Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'hôtel Grand Veneur, ou le premier jour de ma soumission — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'hôtel Grand Veneur, ou le premier jour de ma soumission
Chapitre 2
A cet instant, ma peau n'était que frissons, j'espérais qu'il ne le remarquerait pas.
Je décidais de ne rien répondre, car j'imaginais aisément qu'il me matait comme on inspecte une bête dans un marché : les lignes, la musculation, la masse graisseuse, l'allure générale...
Je décidais de ne rien répondre, car j'imaginais aisément qu'il me matait comme on inspecte une bête dans un marché : les lignes, la musculation, la masse graisseuse, l'allure générale...
L'idée d'être sélectionnée comme une bête de concours me plaisait, j'avoue. Serai-je une "bonne bête" à saillir ? J'espérais qu'après avoir retenu son attention par mes désirs de soumission, mon physique finirait de le convaincre. Je pensais alors à mes fesses, mon complexe de toujours qui je ne savais pas vraiment pourquoi s'avéraient plébiscités par tous les hommes. "Accablée" d'une taille trop fine, celle-ci servait (ou desservait selon le point de vue) des fesses rondes et fermes. "Des fesses pour une bonne levrette" comme je l'ai souvent entendu dire, ou "des fesses à claquer"...
Ni lui ni moi n'avions échangé de photographies. Nous étions d'accord sur ce fait que la première des séductions était basée sur l'échange et la complicité, voire la complémentarité dans notre cas, et qu'après venait le physique.
Ces secondes d'attente me semblaient interminables, et l'écho de cet aspirateur qui me semblait de plus en plus proche... je priais pour qu'il m'invite à entrer dans l'instant.
Il n'en fit rien encore. J'eus la douce sensation de sentir ses mains se poser de part et d'autre de mes épaules, il effectuait une légère pression comme pour montrer qu'il prenait possession de moi, enfin c'est l'idée que j'en avais.
Il n'en fit rien encore. J'eus la douce sensation de sentir ses mains se poser de part et d'autre de mes épaules, il effectuait une légère pression comme pour montrer qu'il prenait possession de moi, enfin c'est l'idée que j'en avais.
— Retourne-toi maintenant.
Le moment tant attendu m'effrayait finalement, et si physiquement l'un ou l'autre avait sur lui quelque chose de rédhibitoire, l'histoire pouvait tourner court.
Il m'invita à le faire en initiant ma rotation, je suivis docilement ses mains. Je me retrouvais alors aussi bêtement que lorsque l'on m'offre un cadeau, tellement mal à l'aise que je fermais les yeux et n'osais pas les ouvrir. Voilà, il avait découvert mon visage et moi je n'osais ouvrir les yeux.
Il m'invita à le faire en initiant ma rotation, je suivis docilement ses mains. Je me retrouvais alors aussi bêtement que lorsque l'on m'offre un cadeau, tellement mal à l'aise que je fermais les yeux et n'osais pas les ouvrir. Voilà, il avait découvert mon visage et moi je n'osais ouvrir les yeux.
— Olivia... que fais-tu ?
Dit-il d'un ton amusé
Oups voilà, il devait me trouver dérangée, super... première impression réussie ! Il faut dire qu'une des choses qui me caractérise est la dualité qui existe entre mon côté réservé et mes désirs extravagants... En effet, je suis une femme très discrète dans la vie, et on a toujours peur de me choquer avec des mots ou des histoires graveleuses alors qu'intérieurement, je m'en amuse, en effet la guimpe ne fait pas la nonne...
Il fallait malgré tout que j'ouvre les yeux et fasse avancer cette situation qui risquait rapidement de nous échapper. En les ouvrant, je ne vis que du noir, un lainage léger enveloppant un torse somme toute assez appétissant à mon goût, large et développé. J'avais oublié que de si près avec un homme si grand mon champ de vision était des plus réduits. Levant les yeux, je découvris un col roulé, puis le bas d'un visage révélant l'amorce d'une barbe de quelques jours, des lèvres suffisamment charnues pour un Européen, et enfin des yeux d'un marron intense me rappelant un chocolat péruvien avalé seulement en quelques heures. La somme de ses traits lui conférait un visage agréable. Ses yeux ainsi qu'une légère moue lui donnaient un air faussement irrévérencieux que j'attribuais à un caractère taquin. Son regard me réconforta, je lisais de la satisfaction et déjà du désir.
De mon côté, j'étais autant rassurée par l'effet que je produisais sur lui que par le début de complicité qui semblait se tisser dès ce premier échange.
Ses mains glissèrent le long de mes bras pour finir par enserrer mes poignets. Le ton légèrement enjoué du début devint plus profond.
— Ma douce Olivia, tu seras une magnifique chienne si tu me laisses l'opportunité de disposer de ton éducation.
Comment refuser une demande aussi élégante rassemblant tant de promesses ?
N'ayant pas de réponse immédiate, il reformula.
N'ayant pas de réponse immédiate, il reformula.
— Souhaites-tu me l'accorder ?
Je hochai la tête et avec un petit sourire pudique, je lui dis "oui".
Le sien fut des plus larges suite à mon assentiment.
Le sien fut des plus larges suite à mon assentiment.
— Viens.
Alliant les mots aux gestes,
il attrapa mon manteau et recula tranquillement, m'emmenant dans son sillage. Le pas de la porte passé d'une main, il la referma, son visage frôla le mien.
il attrapa mon manteau et recula tranquillement, m'emmenant dans son sillage. Le pas de la porte passé d'une main, il la referma, son visage frôla le mien.
— Que tu sens bon ma petite Ile, tu exhales la douce odeur d'un été sous les tropiques.
Il resta ainsi quelques instants. Je me demandais si je n'avais pas encore perdu une bataille, en effet ce ne serait pas le premier à renoncer à ses rêves de domination en touchant la "douce femme" que j'étais. Quelle malédiction s'abattait encore sur moi ? !
Il prit une grande inspiration, et me regarda.
Il prit une grande inspiration, et me regarda.
— Ma chère, tu perturbes quelque peu mes projets.
— Mets-toi à genoux, regarde au sol.
— Mets-toi à genoux, regarde au sol.
Je ne savais pas ce qu'il se passait dans son esprit, j'étais assez déçue de ne pas entrer dans le jeu immédiatement, enfin malgré tout cet ordre de prendre position n'était pas sans me conforter sur le fait que j'étais bien là pour me soumettre.
Une fois à genoux, il fit volte-face et alla s'installer dans le fauteuil près de la fenêtre.
Je sentais mon excitation retomber à la faveur d'un agacement plus les minutes s'écoulaient. Aucun son n'était émis et des fourmillements s'emparaient de mes jambes, la position devenait inconfortable. Je me demandais ce qui pouvait bien lui prendre autant de temps dans une telle réflexion.
Il avait à portée de main une femme venue s'offrir à lui...
Une fois à genoux, il fit volte-face et alla s'installer dans le fauteuil près de la fenêtre.
Je sentais mon excitation retomber à la faveur d'un agacement plus les minutes s'écoulaient. Aucun son n'était émis et des fourmillements s'emparaient de mes jambes, la position devenait inconfortable. Je me demandais ce qui pouvait bien lui prendre autant de temps dans une telle réflexion.
Il avait à portée de main une femme venue s'offrir à lui...
Au bout d'un temps qui me semblait suspendu, il se racla la gorge et se leva. En quelques instants mon corps passa du mode veille à éveil, même si j'appréhendais la suite, je n'attendais qu'une chose : être soumise et utilisée par cet homme.
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Commentaires ()
Assez pointilleuse sur les faits, j'ai du mal à faire le tri quant aux moments à partager avec vous...
Si cela peut vous rassurer le troisième chapitre sera plus... long ;-)
Une bonne soirée à vous,
Mais c'est de bonne guerre, le suspense ayant été vécu auparavant.
J'évite généralement de recourir à cette injonction, mais devant votre récit, je ne peux m'empêcher de l'employer, pour une fois : vite, la suite !