Essai Risqué
Chapitre 1
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✦ Gerald93 Essai Risqué XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Bi Orientation principale dans ce chapitre

Essai Risqué — Chapitre 1

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Essai Risqué

Chapitre 1

Essai Risqué
Nouvelle
Line & Gérald – Décembre 2020 –
Anne se presse dans la petite rue balayée par un vent anormalement frais pour la saison. Si elle n'avait pas été épilée de frais elle sentirait ses poils se dresser sur ses jambes découvertes par sa jupe fendue. Ses tétons pointent sous son chemisier en voile. Mais est-ce le froid qui la fait trembler ou la peur de franchir le seuil de l'inconnu ?
Elle s'est beaucoup interrogée avant d'accepter cette nouvelle étape. Elle est mariée à un homme avec lequel elle s'entend bien, ses relations avec son étudiant de fils sont plus qu'harmonieuses, son boulot d'avocate spécialisée dans le droit de la famille la comble... Elle sait qu'elle prend un risque, dans son métier elle a maints exemples de couples déstabilisés parce qu'ils ont cédé aux sirènes du désir.
Et ce Paul, qu'elle ne connaît que depuis quelques semaines, est le symbole même du désir. Tellement différent, tellement audacieux et tellement excitant. Elle se rappelle leur premier contact, au rayon bricolage d'une grande surface. Elle cherchait un pommeau de douche, et lui en vendait. Plus il lui parlait de pommeaux, de prise en main du manche, de douceur du matériau et de puissance du jet, plus elle se troublait. Quand leurs mains se sont frôlées sur le plastique d'un emballage, une décharge l'a parcouru de haut en bas. Quand les yeux verts de cet homme qu'elle trouvait sexy en diable se sont plantés dans les siens elle perdit contenance sous le choc des éclairs qui lui vrillaient le ventre, elle sentit son sexe devenir glissant et elle sut déjà que s'il tentait quelque chose, elle ne résisterait pas.
Le souvenir des moments de folle intensité qui s'enchaînent depuis leur rencontre la fait frissonner. Le sexe est en train de l'asservir à Paul. Anne en est consciente, mais incapable de s'en défendre. Leurs ébats hantent son esprit, elle rêve de ses mains sur sa peau, de sa bouche sur son sexe, de la façon si particulière qu'il a de la toucher au creux de l'aine pour la faire se cambrer, de ses doigts qui la fouillent lui interdisant l'orgasme...
Une vague de chaleur l'envahit alors qu'elle l'attend devant cet immeuble cossu du huitième arrondissement. Qu'a-t-il prévu pour elle, pour eux...? Il n'est plus question de reculer. Il est là, il lui sourit.
— Tu es ravissante, on y va ? lui murmure-t-il à l'oreille en la saisissant fermement par la taille.
Paul appuie sur le bouton du digicode, et pousse la lourde porte, d'une main. Il laisse entrer Anne la première dans le hall sombre en prenant soin de toujours masquer la plaque professionnelle fixée au mur. Il enroule à nouveau son bras autour d'elle et la guide vers la cour, au fond, et cette immense baie vitrée inondée par le soleil.
Après quelques pas, Anne s'arrête et se réchauffe un instant. Dans son dos, les rayons viennent directement taper sur ses épaules et de face, ils irradient son corps par reflet sur les vitres fumées de cette grande baie au premier étage.
— Montez, montez ! La petite porte à gauche, crie une voix qui résonne dans la cour.
Elle ne lève même pas les yeux pour en chercher l'origine. Les reflets aveuglants du soleil lui interdiraient toute identification.
Paul est déjà devant la porte, elle le rejoint, presqu'à regret, car la douceur du soleil qui vient frapper inhabituellement de toute part son léger chemisier blanc est plus qu'agréable.
Au mur de l'escalier qui mène au premier, Henri arbore ses meilleurs clichés. Le cinéma et le showbiz sont accrochés en noir et blanc. Isabelle Adjani, Francis Huster, Ophélie Winter... Prince ! Pas simple de le shooter, celui-là, se dit Paul. Et il y en a d'autres qu'il ne reconnait pas du premier coup d'œil. Par contre autour de ces portraits, il reconnait très bien les cadres et les sous-verres du rayon « déco » du grand magasin dans lequel il travaille. Et certainement que derrière ses cadres, se cachent les accroches murales en W du rayon bricolage.
Henri est un ami d'enfance. Ce n'était pas le meilleur, pas le pire non plus. Mais depuis leurs retrouvailles, une amitié plus solide, plus mûre s'était installée. Quelle bonne idée, avait-il eu, ce jour-là, d'aller se fournir dans les rayons de son magasin, plutôt que sur internet ! Sans cette amitié, Paul n'aurait certainement jamais osé proposer à Anne de le faire.
— Soyez les bienvenus dans mon studio photo !
Anne détaille le fameux Henri qui dans quelques instants va s'emparer de son corps « pour un rendu inégalable sur papier glacé ». Une petite trentaine comme Paul, des cheveux mi-longs qui encadrent un visage anguleux paré d'une petite barbe en pointe, un buste étroit, presque malingre et des jambes interminables donnant à l'homme un faux-air de Don Quichotte. Henri... le chevalier errant de la photographie parcourant le monde à la recherche du cliché idéal. Cette image plaît à Anne.
Pourtant elle a hésité avant d'accepter de venir. D'abord, elle ne se trouve pas particulièrement photogénique malgré les protestations de Paul qui ne tarit pas d'éloges sur son port de reine, son buste de déesse, son visage innocent de nymphe, et surtout la cambrure affolante de ses reins qui rendrait jalouse la plus belle des Aphrodite. Et puis la plupart des photographes ont quand même une réputation sulfureuse ! Mais elle s'est dit qu'une incursion dans le monde si particulier de la photographie d'art était une chance après tout. Quand Paul avait effectivement confirmé qu'Henri ne faisait pas que de sages portraits, elle avait quand même dit oui, prête à relever le défi.
Avec une décontraction étudiée, Henri fait sauter le bouchon d'une bouteille de Prosecco et leur tend un verre à chacun.
— Un petit coup avant de commencer ? lance-t-il malicieusement.
Anne n'en mène pas large. Paul, lui, a hâte de la voir perchée sur l'escabeau placé devant le fond blanc qui recouvre presque entièrement le mur du fond, face aux projecteurs protégés par ce qui ressemble à de grands parapluies argentés. Il aurait pu amener des tas de filles ici, mais Anne, c'est différent. Justement parce que ce n'est pas une fille. Elle a la sensualité des femmes mures mêlée à la retenue qui sied aux femmes du monde. Va-t-elle se laisser aller aux fantaisies que ne manquera pas de lui suggérer Henri ? Rien n'est moins sûr...
Paul la guette du coin de l'œil. Le vin a rosi ses joues, elle s'évente d'un petit geste gracieux de la main en regardant Henri régler les éclairages.
— Anne, je te propose de commencer si tu veux bien. Garde ton verre, ça peut être intéressant. Va t'appuyer nonchalamment contre l'escabeau.
Anne obéit. « Ça veut dire quoi nonchalamment », se demande-t-elle. Elle prend une pose qu'elle estime aussi nonchalante possible. L'appareil crépite. Henri virevolte autour d'elle.
— Oui, c'est bien, comme ça... parfait... Rejette la tête en arrière... Pose un pied sur la première marche... oui voilà... Laisse glisser ta main vers la fente de ta jupe... super... magnifique.
Paul l'encourage. Elle ne le distingue pas vraiment derrière l'écran de lumière, mais sa voix, conjuguée à celle du photographe, la galvanise. Elle se prend au jeu, en rajoute, offre sa gorge à l'objectif, fait courir son doigt sur le bord du verre avant de le poser sur ses lèvres, mutine. Elle s'étonne elle-même de sa hardiesse. La chaleur des projecteurs irradie sur sa peau et lui échauffe les sens. Quand Henri vient lui enlever la coupe des mains et défait trois boutons de son chemisier d'un geste délicat, elle ne pense même pas à protester.
Le crépitement reprend puis s'interrompt. Anne monte une marche, puis une autre. Elle ne sait plus quelle pose prendre. Ce simple verre lui donnait au moins une contenance. Sans cet artifice, elle se sent nue. Et que dire de ce chemisier maintenant largement ouvert, et qui, si elle ne reste pas bien droite face à l'objectif, laisserait sortir un sein, voire les deux.
Un bruit sourd résonne. Un petit canapé rouge vif sorti de nulle part vient prendre place dans son décor. Henri l'oriente, l'ajuste et disparaît dans l'ombre en disant :
— Paul, tu peux retirer l'escabeau s'il te plaît. Et toi Anne, tu vas passer derrière le canapé lentement, comme si tu marchais sur des œufs, et venir t'assoir sur l'accoudoir opposé.
En entrant dans le halo de lumière, Paul est, à son tour, surpris par la chaleur des spots. Et lorsque qu'il frôle Anne au pied de la dernière marche, il ressent une sensualité presque palpable se dégager de son modèle. Rien que pour ce moment, pour cette demi-seconde hors du temps, il se félicite d'avoir eu l'idée de cette séance photo et de l'avoir convaincue. Anne, concentrée sur les instructions de son photographe, marche lentement jusqu'au canapé.
— Stop ! Tu peux revenir et ôter tes chaussures ?
Sans un mot, Anne revient à l'emplacement de l'escabeau que Paul a emporté, et debout sur une jambe, pliant l'autre, elle retire sa chaussure droite, puis la gauche. Ce petit exercice d'équilibre anodin a pour effet d'ouvrir largement la fente de sa jupe et de projeter l'ouverture de son chemisier vers l'avant. Un instant furtivement coquin, qui échappe à l'objectif, mais pas aux yeux des deux voyeurs de l'ombre.
Lentement, elle marche vers le canapé, puis passe derrière. En voyant ce chemisier blanc impudiquement ouvert ne sachant plus rien cacher de sa poitrine, et juste relevé par le haut de sa jupe noire glissant derrière l'assise rouge du sofa, Paul comprend pourquoi son ami lui a fait perdre les cinq centimètres de talon. Elle semble flotter dans l'air.
— Stop ! Regarde-moi, oui... penche-toi. Super !
Elle était presque à la fin de son parcours, appuyée sur le dernier dossier, le buste penché, immobile. Cette fois, elle ne pouvait refouler l'évidence. Elle offrait ses deux seins à l'objectif et elle ne pouvait plus ignorer qu'elle y prenait plaisir.
Henri décale son visage du viseur, lisse sa barbichette, et chuchote à Paul « Très joli... euh... potentiel ! »
Anne pensa quelques instants, à son mari, à son fils. Après tout, je ne fais rien de mal, se convainc-t-elle. Et puis ils n'en sauront rien. Elle se redresse enfin, et va rapidement s'assoir sur l'accoudoir, relève sa jupe plus que nécessaire pour que sa cuisse stabilise son assise, et finit définitivement d'ouvrir son corsage. Et avant même que le shooting ne reprenne, elle lance :
— Où est mon verre ? Je reprendrais bien du Prosecco.
Henri pose son appareil et parcourt la pièce à la recherche du verre et de la bouteille. Anne l'observe. Sa façon de se déplacer, son corps anguleux, ses yeux brillants qui ne la lâchent pas, lui font penser à un félin en quête d'une proie à qui il ne laissera pas d'autre choix que celui de se soumettre. Il approche. Anne adore le désir qui la prend avant même que l'homme ne la touche. Il est maintenant tout près, elle plante son regard dans les yeux qui la dévorent et elle l'embrasse comme si sa vie en dépendait, un baiser profond qui la fait se coller à celui dont les mains, occupées par la bouteille et le verre, ne peuvent qu'attendre d'être libérées pour la toucher. Moment magique où elle l'a à sa merci, où les sensations provoquées par le baiser ne sont pas phagocytées par celles que ne manqueront pas de susciter ses mains quand elles se poseront sur elle.
Elle finit par prendre le verre et la bouteille, se baisse pour les poser à terre. Henri suit des yeux le mouvement des seins qui frôlent ses jambes, admire les cuisses entièrement découvertes de la belle qui, en remontant, passe derrière lui, effleure ses fesses, son dos, sa nuque avant de laisser ses mains glisser vers son sexe compressé dans le jean.
A ce moment précis, Anne a une pensée pour Paul masqué par le flot des lumières. Que ressent-il ? Il ne dit rien. Anne en déduit que ça lui plaît, en tout cas qu'il l'autorise implicitement à continuer.
Elle n'a pas le loisir de se poser plus de questions, Henri a pris les choses en mains. Il dégrafe sa jupe, fait voler le chemisier, fait courir ses lèvres sur ses seins, son ventre, ses cuisses, s'arrêtant chaque fois à la lisière de sa chatte inondée la faisant se cambrer dans l'attente de ses doigts ou de sa langue. Anne ferme les yeux. Elle voudrait déjà être à genoux agrippée au canapé rouge pour sentir le sexe tendu effleurer ses fesses avant de la pénétrer d'un coup de reins. Ses jambes s'écartent malgré elle et elle laisse échapper un petit gémissement quand la bouche d'Henri se pose sur ses lèvres gonflées et que sa langue entoure son clitoris dans une danse infernale. Elle s'accroche où elle peut, les cheveux, le cou, les épaules de son Don Quichotte.
L'intensité du plaisir qui monte en devient presque insupportable et c'est avec soulagement que, la tête rejetée en arrière, elle accueille les spasmes qui naissent dans ses cuisses, irradient dans son ventre et explosent dans son sexe. Plus rien ne compte alors que le plaisir violent qui la fait trembler. Quand l'orgasme la fauche dans un cri, elle ne voudrait être nulle part ailleurs qu'ici, avec cet homme qui la fait jouir.
Des gloussements lui font ouvrir les yeux...
Henri sourit et l'entraîne vers l'arrière de la pièce. Avant de franchir le rideau de lumière, Anne, encore flageolante, distingue deux ombres penchées sur ce qui s'avère être un appareil photo. Paul tient l'appareil, une blonde en combinaison de cuir fait défiler des photos qui visiblement leur procurent à tous deux une vive émotion.
— Je te présente Katia, mon assistante, lance Henri à l'attention d'Anne qui se sent soudainement gênée d'être la seule à être nue comme un ver.
— Anne, tu es superbe, lance Katia, c'est vraiment la première fois que tu poses ?
Anne ne répond pas, elle ne se sent plus du tout à sa place. Alors que les deux hommes continuent à commenter les photos par onomatopées, Katia perçoit le malaise, et part récupérer le chemisier au pied du canapé, elle en profite pour éteindre les spots, et revient lui poser délicatement sur ses épaules. Ô bien sûr, il ne cache rien de son anatomie. Anne a toujours les fesses à l'air, et ses seins, qui ne pointent plus, sont encore bien visibles. Mais déjà elle se sent un peu mieux.
Katia, encore prévenante, lui demande. « Tu as froid, tu veux un thé, un café, un chocolat chaud ? »
Anne répond uniquement par un non de la tête. Elle veut juste Paul, SON Paul ! Elle pense à cette phrase d'Yves Saint-Laurent, lu dans un magazine, à sa mort « Le plus beau vêtement qui puisse habiller une femme, ce sont les bras de l'homme qu'elle aime. »
Katia chuchote un mot aux deux voyeurs toujours penchés sur leur jouet photographique. Paul enfin réalise, se retourne, et daigne prendre Anne dans ses bras, puis leurs bouches se rejoignent pour un très langoureux baiser.
A petit pas, sans quitter leur étreinte, ils s'éloignent de ce coin de la pièce et retournent sur ce canapé rouge maintenant dans la pénombre. Katia sourit en voyant de nouveau le chemisier blanc tombé, à mi-chemin.
Katia tire Henri de la contemplation de ses clichés et lui fait signe de regarder le présent.
— Stores ? demande-t-elle ?
— Pas encore, répond Henri en professionnel aguerri.
Anne, tout en marchant, et sans quitter les lèvres de Paul, a commencé à le déshabiller. Pour la chemise, c'est assez simple. Mais elle doit attendre d'être assise sur le canapé pour déboutonner son pantalon. Elle lui baisse avec autorité, et emporte le slip avec. Paul, les jambes entravées, ne peut plus bouger. Il se sent ridicule d'autant que devant tant de précipitation et de surprise, son érection n'en est encore qu'à ses prémisses.
Anne ne quitte pas des yeux sa proie. Qu'importe s'il faut la faire grossir en bouche, elle la veut, et tout de suite.
Paul se dandine. Un pied puis l'autre, il parvient à ôter ses chaussures, puis, toujours sans les mains, finit par se débarrasser de ses entraves vestimentaires. Ces quelques secondes supplémentaires ont permis à son sexe de se redresser timidement. Paul a enfin cessé de bouger. Anne attrape alors la verge à demi molle, et la fait disparaître dans sa bouche.
— Maintenant, tu peux, lance Henri.
Katia traverse alors la pièce, et appuie sur un bouton près de la baie vitrée. Petit à petit, le studio retrouve la lumière, mais naturelle cette fois. Les stores à lamelles rayent horizontalement tout le décor et découpent en tranches de lumière et d'ombre les acteurs du canapé. Eux se foutent royalement des jeux d'éclairage, la pompe fonctionne à plein régime !
— Ca fait très ‘Crazy Horse', dit Katia revenue auprès de son mentor.
— C'est vrai, en tout cas ils sont bien bandants tous les deux.
— Ah oui ? Prouve-le.
— Il y a mieux à faire. Passe-moi le Fujifilm hybride.
— Je vois... ton nouveau joujou avec le mécanisme de détection et de suivi du visage...
— Oui, cette fille a des yeux de madone.
— De salope tu veux dire.
— Oui c'est ce contraste-là que je veux saisir. Regarde ses yeux quand elle le suce. Vas-y branle moi pendant que je la prends.
— Ah non, ça va être encore de ma faute si c'est flou !
Mais Katia obéit, sort délicatement le sexe de son maître et l'entoure de ses deux mains douces. Henri, par petits pas de côté, discrètement, change d'angle, mais continue à shooter. Anne toujours assise sur le second canapé s'active avec gourmandise. Tantôt elle tourne sa langue autour du gland, tantôt elle s'enfile cette hampe dressée, jusqu'à la garde faisant gémir Paul.
Katia suit les pas chassés de son maître, sa queue à la main.
— Tu souhaites que je les rejoigne ?
— Non, surtout pas ! Eric a été clair sur ce point. Pas d'initiation au saphisme. Enfin, pas maintenant.
— Eric ? Qui est Eric ?
— Son mari !
Katia ralentit le mouvement de sa main et digère cette nouvelle information.
Paul avait mis fin à cette divine fellation et avait maintenant rejoint Anne sur le canapé. Leurs deux corps se mélangeaient maladroitement.
— Tu connais le mari d'Anne ?
— Moi non, mais Paul oui.
Katia stoppe net la douce branle du manche d'Henri, non pas pour réfléchir, une femme est multitâches, mais pour avoir la suite.
Henri reprend :
— C'est Eric, le mari d'Anne qui est à l'origine de tout ça.
— Continue tu m'intéresses.
— Il a senti la routine s'installer dans son couple. Leur unique enfant est maintenant un ado équilibré et sur le point de quitter le nid, il a voulu pimenter leur vie avant les premiers signes de lassitude.
Katia, satisfaite de cette réponse, reprend la verge en main
— Et quel âge a-t-il cet ado ? demande-t-elle avec son air le plus faussement désinvolte.
Si je ne peux pas m'occuper de la mère, peut-être que je peux m'occuper du fils.
— Et le Saint-Esprit aussi, il te le faut ?
Ils se mettent à glousser tous les deux, rappelant leur présence aux deux amants du canapé.
— Assez de photos, laissons-les tranquilles, lâche Henri.
Mais entravé par son jean sur les mollets, il comprend qu'il n'ira pas bien loin. Et quand Katia s'agenouille devant lui, il est convaincu de n’aller nulle part !
Sur le sofa, Anne avait fini par chevaucher Paul. Cambrée, elle s'était empalée sur le braquemart de son amant et se démenait. Ses seins rebondissaient de l'ombre à la lumière à chaque va-et-vient. Des va-et-vient dans la bouche de Katia copiaient le rythme sur la queue de son boss.
Il flotte maintenant dans la pièce rayée de lumière et d'ombres une réelle atmosphère de luxure qui s'achève dans un concert d'onomatopées et de gémissements évocateurs du plaisir qui règne en maître.
— Ca t'a plu cette petite séance ? demande Paul à Anne sur le chemin du retour.
— Pas mal, sourit-elle en minaudant, mais maintenant, il faut que je rentre, ajoute-t-elle en regardant son portable. J'ai eu plein d'appels.
Elle a perdu la notion du temps dans ce studio, mais la réalité lui saute au visage. Elle a franchi avec brio la fameuse étape que lui avait proposée Paul. Et maintenant ? Retour au bercail... la famille... le dîner à préparer... la soirée devant la télé. Comment va-t-elle réagir face à son mari ?
En arrivant devant chez elle, Anne se compose un visage neutre, ou plutôt le visage d'une femme épuisée par sa journée de travail. Elle est en train de chercher ses clés dans son sac quand la porte s'ouvre sur Eric le sourire aux lèvres.
— Ah ma chérie, te voilà !
— Oui, je suis désolée, je rentre un peu tard, bredouille Anne. J'ai du boulot par-dessus la tête en ce moment.
— Tu es sûre que ce n'est pas ta jupe qui est passée par-dessus ta tête, sourit-il. Fort jolie jupe d'ailleurs. Et puis ce petit chemisier en voile te va à ravir, échancré juste ce qu'il faut pour faire admirer tes seins, ajoute-t-il en lui pinçant un téton.
Suffoquée Anne recule d'un pas, mais Eric la coince contre le guéridon de l'entrée.
— Montre-moi ce petit cul aussi, dit-il en retroussant la jupe.
Avant qu'Anne n'ait le temps de dire ouf, Eric déboutonne sa braguette, dégage son membre qui ne demande qu'à s'échapper de son slip et la prend d'un coup sec. Tellement sec qu'Anne pousse un cri.
— Trois partenaires dans la même journée, c'est du jamais vu, pense-t-elle en encaissant les grands coups de pines de son mari. Et pourtant, mon corps, ou plutôt mon sexe répond, je lubrifie plus que correctement, et les sensations sont là. Il me semble qu'il pourrait être plus dur, plus tendu, plus gros. Anne se dégage alors, se retourne et s'accroupit. Eric n'a pas le temps de réagir que déjà elle l'a en bouche. Sa queue est passée d'un trou à un autre en moins de temps qu'il faut pour le dire.
Anne ne s'attarde pas. Elle se redresse, se retourne, relève elle-même sa jupe, se penche et attend avec envie la verge qui va enflammer son corps. Et cette fois, ça rentre beaucoup mieux. Les mains posées sur le guéridon de l'entrée, Anne encaisse les coups de reins avec délice. Le premier bouton du chemisier s'est défait tout seul, et elle voit ses seins balancer dans le miroir d'en face. Ce miroir qu'elle évite souvent, comme pour ne pas croiser la femme adultère qu'elle est devenue. Mais là ce soir, c'est en adolescente rebelle et salope qu'elle se voit. Et elle se plaît à l'être encore plus.
Lâchant le guéridon, elle déboutonne complètement son chemisier. Eric croise enfin le reflet du miroir et comprend où doivent aller ses mains. Sans douceur, il attrape les deux seins d'Anne et les pétrit, plus qu'il ne les caresse. Son ventre claque sur ses fesses, et les cris d'Anne viennent se joindre en rythme au bruit du claquement.
Elle mouille de nouveau abondamment. Peut-être encore plus que d'habitude. Est-ce la répétition des assauts de la journée ? Dans cette folle excitation, son désir de sensation semble sans limites. Alors presque machinalement, d'une main, elle récupère la cyprine qui l'inonde et dont le surplus coule le long de ses cuisses, puis fait le tour de sa hanche et vient l'étaler sur son anus. Deux, trois... quatre voyages, fait sa main. Puis l'autre vient la rejoindre. Alors elle écarte ostensiblement les deux hémisphères de sa croupe et laisse s'entrouvrir son petit trou.
A cette vue, Eric jubile. Il y met d'abord son pouce, qui s'enfonce sans forcer. Alors il sort son sexe du fourreau chaud et trempé de sa femme, et entreprend de le glisser dans un autre, plus serré, mais qui ne demande qu'à être élargi. Lentement, comme sa jambe dans les sables mouvants cet été, il voit disparaître son gland, puis la moitié de sa bite. Il ne reconnait plus les cris d'Anne. Il arrête sa poussée. Tous deux respirent bruyamment. Puis toujours lentement, Eric reprend son avancée introspective pour finir par lui planter son dard jusqu'à la garde.
Anne ne dit plus rien et semble surprise que son corps accepte aussi bien la sodomie. Mais ses cris, plus aigus cette fois, reprennent lorsque son mari entame de longs va-et-vient entre ses reins. Longs, lents, mais délicieusement puissants. Eric, conscient de cette inhabituelle pénétration, y retrouve des sensations primaires. Trop peut-être et alors qu'Anne pousse un cri un peu plus aigu que les autres, et que le guéridon lui tombe sur le bout du pied, il ne peut se retenir de décharger tout son foutre au fond de son cul.
Après cette séance que Eric n'hésite pas à qualifier ‘du feu de Dieu', les voilà tous les deux tendrement enlacés sur le cuir blanc de leur canapé, un verre de champagne à la main. Eric lève son verre en direction de sa femme.
— On a réussi ma chérie !
Anne le regarde, surprise.
— Réussi quoi exactement ?
— A prendre du plaisir ensemble... Il y avait longtemps non ? Et tout ça grâce à Paul !
— Paul ? Je ne vois pas ce que tu veux dire.
Anne est mal à l'aise. Eric lui doit une explication, mais au moment de parler, il craint la réaction de sa femme. Il l'a quand même bien manipulée...
— Qui est ce Paul dont tu parles ? s'énerve Anne.
— Le vendeur de pommeaux, sourit Eric.
Anne sent aussitôt ses joues s'empourprer.
— Tu connais Paul ?
— Non seulement je le connais, mais c'est grâce à moi que tu l'as rencontré. Tu te rappelles ? Je t'avais forcé la main pour aller acheter notre pommeau de douche. Tu ne voulais pas y aller.
Anne ne comprend pas.
Eric explique.
— Je voyais bien que depuis un certain temps tu t'ennuyais ... on s'ennuyait au lit. J'ai tenté plein de choses, les petits dîners en amoureux, la lingerie fine que tu regardais comme si je t'avais offert un paquet de caramels, les films érotiques que je mettais comme par erreur. Et puis un jour, Paul m'a dit « tu sais tu peux faire ce que tu veux, il n'y a qu'un autre homme qui peut réveiller ta femme ». Je lui ai donné carte blanche. C'était risqué, mais j'étais prêt à jouer mon va-tout.
— Et tu as gagné ! s'écrie Anne en se serrant un peu plus contre son mari. Du coup, on va pouvoir essayer plein de choses, les clubs, les vacances naturistes, les soirées sado-maso, enchaîne-t-elle toute excitée.
Eric la regarde dubitatif. Allait-il savoir gérer cette femme toute neuve qu'il venait de libérer ?
— Il semble que j'ai gagné une bataille, se dit-il, mais la guerre ?
FIN
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Bingoettania
7 mai 2025 à 17:28
Vite la suite des aventures ;-)
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Gerald93
25 mai 2021 à 23:48
Histoire écrite à 4 mains avec une complice. Alors pourquoi pas une suite...
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fab-io72
24 mai 2021 à 11:22
Très beau texte ou l'érotisme d'une séance photo est très bien restitué. Cela aurait même mérité un développement plus long. J'ignore s'il y aura une suite mais ce serait avec plaisir de la découvrir.
Merci pour ce récit
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Petitloup93
12 février 2021 à 02:23
Vite une suite .sa peut pas s'arrêter là .ok j'espère bien tôt pour les lecteurs....!!!..?
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Petitloup93
12 février 2021 à 02:18
Se la commence bien mais pour arriver a canapé C un peu long.j'atent la suite.Hummm...!!!..?
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Utilisateur supprimé
7 février 2021 à 12:59
Bien écrit
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Siorac2
1 février 2021 à 14:12
Fin de l'épisode mais pas fin de leurs découvertes, j'espère ...
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JL3233
1 février 2021 à 14:11
Très belle histoire. Pleins de charmes et de plaisirs
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Cocuforever
1 février 2021 à 12:51
Jolie fin
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Serge57
1 février 2021 à 08:48
Joli debut
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