Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Nouveau monde — Chapitre 1 · Premiers pas
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Nouveau monde
Chapitre 1 · Premiers pas
— Aurore Laurent, c'est ça?
— C'est moi, oui.
— C'est moi, oui.
Mes yeux baissés se redressent pour croiser ceux de la secrétaire qui, avec des gestes mécaniques et distraits à la fois, feuillette mon dossier. Dans ses yeux, pour l'heure, on aurait cherché en vain autre chose qu'une vague anxiété, mêlée à une lassitude palpable : ce n'est pas tous les jours qu'on rentre à l'Université, c'est vrai, et je ne suis pas sereine, mais ces formalités administratives... quelle plaie !
Puisque je ne peux rien faire qu'attendre, autant commencer tout de suite à repérer les lieux : après tout, je vais passer ici les cinq prochaines années de ma vie. D'ailleurs, en y pensant, je me rends compte que j'ai du mal à réaliser...
Dès la première seconde, lorsque le bus m'avait laissée (au bout de trois heures de trajet !) au bord d'une route de campagne poussiéreuse, j'avais été impressionnée. Par le portail, noir, monumental, orné de ferronneries ouvragées et flanqué de deux statues de fauves prêts à bondir. Par le bâtiment, surtout : un immense manoir en pierre taillée, à la myriade de fenêtres de toutes tailles et aux toits sombres d'ardoise. Deux tours s'élèvent à ses extrémités, elles-mêmes hérissées de plusieurs autres tourelles : on croirait le château du générique des Disney... Enfin, partant des tours principales, deux ailes, sans doute les communs, flanquent le manoir, qui forme comme la barre horizontale d'un gigantesque "U" dont les deux bras s'ouvriraient sur les visiteurs. Autour, le parc, enclos de murs et semé de bosquets, est si vaste que je n'ai même pas pu me faire une idée de sa taille.
— Tout est réglé, Mademoiselle. Il vous reste simplement à remplir la dernière section du formulaire.
Encore de la paperasse ? Décidément... Je ne laisse rien paraître de mon exaspération. Je prends le stylo que me tend la secrétaire, et me penche sur la feuille... avant de relever presque aussitôt la tête, perplexe.
— Pourquoi avez-vous besoin de mes mensurations ?
— C'est l'École qui fournit les uniformes, Mademoiselle, me répond la secrétaire d'un ton rassurant. Bien sûr, d'ici-là, s'empresse-t-elle d'ajouter, vous pourrez porter sans problème vos vêtements habituels.
— C'est l'École qui fournit les uniformes, Mademoiselle, me répond la secrétaire d'un ton rassurant. Bien sûr, d'ici-là, s'empresse-t-elle d'ajouter, vous pourrez porter sans problème vos vêtements habituels.
Elle promène un bref regard sur mon chemisier bleu ciel à manches courtes et mon jean "pattes d'ef'" : à coup sûr, rien de trop provocant.
— En revanche, une fois que vous l'aurez reçu, vous serez tenue de le porter dans l'enceinte de l'établissement.
— Bon... Très bien.
— Bon... Très bien.
Je n'ai pas le souvenir d'avoir été prévenue que je devrais porter un uniforme ; et pourtant j'ai été admise en juin, il y a presque trois mois. L'idée ne m'enchante pas : j'ai l'image des lolitas japonaises sur lesquelles tous ces pervers fantasment nuit et jour, ou bien, et ce n'est guère plus enthousiasmant, celle de jeunes filles coincées et rigides, agenouillées sur leurs prie-Dieu, le crucifix au cou : j'ai toujours pensé que l'uniforme était un vestige anachronique ; en tout cas, un outil accessoire et inapproprié. Mais plus j'y pense, plus je me dis que j'aurais pu m'y attendre. Quand on obtient une bourse intégrale pour étudier cinq années entières dans un Institut privé hors de prix, difficile de s'étonner de ce genre de détails.
— Vous verrez, vous vous habituerez, continue la secrétaire en souriant. Je vous laisse remplir le formulaire ?
Bon. Inutile de faire la difficile. J'ai travaillé d'arrache-pied pour entrer ici. Je verrai bien comment m'arranger le moment venu, mais ce n'est pas le moment de me mettre l'Administration à dos, surtout le premier jour. Alors : ce formulaire...
"Âge: 18 ans
Taille : 1m72
Poids : 58 kilos
Pointure : 37
Tour de taille : 65 centimètres
Tour de poitrine et bonnet : 105C
Tour de bassin : 91 centimètres"
Malgré tout, j'hésite un peu avant de tendre le formulaire : j'ai l'impression d'en dévoiler un peu trop... Mais il est trop tard : la secrétaire saisit le feuillet et le range dans un immense classeur.
Poids : 58 kilos
Pointure : 37
Tour de taille : 65 centimètres
Tour de poitrine et bonnet : 105C
Tour de bassin : 91 centimètres"
Malgré tout, j'hésite un peu avant de tendre le formulaire : j'ai l'impression d'en dévoiler un peu trop... Mais il est trop tard : la secrétaire saisit le feuillet et le range dans un immense classeur.
— Bon ! L'administratif est réglé. Tu n'as plus qu'à monter t'installer.
D'un regard, elle embrasse tout l'espace qui s'étend entre son bureau et la porte de chêne sombre du secrétariat, et qu'occupent presque entièrement mon imposante valise à roulettes et mon grand sac de voyage qui contiennent toutes mes affaires. "Ta chambre est la 303 : troisième étage, troisième porte. Sors sur le palier, je vais chercher des renforts".
Elle se lève aussitôt ; je m'engage à sa suite, et la regarde s'enfoncer dans la marée d'élèves répandus dans le grand hall.
Si la façade du manoir était impressionnante, l'intérieur n'a rien à lui envier. La grand-salle, au parquet sombre de bois verni, s'étire en longueur sur une centaine de mètres. Entre les innombrables portes et fenêtres qui se succèdent sur toute sa longueur, des trumeaux lambrissés, finement ouvragés dans le goût du XVIIIe, témoignent de la splendeur passée de l'édifice. Et, au bout de cet interminable hall, un grand escalier en spirale, tout de marbre blanc zébré de noir, à la rampe ornée de ferronneries délicates, s'enfonce à travers les nombreux étages du château. J'en ai presque le souffle coupé.
Si la façade du manoir était impressionnante, l'intérieur n'a rien à lui envier. La grand-salle, au parquet sombre de bois verni, s'étire en longueur sur une centaine de mètres. Entre les innombrables portes et fenêtres qui se succèdent sur toute sa longueur, des trumeaux lambrissés, finement ouvragés dans le goût du XVIIIe, témoignent de la splendeur passée de l'édifice. Et, au bout de cet interminable hall, un grand escalier en spirale, tout de marbre blanc zébré de noir, à la rampe ornée de ferronneries délicates, s'enfonce à travers les nombreux étages du château. J'en ai presque le souffle coupé.
— Mademoiselle ? Je vous présente vos deux camarades de chambre : elles vous aideront à transporter vos affaires jusqu'au troisième étage.
— Ah !... Merci, Madame.
— Je vous en prie. Excusez-moi, mais j'ai encore beaucoup ‡ faire : la rentrée... Bonne installation !
— Ah !... Merci, Madame.
— Je vous en prie. Excusez-moi, mais j'ai encore beaucoup ‡ faire : la rentrée... Bonne installation !
Avant même que j'aie pu lui répondre, la secrétaire contourne mes affaires et se glisse dans son bureau. Elle m'a laissée devant deux filles de mon âge, et avec qui, apparemment, j'allais partager ma chambre cette année.
— Salut ! Moi c'est Sarah, et elle c'est Alexandra.
Je lui souris et me présente. "La vache, quelle bombe !". C'est la première pensée qui m'échappe en la voyant. Une peau très noire, des cheveux à hauteur d'épaules, lâchés, mettent en valeur des yeux noirs profonds et une bouche finement dessinée. Je me fais une autre réflexion : elle est aussi aguicheuse que je suis simplement arrangée. Sa poitrine est un peu moins ample que la mienne - un bon 95D, sans doute - mais elle est parfaitement mise en valeur par un crop-top très court, qui accentue le décolleté au maximum : et le pendentif argenté, dont la croix est disposée entre les deux seins, attire le regard. Un minishort en jean taille basse fait ressortir des fesses incroyablement fermes et bombées. L'objectif est clair : pas de tissu inutile ! Je m'attarde aussi sur son visage : elle a dû mettre littéralement deux heures à se maquiller. Style "Barbie", avec gloss rose bonbon.
Je ne peux m'empêcher d'être admirative d'un tel travail : elle aurait pu paraître incroyablement vulgaire, mais elle avait simplement le look d'une femme & la beauté provocante.
Je souris aussi à Alexandra, qui me répond d'un signe de tête. Elle a les yeux en amandes, signe de ses origines asiatiques, et ses cheveux sont rigoureusement noués en un chignon. L'effet recherché se veut évidemment plus strict, mais, décidément, elle aussi me fait regretter de m'être préparée ce matin en dix minutes à peine. Elle est également maquillée, quoique moins que Sarah : le rouge à lèvres pourpre et l'eye-liner appuyé font parfaitement ressortir son teint. Elle a peu de poitrine, mais le chemisier blanc, vaporeux, a très clairement pour but de ne rien laisser ignorer du soutien-gorge noir, dont les bretelles se croisent dans le dos ; et les fesses, pourtant d'une taille moyenne, attirent le regard à travers le jean slim taille haute.
Je souris aussi à Alexandra, qui me répond d'un signe de tête. Elle a les yeux en amandes, signe de ses origines asiatiques, et ses cheveux sont rigoureusement noués en un chignon. L'effet recherché se veut évidemment plus strict, mais, décidément, elle aussi me fait regretter de m'être préparée ce matin en dix minutes à peine. Elle est également maquillée, quoique moins que Sarah : le rouge à lèvres pourpre et l'eye-liner appuyé font parfaitement ressortir son teint. Elle a peu de poitrine, mais le chemisier blanc, vaporeux, a très clairement pour but de ne rien laisser ignorer du soutien-gorge noir, dont les bretelles se croisent dans le dos ; et les fesses, pourtant d'une taille moyenne, attirent le regard à travers le jean slim taille haute.
— Appelle-moi Alex, me répond-elle en souriant. "Bon, c'est pas tout ça, mais on a trois étages à monter. Aide-moi, toi, feignasse !" lance-t-elle en riant à Sarah. L'une saisit la poignée de ma valise, l'autre s'empare de mon sac. À leur suite, gênée de ne rien porter moi-même, j'accompagne les deux amies jusqu'au grand escalier de marbre.
À suivre...
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