Cabine 13
Chapitre 1
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✦ Gerald93 Cabine 13 XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

Cabine 13 — Chapitre 1

11 minutes
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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain Médaillée Notre équipe a trouvé ce texte remarquable !

Texte médaillé


Récompense d'excellence

Cette distinction honorifique est attribuée aux textes qui se démarquent par leur

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Gerald93
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Cabine 13

Chapitre 1

Dire que je suis une habituée de la piscine est un euphémisme. Je m'y suis entraînée 3 fois par semaine durant des années, lorsque j'étais ado. Dans la vitrine du club, trônent encore les coupes de nos victoires collectives. Et je constate, à regret, que peu de trophées s'y sont ajoutés depuis.
Didier était un entraîneur formidable. Il exigeait le meilleur de chacune d'entre nous. Il savait trouver les mots pour nous motiver, nous transcender. Pour certaines, il avait aussi pris le rôle d'un père, dans ces moments où la famille se décompose, ou bien les études dérapent ou encore les hormones se réveillent. A combien de filles avait-il évité de partir en cacahuète ? Lors des dîners que nous organisions chaque trimestre, il aimait répéter que M. le Maire devrait le payer triple. Une fois comme maître-nageur et entraîneur de l'équipe féminine, une autre fois comme assistante sociale et psychologue et enfin, en heures supp. comme critique gastronomique puisque nous testions, au fur et à mesure, tous les restaurants de la ville.
De ces années de natation, j'ai gardé des épaules solides, et d'après mon mec « une cambrure à tomber ». Mais j'ai surtout envie de conserver ma jeunesse, même si c'est un combat perdu d'avance. Alors chaque vendredi soir, je m'oblige à venir faire des longueurs. Le pap', j'ai laissé tomber, mais en dos, en brasse, et surtout en crawl, je vous mets au défi de me suivre, si je force. C'est simple, je reste 40 minutes dans l'eau, et je fais mes 60 longueurs tranquilles. Sachant que le bassin fait 33 m, faites le calcul. Eh oui 2 kilomètres !
J'espère que je pourrai reprendre à ce rythme après... Car Philou et moi c'est du sérieux et on veut un bébé. Mon père souhaite le mariage d'abord, mais j'approche les 27 ans et puisque mon Philou souhaite un enfant de moi, ce sera le bébé d'abord et tant pis si on fait ça dans le désordre (ou même, pas du tout).
Je passe devant la caisse avec un grand sourire pour France. C'est gratos pour moi, mon seul privilège d'ancienne « championne ». Elle aussi, elle est derrière sa vitrine depuis longtemps. Depuis bien plus longtemps que nos trophées. Les mecs du club de plongées s'amusent à dire qu'au contraire des coupes de la vitrine, on se demande si un jour quelqu'un l'a prise par les poignées, embrassée, et portée en triomphe. C'est méchant, mais drôle.
La bise à Jamel. C'est lui qui surveille ce soir. Super, il a tiré deux lignes, j'ai donc mon couloir.
Je monte aux cabines. C'est une piscine sans vestiaire. Comme la Piscine Molitor de Paris maintenant rénovée, elle date des années 30. Le bassin au centre et deux étages de cabines autour, en balcon, le tout sous une grande verrière.
Je me change, et je claque la porte en retenant le numéro.
— Oh Cathy, ça boom ?
Didier n'entraîne plus, il est directeur maintenant, et il est rare de le trouver ici. Même sans mes talons, je suis plus grande que lui. Dans ses cheveux toujours très courts, je remarque des racines grisonnantes au-dessus des tempes. Dans les banalités de notre conversation, je fais le compte : il avait fêté ses 40 ans avec fracas lorsque j'étais en seconde. C'est ça. Il a donc 51 ans maintenant. Pourtant il parle toujours comme les jeunes.
J'enchaîne mes longueurs, par séries de 200m, comme d'hab. et j'évacue tout le stress de ma semaine.
Une douche rapide, et déjà la voix de Didier résonne « On FERRRRRRME ». Un petit coup de sèche-cheveux fixé au mur et la moitié des néons s'éteignent. C'est le signal que Jamel s'en va. Il lance :
— Deux côtés hommes, cabines ouvertes, mais pas Cathy !
Pour Didier, ça veut dire que deux personnes sont encore aux douches, côté « homme » et qu'il a ouvert leur cabine avant de partir. Et que par contre, il n'a pas fait le tour pour ouvrir la mienne du côté « femme ».
Je patiente appuyée sur la balustrade. L'eau est redevenue calme, seulement troublée par l'aspirateur qui parcourt lentement le fond de manière aléatoire. Tout l'édifice baigne maintenant dans une lumière orangée. Il y a bien longtemps que je n'avais pas fait la fermeture et cette atmosphère me rend presque nostalgique de mes 16 ans. Et dire que dans quelques mois, peut-être je serai maman.
Didier arrive, sans se presser. Il a toujours son T-shirt blanc et son légendaire short rouge. Il reste potable pour son âge.
— Alors cabine 13 ou Catherine baise ?
— Non la 15.
Ce n'était pas une vulgarité gratuite de sa part, mais une contrepèterie. « Ka-bin-trèz / Ka-trin-bèz » « Tu sais que j'ai mis des années à la comprendre, ta blague »
— C'est normal t'es blonde.
— Salaud ! lui dis-je en lui jetant ma serviette.
Il me la renvoie. Je décide de coller mon maillot trempé contre son T-shirt pour le mouiller. Je le plaque contre le mur étroit qui sépare deux portes, et me frotte en rigolant. Étonnement il ne réagit pas, mais je l'entends me répéter de plus en plus fort « Arrête ça gamine, arrête ça gamine ! » Bien sûr, j'ai réussi à le mouiller, mais je me rends compte de l'ambiguïté de la situation. Le temps se fige.
De l'autre côté de la piscine, les deux derniers chahutent encore en regagnant leur cabine.
Il a dit « Arrête ça gamine », mais n'a esquissé aucun geste pour me repousser. Il est certain de son autorité sur moi. Ou certain de rester insensible. J'ai toujours les seins écrasés contre son torse, mais son regard évite le mien. Je peux reculer, ramasser ma serviette et cet instant ne restera qu'une plaisanterie. Ou bien...
Je monte mon genou droit le long de sa cuisse, tends ma jambe et ouvre la porte du pied, puis le repose. Ses yeux gris-bleus comme délavés par le chlore restent dans le vide. Je monte l'autre genou jusqu'à sa hanche et je décale Didier vers la première cabine vide ouverte, je n'ai plus alors qu'à avancer pour nous faire entrer. Il recule. Sur son T-shirt, je remarque les deux grosses taches laissées par le contact de ma poitrine humide. Mes seins, justement, je les sens tout à coup à l'étroit dans cet Aréna pourtant très élastique. Je retire une bretelle, puis l'autre, fais glisser le une pièce jusqu'au ventre. Libérés, je les tends vers son regard et je me cambre fièrement. Tout en me disant à nouveau « Arrête ça gamine », je vois sa main se lever et prendre de l'élan pour me gifler. Je tourne la tête pour en amoindrir la puissance de son geste. Le temps s'arrête à nouveau...
Pas de gifle. Lorsque je rouvre les yeux, la main punitive de Didier est à quelques millimètres de mon téton. Son regard est maintenant sur cette poitrine que je lui offre. Son autre main vient se placer en symétrie de la première. Paumes ouvertes devant mes deux globes gonflés, il reste sans me toucher. C'est moi qui dois avancer pour qu'enfin la chaleur de ses mains mette définitivement le feu à nos sens.
A partir de là, tout s'emballe. Il me plaque sur le mur, me pétrit les seins, les embrasse avec trop de précipitation à mon goût, puis descend. Il tire sur mon maillot, le fait glisser le long de mes jambes. Je repousse la porte du pied en m'en débarrassant, plongeant ainsi la cabine dans la pénombre. Didier plonge aussi, sa tête entre mes cuisses, que j'écarte bien volontiers. Sa langue parcourt mon coquillage tout lisse. Les deux porte-manteaux solidement ancrés dans le mur de chaque côté de ma tête deviennent des poignées. Je m'y accroche pour soulever mon corps, dos au mur, cambrée pour lui offrir un peu plus mon intimité. Il prend alors mes jambes sur ses épaules, se relève et ma fente vient s'ouvrir naturellement devant son visage. Ses coups de langue deviennent plus précis, et plus profonds. J'ai noué mes mollets derrière sa nuque. Ses mains me soutiennent les fesses et me les caressent.
Il me déguste et pendant qu'il s'applique à lécher mes lèvres « du bas », je me mords les lèvres « du haut » pour ne pas gémir.
Mes bras tétanisent, toujours accrochés aux porte-manteaux. Didier abandonne sa dégustation et se passe maintenant mes jambes autour de son torse en me maintenant les reins. Je peux enfin lâcher et me tenir à lui. Mes seins se plaquent sur ses joues. Par-dessus la porte, j'aperçois les deux derniers nageurs prendre l'escalier de sortie. Didier me laisse glisser lentement le long de son T-shirt. Je sens les plis du tissu effleurer mon minou ouvert. Par à-coups, je descends. La lourde porte de sortie vient de claquer. Nous sommes seuls. C'est heureux, car je viens de m'empaler sur sa verge tendue et je ne peux, cette fois, retenir mes cris. Il me laisse encore descendre et son membre et n'en finit plus de me pénétrer. J'ondule sur lui. Pour la première fois, je devine une grimace sur son visage. Il me plaque contre le mur, me lâche un peu plus. Je sens alors son gland me taper le fond du vagin. J'ignorais d'ailleurs qu'il y avait un fond. Il défourre et refourre lentement et bien à fond.
Doucement mais sûrement, je m'abandonne à ses va-et-vient et très vite, je ne peux retenir l'orgasme qui me secoue de la tête aux pieds.
Lorsque je reprends mes esprits, il m'a posée sur le petit banc en bois au fond de la cabine. Devant mes yeux, sous son T-shirt, je découvre un braquemart impressionnant et je comprends pourquoi j'ai décollé en si peu de temps. Didier ramasse son short. Mais avant qu'il ne le remette, je l'attrape par les hanches et l'attire à moi. Je soulève son unique vêtement, contemple cette lance à incendie qui vient pourtant de me mettre le feu.
Comme il l'avait fait avec moi, je me l'enfile dans la bouche doucement, par à-coup. Je suis curieuse de savoir si elle peut tenir entièrement. Je me délecte de son goût salé. Sans les mains, je monte et je descends sur ce sucre d'orge. Sa respiration est lente et profonde. C'est lui qui ondule à présent. Je remonte jusqu'en haut du gland et je redescends plus bas à chaque fois. Je le regarde, mais ses yeux sont ailleurs. Il faut que je lui rende le plaisir qu'il vient de me donner. Ma mâchoire fatigue, j'entreprends alors une petite séance de lechouilles dont j'ai le secret. D'abord les bourses, puis je remonte mes petits coups de langue le long de sa verge, lentement, jusqu'au gland. Il reprend une respiration normale et moi un peu de souffle. Alors je repars à l'attaque, et je m'enfile de nouveau son sexe à pleine bouche. Je sens alors sa main ferme se poser sur ma tête, son corps se tendre, et un râle d'ours furieux résonner dans toute la piscine.
Une giclée chaude vient d'envahir le fond de ma gorge, puis une autre, et encore une. Je ne choisis pas d'avaler, c'est sa crème tiède qui choisit de descendre en moi. J'étouffe presque...
Didier disparaît sans un mot, son short à la main. Je reprends mon souffle, sans vraiment réaliser ce que nous venons de faire. Machinalement, je ramasse mon maillot mouillé et quitte cette cabine au plus vite, pour rejoindre enfin la mienne. Sur la porte que je referme, je lis : Cabine 13.
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Photo de profil de Gerald93
Gerald93
11 janvier 2024 à 23:03
Merci !
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Photo de profil de Marc2Rennes
Marc2Rennes
11 janvier 2024 à 18:44
Bravo très joliment écrite et détaillée au poil cette histoire....
Merci !
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Utilisateur supprimé
12 octobre 2021 à 21:58
Superbe récit, très bien écrit et décrit.
Une scène de sexe intense et sans parole superflue.
Bravo !
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Utilisateur supprimé
14 septembre 2021 à 23:45
Merci pour cette agréable moment. Il ne manquait que l'odeur du clore pour être totalement immergée. Très excitant.
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Photo de profil de Le Matou libertin
Le Matou libertin
24 juin 2021 à 17:56
Bravo !
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Photo de profil de Perikli
Perikli
14 juin 2021 à 16:48
très beau récit !
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Photo de profil de Gerald93
Gerald93
5 juin 2021 à 17:33
Merci à tous.
Histoire écrite il y a 10 ans, à peine remaniée pour XStory, et surtout, ma première écrite au féminin.
A+
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Photo de profil de Doogy Woogy
Doogy Woogy
24 mai 2021 à 12:20
Superbe texte. Médaille méritée, amplement.
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Monsieur Plume
24 mai 2021 à 11:25
Merci pour cette belle histoire !
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Photo de profil de Ced6782
Ced6782
24 mai 2021 à 10:32
Très très beau récit vivement le prochain récit bravo bravo
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