Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Rencontre avec le Gang des Lyonnais — Chapitre 4 · On prend (presque) les mêmes et on recommence
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Rencontre avec le Gang des Lyonnais
Chapitre 4 · On prend (presque) les mêmes et on recommence
Je ne suis pas rentré dans le détail de ma deuxième nuit chez Élisa et Justine, tout simplement parce qu'il n'y a pas grand-chose de plus à en dire. Au point où j'avais laissé l'histoire, nous sommes allés nous coucher.
Quand on s'est réveillé le lendemain matin (assez tard), je me suis dépêché de rentrer pour retrouver ma copine, puisque j'avais prévu de manger avec elle et sa famille (pourquoi les dimanche midi tombent après les samedi soirs ?). Or je n'avais vraiment pas le temps de traîner, on a donc à peine échangé quelques mots avant que je ne m'échappe.
Je me sentais différent en retrouvant ma copine : à la fois coupable et distant. Je m'en voulais du type de soirée que je venais de vivre, puisque je savais que c'était passé à deux doigts de quelque chose d'interdit. Même si j'avais dit non au moment critique, ma copine ne serait sûrement pas très contente de savoir que des amies m'avaient proposé de les rejoindre dans leur lit.
Officiellement, c'était « une soirée entre potes » et j'avais dormi chez « un pote ». D'une certaine manière, je la trompais déjà en lui mentant.
Pourtant, si je m'en voulais, il n'y avait pas que ça. Je lui en voulais aussi de la relation que nous avions, que je jugeais trop restrictive. Je sais que c'était injuste, puisque nous avions toujours été d'accord pour ça. C'est comme ça que nous avions toujours vu le couple, et si ma manière de voir avait changé récemment, ce n'était certainement pas de sa faute.
Pourtant, je lui en voulais.
Les Lyonnais avaient complètement chamboulé ma vie, et même la manière dont je voyais mon couple. Avant de les rencontrer, c'était quelque chose d'immuable dans mon esprit, de presque sacré. Mais quand je voyais la manière dont Élisa et Justine le vivaient, je me disais qu'il y avait bien d'autres manières d'envisager la chose.
Il y a quelques années, Nicolas avait trompé sa femme avec une des filles du groupe, Mélanie. Il l'avait d'abord mal vécu, à tel point qu'il n'avait pas tardé à tout lui avouer. Sa femme l'avait pardonné, puis ils avaient repris leur vie. Un jour, peut-être un an plus tard, sa femme lui a avoué qu'un collègue lui tournait autour. Au lieu de s'en inquiéter, Nicolas l'a quasiment poussé dans ses bras. Aujourd'hui, ils sont en couple beaucoup plus libre eux aussi, et ils le vivent très bien. Ils attendent même leur deuxième enfant et sont plus amoureux que jamais.
Et je ne parle même pas de Maxime et Victoria : je n'ai jamais vu autant d'amour dans le regard de quiconque quand ils s'observent. Ils ont une complicité qu'ont peu de couples, et pourtant ils n'ont toujours connu l'amour qu'à travers le prisme de la diversité sexuelle. Bon d'accord : ils sont presque toujours ensemble, même avec des « invités ». Ce n'est pas comme s'ils allaient chacun de leur côté non plus, mais quand même.
Dans le groupe des Lyonnais, il n'y avait finalement que Mélanie, Jérémy et Marco qui étaient dans des couples classiques, ainsi que Clément avec sa copine, mais que nous ne connaissions pas. Morgane aussi pour ce que j'en savais, mais je n'avais jamais abordé le sujet avec elle (je l'ai fait depuis, je confirme donc que oui).
Vous comprendrez qu'avec de tels amis, ma vision du couple ait pu être un peu remise en question. Ma petite vie de couple, qui m'allait bien jusque-ici, m'a semblé tout à coup très étriquée, j'avais l'impression de passer à côté de tellement de choses !
Il m'a fallu du temps pour le comprendre et l'accepter, mais j'étais déjà entré sur une pente d'où je ne ressortirai plus.
Mais bref, revenons à nos moutons, c'est-à-dire à la troisième soirée.
Là encore, tout le monde ne serait pas là (en fait, le groupe était devenu si important qu'il ne serait pratiquement plus jamais au complet en une seule fois. Si je ne dis pas de bêtise, ce n'est arrivé qu'une fois).
Cette fois, ce seraient Justine et Élisa qui seraient absentes, ainsi que Donico. J'étais un peu triste, mais d'un autre côté ça me permettrait aussi de faire davantage connaissance avec les autres. L'important, c'était surtout que Jérémy et Marco soient là, puisque c'est avec eux que j'avais le plus discuté. J'étais aussi content de revoir Morgane, puisqu'on était dans le même bateau il n'y a pas si longtemps !
Cette soirée s'annonçait déjà assez différente, puisque contrairement aux autres fois elle ne commencerait pas au bar, mais directement chez Victoria et Maxime. Nous avions prévu d'aller au bar plus tard, mais comme la plupart n'étaient qu'étudiants et avaient donc des budgets limités, autant commencer l'apéro à domicile !
Nous avons parlé de tout et de rien (enfin quand même pas mal de sexe) pendant un bon moment, tout en buvant des coups. Clément nous a rejoints en cours de route, mais de toute façon il y allait doucement niveau consommations puisqu'il comptait reprendre la route après la soirée. Victoria et Maxime avaient prévu de telles quantités de rhum pour faire des cocktails qu'on n'aurait jamais pu être à court (Justine, Jérémy et Marco sont tous les trois de grands consommateurs de Mojito, mais Vic et Max ne savaient pas encore que « Violette » ne serait pas là au moment de faire les courses).
Quelques pizzas sont ensuite venues compléter l'ensemble pour couronner un très bon début de soirée.
Quand on s'est mis en route vers le bar, la nuit venait juste de tomber. On continuait de parler de tout et de rien, mais on s'est fait interpeller le long des quais par un groupe de loubards :
— Ça va les PD ? a demandé l'un d'eux d'un air narquois.
La question était évidemment posée à Jérémy et Marco qui se tenaient par la main. Si elle n'avait rien de directement homophobe, le ton et les rires bêtes qui l'ont accompagné ne laissaient aucune place au doute.
— T'es jaloux ? a répliqué Victoria.
Les trois mecs ont éclaté de rire, ils avaient l'air pas mal alcoolisés.
— Jaloux d'une tarlouze ? Non ça va !
— Vous allez bien vous enculer ? a demandé un autre.
— Vous allez bien vous enculer ? a demandé un autre.
On n'était pas tombé sur les plus malins de Lyon…
— C'est bon on y va, a lancé Jérémy en s'éloignant.
Il n'est pas du genre à chercher la bagarre pour des conneries, et j'avoue que moi non plus. Je m'apprêtais à le suivre un peu lâchement quand Clément et Maxime sont arrivés à notre niveau. Ils étaient derrière nous et n'avaient rien entendu.
— Qu'est-ce qui se passe ? a demandé Maxime, qui a tout de suite vu que sa copine était énervée.
— C'est ces connards d'homophobes qui nous emmerdent ! a-t-elle lâché, en faisant bien en sorte qu'ils entendent.
— C'est ces connards d'homophobes qui nous emmerdent ! a-t-elle lâché, en faisant bien en sorte qu'ils entendent.
Les mecs ont rigolé plus fort encore.
— C'est qu'elle en veut elle ! a rigolé l'un d'eux.
— Quoi ?! De qui tu parles là ? s'est énervé Maxime à son tour.
— Quoi ?! De qui tu parles là ? s'est énervé Maxime à son tour.
Mais Clément, lui, a explosé de rire.
— Putain c'est dommage que Nico ne soit pas là, on n'a plus assez d'occasions de s'amuser à Lyon !
Il s'est approché des trois mecs et il leur a lancé très calmement :
— J'encule vos mères, les mecs.
Il s'est arrêté juste devant eux et il les a fixé droit dans les yeux.
— Quoi ? Qu'est-ce qu'il a dit ?
Ils se regardaient bêtement entre eux, attendant que l'un réagisse.
— J'ai dit que j'enculais vos mères, bandes de branleurs.
J'avoue que j'étais complètement figé par ce qui se jouait. J'étais stupéfait, je ne pensais même pas à réagir.
— Oh vas-y, reste tranquille ! lui a dit un des mecs.
— Je suis très tranquille, a rétorqué Clément, qui effectivement était tout à fait calme. J'encule juste vos grosses putes de mères, ça vous pose un problème ?
— Je suis très tranquille, a rétorqué Clément, qui effectivement était tout à fait calme. J'encule juste vos grosses putes de mères, ça vous pose un problème ?
Un des mecs s'est approché, presque front contre front.
— Parle pas des mères mec, ça se fait pas !
Il lui a tapé un petit coup sur l'épaule pour accompagner sa phrase.
Maxime s'est approché à son tour pour soutenir Clément, mais celui-ci lui a fait signe de rester en arrière.
— Tu me touches encore une fois et je te démonte, a-t-il dit à celui qui lui faisait face.
Je crois que je tremblais comme une feuille. J'avais tellement peur que ça finisse mal !
— La Mecque j'vais le défoncer ! a dit un des gars, caché derrière son pote.
Clément s'est avancé vers lui, toujours très calme.
— Tu vas défoncer qui ?
— Reste tranquille ! a renchéri le premier, celui qui c'était avancé front contre front, en posant une nouvelle fois sa main sur l'épaule de Clément.
— Reste tranquille ! a renchéri le premier, celui qui c'était avancé front contre front, en posant une nouvelle fois sa main sur l'épaule de Clément.
La suite s'est jouée très vite : Clément a attrapé sa main, puis il l'a utilisé pour lui tordre le bras. L'autre s'est retrouvé à genoux, bien malgré lui. En d'autres circonstances ça m'aurait limite fait rire, parce que je trouvais que ça faisait très film d'action.
Mais je confirme : ça marche aussi en vrai !
Mais je confirme : ça marche aussi en vrai !
— La putain de ta mère, lâche-moi ! a juré le gars à genoux.
— Je t'avais prévenu non ?
— Je t'avais prévenu non ?
Un de ses potes en a profité pour mettre une droite à Clément, ce qui a fait partir Maxime comme une balle pour se jeter sur eux. Mais il n'a pas eu le temps de les atteindre, Clément s'était déjà retourné pour répliquer. J'ai à peine eu le temps de comprendre ce qui se passait, mais rapidement celui qui l'avait attaqué par derrière s'est retrouvé allongé sur le sol, le nez en sang.
Celui qui s'était agenouillé malgré lui avait à peine eu le temps de se relever qu'il s'était déjà mangé un poing en pleine face lui aussi. Le dernier a levé les bras en l'air en signe de reddition quand Maxime est arrivé devant lui.
— C'est bon, on s'en va… a-t-il grogné en allant ramasser ses copains.
Clément avait la lèvre fendue, mais il souriait d'un air satisfait en nous rejoignant.
— Heureusement que Nico n'était pas là finalement : il n'y en aurait pas eu assez pour tout le monde.
J'ai tout de suite eu l'image d'Obélix, ce qui m'a fait rire nerveusement. N'empêche que je n'en menais pas large, la scène qui venait de jouer avait été violente. Je n'étais pas habitué à ça dans ma campagne !
— Et imagine surtout si Justine avait été là ! a ajouté Maxime en riant.
— Elle n'en aurait laissé à personne ! a rigolé Clément à son tour.
— Elle n'en aurait laissé à personne ! a rigolé Clément à son tour.
J'ai donc supposé que Justine n'était pas du genre à se laisser faire, même si je n'ai jamais eu l'occasion de la voir à l'œuvre.
On n'a bien sûr parlé que de ça pendant ce qui nous restait de trajet, on était tous assez choqués. Sauf Victoria, qui avait juste l'air super énervée, et Maxime et Clément qui semblaient trouver ça drôle.
Jérémy a essayé de changer de sujet en arrivant au bar, mais la mauvaise humeur générale a mis du temps à se dissiper. Pourtant, au bout d'une petite demi-heure, on était déjà complètement reparti sur autre chose. Et quel meilleur sujet que le cul pour oublier ce genre de tracas ?
Le problème, c'est qu'au bout d'une heure à parler de sexe, je commençais à avoir de plus en plus envie de passer à la partie pratique ! En plus, je ne savais toujours pas précisément où je dormirais ce soir. Ils m'avaient assuré que « je n'avais pas à m'en faire » et « qu'on verrait bien », mais pour moi cela posait certaines questions.
Je serais bien entendu allé dormir avec plaisir chez Jérémy et Marco, puisque je les adorais, mais vu la conversation qu'on venait d'avoir, je n'aurais pas non plus dit non à aller chez Victoria et Maxime.
Arriverais-je à être aussi fort que la dernière fois ? En avais-je vraiment envie ?
Je savais que Morgane et Clément rentreraient chez eux, ce qui laissait ouvertes toutes les possibilités. Je me doutais que je n'irai pas dormir chez Mélanie, puisque son appartement était un peu exigu pour accueillir quelqu'un (sauf Nicolas, mais il n'était pas là).
La question ne s'est bien entendu pas posée avant la fin de la soirée, à tel point que j'ai même eu peur qu'on m'ait oublié. Je m'apprêtais à poser la question pendant qu'on se séparait, même si j'avais un peu peur d'avoir l'air de m'incruster, mais je n'ai pas eu à le faire.
— Tu veux venir avec nous, Louis ?
La question était de Victoria, et elle a tout de suite provoqué un saut périlleux dans mon estomac : je savais très bien à quel type de fin de soirées s'adonnaient Maxime et Victoria. Qu'ils m'invitent n'était donc probablement pas anodin.
Ce n'est pas comme si je m'étais posé la question toute la soirée !
J'ai acquiescé, bien entendu, mais je ne savais toujours pas ce que je devrais faire ensuite. Allaient-ils me proposer quelque chose ?
Et surtout, s'ils le faisaient, qu'allais-je répondre ?
Je n'avais toujours pas apporté de réponse à cette question en franchissant la porte de leur appartement…
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Commentaires ()
@jérémy : Victoria a raison, j'ai enlevé les scènes de sexe par pudeur. Je vais voir comment je peux publier le reste pour pas que ça fasse de trous dans la raquette.
Mais du coup tu vas publier jusqu'au bout ou pas ? J'ai l'impression que tu changes tout le temps d'avis !