Le chalet en Dordogne
Chapitre 1 · Une belle réceptionniste
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Inspiré du réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Le chalet en Dordogne — Chapitre 1 · Une belle réceptionniste

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Vieugrolaid
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Le chalet en Dordogne

Chapitre 1 · Une belle réceptionniste

Ceci est une pure fiction mais basée sur un fait réel…
Dans la fin des années 90, j'ai commencé à faire des audits en tant qu'indépendant, après une période douloureuse tant au niveau sentimental que professionnel. D'abord pour des petites sociétés, puis de plus en plus grosses, et surtout des audits de plus en plus longs, ce qui m'obligeait à trouver des hébergements. Depuis, je me suis habitué à ce genre de vie — célibataire, sans attaches ni obligations autres que celles que je décidais de m'imposer.
Avril 2004 : me voilà du côté de Sarlat pour quatre jours, avec une réservation dans une petite structure qui louait des chalets. Je me présente en fin de journée à l'adresse indiquée, gare ma voiture, m'étire un peu et me dirige vers ce qui semble être l'accueil.
J'entre et me trouve face à une jeune femme, peut-être dix-huit ou dix-neuf ans, écouteurs sur les oreilles, les yeux fermés, qui se balance en rythme. Je toque deux ou trois fois sur le comptoir, la faisant sursauter.
— Bonjour mademoiselle.
— Euh, oui bonjour monsieur, que puis-je pour vous, faisant glisser son casque sur son cou et m'offrant un sourire éclatant.
— J'ai réservé pour trois nuits, monsieur Rivoiron.
Elle se plonge dans l'ordinateur et parcourt je ne sais trop quel fichier ou agenda, prenant son temps, ce qui me permet de la détailler un peu : ronde, cheveux longs, quelques taches de rousseur, poitrine presque insignifiante, un vieux sweat à capuche « Fruits of the Loom », une bague tête de mort à la main droite, des yeux marron.
— Ah oui, monsieur Rivoiron, j'ai trouvé, chalet sept, on vient juste de le faire, si vous voulez me suivre, attrapant un trousseau de clés et sortant de derrière le comptoir — petit short en jean, tennis Stan Smith nues aux pieds. Je lui emboîte le pas en profitant pour admirer son petit postérieur qui ondule devant moi.
— Vous êtes toute seule ici ? étonné de ne pas voir d'autres personnes.
— Non, il y a mes parents mais je les remplace aujourd'hui car ils sont partis à Sarlat faire des papiers pour une habilitation de notre structure, ça me fait un peu d'argent de poche en passant.
— Vous êtes étudiante ?
— Non, je cherche un job comme commerciale mais en attendant je les aide. Voilà, nous sommes arrivés. Vous verrez, c'est tranquille, pas beaucoup de monde en cette saison et on vient juste d'ouvrir, donnant un tour de clé et ouvrant la porte.
J'entre : une pièce principale avec la cuisine, un canapé, une télévision, un bahut, un frigo — rien de faramineux mais suffisant pour mon séjour. La visite se poursuit par la chambre avec une petite salle de douche, toilettes et, à ma grande satisfaction, une fenêtre — j'ai horreur de ces pièces étouffantes rapidement pleines de buée. Nous faisons le tour des divers éléments pour constater que tout est en bon état, et elle me fait signer l'état des lieux.
— Merci mademoiselle, c'est parfait. Est-ce que vous pouvez m'indiquer un endroit pour dîner ce soir, mais pas trop loin car je n'ai pas envie de faire beaucoup de route, lui tendant le papier.
— Bah, vous pouvez aller à Sarlat, c'est à une demi-heure et vous devez trouver ce qu'il vous faut, mais je peux aussi vous préparer un panier repas — je ne sais plus combien c'est, faudra que vous passiez à l'accueil.
— Je vous fais confiance, allons pour un panier repas.
— Très bien monsieur, si vous avez besoin de quelque chose n'hésitez pas, je suis à votre disposition, toujours avec ce grand sourire, puis elle se retourne, passe la porte et la referme.
À ma disposition… humm, me dis-je. Si tu fais partie du menu, je prendrais bien le supplément — me rappelant la façon dont ces petites fesses m'avaient guidé jusqu'au chalet.
Sur ce, je défais mes affaires, pose mon dossier pour demain, et me déshabille pour me glisser sous la douche. Je règle la température et me coule doucement sous le jet, fermant les yeux pour profiter de ce moment de détente. Mon esprit revient sur mon arrivée, cette fille, son sourire, ses seins, ses fesses — et je me surprends à ressentir les prémices d'une excitation. Comme par habitude, mes mains se glissent vers ma verge et ont vite fait de lui donner une forme plus qu'intéressante. Je m'attarde dans cette masturbation, surpris de penser encore à cette fille qui gagne en attrait à chaque passage dans ma tête. Tout cela se termine par plusieurs jets qui viennent s'écraser contre la paroi de la douche.
Savonnage terminé, essuyage complet, un short léger et assez large sans rien dessous, un t-shirt, et me voilà prêt pour la réception du panier repas. Je regarde ma montre — dix-neuf heures. Je cherche le combiné de téléphone, que je découvre tout à côté du frigo, avec sa petite fiche : « Appel de la réception : composer le 9 ». Une pression sur la touche et j'attends.
— Allô, ici la réception, que puis-je pour vous.
— Euh, je suis le chalet sept, M. Rivoiron, avec le panier repas, vous vous rappelez.
— Oui oui, que voulez-vous ?
— Je peux espérer quelque chose à boire et un apéritif ? L'image de la réceptionniste envahissant mon esprit, je la vois debout avec son casque sur le cou, le combiné à l'oreille.
— Oui bien sûr, que voulez-vous ? Nous avons du Bordeaux et aussi un vin de Cahors. Pour l'apéritif, c'est Ricard ou Whisky — désolée mais nous n'avons que ça.
— C'est parfait, une bouteille de Cahors et un Whisky, double si possible, sans glace. Et puis-je vous inviter à venir partager mon apéritif ? m'attendant à une réponse négative exprimée d'une voix réprobatrice. Au lieu de cela : un « Oui, avec plaisir » qui me surprend un peu, mais qui me fait penser que tout le plaisir sera pour moi. Très bien, vous pouvez venir quand vous voulez, mais ne tardez pas trop car j'ai une faim de loup.
Je reste un long moment le combiné dans la main droite, réfléchissant à ce qui vient de se passer — me disant quand même que j'exagérais, que cette fille est un peu jeune, bref un début de culpabilité, vite effacé en repensant à son petit fessier.
Je me prépare à la recevoir, dégage la table, sors deux verres en espérant qu'elle pensera à s'apporter quelque chose pour elle — lorsque ça toque à la porte, emballement subit de mon rythme cardiaque. Je vais ouvrir : je la découvre tirant un petit chariot, souriante, vêtue cette fois d'un t-shirt assez ample laissant entrevoir son soutien-gorge par les échancrures des bras, avec le même short en jean.
— Entrez, tendant le bras pour prendre la poignée du petit chariot afin de le tirer dans le chalet. Oh là là, vous avez prévu pour un régiment — vous comptez passer la nuit ici ? la regardant en rigolant.
— Qui sait… en rigolant à son tour. Non, mais j'ai prévu un peu plus pour l'apéritif puisque nous serons deux, et il y a aussi pour votre petit-déjeuner, commençant à ranger une partie des victuailles dans le frigo. J'espère que vous aimez la charcuterie et le fromage, j'ai mis aussi quelques fruits, la regardant faire, m'attardant sur elle — sa façon de se mouvoir, ses petits seins devinés sous le tissu — la réaction normale d'un homme en présence d'une jolie personne qui l'excite un peu.
— En tout cas, je vous remercie vivement de me nourrir mais aussi de me tenir compagnie pour cet apéritif. J'espère que vos parents ne s'inquiéteront pas pour vous, essayant de savoir si elle les a prévenus ou si elle est libre de faire ce qu'elle veut.
— Mais c'est normal, je suis là pour vous servir. Et mes parents — rassurez-vous, je suis majeure et ils ne sont plus à me chaperonner, face à moi avec un grand sourire, me dévisageant à son tour, ce qui me met un peu mal à l'aise. Mais bon… il faut assurer maintenant, mon ami.
— Bon, alors cet apéro ? Vous avez pris quoi pour vous ? vite surpris par la présentation d'une bouteille de whisky déjà entamée.
— La même chose que vous, du whisky, posant la bouteille sur la table à côté des deux verres. Mais j'ai apporté des glaçons — pour moi — et quelques cacahuètes, s'asseyant et ouvrant la bouteille, remplissant les fonds des verres. Allez, trinquons à votre séjour… et à notre rencontre.
— Tchin alors, portant mon verre vers le sien en la regardant dans les yeux. À notre rencontre… et à mon séjour.
Je compris à ce moment-là que la soirée était loin d'être finie et que je ne lui avais même pas demandé son prénom.
Nous étions assis l'un en face de l'autre autour de la petite table, accompagnés par la bouteille de Whisky, les deux verres, quelques cacahuètes et chips.
— Je suis désolé mais je ne vous ai même pas demandé votre prénom. Moi c'est Jean-Marie — mais vous avez dû le lire sur la réservation.
— Enchantée Jean-Marie, moi c'est France. Oui, je sais, c'est bizarre comme prénom, mais mon père était marin et il avait travaillé sur le paquebot France — alors pour lui c'était normal.
— Oui en effet, mais j'aime bien… France… France, ça sonne bien en fait, la regardant de manière un peu insistante, me plongeant dans son regard, cherchant à imaginer ses pensées. Mais dites-moi, pourquoi avez-vous accepté mon invitation ? Je ne pense pas que ce soit pour mon physique ni pour mon aura.
— Qui sait, rigolant franchement. Vous avez appelé alors que je venais de fermer l'accueil, n'attendant plus de locataires — mes parents venaient de me dire qu'ils restaient au restaurant à Sarlat et qu'ils rentreraient tard. Un moment de solitude. Le téléphone a sonné, votre invitation est tombée pile, me regardant à son tour dans les yeux. Cela vous suffit-il comme explications ?
— Oui oui, je suis un éternel curieux, montrant mon verre vide. Il n'est pas mauvais votre whisky, mais il s'évapore vite. Le glouglou du liquide, les deux verres à nouveau remplis, on trinque de nouveau. Une question me taraude : quel âge avez-vous donc ?
— Quel âge me donnez-vous, tiens, posant ses coudes sur la table et sa tête entre ses mains ?
— Je sais pas… dix-sept, dix-huit ans. Et je gagne quoi si je trouve ?
— Rien du tout, puisque vous avez perdu. J'ai vingt-trois ans. Oui, je sais, je fais beaucoup plus jeune — et cela me complexe un peu. Je dois quelquefois montrer ma carte d'identité et c'est vexant. Donc rassurez-vous, je suis bien majeure si c'est cela qui vous chagrinait.
— Non, pas du tout. Et vous avez fait quelles études pour vouloir être commerciale, c'est ça ?
— J'ai fait un BTS en management du commerce à Limoges, mais ce n'est pas facile par ici de trouver quelque chose. Et comme je ne veux pas quitter la région… j'espère que le tourisme m'offrira une opportunité. Et vous, vous faites quoi, à part inviter des jeunes femmes à venir vous tenir compagnie ?
— Je fais de l'audit en organisation du travail à mon compte. Comme ça, pas de compte à rendre à personne — je travaille quand je veux, je prends le temps qu'il faut… et j'invite des jeunes femmes le soir à me tenir compagnie.
— Le soir, regardant sa montre. Alors nous avons encore du temps à passer ensemble — peut-être devrais-je prévoir de quoi passer la nuit.
— Pourquoi, vous dormez avec un doudou et des chaussettes ? me disant que cette fois le doute n'est plus vraiment permis — cette jolie personne sait pour quoi elle est venue ici.
Elle éclate de rire, me lance un regard en coin et avale une gorgée de whisky sans répondre. Ce silence calculé, ce sourire retenu au bord des lèvres — elle sait exactement ce qu'elle fait. Je remplis nos verres une nouvelle fois.
— Vous êtes dangereux, vous, Jean-Marie, posant le menton dans sa main et me fixant. J'espère que vous ne décevez pas.
— Je fais ce que je peux, mais en général mes clients sont satisfaits.
— Des audits et des clients satisfaits, rigolant de nouveau. Je vais garder ça en tête.
Le reste de l'apéritif se déroule dans la bonne humeur, chacun s'étant détendu et sachant très bien comment cela allait se terminer. Seule la bouteille de Whisky n'avait pas prévu sa fin, se retrouvant rapidement vide, apportant une certaine euphorie dans notre discussion.
— Bon, si nous mangions un petit quelque chose, sentant l'alcool me monter à la tête, me levant et passant derrière France pour rejoindre le bahut avec la vaisselle, laissant traîner ma main sur ses épaules au passage — geste qui ne reçut aucune désapprobation. Je sors deux couverts que je tends à France, accroupi devant le bahut.
— Avec plaisir, je n'aime pas avoir le ventre creux, cela ne me met pas dans les meilleures conditions. Et je ne souhaite pas que les gargouillis de mon estomac viennent troubler la bonne humeur et la complicité de cette soirée, prenant les couverts et mettant la table en se levant de sa chaise.
— Oui, me relevant, il faut nourrir ce petit ventre, posant ma main dessus. Nos visages l'un en face de l'autre, sa main vient rejoindre la mienne et ses lèvres s'approchent — ma bouche aimantée par la sienne vient les rejoindre, et nous nous enlaçons en échangeant un baiser d'abord langoureux, puis plus fougueux et baveux.
— Eh bien, dites donc Jean-Marie, je ne vous avais pas commandé d'audit, mais je vois que vous avez une âme de bénévole et que vous êtes toujours prêt à offrir vos services, toujours collés l'un à l'autre.
— Vous avez un délai de rétractation si vous voulez, posant mes mains sur ses fesses et la pressant contre moi. Il est toujours temps de repasser la porte et de vous enfuir en courant.
— Oh, à cette heure j'aurais peur de rencontrer le grand méchant loup dehors. Je me sens plus en sécurité ici, se frottant doucement contre moi — ce qui déclenche une tension que le tissu fin de mon short ne dissimule pas. Nous restons un long moment dans cette position, nos corps s'excitant mutuellement. Je caresse son fessier, suce ses lobes d'oreilles, fais remonter mes doigts le long de sa colonne puis les redescends en griffant le tissu de son t-shirt, déclenchant les premiers frémissements et accélérant le rythme de sa respiration.
Délaissant son dos, mes mains glissent vers ses cuisses, caressant sa peau nue en dessous du short, puis je la pousse contre la paroi du chalet. Nouvelles embrassades voluptueuses et baveuses — mes mains soulèvent ses cuisses, ses jambes entourent naturellement mon bassin. Mon sexe, maintenant dur et turgescent, se presse contre l'entrejambe de son short. Elle remonte son t-shirt au-dessus de sa tête et le jette au travers de la pièce, m'offrant sa poitrine — plus généreuse en réalité que je ne l'imaginais. Mes mains s'empressent d'en prendre possession, faisant sortir les deux mamelles des bonnets pour venir les lécher et les sucer. France, la tête en arrière, les cheveux pendants, commence doucement à gémir en faisant aller et venir son bassin contre mon sexe.
— Oh Jean-Marie, que fait-on, je ne sais plus où j'en suis — arrêtez donc, me pressant le visage sur sa poitrine. Non, non, il faut que ça cesse, je ne peux pas faire ça… ses paroles contredisant ses actes.
Sans l'écouter, je mordille ses tétons qui se gonflent en forme de tétines de biberon avec de larges aréoles très brunes, et je repasse mes mains sous ses fesses pour la maintenir en position. Mon sexe me fait mal, pressé par le poids de France. Dans cette position j'essaie d'infiltrer mes mains sous les jambes du short, espérant approcher son intimité — mais les ouvertures sont trop étroites. Se dégageant de cette position, reposant ses pieds au sol, France pose un doigt sur ma bouche et de son autre main dégrafe la ceinture de son short, le laissant glisser le long de ses jambes — dévoilant une petite culotte rouge en dentelle, seulement opaque au niveau de son pubis.
— On sera mieux comme ça, non, remettant une jambe au niveau de mes hanches pour reprendre notre position. Cette fois le contact est plus agréable : le tissu de sa culotte, plus fin, permet à mon sexe de ressentir le contact de sa vulve, et nous reprenons nos caresses et frottements.
Collant bien France contre la paroi du chalet, je libère une main qui vient se glisser sous le tissu de sa culotte, caressant sa fesse nue, cherchant à me faufiler vers sa raie et à me glisser entre ses cuisses par derrière — mais la position n'est pas propice à cette tentative et France s'en rend vite compte. Dégageant ses jambes d'autour de mes hanches, elle reprend la position debout, me permettant ainsi de poursuivre mon exploration en passant par le chemin le plus rapide : glisser ma main dans sa culotte et la déplacer vers son pubis. Sa toison est douce et semble peu fournie — je sens aussitôt la chaleur de l'endroit, me doutant que mon exploration va rencontrer une moiteur puis une humidité qui devrait me réjouir.
De son côté, France n'est pas en reste : ses mains ont vite fait de m'ôter mon t-shirt et redescendent pour s'attaquer à mon short, qu'elles ont tout aussi vite fait de descendre au niveau de mes cuisses, libérant mon sexe devenu très sensible et demandeur de caresses.
Je comprenais maintenant que la fin de la soirée serait chaude, chaude…
Une sonnerie de téléphone retentit dans la pièce, interrompant nos débats.
— Mince, mon téléphone — désolée, faut que je réponde, se dégageant de notre étreinte. France fouille dans la poche de son short et en sort le combiné. « Allô, oui c'est toi Maman, oui tout va bien, oui oui je sais, Papa m'a appelé, oui il est bien arrivé et je l'ai installé au sept comme prévu, non je vais manger un petit quelque chose et je verrai si j'appelle des copains pour sortir ce soir, oui ouiii Maman je fais attention… bon allez, bises, et laissez la porte de derrière ouverte — tu sais que tu ne m'as pas donné de nouvelle clé, que je reste pas dehors », me regardant en souriant. « Oui, bises à Papa aussi, et ne faites pas de bêtises non plus hein », et elle raccroche. « Hou là là, les parents — ils oublient que j'ai vingt-trois ans, mais bon, je les aime bien. »
Pendant tout ce temps j'ai pu détailler France, juste vêtue de sa culotte et de son soutien-gorge, les seins sortis. Ce qui me frappe, c'est moins l'inventaire de ses formes que la façon dont elle les habite : quelque chose de naturel, presque insolent, dans sa façon de se tenir là, à demi nue dans ce chalet inconnu, à bavarder avec sa mère au téléphone comme si de rien n'était. Je remets mon short, un peu dépité de voir mon sexe — sûrement vexé de cette interruption — revenir à son état végétatif.
— Désolée pour cette interruption involontaire de notre programme, les bras tendus le long du corps et les paumes tournées vers moi avec un sourire. Bon, mais du coup moi je mangerais bien un petit quelque chose en fait, se dirigeant vers le frigo en remettant ses seins dans les bonnets et sortant la charcuterie et les fromages. Je la regarde, un peu déçu de la tournure des événements, me demandant si cela n'a pas mis fin définitivement à ce début de relation. Mais je m'installe à table et débouche la bouteille de vin, en sens le bouchon — « Hmmm, cela me paraît bien appétissant », en remplissant mon fond de verre pour le goûter.
— Alors il vous plaît ? Cela vient de la réserve de mon père, il adore ce vin, s'asseyant à son tour à table. J'ai une faim de louve, commençant à découper le saucisson et en portant une rondelle à sa bouche de manière malicieuse tout en me regardant. Et comment trouvez-vous le début de votre séjour ?
— Surprenant. Je trouve que l'accueil est chaleureux et que l'on sait mettre les locataires à l'aise — mais surtout que les activités proposées semblent d'une excellente qualité et pleines de charme, découpant plusieurs tranches de saucisson dans mon assiette. Mais dites-moi, vous réservez cet accueil à tous vos locataires ?
— Non, bien sûr — ne vous méprenez pas sur mes intentions. Je suis ici parce que j'en avais envie et que vous avez passé le coup de téléphone au bon moment. Sinon je serais peut-être dans mon lit à feuilleter un quelconque ouvrage en attendant le sommeil. Et pour tout vous dire, je ne regrette pas du tout ce début de soirée.
— Euh, France… si on se disait tu, tu ne crois pas que ce serait plus sympa que ce « vous » qui met de la distance entre nous ? On a fait ample connaissance — cela nous permet de passer à ce stade, non ?
— D'acc, Jean-Marie.
Le reste du frugal repas se passe dans les rires, les sous-entendus — et la bouteille de vin subit le même sort que celle de whisky. L'accumulation des degrés d'alcool a tôt fait de faire tomber nos dernières inhibitions, et notre discussion s'éloigne rapidement du bien-pensant. Laissant la table en vrac, nous reprenons le fil de notre histoire au moment de son interruption, bien décidés cette fois à conclure sans être dérangés — ce qui se traduit par la mise en sommeil de nos téléphones respectifs.
— Jean-Marie, viens — j'ai trop envie, maintenant que j'ai rempli mon estomac, se frottant le ventre de la main. Viens finir de me déshabiller.
Je m'empresse de venir la rejoindre, posant ma bouche sur la sienne — ses lèvres au goût de saucisson et de Cahors. Nos langues renouent le dialogue, mes mains font sauter l'agrafe de son soutien-gorge qui glisse le long de ses bras et va rejoindre nos vêtements au sol. Puis je m'agenouille pour faire glisser sa culotte le long de ses cuisses, me retrouvant nez à nez avec sa toison et son intimité — une odeur douceâtre s'en échappe, résultat de nos premières caresses. Un pied, puis l'autre — voilà France débarrassée de son dernier bastion de tissu.
Je pose mes mains sur ses cuisses et la regarde, toujours agenouillé, puis doucement j'approche mon visage de son entre-cuisse, en hume le parfum suave de l'envie, frotte mon nez sur sa pilosité plus claire que ses cheveux. Elle réagit en avançant son bassin vers moi et posant ses mains sur ma tête. Encouragé par ce geste, je passe mes mains sur ses fesses, avance ma bouche vers son mont de Vénus et descends à la recherche de son clitoris — que je ne tarde pas à trouver, tant il est tendu, proéminent et long.
Mes lèvres le happent, je me mets à le sucer et l'aspirer. France se cambre, ses mains se font plus pressantes sur ma tête. J'aspire, je mordille ce petit morceau de chair qui la met en émoi et déclenche une vague d'humidité et de fragrances qui ont tôt fait de me remettre en érection. Ma langue poursuit son exploration, glissant vers sa fente, découvrant soudain une onde liquide qui se répand sur elle — au goût exquis du plaisir et de l'envie.
De grands coups de langue sur toute la longueur de sa vulve, pressant un peu plus à chaque passage, forçant ses lèvres à s'ouvrir. Je lape ses liqueurs, j'aspire ses lèvres pendant que mes doigts malaxent ses fesses, caressant machinalement la forme de sa raie.
Mon visage se souille de son excitation — l'odeur de son entre-cuisse devient terriblement enivrante. Je me redresse et viens l'embrasser pour partager ses saveurs. Mon sexe tendu remonte entre ses cuisses et entre ainsi en contact avec le sien. Je contracte mes fessiers pour faire s'agiter de bas en haut ma verge, puis commence un lent va-et-vient le long de sa fente.
France répond à cette caresse en accompagnant mes mouvements de son bassin. Je sens mon sexe glisser contre sa fente, essayant de le redresser assez pour qu'il s'enfonce dans son antre humide et chaud. C'est elle qui, d'un mouvement précis et rapide, se positionne sous le bon angle pour m'ouvrir son intimité. Je m'y enfonce en laissant échapper un petit gémissement de satisfaction, constatant une intense chaleur et une étroitesse de bon aloi.
Collés l'un contre l'autre, toujours debout, moi planté en elle, j'essaie de commencer de lents va-et-vient — mais ils se traduisent souvent par une expulsion de son vagin. Passant mes mains de nouveau sous ses fesses, je la décolle du sol et viens la poser sur le bord de la table, les jambes pendantes, qu'elle écarte aussitôt, me facilitant de nouveau l'accès à sa chatte que je m'empresse de remplir, m'enfonçant jusqu'à la garde. Je reste ainsi un long moment au fond d'elle — France me caresse le dos, me griffe les fesses en gémissant doucement.
— Vas-y, baise-moi bien, j'ai vraiment trop envie de jouir — vas-y, bien profond, remontant ses jambes de nouveau autour de mes hanches et me serrant fort.
Je la pilonne doucement, allant bien jusqu'au fond à chaque mouvement, puis de temps en temps ressortant complètement pour me replonger d'un geste rapide, faisant bruisser son sexe. La tête en arrière, la bouche grande ouverte, France se laisse aller à son plaisir. Ses gémissements se font de plus en plus sonores, de plus en plus pressants — je les sens monter comme une marée et je cale mon rythme sur eux, accélérant au fur et à mesure. Ses doigts se crispent sur mes épaules, son ventre se soulève par saccades, son souffle se coupe — et soudain elle bascule dans un cri rauque et profond qui se répercute dans le chalet, les cuisses tremblantes, tout son corps parcouru d'une longue onde. C'est cette image-là, France perdue dans sa jouissance, qui fait éclater la mienne presque simultanément — libérant ma semence par plusieurs jets puissants qui remplissent son antre de plaisir. Je sens les contractions de son vagin sur ma verge, comme pour la traire, cherchant à récolter la moindre goutte de mon sperme.
— Oh putain, quel plaisir — je suis littéralement vidée, enfin pas de partout, se redressant pour venir poser sa bouche sur la mienne et m'enlacer de ses bras, puis m'embrassant sur tout le visage, pendant que ma verge peu à peu se ramollit avant d'être éjectée d'un coup de sa chatte. Elle me repousse un peu, glisse sa main entre ses cuisses et se dirige vers les toilettes qu'elle referme derrière elle.
— J'ai horreur de garder le sperme en moi, me crie-t-elle au travers de la porte. La chasse d'eau retentit, la porte s'ouvre de nouveau, et France apparaît et se dirige vers moi d'un pas lent en me souriant — encore plus radieuse, plus lumineuse. C'est la première fois que je vois cet effet chez une amante, me disant que j'avais peut-être trouvé la partenaire idéale. Elle se jette à mon cou et se colle contre moi.
— Jean-Marie, tu m'as donné du plaisir comme jamais encore je n'en avais eu. Mais attention, ne va pas te prendre pour un dieu non plus — je n'ai pas une expérience de ouf, me planquant un nouveau baiser. Bon, allez, tout ça m'a ouvert l'appétit, se rasseyant à poil face aux restes de victuailles pré-coït et avalant en un temps record tranches de saucisson et tartines de rillettes. La prochaine fois j'apporterai quelque chose de plus sympa comme repas, me fixant et guettant ma réaction.
Je hoche la tête en signe de consentement, un peu bête devant cette situation qui me dépasse un peu. Je la rejoins dans la même tenue pour partager avec elle cette fin de repas. S'essuyant la bouche, elle se lève.
— Il faut bien que cela ait une fin, cherchant des yeux sa culotte qu'elle enfile, ajoutant par-dessus son petit short en jean, passant son t-shirt et pelotonnant son soutien-gorge. Ah oui — Jean-Marie, si tu pouvais me donner ton 06, ce serait chou… me posant une bise sur la bouche.
C'est avec un certain plaisir que je me suis exécuté.
Je compris à ce moment-là que mon séjour serait sûrement différent de ce que j'avais envisagé.
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