tapis végétal non loin du sentier, il posa son sac, se déchaussa et enleva son t-shirt. Il scruta une ultime fois les alentours pour vérifier que personne n'était là et une fois qu'il s'en était assuré, retira son short et ses chaussettes.
Il n'était plus vêtu que de son caleçon rouge, seul au milieu des bois. Un peu hésitant, il resta quelques minutes à déambuler ainsi. Mais il est décidément encore trop vêtu alors il retira lentement son caleçon pour savourer cet instant. Une fois cet ultime vêtement retiré, quel ne fut pas son plaisir lorsqu'il sentit la chaleur du soleil et la caresse de la brise parcourir son corps ! Il profita longuement de ces sensations, fermant les yeux pour les imprimer dans sa mémoire. Le plus agréable fut les rayons lumineux sur ses fesses galbées ainsi que l'air qui effleurait son sexe imberbe avec une telle délicatesse que monta en lui un désir timide. Son sexe – qui se balançait légèrement selon les caprices de la brise – prit peu à peu du volume. Vivian rouvrit les yeux et remarqua cette douce érection. La situation le fit sourire et se mit un peu en marche, pensant que son attribut viril finirait par recouvrer un état sommeillant.
Que nenni ! Dix minutes plus tard et quelques mètres plus au cœur de la forêt encore, Vivian n'avait rien perdu de cette timide rection pénienne. Bien au contraire, il était désormais au garde à vous. Que faire ? L'idée de s'offrir un plaisir solitaire vint assez naturellement à son esprit et n'en partait pas ! Alors il dirigea sa main vers sa verge et commença de lents mouvements d'avant en arrière du bout des doigts. Être nu en forêt avec le sexe dressé l'excitait follement. Quelques pas lui suffirent pour trouver un tapis de mousse très doux sur lequel il s'allongea pour profiter pleinement de l'instant. Il ferma ses paupières et pensa à Sam. Qu'elle était belle Sam avec ses cheveux bruns au carré et sa frange impeccablement horizontale, sa jolie poitrine et ses fesses sublimes. Il en était fou amoureux depuis deux ans déjà, mais elle s'était toujours refusée à lui ; lui n'avait en revanche jamais cessé de se toucher en imaginant son sexe dur entrer, sortir puis entrer encore entre les jambes généreuses de cette nymphe.
Trop épris par son onanisme, Vivian n'entendit pas qu'au loin, des voix riaient. Ces voix provenaient du sentier et se faisaient de plus en plus fort. Il semblait y en avoir deux. Une plutôt aiguë et une autre douce et grave. Elles étaient maintenant si proches que l'on pouvait, en tendant l'oreille, entendre des bribes de conversation : ''regarde Charlie, quelqu'un a laissé ses affaires là-bas. Ça te dit qu'on aille voir un peu ? J'ai envie de faire ma fouineuse aujourd'hui''.
Vivian n'avait rien cessé, imaginant les lèvres de la belle Sam à la place de sa main. Le plaisir montait de plus en plus et pour faire durer davantage ce moment, il ralentit le mouvement et rouvrit les yeux. Il retrouva l'acuité de ses sens et notamment celle de son ouïe. Soudain, il entendit une voix féminine. Il se redressa, s'assit et regarda en direction du son, tentant de cacher de ses mains sa hampe raide. Il vit une jeune femme brune entrer dans le sous-bois et quittait le chemin. Il voulut regagner ses vêtements, mais constata qu'elle se dirigeait droit vers eux. Cette situation qui habituellement l'aurait paralysé d'effroi ne fit que renforcer son excitation – bien malgré lui – et son membre gagna en vigueur et atteignit le maximum de son potentiel. Il ne savait que faire. Courir et risquer d'être repéré immédiatement ou se cacher derrière un arbre en espérant qu'elle s'en irait ? Il prit la deuxième option et se mit dos à un grand chêne qui trônait là.
Entre temps, la demoiselle avait entraîné son ami Charlie. Tous deux étaient à hauteur des affaires de Vivian maintenant.
— Tu as vu ça Camille ? dit Charlie, le sourire aux lèvres, désignant du doigt le caleçon et le short de Vivian au sol.
— Oh ! Un homme nu doit se balader dans le coin... Et je compte bien lui tomber dessus ! répondit-elle avec un regard malicieux.
Vivian qui avait tout entendu s'était immobilisé et tâchait de faire le moins de bruit possible pour ne pas attirer cette Camille dont les intentions lui étaient bien inconnues, mais ne lui disaient rien qui vaille.
Camille, bien déterminée à voir qui se dandinait dans cette forêt si légèrement vêtu, commença à inspecter les environs. Elle fit le tour de chaque arbre environnant et demanda à Charlie de faire de même. Celui-ci s'exécuta sans chigner, car il faisait généralement tout ce que sa dulcinée lui demandait. En quelques secondes, Charlie repéra Vivian derrière son arbre. Il n'en dit rien à Camille qui continuait de chercher dans son coin, car il était fasciné par la vision qui se trouvait en face de lui. Vivian et son corps bien sculpté, avait perdu un peu de sa tumescence phallique bien que sa verge restait pourtant mollement gonflée et il n'en fallut guère plus pour exciter Charlie. Ce dernier a toujours eu une attirance pour les hommes même s'il ne l'avait jamais assumée et se l'était toujours cachée à lui-même. Devant tel spectacle, il resta figé par un somptueux désir charnel s'immisçant en lui.
Vivian de son côté angoissait de façon croissante, les sachant à ce point proches de lui. Il sentit comme un regard posé sur lui, mais préféra se dire que ce n'était que le fruit de son imagination ajouté à cette angoisse naissante. Mais il ne put s'empêcher de faire un tour d'horizon. Il tourna lentement la tête et soudainement vit Charlie. Il sursauta et tenta d'étouffer un cri de surprise sans succès. Il n'en fallut pas plus à Camille pour se retourner et remarquer que Charlie était en train de caresser son entrejambe. Elle suivit le regard de son amant et courut à grandes enjambées pour voir ce qui se cachait derrière cet arbre qui semblait faire de l'effet à Charlie. Entre temps, Vivian avait couvert son sexe de ses mains pour le dissimuler à leur vue. Une fois à hauteur de l'arbre Camille demanda :
— Salut... On aime être nu en forêt alors ?
— Euh... C'est que... Je pensais être seul, bégaya Vivian en guise de réponse.
— Eh bien non, nous sommes là ! Pourquoi tu nous caches tes parties ? Tu as honte, c'est ça ?
— Non, c'est pas ça, mais... Je peux rejoindre mes affaires et les enfiler ?
— Mais vas-y ! Nous te regardons, enchaîna Camille sur un ton ô combien jovial.
— Pouvez-vous détourner le regard ? tenta Vivian pensant bien qu'elle ne le laisserait pas s'en tirer à si bon compte.
Charlie regardait avec envie Vivian, mais ne disait rien, préférant laisser Camille gérer seule la situation. Camille de son côté s'avança d'un pas vers Vivian. Elle était maintenant à une cinquantaine de centimètres de lui.
— S'il te plaît – Camille, c'est ça ? – laisse-moi partir, demanda Vivian en laissant tomber ses épaules.
Pour seule réponse, Camille avança sa main droite vers celles de Vivian qui enveloppaient toujours ses attributs. Ce dernier eut un mouvement de recul, mais le chêne dans son dos l'empêcha de fuir. Camille fut plus rapide et, posant sa main sur les siennes, lui dit :
— On peut jouer ensemble si tu en as envie...
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