Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Heloïse — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Heloïse
Chapitre 1
Héloïse était là, étendue immobile au milieu de la pelouse, sa peau claire sur l'herbe verte, les bras en croix, contemplant un ciel d'azur derrière ses lunettes noires. Et moi je regardais Héloïse. Ses flancs, ses bras, ses cuisses tatouées de visages de femme et d'animaux étranges entraient en résonnance avec les courbes majestueuses de ses beaux seins ronds, de ses cuisses élancées et l'espace infini de son ventre comme une mer dont l'horizon ne laisserait entrevoir que la naissance de son sexe lisse.
Et que dire de son visage, de ses traits fiers, parfois dur, de ce bel ovale aux joues creusées par un léger maquillage, de ses yeux inquisiteurs sous de larges sourcils ? La petite bouche d'Héloïse semblait me dire toujours non et je restais impuissant, intérieurement submergé par la beauté hautaine de la mystérieuse jeune femme qu'un ami photographe m'avait demandé d'héberger pour l'été.
Je pensais Héloïse le matin, jouissant sans retenue sous ma douche, tandis que le midi, à l'ombre d'une jalousie sous un parasol, je me laissais aller à des songes érotiques qui dressaient avec insolence mon membre à peine compte tenu par un short de bain pourtant bien élastique. Il m'arrivait là encore de devoir m'éclipser pour jouir en cachette comme un adolescent tandis qu'Héloïse poursuivait ses bains de soleil, pianotant tantôt sur son téléphone, tantôt dévorant la pile de romans dont elle avait garni sa valise. Et le soir, évidemment, je repensais à Héloïse, le sexe presque douloureux d'avoir déjà tant joui dans une même journée, et je passais de longs instants nocturnes à me caresser, la queue tendue vers le plafond de ma chambre. Je guettais un pas, le gémissement d'un plaisir solitaire - peut-être un appel -, mais rien.
Les jours passèrent avec l'idée obsédante de son corps comme une carte au trésor, comme le chemin vers la clé de tous les plaisirs, la libération du corps pour que l'esprit vive libre. Croyez-moi ou non, je n'osais rien, je ne tentais rien devant l'étrange beauté.
Puis vint ce matin où Héloïse remontant du jardin à la terrasse, passa devant le martyr de son insolence érotique, toute nue comme à son habitude, s'arrêta, baissa ses lunettes et me demanda de sa voie douce et chaude si cela ne me dérangeait pas qu'elle bronze toute nue. Bien évidemment, n'y tenant plus, ne pensant qu'à l'occasion ainsi trouvée de lui révéler tout mon désir, comme une sorte de baroud d'honneur, je ne pus que lui dire combien c'était merveilleux de rêver de son corps, de sa beauté parfaite, bref toutes les âneries qui servent à dire qu'on ne pense qu'à baiser sans avoir le courage de le dire. Héloïse me regarda longuement, se redressa, puis me servit narquoise ces mots cinglants : « Tant que c'est pour le plaisir des yeux... ». Puis, elle rentra dans la maison, balançant comme jamais son cul bien rond, comme si elle avait été montée sur des talons aiguilles.
Me tenant ce langage, la fascinante Héloïse avait remis ma libido à zéro et j'oubliais bien vite l'étrange beauté pour me divertir d'une jolie et jeune naïade ramenée de la plage. Que ce fut bon de retrouver un corps facile, des petits seins rebondis sous un bikini sans goût, des lèvres gloutonnes à tous les étages et des gémissements outranciers. Ma petite plagiste, je la baisais - c'est bien le mot qui convient - dans toutes les positions, à lui désaxer les hanches.
Et c'est après un de ces ébats peu glorieux, la jeune blonde à la peau dorée et au duvet fin à peine partie, qu'entra sans prévenir dans ma chambre Héloïse. Les draps étaient au sol, un préservatif usagé traînait à côté de mon corps étendu, le sexe tombant, ma belle tatouée me regarda presque tendrement. Et sans dire un mot, elle se pencha vers mon sexe rincé, luisant d'un mélange de lubrifiant et de sperme. Héloïse prit entre ses doigts ce bout de chair molle dont on est quand même bien plus fier quand il se présente gonflé de désir, et le recalotta délicatement entre son pouce et son index.
— Je crois qu'il reste une goutte.
Me dit-elle avant de se pencher et de faire perler le gland d'une petite bille blanche qu'elle s'empressa d'avaler.
— La prochaine fois, ne mets pas de capote, je veux retrouver le goût de sa chatte sur ta queue.. .
Puis soudain, elle prit mon membre moribond dans sa bouche, tout entier, jusqu'à ce que je sente la pointe de son nez long et fin venir appuyer sur mon bas-ventre. Ce fut comme une décharge électrique qui ramène à la vie. Mon sexe se dressa rapidement, comme réanimé par le mouvement parfait de sa langue sur ma tige, stimulant chaque veine, flattant le gland comme personne ne l'avait jamais fait auparavant.
Je la regardais, je la dévorais des yeux, mais non pas comme étant là bien réelle, en chair et en os, mais comme une apparition, un songe. Tout m'apparaissait flou. Et ce fut une sensation merveilleusement brûlante quand elle vint s'empaler sur mon sexe, me chevauchant comme la plus divine et fougueuse des amazones. Je n'avais qu'à promener mes yeux sur toutes les encres qui couvraient sa peau claire, tendre les mains pour effleurer ses seins altiers, tandis qu'imperturbable, délicatement gémissante, elle allait et venait sur moi jusqu'à me faire jouir aux tréfonds de son sexe, après s'être abattue sur moi, écrasant mon torse de ses mains aux doigts bagués.
Héloïse se releva, se dégagea avec l'aisance d'une cavalière expérimentée. Elle me regardait du haut de toute sa splendeur. Après avoir porté un doigt à sa fente qui commençait à rendre un peu de ce que je lui avais donné, elle me rappela la consigne de conserver sur ma queue le parfum de ma naïade, parfum dont j'avais parfaitement compris qu'elle entendait se délecter. Héloïse porta alors un doigt à sa bouche comme pour m'intimer de faire silence, ce doigt maculé de mon foutre qu'elle s'empressa de lécher. Puis elle repartit comme elle était venue.
Cet été-là fut l'un des étés les plus torrides de ma vie.
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