Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'âge des premières fois — Chapitre 8 · Jeudi soir étudiant
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'âge des premières fois
Chapitre 8 · Jeudi soir étudiant
▷ La Fille Aux Cheveux De Soie – Frànçois & The Atlas Moutains, Isaac Delusion
NOVEMBRE
Julie
— Comme ça ?
— Non creuse plus ton dos.
— Et là ?
— Un peu plus.
— Oh tu me fais chier, m'énervé-je.
— Bah quoi ? Tu veux être sexy ou pas ?
— Je veux être moi-même. Et c'est pas dans ma nature de faire jouer mes charmes de femme.
— Pfff si tu le dis.
— Non creuse plus ton dos.
— Et là ?
— Un peu plus.
— Oh tu me fais chier, m'énervé-je.
— Bah quoi ? Tu veux être sexy ou pas ?
— Je veux être moi-même. Et c'est pas dans ma nature de faire jouer mes charmes de femme.
— Pfff si tu le dis.
Je me rassois à mon bureau et me regarde dans le miroir.
— Je dis juste que si t'es vraiment sexy, il va te manger dans les mains le Nathan, rajoute Camille.
— C'est pas mon but.
— Dommage. C'est cool quand tu sais que tu pourrais en faire tout ce que tu veux.
— C'est pas mon but.
— Dommage. C'est cool quand tu sais que tu pourrais en faire tout ce que tu veux.
Je me retourne vers elle.
— Les mecs sont uniquement des jouets pour toi ?
— Non, je rigolais… Tu sais bien que je suis pas comme ça.
— Ouais bah j'ai de plus en plus de doute, remarqué-je en corrigeant mes cils.
— Non, je rigolais… Tu sais bien que je suis pas comme ça.
— Ouais bah j'ai de plus en plus de doute, remarqué-je en corrigeant mes cils.
Camille vient derrière moi et pose ses mains sur mes épaules.
— Waouh regarde toi, s'exclame-t-elle.
Je me souris dans le miroir.
— T'as vu comme t'es belle ?
— Je me suis pas trop maquillé ?
— Non ça va.
— Comme c'est pas mon habitude…
— T'es parfaite ! Ce soir Nathan il est dans ton lit, dit-elle en s'asseyant sur le lit en question.
— Ouh là, sûrement pas. Mes cheveux attachés ou détachés ?
— Laisse les attachés comme ça. Ne te prends pas trop la tête.
— Je me suis pas trop maquillé ?
— Non ça va.
— Comme c'est pas mon habitude…
— T'es parfaite ! Ce soir Nathan il est dans ton lit, dit-elle en s'asseyant sur le lit en question.
— Ouh là, sûrement pas. Mes cheveux attachés ou détachés ?
— Laisse les attachés comme ça. Ne te prends pas trop la tête.
Je me tourne vers elle et rigole.
— J'ai pas trop l'habitude. Mon dernier date c'était avec…
— Ouais… évitons de parler de lui. Ça va nous porter malheur. Donc sinon t'es ok niveau discussion ?
— Oui, je gère.
— Si tu pouvais éviter de l'embrasser trop tôt encore une fois ou de lui raconter une de tes passions bizarres…
— Mes passions bizarres ? demandé-je intriguée.
— Oui, comme le fait que tu collectionnes les paires de chaussettes à motif.
— C'est pas bizarre ça--
— D'ailleurs, t'as quoi comme chaussettes, là ?
— Ouais… évitons de parler de lui. Ça va nous porter malheur. Donc sinon t'es ok niveau discussion ?
— Oui, je gère.
— Si tu pouvais éviter de l'embrasser trop tôt encore une fois ou de lui raconter une de tes passions bizarres…
— Mes passions bizarres ? demandé-je intriguée.
— Oui, comme le fait que tu collectionnes les paires de chaussettes à motif.
— C'est pas bizarre ça--
— D'ailleurs, t'as quoi comme chaussettes, là ?
Elle se penche vers mes pieds.
— Oh non, Julie ! On avait dit quoi ?!
— Ça va ! C'est quoi le problème ?!
— Imagine il les voit ! Ça brise tout ton sex-appeal là !
— Ça va ! C'est quoi le problème ?!
— Imagine il les voit ! Ça brise tout ton sex-appeal là !
Résignée, je m'assois sur mon lit et enlève mes chaussettes à motif de cactus. Camille me tend une paire de chaussettes noires.
— Tu gardes ça pour quand votre relation sera déjà bien solide !
— Oui j'ai compris…
— Oui j'ai compris…
Elle regarde sa montre.
— 19h. Faut pas tarder à le rejoindre. Dommage qu'il ne vienne pas te chercher en voiture. Ça aurait fait gentleman.
— On n'est pas dans un teenage movie américain.
— Oui mais bon, prendre le métro c'est quand même moins glamour.
— On n'est pas dans un teenage movie américain.
— Oui mais bon, prendre le métro c'est quand même moins glamour.
Je me lève et prends ma veste.
— J'ai rien oublié ?
* * * * *
Louis
— 3ème étage porte de droite, nous dit une voix sortant de l'interphone.
La porte de l'immeuble s'ouvre, et Tom et moi montons les escaliers. Damien nous accueille brièvement dans son studio avant d'aller s'asseoir de nouveau sur son canapé à côté d'Emma, la fille qu'il a draguée à la soirée de Mathilde, ma voisine. Théo, un autre de nos potes plutôt beau gosse, est assis sur une chaise à côté. Le revoir ici en before me rappelle que les meufs n'ont de yeux que pour lui en soirée.
— Emma, qu'est-ce que tu fais-là, entourée d'étudiants en info ? demande Tom.
— Damien m'a invité. Parait qu'on va en boîte après.
— Ouais on va croiser des gens de ta fac. Tes potes de 1ère année.
— C'est pas vraiment mes potes. Je suis en 2e année, j'suis une pote à Mathilde à la base.
— Bon on commence à boire un coup ? propose Théo au bout d'un moment. J'ai ramené de la Jäger.
— Damien m'a invité. Parait qu'on va en boîte après.
— Ouais on va croiser des gens de ta fac. Tes potes de 1ère année.
— C'est pas vraiment mes potes. Je suis en 2e année, j'suis une pote à Mathilde à la base.
— Bon on commence à boire un coup ? propose Théo au bout d'un moment. J'ai ramené de la Jäger.
Théo sort sa bouteille et en verse un fond dans chaque verre avant d'ajouter un diluant. On se saisit tous d'un verre avant de trinquer.
— Bon bah au weekend qui arrive ! s'exclame Damien.
— Et à vous deux, rajoute Tom en pointant Damien et Emma.
— Et à vous deux, rajoute Tom en pointant Damien et Emma.
Emma sourit timidement en regardant Damien avant de boire une gorgée. J'imagine qu'ils sont encore en phase de séduction, donc ce commentaire doit les gêner. Mais je pense que Tom a fait exprès. Damien lance un regarde noir à celui-ci.
— Pourquoi je n'étais pas invité à la soirée de ta voisine ? me lance Théo.
Merde. Lui aussi aime gêner les gens.
— Parce que t'aurais chopé toutes les meufs.
Je n'ai pas répondu ça. J'ai plus bafouillé un truc du genre :
— Elle m'a dit deux personnes max, j'ai dû faire un choix.
Tom rigole quand je prononce cette phrase. Il sait que ce n'est pas pour ça.
— C'est surtout que… Bah je sais pas si t'as remarqué mais… Dès qu'on sort, les filles s'intéressent qu'à toi. On aimerait bien avoir nos chances des fois, rajoute-t-il pour rétablir la vérité.
— Quoi ? Sérieusement ? C'est pas vrai, s'offusque Théo. Quand on était au bar la dernière fois, Tom, la serveuse elle te chauffait pas mal alors que j'étais-là.
— Arrête, lui répond Tom. On sait très bien qu'aucun de nous deux n'aurait touché à cette fille. Elle était vraiment pas terrible.
— Elle était grosse oui, renchérit Damien.
— Arrête ! s'exclame Emma en lui tapant le genou. C'est super méchant !
— Emma ! Un moment faut dire la vérité ! dit Théo.
— C'est méchant pour les filles. Comment veux-tu qu'on se sente bien dans notre peau après ? lui répond-elle.
— Quoi ? Sérieusement ? C'est pas vrai, s'offusque Théo. Quand on était au bar la dernière fois, Tom, la serveuse elle te chauffait pas mal alors que j'étais-là.
— Arrête, lui répond Tom. On sait très bien qu'aucun de nous deux n'aurait touché à cette fille. Elle était vraiment pas terrible.
— Elle était grosse oui, renchérit Damien.
— Arrête ! s'exclame Emma en lui tapant le genou. C'est super méchant !
— Emma ! Un moment faut dire la vérité ! dit Théo.
— C'est méchant pour les filles. Comment veux-tu qu'on se sente bien dans notre peau après ? lui répond-elle.
Je décide de revenir au sujet initial en disant :
— Bref, c'est pour ça Théo. On n'avait pas très envie que tu voles nos targets.
— Mais arrêtez de dire ça, c'est pas vrai ! se défend-il une nouvelle fois.
— Si, Théo. Regarde la soirée de Loïc, lui explique Tom. J'avais un bon feeling avec une meuf de notre promo, on était un peu à part dans la pièce. Toi t'arrives à la soirée, tu viens me saluer, la meuf est partie.
— Qui ça ? demande-t-il.
— Audrey.
— Ah…
— Quoi ?
— J'ai couché avec elle ce soir-là.
— Putain ! Tu vois, qu'est-ce que je te disais ! s'énerve Tom.
— Mec, tu ne nous l'avais pas dit ! dit Damien. C'était bien ?
— Mouais classique. Elle était collante alors je lui ai fait plaisir quoi.
— Mais arrêtez de dire ça, c'est pas vrai ! se défend-il une nouvelle fois.
— Si, Théo. Regarde la soirée de Loïc, lui explique Tom. J'avais un bon feeling avec une meuf de notre promo, on était un peu à part dans la pièce. Toi t'arrives à la soirée, tu viens me saluer, la meuf est partie.
— Qui ça ? demande-t-il.
— Audrey.
— Ah…
— Quoi ?
— J'ai couché avec elle ce soir-là.
— Putain ! Tu vois, qu'est-ce que je te disais ! s'énerve Tom.
— Mec, tu ne nous l'avais pas dit ! dit Damien. C'était bien ?
— Mouais classique. Elle était collante alors je lui ai fait plaisir quoi.
Je bois une gorgée. Emma calme la conversation :
— Bon, si vous arrêtiez de parler de meuf, là ? Vous faites que ça depuis tout à l'heure et je suis pas hyper à l'aise.
— Bienvenue dans la bande, dit Tom en rigolant.
— On va bien se marrer… soupire-t-elle en portant son verre à ses lèvres.
— Bienvenue dans la bande, dit Tom en rigolant.
— On va bien se marrer… soupire-t-elle en portant son verre à ses lèvres.
Je ne sais pas pourquoi Damien a décidé de l'inviter à notre before, c'était clairement une mauvaise idée si il veut la pécho. Cette dernière lève le regard vers moi.
— On ne t'entend pas beaucoup toi, remarque-t-elle.
— Lui ? C'est parce qu'il est timide, répond Tom ma place.
— Non, me défends-je. J'suis pas timide. En tout cas j'aime pas me mettre dans cette case-là. C'est juste que… j'ai rien à dire sur ce sujet-là.
— Arrête ! s'exclame Tom. Et Jade à la soirée de Mathilde ? On en parle peut-être ?
— Quoi ? s'écrie Damien. J'étais pas au courant.
— T'as pas remarqué ses agissements bizarres ? lui demande Tom.
— Lui ? C'est parce qu'il est timide, répond Tom ma place.
— Non, me défends-je. J'suis pas timide. En tout cas j'aime pas me mettre dans cette case-là. C'est juste que… j'ai rien à dire sur ce sujet-là.
— Arrête ! s'exclame Tom. Et Jade à la soirée de Mathilde ? On en parle peut-être ?
— Quoi ? s'écrie Damien. J'étais pas au courant.
— T'as pas remarqué ses agissements bizarres ? lui demande Tom.
Je regarde Emma, elle me dévisage comme si elle cherchait à me lire. Je baisse les yeux, elle dit :
— Jade ? La première année en droit ?
— Elle-même, lui répond Tom.
— Ah ! Mais c'est pour ça qu'on va en boîte les retrouver, en fait ! comprend Théo. Elle t'a invité à les rejoindre ?
— Elle ne m'a pas vraiment invité… Elle a juste dit qu'elle irait.
— Ouais mais ça on en a déjà discuté, ça veut tout dire, me redit Tom.
— Et alors il s'est passé quoi avec elle ? demande Damien.
— Elle m'a… chauffé, dis-je en baissant un peu les yeux.
— Fais gaffe avec elle quand même, me prévient Emma. J'en ai un peu entendu parler. Elle a une réputation d'allumeuse.
— Et elle est en couple, informe Tom.
— Ah, laissent échapper Théo et Damien.
— Ça semble pas la déranger, remarque Emma. Mais malgré ça, leur relation de couple à l'air solide.
— Ouais j'ai l'impression, dis-je. Elle veut juste s'amuser.
— On verra bien ce qui se passe tout à l'heure, finit Tom.
— Bon, on se resserre un verre pour fêter le proche dépucelage de Louis ? s'exclame Théo.
— Elle-même, lui répond Tom.
— Ah ! Mais c'est pour ça qu'on va en boîte les retrouver, en fait ! comprend Théo. Elle t'a invité à les rejoindre ?
— Elle ne m'a pas vraiment invité… Elle a juste dit qu'elle irait.
— Ouais mais ça on en a déjà discuté, ça veut tout dire, me redit Tom.
— Et alors il s'est passé quoi avec elle ? demande Damien.
— Elle m'a… chauffé, dis-je en baissant un peu les yeux.
— Fais gaffe avec elle quand même, me prévient Emma. J'en ai un peu entendu parler. Elle a une réputation d'allumeuse.
— Et elle est en couple, informe Tom.
— Ah, laissent échapper Théo et Damien.
— Ça semble pas la déranger, remarque Emma. Mais malgré ça, leur relation de couple à l'air solide.
— Ouais j'ai l'impression, dis-je. Elle veut juste s'amuser.
— On verra bien ce qui se passe tout à l'heure, finit Tom.
— Bon, on se resserre un verre pour fêter le proche dépucelage de Louis ? s'exclame Théo.
Tout le monde rigole, j'esquisse un sourire malgré les regards pénétrant d'Emma qui me mettent mal à l'aise.
* * * * *
Julie
— Alors t'en penses quoi ? me demande Nathan alors qu'on s'installe à notre table.
J'avais laissé Camille à la sortie de la station de métro et n'avais pas tardé à rejoindre Nathan devant le resto en question.
Je regarde les murs, ils sont rouges et orange, ça réchauffe. En hiver c'est sympa.
Je regarde les murs, ils sont rouges et orange, ça réchauffe. En hiver c'est sympa.
— J'aime bien, lui réponds-je.
— Je viens souvent ici avec mon père, dit-il.
— Il est italien ?
— Sa mère oui. Mais la mienne ne sait pas du tout cuisiner italien. Du coup on vient ici pour se rappeler nos origines.
— Il pourrait cuisiner lui-même.
— C'est ma mère qui cuisine.
— C'est super sexiste, non ?
— Ouais. C'est leur génération.
— Je viens souvent ici avec mon père, dit-il.
— Il est italien ?
— Sa mère oui. Mais la mienne ne sait pas du tout cuisiner italien. Du coup on vient ici pour se rappeler nos origines.
— Il pourrait cuisiner lui-même.
— C'est ma mère qui cuisine.
— C'est super sexiste, non ?
— Ouais. C'est leur génération.
Le serveur nous apporte la carte et nous conseille la spécialité du jour. Nous commandons rapidement pour ne pas que les plats tardent trop.
— Tu es très belle, déclare-t-il une fois que le serveur est parti.
Je rougis, embarrassée.
— Merci, murmuré-je ne sachant que répondre à ça.
Lui aussi s'est fait beau. Il a une chemise grise avec un pantalon beige.
— T'as pris de l'assurance, lui dis-je. Depuis la soirée.
Il baisse un peu la tête en repensant à cela.
— Excuse-moi encore de t'avoir embrassé…
— C'est oublié, t'inquiète.
— C'est juste que… Comme d'habitude aucun garçon ne s'intéresse à moi…
— C'est oublié, t'inquiète.
— C'est juste que… Comme d'habitude aucun garçon ne s'intéresse à moi…
Merde pourquoi j'ai dit ça ! Il va croire que je ne suis pas attirante.
— Bah ils sont cons, répond-il.
Je souris et baisse les yeux vers la nappe.
— On avait parlé de quoi à la soirée ? Avant que je… Parce que je me souviens de rien, demandé-je.
— C'est vrai que t'étais pas mal bourré, mais au moins t'étais sincère. On a parlé cinéma je crois.
— Cinéma ? J'ai donc dû te dire que je voulais faire des films dans ma vie ?
— Oui tu me l'as dit, en effet.
— Et toi ?
— Moi ? J'aime bien les films mais pas jusqu'à en faire mon métier.
— C'est quoi ton film préféré ?
— Je t'avais demandé la même chose, remarque-t-il en rigolant.
— Ah excuse-moi. Du coup c'est quoi ?
— Forrest Gump ?
— Classique mais sympa, réponds-je. Moi j'aime à—
— … penser que ton film préféré ne pourra être réalisé que par toi-même, me coupe-t-il en finissant ma phrase.
— Exact. Tu retiens.
— C'est vrai que t'étais pas mal bourré, mais au moins t'étais sincère. On a parlé cinéma je crois.
— Cinéma ? J'ai donc dû te dire que je voulais faire des films dans ma vie ?
— Oui tu me l'as dit, en effet.
— Et toi ?
— Moi ? J'aime bien les films mais pas jusqu'à en faire mon métier.
— C'est quoi ton film préféré ?
— Je t'avais demandé la même chose, remarque-t-il en rigolant.
— Ah excuse-moi. Du coup c'est quoi ?
— Forrest Gump ?
— Classique mais sympa, réponds-je. Moi j'aime à—
— … penser que ton film préféré ne pourra être réalisé que par toi-même, me coupe-t-il en finissant ma phrase.
— Exact. Tu retiens.
Il rigole. Le serveur nous apporte nos plats. On mange en continuant notre conversation, c'est très bon et je n'hésite pas à le lui dire. À la fin il insiste pour payer l'addition, je cède à contre-cœur et nous sortons du restaurant. On marche un petit peu dans la rue sans rien se dire. Je regarde l'heure, 22h.
— Faut pas que je tarde trop… Tu sais comment sont les mères, blagué-je.
— Oui, je comprends. J'ai la même. Mais vu que t'es une fille j'imagine qu'elle doit être plus stricte avec toi, non ?
— Ouais. Elle en fait beaucoup moins pour mon frère.
— Oui, je comprends. J'ai la même. Mais vu que t'es une fille j'imagine qu'elle doit être plus stricte avec toi, non ?
— Ouais. Elle en fait beaucoup moins pour mon frère.
On arrive au bout du boulevard. Je lui indique de continuer sur une avenue à gauche.
— T'as un frère ?
— Ouais, il s'appelle Baptiste. Il est en seconde au lycée. Et il est super chiant.
— À ce point-là ?
— Oui, surtout avec ses potes qui n'arrêtent pas d'essayer de me draguer.
— Ouais, il s'appelle Baptiste. Il est en seconde au lycée. Et il est super chiant.
— À ce point-là ?
— Oui, surtout avec ses potes qui n'arrêtent pas d'essayer de me draguer.
Il rigole.
— Je vois le genre.
Un groupe d'étudiants arrive en face de nous dans l'avenue. Je les regarde. L'un d'eux sort du lot et sa tête me dit quelque chose. Il me regarde et s'arrête.
— Oh, mais c'est Julie ! s'exclame-t-il.
Je reconnais Hugo, un ancien de notre lycée et qui est maintenant en fac de droit. J'avais vu sa story en soirée le weekend dernier. Le groupe s'avance vers nous et il vient me saluer.
— Comment tu vas ?
— Bah bien et toi ?
— Bah bien et toi ?
Je dévisage ses amis. Il est accompagné de deux autres mecs et de quatre autres filles.
— Ça va tranquille ! La fac de droit se passe super bien pour le moment. Je te présente mon groupe de potes, et ma copine Jade.
Une blonde à ses côtés me salue. Je leur fais à tous un signe de main timide.
— Le lycée ça va ? me demande-t-il. En un an j'imagine qu'il n'a pas trop changé.
— Non pas tellement. Si, y'a Mme Giron qui est partie en retraite.
— Ah enfin. Il était temps.
— Non pas tellement. Si, y'a Mme Giron qui est partie en retraite.
— Ah enfin. Il était temps.
Il regarde ses amis puis se retourne vers Nathan et moi.
— Écoute, ça vous dirait de vous joindre à nous ? nous propose-t-il. Là on va dans un bar pour boire quelques coups puis après on va en boîte.
Je réfléchis, Nathan me regarde. N'étant jamais allé en boîte, je ne suis pas très à l'aise à l'idée d'y aller pour la première fois avec une majorité d'inconnus. Nathan n'a pas l'air très chaud non plus.
— C'est gentil mais faut qu'on rentre, finis-je par dire.
— Ah je vois, répond Hugo un sourire au coin des lèvres en nous regardant tous les deux.
— Ah je vois, répond Hugo un sourire au coin des lèvres en nous regardant tous les deux.
Je regarde Nathan et panique :
— Euh… Non c'est pas du tout ça ! Juste, nos mères nous attendent. Une autre fois peut-être.
— D'accord, pas de soucis. J'essayerais de te faire inviter à des soirées de fac. Tu verras c'est sympa. T'es toujours pote avec Louise ?
— Oui oui, bien sûr.
— Cool, on reste en contact. Bon allez, amusez-vous bien !
— D'accord, pas de soucis. J'essayerais de te faire inviter à des soirées de fac. Tu verras c'est sympa. T'es toujours pote avec Louise ?
— Oui oui, bien sûr.
— Cool, on reste en contact. Bon allez, amusez-vous bien !
Ils nous saluent et s'éloignent. Je remarque qu'une des filles, à la belle chevelure rousse telle de la soie, à l'air de les suivre à contre-cœur. Gênés par l'allusion d'Hugo, nous marchons en silence jusqu'à arriver à la station de métro.
— Bon et bien… commencé-je. C'est ici que je m'arrête.
— D'accord, moi je dois continuer un peu plus loin.
— D'accord, moi je dois continuer un peu plus loin.
On reste là, à se regarder quelques secondes à quelques dizaines de centimètres, ne sachant pas trop comment se dire au revoir. Au-dessus de nous, une légère pluie fine commence à tomber.
J'hésite. Mais je finis par faire encore une fois le premier pas en avançant vers lui, mes lèvres s'approchent des siennes, je ferme les yeux et elles se posent délicatement. Pas de langue, pas de vrai baiser. Juste un contact de quelques secondes dans ce mois de novembre parisien, devant les vitrines de magasins éclairées. Je me recule et le regarde. Il me lance un sourire timide, mais je pense qu'il a apprécié. Je lui souris en retour avant de descendre les escaliers de la station en lui faisant un dernier signe de main.
J'hésite. Mais je finis par faire encore une fois le premier pas en avançant vers lui, mes lèvres s'approchent des siennes, je ferme les yeux et elles se posent délicatement. Pas de langue, pas de vrai baiser. Juste un contact de quelques secondes dans ce mois de novembre parisien, devant les vitrines de magasins éclairées. Je me recule et le regarde. Il me lance un sourire timide, mais je pense qu'il a apprécié. Je lui souris en retour avant de descendre les escaliers de la station en lui faisant un dernier signe de main.
* * * * *
Louis
— J'espère qu'on va rentrer, dit Tom.
— T'inquiètes pas, je rentre toujours, répond Théo d'un ton un peu trop rassuré à mon goût.
— T'inquiètes pas, je rentre toujours, répond Théo d'un ton un peu trop rassuré à mon goût.
Encore une dizaine de personnes sont encore devant nous dans la queue à l'entrée de la boîte. Derrière moi, Damien a passé un bras autour des épaules d'Emma et lui chuchote à l'oreille. Elle sourit et se mord les lèvres.
— Y'en a qui s'emmerdent pas, murmuré-je en montrant à Théo et Tom les amoureux.
— Ils sont mignons, constate Tom.
— Ils sont mignons, constate Tom.
Quelques minutes plus tard, après un moment d'hésitation du videur et une dizaine d'euros dépensés, nous entrons à l'intérieur. Le couloir s'assombrit et les basses de la musique se font entendre de plus en plus forte. Soudain, nous nous retrouvons submergés par la musique et aveuglés par les lumières. Il est minuit et demi, la boîte n'est pas encore remplie à son maximum, mais déjà des dizaines de personnes se déhanchent sur la piste. Tom me tape l'épaule.
— Bonne chance pour la trouver ! me crie-t-il dans les oreilles.
— On va danser ? demande Emma.
— On va danser ? demande Emma.
Nous nous avançons en groupe, écartant des gens au passage et pénétrons dans la foule. Je commence à me laisser entraîner par la musique. Mes pieds enchaînent quelques pas au fur et à mesure que l'on s'avance. Arrivés à un endroit avec un peu plus de place, près d'un pilier, Emma s'arrête et nous nous mettons tous à bouger. Le rythme s'empare de nous, on lève les bras, on secoue la tête et on ferme les yeux.
Que c'est bon de danser. J'ai toujours aimé ça mais j'ai mis un certain temps à oser le faire. Longtemps j'ai eu peur d'être ridicule. J'étais con. Autour de moi, tout le monde est entré dans une sorte de transe, une transe dansante. On se laisse aller et— Soudain on me tape sur l'épaule. Je me retourne et tombe sur Jade qui me sourit. Elle me dit quelque chose mais je n'entends rien. Je me penche vers elle pour l'entendre me répéter :
Que c'est bon de danser. J'ai toujours aimé ça mais j'ai mis un certain temps à oser le faire. Longtemps j'ai eu peur d'être ridicule. J'étais con. Autour de moi, tout le monde est entré dans une sorte de transe, une transe dansante. On se laisse aller et— Soudain on me tape sur l'épaule. Je me retourne et tombe sur Jade qui me sourit. Elle me dit quelque chose mais je n'entends rien. Je me penche vers elle pour l'entendre me répéter :
— J'étais avec mes potes assis à une table et je t'ai vu !
Je regarde en direction des tables à l'opposé de l'entrée et discerne Hugo, son copain ainsi que quelques autres que j'ai entraperçus à la soirée de Mathilde.
— Venez vous joindre à nous ! s'exclame Jade à l'ensemble de mon groupe.
Je regarde Tom qui me lâche un petit sourire en coin. J'acquiesce et suis Jade jusqu'aux tables.
— Hey ! me lance Hugo en arrivant.
Je le salue ainsi que Baptiste et Marion, le couple qui discutait avec Mathilde à sa soirée. À côté d'eux, je reconnais la fille qui parlait à Jade dans la cuisine de ma voisine. J'apprends que cette dernière s'appelle Fanny.
— On a deux autres potes dans la boîte qui sont avec nous, mais on les a perdus, nous informe Jade.
— Vous allez bien prendre quelque chose ? demande Hugo.
— Bof bof, c'est super cher ici, répond Tom.
— On s'est un peu bourré la gueule avant de venir, explique Théo.
— Vous allez bien prendre quelque chose ? demande Hugo.
— Bof bof, c'est super cher ici, répond Tom.
— On s'est un peu bourré la gueule avant de venir, explique Théo.
Jade, assise en face de moi, me jette des regards mystérieux.
— Moi je vais quand même aller prendre quelque chose, dis-je en me levant.
— Moi aussi je vais me resservir, ajoute Jade en faisant de même.
— Moi aussi je vais me resservir, ajoute Jade en faisant de même.
Elle me rejoint sur le chemin du bar, on pénètre dans la foule pour la traverser. On passe devant les toilettes mais je continue vers le bar. Jade me retient par le bras.
— Ah, mais tu vas vraiment au bar ? me demande-t-elle.
— Bah oui, pourquoi ?
— Je croyais que c'était une astuce pour qu'on s'éclipse.
— Bah oui, pourquoi ?
— Je croyais que c'était une astuce pour qu'on s'éclipse.
Le bar n'est qu'à quelques mètres de nous, la foule se dissipe et je peux enfin le voir. J'y aperçois un garçon de mon âge accoudé en train de regarder une fille rousse à la mine morose, sirotant un cocktail à côté de lui. Je suis subjugué par la beauté de cette fille. Je la regarde longuement, sa longue chevelure soyeuse encadre magnifiquement son visage, parsemé de taches de rousseur. Jade remarque mon regard sur elle et me crie dans l'oreille :
— Désolé, mais elle c'est mort ! Viens, j'ai de meilleurs plans pour toi.
Elle me prend par le bras soudainement et m'entraîne vers les toilettes. Je n'ai pas le temps de dire quoi que ce soit que je me retrouve chez les filles.
— Attends Jade ! dis-je pendant qu'elle ouvre une cabine. Comment ça elle c'est mort ?
Sans se préoccuper des personnes présentes dans la pièce, elle me jette dans la cabine et referme la porte sur nous, nous nous retrouvons face à face à trente centimètres l'un de l'autre. Elle met ses mains sur mes épaules et me dit :
— C'est… C'était une copine à moi. Pauline. Elle vient de sortir d'une relation… éprouvante. J'en suis en partie responsable.
Elle baisse les yeux et s'affaire sur ma braguette.
— Comment ça responsable ? lui demandé-je.
Elle s'arrête et me regarde longuement.
— J'ai couché avec son mec. Voilà, t'es content ? Elle l'a pas supporté, elle a rompu avec lui, même si elle l'aime encore. Et au passage elle ne me parle plus.
— Et Hugo, ton copain, il le sait ?
— C'est pas tes affaires, dit-elle en finissant d'ouvrir mon jeans.
— Il doit bien s'en être aperçu ?
— Bon, t'arrêtes avec tes questions ? s'énerve-t-elle. À croire que tu veux pas que je te suce !
— Et Hugo, ton copain, il le sait ?
— C'est pas tes affaires, dit-elle en finissant d'ouvrir mon jeans.
— Il doit bien s'en être aperçu ?
— Bon, t'arrêtes avec tes questions ? s'énerve-t-elle. À croire que tu veux pas que je te suce !
J'écarquille les yeux. Quoi ? Elle veut vraiment me sucer, là ? Je décide de me taire et de la laisser faire. Elle finit par sortir mon sexe de mon pantalon et le caresse. Je n'arrive pas à réaliser ce qui est en train de se passer.
— C'est donc ça que tu voulais me cacher l'autre soir chez Mathilde ? dit-elle amusée.
Je ne réponds rien. Elle commence un petit mouvement de va-et-vient très agréable. Je ferme les yeux quelques secondes et je sens ses lèvres venir m'embrasser. Cette fois-ci, je réponds à son baiser. Je sens ses doigts descendre le long de mon membre et certains vont même jusqu'à me caresser mes testicules. Ses lèvres quittent les miennes, j'ouvre les yeux et je la vois s'accroupir, mon sexe à quelques centimètres de sa bouche. Je retiens ma respiration.
Elle décalotte mon gland tout doucement et approche sa langue pour caresser le bout. Un frisson de plaisir me parcourt, je pose ma tête contre la paroi et ferme les yeux. Je sens sa langue tourner autour de mon gland pendant quelques secondes puis tout à coup une sensation de chaleur. J'ouvre les yeux, Jade a commencé à me sucer lentement. Elle me jette un regard vicieux tout enfonçant mon sexe plus profondément dans sa bouche.
Je lâche un soupir de plaisir. Elle augmente la cadence de ses va-et-vient le long de ma verge pendant que sa main droite revient caresser mes testicules. Voir mon sexe coulisser ainsi dans la bouche d'une fille m'excite tellement que je sens que je ne vais pas pouvoir tenir beaucoup plus longtemps.
Je lui fais comprendre que je ne vais pas tarder à jouir, elle en profite pour aller encore plus vite, tout en me regardant droit dans les yeux. Juste avant que je jouisse, elle sort mon sexe de sa bouche et finit de me masturber à la main. Elle se décale pile au moment où ma semence jaillit et s'écrase sur la paroi de la cabine. Je ne peux m'empêcher de gémir de plaisir alors que sa masturbation ralentit avant de s'arrêter définitivement.
Elle lâche mon sexe et se relève.
— T'as kiffé ? me demande-t-elle.
— C'était magique.
— C'était magique.
Je vais pour l'embrasser en posant mes mains sur ses hanches mais elle m'arrête.
— On est déjà là depuis trop longtemps, murmure-t-elle. Je vais sortir en première pour me débarbouiller, toi remonte ton froc et je te fais signe quand la voie est libre.
J'acquiesce et laisse Jade sortir de la cabine. Je finis à peine de reboucler ma ceinture qu'elle toque déjà à la porte. J'ouvre la cabine, juste deux filles qui ne regardent pas dans notre direction sont dans la pièce. Je sors des toilettes discrètement et me mêle aux danseurs sur la piste.
Je ne sais pas pourquoi, je me sens coupable. Je crois que je m'en veux de l'avoir laissé tromper son mec. Je recommence à danser, seul.
Vers le bar, je vois Pauline, cette fille aux cheveux de soie, toujours assise sur son tabouret, toujours en train de déprimer. Le mec à côté d'elle qui lui tient compagnie depuis tout à l'heure doit être un sacré bon ami. Ou friendzoné, à voir.
Je ne sais pas pourquoi, je me sens coupable. Je crois que je m'en veux de l'avoir laissé tromper son mec. Je recommence à danser, seul.
Vers le bar, je vois Pauline, cette fille aux cheveux de soie, toujours assise sur son tabouret, toujours en train de déprimer. Le mec à côté d'elle qui lui tient compagnie depuis tout à l'heure doit être un sacré bon ami. Ou friendzoné, à voir.
Jade arrive à mes côtés et m'invite à danser. Je me laisse faire.
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Commentaires ()
Et une occasion ratée de réunir nos deux amis dans une même boîte ! Mais comme elle amie avec Hugo il y a des chances que ça arrive un jour ? Faisons confiance à l'auteur si c'estdansses plans bien sûr ? Vivement la suite.