Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'hôtel Grand Veneur, ou le premier jour de ma soumission — Chapitre 3
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'hôtel Grand Veneur, ou le premier jour de ma soumission
Chapitre 3
Je fus surprise de voir qu'il ne s'avançait pas vers moi, mais qu'il se dirigeait vers la tête du lit. Je n'osais pas franchement le regarder, je ne sus alors exactement ce qu'il faisait, j'entendais bien quelques bruits, mais n'arrivais pas non plus à en définir l'origine. Il préparait quelque chose, mais quoi ? Sûrement sortait-il toute sa panoplie du parfait maître, pensais-je ironiquement.
En parlant de Maître, il faut dire que nous avions eu précédemment une discussion assez animée au sujet du terme "Maître". Un mot qui me gênait à plus d'un égard. Certes, l'idée qu'un homme me domine me plaisait, mais de là à l'appeler Maître comme si ma vie dépendait de lui, je trouvais cela aberrant. Il faut dire que je viens d'une lignée de femmes ultra-indépendantes qui au fil des générations engendra ma mère, une belle une amazone qui fit un "bébé toute seule", aucun homme ne mit les pieds chez nous et je n'ai donc jamais eu à en écouter un de ma vie... Voilà encore un "mystère" sur mon besoin de soumission, que Monsieur Freud ou un autre de ses comparses lève le voile sur cette étrange énigme...
Et puis en admettant que je veuille avec une réelle envie nommer un homme ainsi, il ne me semblait pas envisageable de le clamer à un inconnu, à mon sens, il fallait de la matière, une relation vraiment proche pour pouvoir accepter qu'un homme puisse être le Maître en toute chose.
Lui s'en moquait un peu si je ne l'appelais pas Maître, Monsieur ou Nicolas pouvait suffire du moment que je le vouvoyais. Par contre, il voulait user voire abuser de ce terme vis-à-vis de moi. Il serait le Maître ici et le Maître de sa chienne. Nous avions donc finalement trouvé un terrain d'entente, tout était parfait, tout serait dit de bon cœur.
Puis il regagna sans un mot le fauteuil, une fois de plus, je fus surprise qu'il n'eût pas un regard pour moi, mais bien vite il m'appela.
— Approche.
Voilà maintenant, nous allons réellement faire connaissance, pensais-je. Je tentai de me lever le plus dignement possible malgré l'engourdissement de mes jambes. Je n'avais que quelques pas à faire, mais doucement prudemment comme une enfant ayant fait une bêtise, je m'avançais vers lui jusqu'à m'arrêter à quelques centimètres. Il semblait confortablement installé, le dos bien calé, la jambe gauche croisée sur celle de droite.
— Désires-tu toujours m'appartenir ?
J'étais plutôt satisfaite de voir qu'il renouvelait sa demande, il semblait donc réellement se préoccuper de mes attentes.
J'allais à l'essentiel sans trop en faire...
J'allais à l'essentiel sans trop en faire...
— Oui Nicolas.
— Fort bien, je m'en réjouis.
— Fort bien, je m'en réjouis.
Il avança sa main vers moi, j'ouvris la mienne instinctivement, puis je sentis qu'il refermait celle-ci sur la mienne.
Ce contact m'électrisa, et me rappela toute la moiteur cachée dans mon sous-vêtement. J'étais bel et bien excitée par cet homme et ses manières.
Ce contact m'électrisa, et me rappela toute la moiteur cachée dans mon sous-vêtement. J'étais bel et bien excitée par cet homme et ses manières.
— Jusqu'ici, toutes mes chiennes avaient un nom, mais toi tu n'en auras pas.
A cette annonce, je ne savais si c'était une bonne chose ou pas... enfin tout dépendait aussi du nom donné lol. A cet instant, je me sentais un peu jalouse de ces autres femmes, mais je relativisais vite en me rappelant qu'il m'avait fait la promesse que je serai la seule à occuper ses pensées et qu'il n'avait pas tenu cette charge depuis plusieurs années. J'étais ravie d'avoir réussi à rallumer la flamme vacillante de ce beau dominant.
— Tu es une vierge folle ma douce Olivia.
Euh oui... je me demandais ce qu'il entendait par là. En effet, il s'agissait bien de mon signe astrologique, mais qu'entendait-il par-là ? Je pouvais effectivement me retrouver dans ce terme puisque j'avais le caractère de la vierge et qu'à tout moment, j'étais capable de twister tout cela pour faire des choses parfois peu sensées.
— Nos conversations m'ont donné certaines impressions, celles-ci se sont confirmées depuis que je te regarde. Tu dégageais déjà beaucoup de sensualité et de fragilité dans tes écrits, et ce malgré une certaine force sous-jacente, je trouvais ça curieux et très exaltant.
Je ne m'attendais pas à une telle analyse et ne savais que répondre, ne rien répondre était le mieux à faire. L'un des avantages à être une femme soumise est bien celui de n'avoir pas toujours son mot à dire.
Il poursuivit,
Il poursuivit,
— Sous tes airs bien sages, tu caches un tempérament de feu que tu tentes d'étouffer par de plates convenances. Quel dommage ! Tu resteras donc Olivia, parce ce que je souhaite que tu assumes tes désirs et que tu associes ton prénom à la femme libérée que tu dois être. Accepte tes besoins de soumission et ta faim de sexe sans en avoir honte.
Cette rencontre prenait un tournant auquel je n'aurai jamais pu penser. J'étais abasourdie, je sentais mon corps être envahi par un terrible frisson, je ne savais pas encore si j'allais me mettre à pleurer ou bien si j'allais lever le poing pour revendiquer qui j'étais réellement. Je pense qu'il comprit que j'étais fort bouleversée par ses mots, il attendit quelques instants avant de poursuivre.
— Dis-moi qui tu es et ce que tu veux.
Je savais que je devais exprimer clairement les choses, qu'il n'attendait pas de moi une fade pirouette comme je sais si bien le faire en général. Après quelques secondes de réflexion, je me suis entendue prononcer doucement et intelligiblement ces mots...
— Je suis Olivia et je souhaite que vous m'aidiez à devenir la chienne que je réclame à être.
Je n'en revenais pas, j'avais enfin avoué à haute voix devant un homme ce qui m'animait. En partie honteuse et en partie soulagée, j'avais l'impression d'avoir fait la plus grosse partie du travail...
A son sourire et à ses yeux pétillants, je compris la grande satisfaction que j'avais éveillée en lui.
A son sourire et à ses yeux pétillants, je compris la grande satisfaction que j'avais éveillée en lui.
— Je suis fier de toi ma Belle, nous ferons de toi une femelle assumant les choix de son asservissement.
Nous échangeâmes un sourire.
— Écarte les cuisses maintenant.
Phrase abrupte qui ramène vite à la réalité, et qui pique les oreilles de la femme réservée que j'étais. Voilà donc le premier acte que la nouvelle Olivia se devait de réussir. Ouvrir les cuisses à un inconnu pour démontrer à quel point elle était chaude et soumise.
Malgré une certaine honte, je jubilais intérieurement en m'imaginant debout impudique, devant cet homme envers lequel je n'avais qu'un seul désir, celui d'être touchée. Doucement, je fis glisser un peu plus ma jambe gauche sur le côté et finalement un peu provocatrice, j'avançai la droite jusqu'à lui toucher le genou.
Malgré une certaine honte, je jubilais intérieurement en m'imaginant debout impudique, devant cet homme envers lequel je n'avais qu'un seul désir, celui d'être touchée. Doucement, je fis glisser un peu plus ma jambe gauche sur le côté et finalement un peu provocatrice, j'avançai la droite jusqu'à lui toucher le genou.
— Magnifique.
Ce "magnifique" était tant pour moi un compliment qu'un encouragement à poursuivre mon éveil.
En cet instant, je me sentais plus belle et plus désirable que jamais auparavant.
Sa main quitta la mienne et commença à caresser le côté de ma cuisse, de doux et longs va-et-vient, des plus agréables. Je ne souhaitais pas les voir s'arrêter, et pourtant Nicolas cessa, ce qui me sortit de l'alanguissement dans lequel j'étais. Nos regards se croisèrent, il me sourit de biais et je vis sa main se poser lentement sur mon mont, ses doigts se sont écartés comme pour former un éventail. L'auriculaire et l'annulaire ont commencé à gratter le bord de l'étoffe pour passer en dessous. Mon regard allait du sien au jeu de ses doigts et ainsi de suite. C'était bon de le sentir ainsi doucement prendre possession des lieux. Une fois les deux autres doigts passés, il serra le poing, je ne voyais plus que son pouce au dehors et je sentais mes lèvres chahutées par ce tissu, les écartant délicatement. Je tentais de soutenir son regard même si je n'avais qu'une envie, celle de fermer les yeux. Puis je sentis ses doigts progresser au cœur de mon intimité, deux, je crois.
En cet instant, je me sentais plus belle et plus désirable que jamais auparavant.
Sa main quitta la mienne et commença à caresser le côté de ma cuisse, de doux et longs va-et-vient, des plus agréables. Je ne souhaitais pas les voir s'arrêter, et pourtant Nicolas cessa, ce qui me sortit de l'alanguissement dans lequel j'étais. Nos regards se croisèrent, il me sourit de biais et je vis sa main se poser lentement sur mon mont, ses doigts se sont écartés comme pour former un éventail. L'auriculaire et l'annulaire ont commencé à gratter le bord de l'étoffe pour passer en dessous. Mon regard allait du sien au jeu de ses doigts et ainsi de suite. C'était bon de le sentir ainsi doucement prendre possession des lieux. Une fois les deux autres doigts passés, il serra le poing, je ne voyais plus que son pouce au dehors et je sentais mes lèvres chahutées par ce tissu, les écartant délicatement. Je tentais de soutenir son regard même si je n'avais qu'une envie, celle de fermer les yeux. Puis je sentis ses doigts progresser au cœur de mon intimité, deux, je crois.
— Mais tu ruissellerais presque ma Chère.
Dit-il d'un ton plutôt surpris, en effet difficile de cacher l'état dans lequel il me mettait.
— Agenouille-toi.
Je le laissais retirer sa main et m'exécutai. Je le vis alors porter ses deux doigts à ses lèvres bien en dessous de son nez. Il s'imprégnait donc de mes effluves puis les mit en bouche. Il me regardait tout en léchant ses doigts. Caricaturalement, j'avais l'impression d'être candidate à Top Chef et que mon plat était dégusté par un fin gourmet lol.
J'attendais le verdict.
J'attendais le verdict.
— Décidément délicieuse ma chère Olivia, tu es un régal.
Je fis un petit sourire malicieux en haussant les épaules, comme pour dire "ben oui évidemment". Il voulait que j'assume et bien j'essayais en tous les cas.
— Il est temps de se détendre un peu non ? Enfin au moins pour moi.
Il se tourna légèrement vers le guéridon qui était à côté, c'est là que je vis un petit pochon marron en forme de bourse, il l'attrapa et reprit sa position dans le fauteuil. Qu'y avait-il là-dedans qui puisse le détendre, je me demandais. Il desserra lentement le cordon et y plongea la main. Mes yeux étaient rivés sur l'ouverture, mi-inquiets/mi-rêveurs, car ce pochon était en velours et à la qualité des coutures, on pouvait aisément imaginer qu'à l'intérieur, la chose devait être plutôt luxueuse.
J'avoue avoir été surprise lorsque je vis ledit objet, ce n'était pas un sex-toy comme je le supposais, mais un magnifique collier de cuir cognac. En effet, une fois sorti, il dégageait une telle odeur que c'en était des plus enivrant.
J'avoue avoir été surprise lorsque je vis ledit objet, ce n'était pas un sex-toy comme je le supposais, mais un magnifique collier de cuir cognac. En effet, une fois sorti, il dégageait une telle odeur que c'en était des plus enivrant.
— Je l'ai acheté pour toi, un ravissant collier pour une gracieuse chienne.
J'étais aux anges, car il avait déjà pensé à moi (je comprenais mieux sa question somme toute anodine sur ma préférence quant à la couleur de chaussures de ville pour un homme). Et puis recevoir un collier, c'était une marque de légitimité.
— Avance-toi.
Je m'inclinai tel un chevalier se faisant adouber, le moment était des plus solennels pour moi. J'étais fière de recevoir ce beau collier, simple, mais aux finitions parfaites.
— Je vous remercie Monsieur.
Il me sourit et me dit que j'aurai encore tout l'après-midi pour le remercier dûment.
— Sur ce ma Chère, il est temps de voir si ta bouche est aussi accueillante qu'elle semble l'être, debout, et assis-toi au bord du lit, côté pied.
Je n'en revenais pas, comment cet homme en un peu moins d'une heure avait réussi à me faire faire autant de choses, et rien contre ma volonté, tout en douceur en faisant basculer docilement la femme venue se divertir pour une après-midi en une femme envisageant des plus sérieusement à se donner à corps perdu dans cette étonnante rencontre.
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Commentaires ()
Si mon avis compte, je n'ai qu'un conseil : continuez comme vous le faites, ce récit, tel qu'il est mené, est passionnant.
Des échanges qui sont rapportés ici, il semble que vous ayez fort bien choisi votre maître, si je puis me permettre cette formule, qui n'est qu'un apparent paradoxe.
Je déguste ce chapitre, en attendant le prochain. Mais pas trop vite, je préfère que vous ne vous sentiez pas obligée de le rédiger sous la pression, uniquement par le besoin de restituer au mieux des moments.
Il y a une lenteur et une lascivité dans votre description que l’on ressens une délicieuse intensité érotique ... presque insupportable !!!
Ce n’est que mon propre ressenti ... J’ADORE !!!
J’attends la suite avec impatience