Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'Américaine — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'Américaine
Chapitre 1
J'ai reçu un mail aujourd'hui. Carrie nous remercie de notre hospitalité, et ça me donne une demi-molle. Je ne sais pas si je vais lui répondre, je ne devrais pas… Mais l'oublier m'est impossible. Ce moment restera à jamais dans ma mémoire…
Il y a quelques jours, nous avons reçu chez nous, ma nièce (18 ans dans 2 mois) et sa correspondante américaine (19 ans). Mon beauf et ma belle-sœur habitent Strasbourg. Carrie était venue depuis Saint-Paul, Minnesota, passer l'été avec eux. D'abord en vacances à Lacanau, puis en Alsace. Et pour la dernière semaine, avant son retour chez l'Oncle Sam, ils nous avaient demandé d'héberger les filles, histoire qu'elles visitent un peu Paris.
Ma nièce fut longtemps une enfant difficile, trop gâtée, trop protégée. Emilie avait même hérité du surnom de « petite peste de la famille ». Mais cette année, peut-être l'âge de raison, peut-être la présence de Carrie, son comportement avait avantageusement changé. D'ailleurs, j'ai été très étonné qu'elles s'entendent aussi bien toutes les deux. La strasbourgeoise était, justement bourgeoise, végétarienne, bientôt végan, intolérante au gluten, au lactose aussi depuis cette année (chercher l'erreur), défenseuse de la cause animal, anti-OGM, anti-nucléaire,… bref une vraie écolo-gauchiante. Par contre, elle avait moins de scrupules à prendre un bon gros diesel Uber, plutôt qu'un V'lib pour traverser Paris. Peut-être parce que ça ne grevait pas son argent de poche, puisque c'est la carte bleue de papa qui payait. Ainsi, elle avait l'Uber, et l'argent du beurre*.
Carrie était l'américaine dans toute sa splendeur. Elle récitait en moins de 8 secondes, le nom des 50 Etats de l'Union dans l'ordre alphabétique, mais n'était pas foutue de placer Berlin, Madrid, ou Moscou sur une carte. Pour elle, l'Histoire du monde commençait à La Fayette. Elle pensait que le Soccer était un sport féminin ; que la Warner avait été capable de créer des studios imitant la Lune ; que si des gens dormaient dans la rue, c'est parce qu'ils ne savaient pas se prendre en main ; qu'il fallait continuer d'exploiter le pétrole tant qu'il y en avait pour ne surtout pas le laisser au chinois. Et que si les glaces des pôles fondaient, il nous faudrait de plus gros frigo pour toujours en avoir à mettre dans nos sodas.
On les avait logées dans la chambre d'amis qui me sert de plus en plus de bureau avec l'habitude du télétravail. Et elles avaient partagé le clic-clac. Alors le soir, si j'avais besoin de bosser un peu, je devais rester dans la salle à manger, avec le PC portable.
On ne les avait pas vues beaucoup, à vrai dire. Le matin elles se levaient après nous, et elles partaient visiter la Capitale. Et le soir, elles se couchaient tôt, fatiguées. La semaine était passée vite, finalement. Le dernier soir, alors que justement je travaillais un peu après minuit, Carrie était descendue seule pour boire, et elle était venue me déranger parce qu'il n'y avait plus de coca au frais. J'étais allé lui chercher une bouteille dans le garage et je lui en avais servi un verre. J'avais remis la bouteille dans le frigo, et quand je m'étais retourné, elle était face à moi, son verre à la main.
Elle avait un long T-shirt blanc avec dessus « I love Paris » et la Tour Eiffel stylisée, et visiblement rien en dessous. Je m'étais efforcé de ne pas regarder sa poitrine qui pourtant tendait le tissu. Moi, j'étais également en T-shirt, plus court, et avec un caleçon, prêt à me coucher. Elle m'avait répété, avec son accent si joliment craquant, ce qu'elle nous avait déjà dit à table, quelques heures plus tôt. Qu'elle nous remerciait beaucoup pour l'avoir accueillie, qu'elle aurait aimé nous offrir un cadeau de chez elle, mais qu'elle avait déjà tout donné aux parents de ma nièce en arrivant de Saint-Paul. Je lui avais répondu que ce n'était pas important, qu'elle ne dérangeait pas, que ce n'était qu' une semaine, etc… Mais, le dos contre la porte du réfrigérateur, je crois que tout en parlant, malgré moi, j'avais regardé ses formes que son long vêtement peinait à cacher.
J'avais senti que le moment était gênant, que les choses pouvaient déraper. Elle n'avait que 19 ans, et même si elle ne brillait pas par sa culture générale, elle était tout de même très mature. Et physiquement, je lui donnais 25 ans facile. D'ailleurs, les filles nous avaient montré des photos de leurs vacances en Aquitaine, dont quelques-unes prises sur ses superbes plages. J'avais constaté que ma nièce, en maillot de bain, était devenue une très jolie jeune fille, mais surtout que sa correspondante d'outre-Atlantique était vraiment superbe ! Le visage un peu carré, les traits peut-être un peu durs, mais pour le corps, désolé il n'y avait pas d'autres mots qui me venaient à l'esprit : Carrie étaient carrément canon !
Elle m'avait aussi regardé, de la tête au pied, et pour rompre le silence devenu pesant, je lui avais proposé des glaçons. Elle ne m'avait pas laissé le temps de me retourner pour ouvrir la porte du frigo. Elle avait bu une grande gorgée comme pour prendre son élan, puis elle avait dit quelque chose dans sa langue que je n'avais pas compris.
Il me semble que c'était « j'ai trouvé une idée de cadeau », ou un truc dans ce genre. Alors, elle s'était avancée, juste d'un pas. Et en réduisant l'espace qui nous séparait, elle avait réduit aussi mes capacités à résister à la tentation. Pourtant, la tête droite et les mains le long du corps, j'avais tout de même essayé de tenir bon… un moment. Puis lentement, j'avais senti sa poitrine s'écraser sur mon torse, perçu son souffle sur mon visage, vu les flammes dans ses yeux, et senti sa main sur le devant de mon caleçon. Elle avait alors tendu l'autre bras pour poser son verre sur le plan de travail et, sans me quitter du regard, s'était lentement agenouillée devant moi. Elle avait caressé mon sexe à travers le tissu. Puis, elle l'avait tiré sur l'élastique de mon vêtement et fait apparaître mes attributs de french mâle. Affectueusement, l'air de rien, elle avait commencé à jouer avec mon service trois pièces.
Je me souviens que ma tête disait non, il ne faut pas, mais kiki s'était mis au garde-à-vous et il disait oui, oui, suce moi, vas-y ! En repoussant du pied la porte de la cuisine pour nous isoler du reste de la maison, je savais que je venais de refermer sur moi-même le piège de ma tentatrice. Par ce geste, je consentais implicitement à céder à cette faiblesse et je renonçais définitivement à mon vœu conjugal de fidélité.
Elle m'avait longuement caressé, soupesé, branlé et embrassé du bout des lèvres. J'étais à la fois affolé qu'on puisse nous surprendre, et incapable de réagir à cette soudaine, mais si divine surprise. Tout m'avait paru irréel, d'autant que pour 19 ans, elle se débrouillait admirablement bien, la Yankee. Quand elle m'avait enfin pris en bouche, j'étais définitivement convaincu qu'elle n'en était pas à sa première fellation. J'avais pensé à ma femme, probablement endormie au premier, et à ma nièce… Les images s'étaient bousculées dans ma tête. Mais c'était une autre image qui avait fini par ébranler mes certitudes : ses seins ! Ses deux beaux nichons blancs, droits et fermes qu'elle avait offerts à mon regard en ôtant ce T-shirt. J'avais à peine osé les toucher. Je veux dire, avec les doigts, parce qu'elle avait repris ma queue en main et l'avait baladée d'un mamelon à l'autre, presqu'en se fouettant avec.
Puis elle l'avait coincée entre ses deux globes et l'avait faite coulisser doucement, en attrapant parfois mon gland d'un coup de langue. Ils étaient doux et chauds. Elle avait repris sa langue natale pour me dire en me regardant avec des yeux qui appellent la baise :
— Come on, cum on me !
Je n'avais pas mis longtemps à lui obéir, et à me répandre abondement sur sa poitrine. Elle s'était relevée, satisfaite, le devoir accompli, avec un large sourire, gonflant le buste, exhibant fièrement la semence qu'elle avait obtenu de moi. Puis, elle avait terminé son verre d'un trait, et en le reposant, m'avait dit :
— Is it Ok for you ?
Elle avait ensuite ramassé son T-shirt, et j'avais vu son petit cul blanc disparaître dans la pénombre du couloir. A cet instant, je m'étais demandé si je n'allais pas changer de métier et ouvrir ici, une auberge de jeunesse…
Je viens de me rendre compte que ma femme est en copie du mail. Il est plein de fautes d'orthographe, ce qui confirme qu'elle est meilleure à l'oral. Et il y a une photo en pièce jointe : Carrie est devant la Tour Eiffel, elle sourit. Et dans la perspective de sa main tendue, elle semble enserrer le monument dressé en arrière plan. Un petit clin d'œil que je suis le seul à comprendre. Heureusement.
~ ~ ~ Fin ~ ~ ~
(*) Petit jeu de mot pour Lioubov. Je sais qu'il apprécie. ;-)
Merci à DouceAmande pour ses corrections et améliorations
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Commentaires ()
Sagesse était à l'origine un témoignage vécu, un récit pour ma mémoire personnelle. Je l'ai remanié pour XS.
Alors que Jus de Julien et l'Américaine sont des purs fantasmes.
Tu m'envoies ton prochain texte quand tu veux ;)
(Et je t'envie cette capacité à écrire de bonnes histoires plus vite que ton ombre ! :) )