Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La deuxième vie de Linda — Chapitre 11
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
La deuxième vie de Linda
Chapitre 11
Aujourd'hui, c'est moi qui conduis. Hier, après être rentrés nous avons pris une douche ensemble et avons fait l'amour. Nous avons dîné puis avons à nouveau fait l'amour dans le lit d'Éric. Je me suis réveillée ce matin avec le désir de poursuivre mon aventure avec lui. J'espère juste que je parviendrai à ce que cela ne dépasse pas le cadre d'une histoire de vacances.
Pour l'heure, je nous emmène vers Tourves. Je voulais me baigner dans un nouvel endroit et Éric m'a proposé de le faire en rivière. J'ai trouvé l'idée séduisante. Nous nous sommes mis d'accord pour pique-niquer là-bas. Nous avons tout préparé ensemble, j'ai trouvé ça mignon. J'ai gardé mes vêtements d'hier auxquels j'ai ajouté mon nouveau maillot de bain à la place de sous-vêtements et mes chaussettes car nous risquons de marcher un peu plus.
Après plus d'une heure de route, pendant laquelle Éric a gardé sa main sur ma cuisse, nous arrivons enfin. Il ne m'a pas forcément caressé mais il avait besoin de me toucher. Nous avons pu parler de pleins de sujets, ce qui m'a permis de confirmer que nous sommes sur la même longueur d'onde sur pas mal de choses.
Potentiellement, il n'y aurait pas que la passion qui nous rapprocherait. Le sexe, c'est bien mais ça ne fait pas tout dans la vie d'un couple. Il faut pouvoir rire, parler, pleurer, être triste ou heureux ensemble. Il faut savoir comment se réconcilier avec une prise de bec, sans passer forcément par l'oreiller. De fait, cela me désole un peu plus de devoir le quitter à la fin des vacances.
— On arrive... Tu prendras bientôt à droite, me dit Éric, me sortant de mes pensées.
Je tourne donc à droite. Puis je circule dans des rues pavillonnaires. J'emprunte enfin une route très étroite, c'est presque un chemin.
— C'est là ? demande-je en voyant un parking.
— Tu peux quand l'autre est plein. Continue.
— Tu peux quand l'autre est plein. Continue.
Je m'avance dans une route étroite et en mauvais état, serrant mes mains avec anxiété sur le volant. Environ cinq cents mètres plus loin, je vois enfin le parking de notre destination. Je m'y gare au fond, le long d'une haie espérant que de l'ombre gardera la voiture au frais. Éric m'embrasse pour me féliciter ou parce qu'il en a envie. Peu importe, j'ai besoin d'un baiser.
Après quelques instants, nous sortons de la voiture et prenons nos affaires ainsi que le pique-nique. Éric me prend la main pour m'emmener vers la rivière. Nous faisons une centaine de mètres puis arrivons devant un pont en pierre, un pont romain d'après Éric.
Après quelques instants, nous sortons de la voiture et prenons nos affaires ainsi que le pique-nique. Éric me prend la main pour m'emmener vers la rivière. Nous faisons une centaine de mètres puis arrivons devant un pont en pierre, un pont romain d'après Éric.
— On peut passer le pont et s'arrêter à côté pour pique-niquer. On peut continuer sur 200m et grimper vers le sommet que tu vois sur la droite. Ou aller un peu plus loin pour nous trouver un coin tranquille.
L'endroit autour du pont est très joli mais je crains le passage incessant de randonneurs. La grimpette ne me fait pas peur en elle-même mais je devine là-haut un autre édifice religieux. Je préfère un endroit tranquille, isolé, naturel. Éric sourit en coin, mais je n'ai pas d'idée coquine en tête. Mon amant me guide sur moins de 300m puis il descend vers la rivière.
— Besoin d'aide ?
— Non, ça ira... Hiii ! crie-je en glissant légèrement.
— Non, ça ira... Hiii ! crie-je en glissant légèrement.
Finalement, je tends la main pour prendre celle d'Éric. Je découvre une petite rivière très bucolique. L'eau coule doucement entre des rochers et des galets. Il y a quelques bassins peu profonds ici et là. Un bout de berge vaguement plat nous permet de nous installer pour manger. Je passe ensuite deux heures magnifiques avec Éric. Nous rions, nous chahutons et nous embrassons. Nous profitons du soleil pour une petite sieste d'une demi-heure où je somnole sur lui. Il me caresse la tête, j'en fais de même sur son bras.
Nous nous mettons en maillot pour nous baigner dans cette rivière à l'eau claire mais fraiche. J'ai du mal à y entrer, Éric se moque gentiment de moi. Il devient même un garnement en m'aspergeant d'eau. Je crie comme une adolescente, je me défends néanmoins en l'arrosant comme je peux. Nous nous trempons ensuite dans une mare, ce qui nous permet de nous rapprocher, de nous bécoter tendrement. Il n'y a que le bruit du ruisseau, des oiseaux et d'autres personnes, sûrement du côté du pont. Il n'y a que vingt centimètres d'eau, ce qui ne nous permet pas de faire plus que trempette ou de nous allonger dans l'eau. Cela permet néanmoins de plaisantes discussions tout en restant au frais.
Je discute avec Éric qui est en train de me proposer une sortie pour le lendemain quand je le vois froncer des sourcils en direction de mes fesses. Je suis allongée sur le ventre dans l'eau et mon popotin émerge un peu. Le voyant se focaliser dessus, je me rends compte que je sens un truc froid et humide. Regardant par-dessus mon épaule, je découvre qu'une petite grenouille à décider de faire de mon arrière-train son perchoir. J'aurais sûrement crié de peur en la voyant mais je la trouve trop mignonne. Je gigote doucement pour la faire partir mais elle reste bien installée.
— Allez, zouh..., fait Éric en bougeant ma fesse.
La grenouille saute dans l'eau et s'éloigne enfin. En revanche la main de mon amant reste sur ma fesse et se met à la caresser.
— Dis donc, tu en profites un peu, là, fais-je remarquer à Éric.
— En effet, avoue-t-il avec un grand sourire. Tu veux que j'arrête ?
— Je n'ai pas dit ça, bien au contraire, susurre-je.
— En effet, avoue-t-il avec un grand sourire. Tu veux que j'arrête ?
— Je n'ai pas dit ça, bien au contraire, susurre-je.
Le message est bien reçu par Éric qui glisse instantanément ses doigts sous ma culotte de maillot. Je me rapproche de lui pour l'embrasser et pour masser la bosse qui commence à se former dans son short de bain. Comme sa main se fait plus insistante, je décide de rendre la mienne plus aventureuse. Je délaisse sa bosse pour aller me faufiler le long de sa cuisse et m'introduire dans son maillot de bain. Je déniche son sexe déjà assez dur. Je le caresse et le masse, lui faisant gagner la rigidité qui lui manquait. De son côté, Éric avance ses doigts le long de mon sillon, sans s'attarder sur la porte de derrière. Et c'est tant mieux.
J'ai toujours détesté ne serait-ce qu'une simple caresse de ce côté de mon anatomie. Et contrairement à la fellation où un verre peut m'aider à avaler le sperme de mon compagnon. Rien ne me fera jamais essayer la sodomie.
Son majeur atteint mes lèvres, il commence quelques va-et-vient savoureux qui me font soupirer d'aise. Éric n'est pas en reste niveau gémissements. Nous nous chauffons ainsi quelques instants, mais la fraicheur du cours d'eau calme nos ardeurs. Nous migrons alors vers la berge. Cela a l'avantage de nous mettre au sec et, surtout, de mieux nous dissimuler.
En plein milieu du Caramy, nous étions trop à découvert. Il y a eu du passage sur le chemin par lequel nous sommes arrivés et sur celui de la rive d'en face. Il y a aussi du monde dans la rivière du côté du pont. S'ils leur prenaient l'envie de remonter le cours d'eau, ils nous verraient bien avant qu'on ne les entende. Là avec la végétation tout autour de nous, il y a un minimum de protection visuelle. Ce n'est pas parfait mais cela ne fait que m'émoustiller davantage.
Éric commence à bien me connaître car il n'hésite pas à baisser ma culotte puis à remonter mon haut de maillot au-dessus de ma poitrine. Moi, je dénoue le cordon de son maillot puis ouvre celui-ci afin d'en extraire sa verge. Nous nous caressons et nous embrassons ainsi pendant un bon moment. Nous restons aux aguets afin de retrouver une apparence normale si quelqu'un arrive. Nous nous faisons peur à plusieurs reprises, essentiellement à cause de randonneurs qui retournent au parking. Cela nous excite un peu plus, nous sommes tous deux sur des charbons ardents.
Je décide d'aller sucer Éric afin de lui montrer que j'aimerais recommencer ce que nous avons fait hier sur la moto. Je prends son sexe en bouche et entame ma pipe avec appétit.
— Mmmmh, oooh, ouiii, soupire Éric.
Je souris de l'effet que je produis sur lui. Je monte et descends lentement sur sa verge tendue, je m'aide d'une main pour le branler, l'autre est chargée de malaxer ses testicules. Malgré ses gémissements, qu'il essaye de maîtriser, Éric se déplace sur le côté pour atteindre à nouveau mon sexe. Il me tire même à lui pour un 69 mais je préfère que l'un de nous reste en alerte.
— Continue de surveiller...
— Laisse-moi te masturber, quand même, me propose Éric.
— Laisse-moi te masturber, quand même, me propose Éric.
L'idée me convient, je pivote un peu et me mets sur le côté. Je dois virer mon bas de maillot afin de pouvoir relever ma jambe gauche. Cela lui permet d'admirer mon sexe et de l'atteindre facilement. Il a aussi une vue plus dégagée sur ma poitrine que je libère complètement de son haut. Me voilà donc entièrement nue à la merci d'un spectateur quelconque.
Ça me chauffe plus encore, je retourne sucer Éric dont les doigts s'agitent déjà sur mon sexe et mon clitoris. Je le pompe langoureusement et lentement. Je prends tout mon temps, afin de faire durer son plaisir. Intérieurement je prie pour qu'une personne nous observe.
Ça me chauffe plus encore, je retourne sucer Éric dont les doigts s'agitent déjà sur mon sexe et mon clitoris. Je le pompe langoureusement et lentement. Je prends tout mon temps, afin de faire durer son plaisir. Intérieurement je prie pour qu'une personne nous observe.
— Regardez-moi, admirez-moi. Enviez-moi ou enviez Éric...
Ce dernier me regarde avec des yeux brillants de complicité et de désir. Il y a aussi un petit plus qui m'intrigue. J'ai la réponse après quelques minutes de fellation.
— Dis, tu as déjà fait tes excursions en pleine nature et en plein jour ?
Je stoppe ma pipe immédiatement, tant la surprise est grande. Sa question sous-entend clairement un souhait ou une proposition : que je me balade toute nue ici. Je n'ai jamais fait ce genre de chose. En pleine journée, cela me paraissait trop risqué, il n'y avait eu qu'une exception : Olivier et son coach. Et encore, j'étais très loin d'être nue. Mais depuis que je suis avec Éric, mes limites semblent être repoussées à chaque seconde. Néanmoins, je ne me vois pas faire une randonnée dans le coin, sans un vêtement sur moi.
— Tu crois vraiment que je pourrais faire la grimpette jusque là-haut à poil ?
— Non, surtout qu'il n'y a rien pour te cacher. En revanche, retourner au parking...
— Non, surtout qu'il n'y a rien pour te cacher. En revanche, retourner au parking...
Ce n'est qu'à trois cents mètres, un peu plus peut-être. Il y a de la végétation pour me cacher. Et Éric sera avec moi. Mon sexe se contracte d'excitation autour des doigts de mon amant. Celui-ci sourit car il a senti ma réaction. J'en rougis de honte et de coquinerie.
— Tu veux le tenter ? me demande Éric.
— Euh, oui.
— Euh, oui.
Éric se redresse pour m'embrasser passionnément. Il remballe ensuite son attirail avant de commencer à tout ranger. On dirait qu'il a peur que je change d'avis. Il n'y pas de risque, j'ai déjà des frissons de plaisir rien qu'à l'idée de me lancer avec lui.
— Euh, c'est possible que tu sois nue de chez nue ? De faire comme lors de ta première fois au château ? me demande Éric tout penaud.
J'étais en train de mettre mes chaussures quand il m'a arrêté. J'hésite car les derniers mètres vers le parking risquent d'être douloureux pour ma voûte plantaire. Après, il faudra peut-être me rhabiller en arrivant là-bas, il y aura sûrement des voitures et des gens...
— D'accord, comme au château, dis-je en tendant mes chaussures à Éric.
Mon amant est ravi comme un ado à qui on offre un scooter. Il range mes affaires dans un sac puis il m'embrasse tendrement avant de me dire :
— Allez, on se retrouve sur le parking...
Et il s'en va, me laissant seule et nue en pleine nature. Je suis sous le choc de son abandon soudain. Je suis incapable de réagir rapidement, lui permettant de s'éloigner vers le parking.
— Éric ! crie-je en chuchotant.
Je crains d'attirer l'attention d'une autre personne que lui. Je réitère mon appel plusieurs fois sans succès. Je dois même me taire car des voix se font entendre sur le chemin. Je me planque dans la végétation, attendant qu'ils passent.
— Il est parti ? demande une voix de femme.
— Oui, on a eu chaud, répond un homme. D'où a-t-il pu sortir ?
— Oui, on a eu chaud, répond un homme. D'où a-t-il pu sortir ?
J'espère qu'il ne va pas se mettre à fouiller. Sinon, je serai dans le pétrin.
— On s'en fout. Et on ne faisait que s'embrasser, dit finalement l'homme.
La femme pouffe comme s'il y avait autre chose. Je suis toujours transie de peur mais aussi très intriguée. De plus l'excitation de mes ébats avec Éric n'est pas vraiment retombée. Je remonte lentement vers le chemin, prenant garde à ne faire aucun bruit ni être vue. À deux mètres du sentier, j'entends clairement un baiser torride échangé par le couple. Je tends le cou, ils sont sur ma droite à cinq ou six mètres.
C'est un couple d'une bonne soixantaine d'années, voire soixante-dix. L'homme n'a plus un poil sur le caillou mais une moustache hirsute. Il est bedonnant et assez massif. La femme est petite, a les cheveux bien gris et des formes qui s'affaissent. Je constate néanmoins que cela ne les empêche pas de s'embrasser et se caresser avec passion. L'homme masse même fermement un sein de sa femme. Ils paraissent toujours aussi attirés l'un par l'autre malgré les années.
C'est un couple d'une bonne soixantaine d'années, voire soixante-dix. L'homme n'a plus un poil sur le caillou mais une moustache hirsute. Il est bedonnant et assez massif. La femme est petite, a les cheveux bien gris et des formes qui s'affaissent. Je constate néanmoins que cela ne les empêche pas de s'embrasser et se caresser avec passion. L'homme masse même fermement un sein de sa femme. Ils paraissent toujours aussi attirés l'un par l'autre malgré les années.
— J'aimerais être toujours comme ça avec Éric, quand on aura leur âge, me fais-je la réflexion.
Mais je me gronde vite d'avoir de telles idées. Cet avenir avec Éric n'est pas pour moi.
Le couple s'enflamme me bloquant surtout le chemin vers le parking. Ils sont dans leur truc et ne feraient pas trop attention à moi si je passais à côté. Mais pas au point d'ignorer ma nudité. Je pourrais sans doute descendre le ruisseau. Mais je serais trop à découvert à mon goût et je tomberais sûrement sur des gens du côté du pont.
Le couple s'enflamme me bloquant surtout le chemin vers le parking. Ils sont dans leur truc et ne feraient pas trop attention à moi si je passais à côté. Mais pas au point d'ignorer ma nudité. Je pourrais sans doute descendre le ruisseau. Mais je serais trop à découvert à mon goût et je tomberais sûrement sur des gens du côté du pont.
Il me serait sans doute possible d'avancer sur la berge au milieu des buissons et arbustes mais je crains de finir écorchée de partout. En plus ça risque de me prendre du temps. Le mieux est d'avancer sur le chemin et de rester attentive à tous les bruits pour me laisser le temps de me cacher. Le couple, lui, ne se cache pas. Il n'en a pas besoin. Encore que monsieur a les mains bien plus baladeuses qu'au début. L'une est plongée dans le bermuda de sa femme et lui malaxe les fesses. Je ne vois pas trop mais j'ai bien l'impression que madame masse l'entrejambe de son mari.
Cela m'émoustille clairement, me rappelant ce que j'avais vécu au château. Aujourd'hui encore, ma nudité est forcée et je dois me rendre à un endroit précis tout en évitant de me faire surprendre. Je comprends que c'est ce qu'Éric avait en tête quand il m'a proposé de faire comme au château. Je lui en veux un peu de m'avoir mise dans cette situation. A moi aussi qui n'a pas été très attentive. Néanmoins, je dois m'avouer que revivre ces sensations fortes n'a rien de complètement déplaisant.
— Allez, continuons notre chemin. Nous sommes trop près du pont pour ce genre de chose, déclare la femme.
L'homme acquiesce, visiblement déçu de devoir arrêter. Ils reprennent leur chemin et passent à ma hauteur. Je me fais toute petite derrière un arbuste, m'accroupissant dans l'ombre de celui-ci. Dans cette position mon sexe s'ouvre de lui-même, je le sens très ému par mes caresses avec Éric et par celles du couple. Je touche mon clitoris du bout du doigt. Un éclair me parcourt l'échine dans la seconde qui suit. Je ne retiens un gémissement que par miracle alors que le couple est tout près. Je ne peux pourtant m'empêcher de le stimuler surtout quand je constate que l'homme a toujours sa main dans le bermuda de sa femme. L'idée qu'ils s'éloignent pour quelque moment intime en pleine nature m'émoustille davantage. Quand ils disparaissent de ma vue, il me faut encore quelques secondes pour stopper mon début de masturbation.
Je sors des fourrés et tends l'oreille dans toutes les directions. Il n'y a pas de bruit à l'horizon. Je commence alors à avancer prudemment sur le chemin. J'ai fait une trentaine de mètres quand je perçois des foulées légères arrivant en face. J'ai juste le temps de plonger à couvert avant qu'une joggeuse et son chien ne débouchent soudainement. Je la regarde passer et devine qu'elle est une coureuse de haut niveau. Sa foulée est souple, ample, efficace. Son corps est musclé mais très mince, maigre diraient certains. Je suppose qu'elle est sur du marathon ou du 10 000m, peut-être du trail. Le chien ralentit devant moi, flairant probablement mon odeur intime. Sa queue s'agite frénétiquement alors qu'il lève la truffe pour en découvrir l'origine. Cachée derrière mon arbre, je suis paralysée de peur.
En même temps, être découverte par une femme serait la moins gênante des situations. D'autant que cette jeune femme est assez jolie. Je me demande comment elle réagirait en me voyant nue. Si elle aime les femmes, elle sera sûrement intéressée. Malheureusement ou heureusement, elle ne ralentit pas et finit par appeler son chien qui la rejoint en quelques secondes. J'ai eu chaud, une nouvelle fois. Je souris à l'imaginer tomber sur le vieux avec les mains occupées. Ce serait une drôle de scène à voir mais je n'en aurais pas le loisir. Je reprends ma route, me retournant une dernière fois pour voir la femme. Mais elle est déjà trop loin.
J'avance un peu plus aux aguets qu'avant. Mais rien ne vient perturber mon périple. Une vingtaine de mètres après une épingle à gauche, je dois m'arrêter à nouveau. J'arrive en limite de couvert, non par rapport à la rivière mais par rapport à la colline. Sur ma gauche la végétation va fortement se raréfier, m'exposant à la vue de potentiels randonneurs qui seraient sur le sentier escarpé et caillouteux menant au sommet. Après quarante ou cinquante mètres, un bosquet me cachera à nouveau.
Du côté de la rivière, je n'entends plus aucune voix. Les baigneurs sont-ils partis ? J'espère, cela me soulagerait. En revanche, il y a du monde sur le sentier, encore assez proche de la petite chapelle. On dirait deux jeunes hommes, il me semble. Je me demande ce qu'ils font là au lieu d'être à l'université ou au boulot.
— Ils sont loin...
Probablement qu'ils ne pourraient distinguer clairement que je suis nue s'ils me voyaient de tout là-haut. Si je passe rapidement cette partie dégagée, passant d'ombre en ombre le plus naturellement possible, ils pourraient ne pas faire attention à moi. Mais si je cours ou que je me déplace bizarrement, cela éveillera leurs soupçons.
Ils descendent lentement mais il faudrait que je me décide vite avant qu'ils ne soient assez proches pour me distinguer sans ambiguïté. Je pourrais me cacher et les laisser passer. Mais cela va prendre du temps et ils pourraient bien me voir quand même en passant près de moi. Et plus je reste là, plus le risque grandit d'être découverte. Ce risque me procure un intense frisson de peur et de plaisir. Tant pis, je m'élance...
Je marche aussi naturellement que possible, leur jetant quelques coups d'œil de temps en temps. Ils avancent plutôt en scrutant le sol autour d'eux. Ils s'accroupissent même une fois et semblent prendre des notes ou mesurer quelque chose. J'en profite pour accélérer le pas. Il ne reste qu'une quinzaine de mètres. C'est quand le plus petit se redresse que je perçois qu'il fixe le chemin là où je suis. Je sens que sa curiosité est piquée par ma silhouette. Se demande-t-il s'il rêve ou si je suis réelle ? Aime-t-il ce qu'il croit voir ? J'en tremble de plaisir. Mes seins pointent, mon sexe déjà humide se contracte d'envie. J'aurais presque envie de ralentir le pas pour sentir encore et encore cette sensation d'être observée.
Je vois que le petit finit par tendre la main vers moi en secouant son acolyte. L'autre se relève et semble observer attentivement dans ma direction. Je ne suis pas certaine mais il me semble faire non de la tête. Je garde mon allure pour paraître aussi naturelle que possible. Alors qu'en fait mes jambes me portent à peine. Je suis hors d'haleine et mon cœur a des palpitations.
Lorsque je passe derrière des fourrés plus épais, je pense souffler un bon coup. Mais j'entends des pierres glisser les unes sur les autres. Je regarde à travers un arbuste et découvre avec horreur que les deux hommes dévalent rapidement le sentier.
Ce fut la seule fois où j'eus vraiment peur qu'il m'arrive quelque chose. Je savais que je pouvais crier et appeler au secours. Éric serait venu en quelques instants mais pas avant qu'on me touche ou pire encore.
Je précipite mes pas vers le parking mais avec mes pieds nus sur le sol plein de racines et de cailloux, je ne peux aller vite. Contrairement à eux qui courent dans le sentier au risque de se rompre le cou. Je tends l'oreille pour savoir s'ils sont près, j'ai encore de la marge. Mais je ne dois pas traîner.
— Merde...
Je peste contre le sort car j'entends des pas venir du parking. Un peu paniquée, je cherche comment m'en sortir. Il ne semble y avoir personne du côté du pont de pierre donc je tente ma chance par-là. J'avance avec circonspection mais je me rassure en voyant qu'il n'y a personne. Seulement, je ne suis guère cachée et les deux hommes ou les personnes venant du parking pourraient venir dans ma direction. Ces dernières sont bien plus près que les deux autres et vont déboucher dans un instant.
Je ne vois pas trop quoi faire sinon aller sous l'arche du pont pour me cacher. Je descends la berge et passe sous le pont romain. J'attends alors le cœur battant la chamade que tout ce petit monde s'en aille. Quelques instants après, j'entends des voix sans vraiment comprendre ce qui se dit. Puis des pas viennent dans ma direction et s'arrêtent au-dessus de moi.
Je ne vois pas trop quoi faire sinon aller sous l'arche du pont pour me cacher. Je descends la berge et passe sous le pont romain. J'attends alors le cœur battant la chamade que tout ce petit monde s'en aille. Quelques instants après, j'entends des voix sans vraiment comprendre ce qui se dit. Puis des pas viennent dans ma direction et s'arrêtent au-dessus de moi.
— Elle est où ? s'agace une voix d'homme.
— Pas là. Nulle part sinon dans ta tête, lui répond une autre voix.
— Pas là. Nulle part sinon dans ta tête, lui répond une autre voix.
Je comprends qu'il s'agit des deux jeunes hommes qui m'ont aperçue. Le petit du moins, car son acolyte parait douter de mon existence.
— Je te dis qu'elle était à poil.
— Franchement, j'ai bien vu une femme passer mais bon... Nue, j'ai du mal à y croire.
— Mais si, en plus elle était canon !
— Comme par hasard. Tu as rêvé.
— Franchement, j'ai bien vu une femme passer mais bon... Nue, j'ai du mal à y croire.
— Mais si, en plus elle était canon !
— Comme par hasard. Tu as rêvé.
Je souris en entendant ce compliment. J'approche de la cinquantaine mais je reste canon aux yeux de deux jeunes hommes. Mon ego en est satisfait, très satisfait même.
— Et elle est où ta belle plante ?
— Pas vers le parking, c'est sûr. Elle n'a pas l'air d'être sur les berges non plus. Et le chemin qui part en face ?
— Je ne pense pas. Ça ne mène nulle part, pas avant un long moment. Si elle est nue, elle a dû laisser ses affaires dans le coin ou elle était en train de rentrer à sa voiture.
— On l'a dérangée et le petit groupe lui a coupé la route. Elle doit se planquer dans les buissons.
— Pas dans ceux sur le chemin, on a regardé, répond le petit.
— Pas vers le parking, c'est sûr. Elle n'a pas l'air d'être sur les berges non plus. Et le chemin qui part en face ?
— Je ne pense pas. Ça ne mène nulle part, pas avant un long moment. Si elle est nue, elle a dû laisser ses affaires dans le coin ou elle était en train de rentrer à sa voiture.
— On l'a dérangée et le petit groupe lui a coupé la route. Elle doit se planquer dans les buissons.
— Pas dans ceux sur le chemin, on a regardé, répond le petit.
J'ai bien fait de venir ici en tout cas ; ils m'auraient trouvé sinon.
— Et là, je ne la vois pas. Et toi ?
— Non...
— Non...
J'entends des pas sur le pont, ils vont et viennent en silence. Ils scrutent visiblement les berges à ma recherche. Je me plaque contre les pierres du pont pour ne pas être vue. Leur froideur me fait sursauter. Les deux hommes s'arrêtent tout à coup. Ils m'ont entendu ou pensent avoir perçu quelque chose. Ils me font moins peur que lorsqu'ils ont commencé à descendre. Leurs voix sont dépourvues d'agressivité. J'ai l'impression qu'ils veulent juste s'assurer de mon existence. C'est peut-être vrai ou j'essaye de me rassurer comme je peux. Me découvrir déclencherait peut-être d'autres pulsions chez eux.
Tout à coup, ils se mettent à chuchoter. Ils marchent aussi plus doucement en repartant au début du pont. Je pense d'abord qu'ils s'en vont mais je comprends qu'ils descendent sur la berge.
Tout à coup, ils se mettent à chuchoter. Ils marchent aussi plus doucement en repartant au début du pont. Je pense d'abord qu'ils s'en vont mais je comprends qu'ils descendent sur la berge.
— Merde, ils viennent par-là ! me dis-je en entendant leurs pas sur ma gauche.
Je me décale vers la droite, espérant qu'ils n'ont pas eu l'idée de me prendre en tenaille. Ce n'est pas le cas, il n'y a du bruit que d'un côté. Mais y en a-t-il un qui est resté sur le pont ? Je n'en sais rien mais je n'ai pas le choix. Je remonte légèrement sur la berge, longeant le pont au plus près. Je passe la tête et suis soulagée de voir qu'il n'y a personne.
— Tu vois, personne, se plaint le grand.
— Elle a dû...
— Rien du tout, tu as rêvé, le coupe-t-il.
— Elle a dû...
— Rien du tout, tu as rêvé, le coupe-t-il.
Je ne sais pas si je peux filer ou s'il faut que j'attende qu'ils repartent.
— On y va ?
— Oui, dommage quand même. J'aurais bien aimé la voir de près, se lamente le petit.
— Oui, dommage quand même. J'aurais bien aimé la voir de près, se lamente le petit.
J'entends un long soupir du grand qui doit en avoir marre.
— Tu devrais savoir que je m'intéresse aux nanas.
— Comme aux gars, je sais. Mais je pensais que je te suffisais.
— Comme aux gars, je sais. Mais je pensais que je te suffisais.
Je comprends mieux pourquoi je commençais à moins les craindre. Je commence alors à entendre quelques murmures et gémissements. Intriguée, je reviens légèrement sur mes pas pour jeter un oeil. Je découvre qu'ils s'embrassent langoureusement, le petit plaqué contre le pilier du pont. Il n'est pas si passif car il a sa main sur la nuque du grand.
Tout à coup, ils bougent et je prends peur. Je me recule et me colle aux pierres. Mais ils ne viennent pas par ici. Je pense qu'ils sont là pour un petit moment, c'est idéal pour filer en douce. Alors que je m'apprête à partir, j'entends le grand susurrer :
Tout à coup, ils bougent et je prends peur. Je me recule et me colle aux pierres. Mais ils ne viennent pas par ici. Je pense qu'ils sont là pour un petit moment, c'est idéal pour filer en douce. Alors que je m'apprête à partir, j'entends le grand susurrer :
— Je vais te rappeler pourquoi je peux te suffire.
— Et les prélèvements ?
— Ils attendront. J'en ai un autre à faire.
— Et les prélèvements ?
— Ils attendront. J'en ai un autre à faire.
Le bruit d'une braguette survient juste après, ainsi qu'un vêtement tombé au sol. S'en suivent des gémissements et des bruits de succion. Je suis irrémédiablement et dangereusement attirée par ce qu'il se passe sous l'arche. Discrètement je regarde à nouveau pour voir que le grand s'est agenouillé devant le petit pour le sucer.
Au château, je n'avais pu que deviner la fellation entre deux hommes. Jamais je n'étais retombé sur un couple homosexuel lors de mes séances nocturnes. Cela m'avait fortement fait fantasmer sur le coup et parfois j'y pensais encore.
Je reste plantée là à le regarder faire, incapable de partir alors que la situation est parfaite pour moi. Je suis là, troublée et excitée par ce que je vois. Le grand suce avec application et un savoir-faire évident. Son partenaire a les yeux fermés et les doigts plongés dans les cheveux de son suceur. Il apprécie grandement cette fellation, ça se voit à son visage et ça s'entend à ses soupirs.
J'aime beaucoup aussi, pour d'autres raisons. Je vois enfin en vrai et d'assez près une pipe prodiguée par un homme. Il ne peut y avoir d'ambiguïté sur ce plan, tous deux sont suffisamment masculins pour cela. Je me mords la lèvre devant ce spectacle. Je devrais partir mais c'est juste impossible. Pire, j'ai la main gauche qui me pince un téton et la droite qui est entre mes cuisses. Du majeur, je me stimule le clitoris, celui-ci étant encore bien sensible après mes ébats avec Éric.
Je suis dans tous mes états. C'est difficile de rester silencieuse, j'aimerais moi aussi gémir et soupirer comme ce jeune homme. Il souffle d'ailleurs de plus en plus fort. Il va sans doute bientôt jouir. J'aimerais voir cela, savoir ce que son partenaire fera à ce moment-là. Mais je ne peux rester. D'une part c'est dangereux et d'autre part, il y a un autre sexe que j'ai envie de retrouver. Je suis prise d'une puissante envie envers Éric. J'ai besoin de faire l'amour avec lui au plus vite.
Je retire mes doigts de mon sexe, les lèchent rapidement par habitude, puis je file vers le chemin. J'avance sans grande prudence tant je suis pressée de le rejoindre. Tout à coup, je perçois la foulée légère de la coureuse. J'accélère un peu mais le chemin est plutôt droit et à découvert par ici. Cependant personne n'arrive derrière moi.
Soit j'ai rêvé, soit elle a pris le pont. Dans ce cas, je me demande si elle va tomber sur les deux hommes. Et que va-t-il bien pouvoir se passer si ça arrive ? J'irais bien voir mais je laisse mon imagination se charger d'échafauder des scénarios. Pour l'heure je marche rapidement vers le parking. Celui-ci est complètement dégagé tout comme cette portion de chemin. Seule une haie assez basse me cache vaguement de la maison sur la gauche, au-dessus du parking. Mais comme elle semble fermée ce n'est pas grave. Il n'y a que cinq voitures, la mienne, celles des marcheurs qui m'ont bloqué le passage, celle de la joggeuse, celle du vieux couple et celles des hommes. Donc je ne risque pas grand-chose.
J'arrive enfin sur le parking, j'aperçois Éric qui scrute le chemin, visiblement anxieux de ne pas m'avoir encore vu revenir. Je finis par courir vers lui et ma voiture.
— Ah, te voilà...
Il n'a pas le temps d'en dire plus que je l'embrasse fougueusement.
— Salaud, tu m'as abandonnée, me plains-je avec le sourire.
— Tu ne voulais pas le faire ? s'étonne Éric.
— Pas toute seule...
— Excuse-moi. Je croyais que c'était ce que tu voulais.
— Non, mais j'ai beaucoup aimé, lui réponds-je.
— Ça a l'air, me dit Éric en lorgnant du côté de ma toison.
— En effet, et il va falloir réparer les dégâts.
— Tu ne voulais pas le faire ? s'étonne Éric.
— Pas toute seule...
— Excuse-moi. Je croyais que c'était ce que tu voulais.
— Non, mais j'ai beaucoup aimé, lui réponds-je.
— Ça a l'air, me dit Éric en lorgnant du côté de ma toison.
— En effet, et il va falloir réparer les dégâts.
Je prends Éric par la main et l'attire entre ma voiture et la haie. Je m'adosse à la voiture et appuie fermement sur son épaule. Éric ne fait aucune difficulté pour s'accroupir et pour entamer le cunnilingus tant attendu.
— Aaah, ouiiiii...
Ma plainte est explosive quand sa langue touche mon clitoris. Ses doigts vont et viennent le long de mes lèvres et dans mon vagin. Je souffle, je soupire et je feule.
— Dis donc, c'est la balade qui t'a mise dans cet état ?
— J'ai vu des choses...
— J'ai vu des choses...
A son regard, je sens qu'il aimerait bien savoir. Alors je me mets à lui raconter ma balade pendant qu'il me lèche. C'est difficile d'en faire le récit alors que ma respiration est entrecoupée de râles et de gémissements. Cela ne fait que décupler mon plaisir et semble aussi émoustiller Éric.
— Aaah, aaaah, ouiiii, finis-je par jouir.
Éric se relève, je l'attrape par le cou et l'embrasse furieusement. Ce petit orgasme m'a fait du bien mais ne m'a pas rassasié. De plus, je sens une protubérance prometteuse contre mon ventre. Frénétiquement, je baisse son short de bain et commence à le masturber.
— Prends-moi !
Éric est un peu inquiet car nous ne sommes pas vraiment cachés. Il scrute les alentours mais cède quand je viens frotter son gland contre mes lèvres. Il me soulève la jambe gauche et m'empale d'un vif coup de reins.
— Aaah, vas-y, l'encourage-je.
Je m'accroche à lui tout en lui roulant une pelle dantesque. Il fait des va-et-vient énergiques en moi pendant quelques minutes durant lesquelles je perds toute notion de l'endroit où je suis. Je gémis, je soupire, mes cris ne sont stoppés que grâce à nos baisers enflammés.
— Oui, oui, ouiiiii ! jouis-je une seconde fois.
Éric me donne encore quelques coups de reins avant d'exploser en moi tout en grognant. Il m'embrasse alors avec passion tout en me caressant partout.
Après quelques instants, nous arrêtons nos ébats. Je me cache même derrière la voiture car Éric me signale que quelqu'un approche. Accroupie derrière mon capot, je remarque qu'il s'agit de la joggeuse. Elle est en sueur et toute rouge. Cela me surprend car elle avait l'air très facile quand je l'ai vu passer. Elle arrive à sa voiture qu'elle ouvre et dans laquelle elle fait monter le chien. Elle regarde en direction de la vallée puis monte à son tour avant de partir.
Après quelques instants, nous arrêtons nos ébats. Je me cache même derrière la voiture car Éric me signale que quelqu'un approche. Accroupie derrière mon capot, je remarque qu'il s'agit de la joggeuse. Elle est en sueur et toute rouge. Cela me surprend car elle avait l'air très facile quand je l'ai vu passer. Elle arrive à sa voiture qu'elle ouvre et dans laquelle elle fait monter le chien. Elle regarde en direction de la vallée puis monte à son tour avant de partir.
Je profite du calme pour m'habiller un minimum et essuyer les traces de notre plaisir qui coulent sur mes cuisses. Les deux hommes débouchent à ce moment-là. Ils ont l'air dans leurs petits souliers. Epanouis et satisfaits, je présume qu'ils ont poursuivi leurs ébats. Jusqu'où ? La joggeuse les a-t-elle trouvés ? Ce qui expliquerait ses rougeurs. Les a-t-elle rejoints ? Je me plais à l'imaginer. En tout cas, ils ne nous remarquent pas vraiment. Ils chargent leurs affaires dans le coffre puis filent également.
Éric et moi ne tardons pas non plus. C'est lui qui conduit cette fois car je suis encore toute tremblante et épuisée de mon aventure. Somnolant un peu, je me demande comment va se finir ce séjour si à chaque sortie les émotions et le plaisir sont plus forts et intenses.
* * *
La fin de mon séjour au Lavandou fut bien différente. Lors du trajet retour Éric eut un appel provenant de sa société. Il y avait un problème urgent qui nécessitait son retour aux commandes. Nous restâmes silencieux jusqu'au moment de rentrer.
Je récupérai mes quelques affaires chez lui puis le laissai partir après de longs au revoir sur son parking. J'avais voulu mettre fin à notre histoire à la fin du séjour. Les événements s'en chargeaient pour moi mais ce n'était pas beaucoup plus satisfaisant. Le soir-même nous nous appelâmes longuement. Et les autres soirs aussi. Le vendredi, il m'annonça que le problème était enfin réglé et que si je voulais je pouvais passer le voir avant mon retour à Paris. Mes résolutions s'envolèrent totalement. Je ne pouvais le laisser filer entre mes doigts.
Ce court laps de temps sans lui avait été difficile. J'avais également senti tout son désarroi d'être sans moi. Après l'avoir vécu avec mon premier mari, j'étais certaine que nous avions eu un coup de foudre. Je n'étais pas tout à fait certaine qu'il en avait conscience. Mais j'étais sûre d'une chose, peu importe les risques de le perdre, je ne voulais plus vivre sans que mon amant ne devienne mon compagnon.
Le samedi matin, je quittai ma location. Ce fut Lise qui en fit l'état des lieux. La situation fut un peu bizarre puis elle finit par s'excuser de ne pas avoir repris contact avec moi. Je la rassurai en lui disant qu'entre-temps j'avais rencontré quelqu'un d'autre. Quand elle comprit que c'était un homme, elle fut étonnée. Cela la libéra quelque peu et elle m'avoua qu'elle avait adoré notre soirée, y compris lorsqu'elle avait fini sans sous-vêtements. Je compris qu'elle avait aimé faire une petite folie au milieu d'une vie un peu plan-plan. Et qu'elle avait été tenaillée par l'envie de recommencer sans oser franchir le pas toute seule.
Rougissante, comme jamais je n'avais vu quelqu'un rougir, Lise m'indiqua qu'elle allait à Paris une fois tous les trimestres et qu'à l'occasion elle serait ravie de renouveler ce genre de soirée avec moi. Je fus plus que surprise par son aveu. Mais je dus admettre que j'avais passé un moment très amusant et agréable avec elle. Et l'idée de recommencer ne me déplaisait pas.
Je lui répondis que je n'avais rien contre et qu'il y avait de grandes chances pour que je revienne au Lavandou régulièrement. Il y eut un sourire complice entre nous et nous échangeâmes un petit bisou gêné. Je lui indiquai néanmoins que je ne ferais ces sorties qu'à condition qu'il n'y ait pas d'ambiguïté entre nous et pas de cachoteries envers nos compagnons éventuels. Elle fut désarçonnée et voulut se donner le temps d'y réfléchir. Elle n'avait pas osé évoquer notre sortie avec son compagnon.
Je partis ensuite vers Valence, tout heureuse de revoir celui que je voulais qualifier de compagnon.
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