Le culte d’Épicure
Chapitre 1
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✦ Gentille75 Le culte d’Épicure XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Lesbiennes Orientation principale dans ce chapitre

Le culte d’Épicure — Chapitre 1

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Gentille75
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Le culte d’Épicure

Chapitre 1

1 Sandrine : Une occasion perdue
 
 Le Cap d'Agde, la destination rêvée pour une voyeuse lesbienne, une épicurienne par nature. Aussi, quand l'occasion s'était présentée d'acheter une petite maison en face de la plage naturiste à un prix défiant toute concurrence, je n'avais pas hésité longtemps. Rassuré par mon statut de prof de philosophie titulaire à la Sorbonne, le banquier avait validé ma demande de prêt. Voilà comment une Parisienne convaincue se retrouvait propriétaire dans l'Hérault.
 Libérée des contraintes de la location, je venais passer les vacances au bord de la mer à épier en douce, et plus si affinités, les petits lots en balade sur le sable. Question de tranquillité d'esprit, je m'intéressais à celles qui préféraient la solitude aux garçons, ou papoter entre nanas, ce qui limitait les risques de désillusion. Mon apparence physique faisait encore illusion malgré mes 46 ans. Le Marais et les aventures avec des femmes de n'importe quel âge, c'était bien pour occuper les longues soirées d'hiver.
 Indépendamment de leur identité sexuelle, parfois mal définie, les jeunes profitaient souvent des vacances pour tenter des expériences, se lancer des défis, ou tout bêtement prendre du plaisir, peu importait avec qui. Bien sûr, la plupart de temps, les jeunettes se contentaient de jouir égoïstement avant de prendre la fuite ; mais quand l'une d'elle se permettait l'audace de me remercier, je prenais un pied phénoménal. Alors plus rien ne comptait, ni les déboires ni la frustration.
 Et quand aucune occasion ne se présentait, j'allais passer mes soirées au village dans un des nombreux bars lounge. Contrairement aux obsédés qui traînaient vers « la baie des cochons » à la recherche d'un coup facile, la clientèle des clubs libertins savait se tenir, et il y avait toujours une alcôve où des femmes pouvaient s'amuser entre elles sans être dérangées par des mâles imbus de leur virilité. Sinon, en dernier recours, je téléphonais à une copine.
 Mais on n'en était pas encore là. Pour l'instant, je glissais un œil exercé au-dessus de mon livre à chaque page, attentive aux silhouettes qui marchaient tranquillement devant mon drap de bain. Au mois de juin, excepté le week-end, il n'y avait que les étudiants et quelques retraités pour profiter de la plage. Les touristes de l'Europe du nord, nombreux pendant la pré-saison, attendaient le coucher du soleil pour aller s'éclater au village en bons libertins noctambules.
 Soudain, à la fin du chapitre, elle était là, devant moi, indécise sur la conduite à tenir. Je m'attachai au visage poupon qui, sans être idéalement beau, ne manquait pas charme, plus particulièrement au sourire timide coincé entre deux fossettes. Le dessin de la petite bouche me fit fantasmer, surtout la lèvre inférieure ourlée sur le menton. J'aurais donné cher pour pouvoir mordre dedans.
 — Vous pouvez vous installer, il y a de la place.
 J'avais failli balancer « vous ne risquez rien », mais ça, c'était l'entrée en matière des mecs dont les nanas avaient justement tout à craindre. Bien entendu, j'avais conscience d'être moi-même une prédatrice à l'affût de chair fraîche, seulement, je savais ce que le mot non voulait dire.
♀♀
 — Étudiante ?
 Maintenant que j'avais de la compagnie, plus besoin de faire semblant de lire. Adèle me sourit.
 — En deuxième année de lettres modernes à Lyon.
 La blonde, naturelle d'après la toison qui couvrait le bas de son ventre, se tourna sur le côté. Pulpeuse, elle devait se sentir complexée devant ceux de son âge ; les jeunes se montraient souvent méchants entre eux.
 — À l'Université Jean Moulin.
 — Vous connaissez ?
 L'excitation d'Adèle faisait plaisir à voir.
 — De réputation, je suis prof de philo à la Sorbonne.
 — Oh !
 J'estimai le moment venu d'orienter la discussion.
 — Tu es toute seule ?
 — Oui. Ma mère loue un mobil home à l'année au camping René Ostra, elle arrivera au mois de juillet. Comme j'ai 18 ans, je me suis dis que je serai mieux à la mer que dans un appartement.
 Excellente décision.
 — Ton petit copain est resté à Lyon ? Il travaille peut-être.
 Le sourire se mua en grimace, je venais de toucher un point sensible.
 — J'en ai pas.
 Si la solitude avait été un choix délibéré, Adèle n'aurait pas fait cette tête de déterrée. Quant à une aventure avec une nana, elle n'y avait sans doute jamais pensé.
 —Tu auras certainement plus de chance cet été, une jolie fille comme toi ne devrait pas rester seule longtemps.
 Le compliment lui rendit son sourire, il était temps de passer à la deuxième partie de l'opération séduction.
♀♀
 Je n'avais eu aucun mal à convaincre Adèle de venir prendre un verre à la maison, ou plutôt dans la cour. La demoiselle n'était pas du genre timide, et elle appréciait d'avoir de la compagnie après deux soirées à se faire chier devant l'ordinateur ; les voisins, eux aussi des habitués, ne venaient que le week-end. Une bière en entraîna une autre, puis je commençai à évoquer les conséquences de la solitude sur la vie sexuelle.
 — Ne me dis pas que tu passes ton temps à te masturber en regardant du porno, c'est une habitude de mec.
 Adèle rougit, troublée, mais pas question de laisser l'embarras prendre le dessus.
 — Perso, je préfère le lecture.
 Je sortis de mon sac un bouquin au titre évocateur qui ne me quittait jamais ; Adèle s'attarda sur la couverture explicite.
 — Je ne te choque pas au moins.
 — Euh… non.
 Bien sûr que si. Tant pis, elle ne pensait pas à fuir, il y avait de l'espoir.
 — Tu sais que les femmes jouissent plus souvent entre elles qu'avec des hommes ?
 Les jeunes étaient habitués aux formules percutantes, je ne risquais pas de la choquer avec si peu. Au contraire, Adèle me dévisagea d'un regard en coin, du genre intéressée qui refusait encore de l'admettre. Je décidai d'enfoncer le clou.
 — Il ne s'agit que de prendre du plaisir, ça ne change rien à l'orientation sexuelle. Tu n'as jamais essayé ? C'est courant entre copines. Comme dit le proverbe, il n'y a pas de mal à se faire du bien. Je parie que tu as déjà embrassé une fille.
 De nouveau ce « Euh… non » dans lequel je discernai une pointe de regret. C'était le moment de me lancer. Je lui offris un bécot tout doux, presque un effleurement, puis un deuxième, un troisième plus appuyé. Petit-à-petit, je lisais l'acceptation dans les grands yeux bleus, le besoin de contact.
 — C'est si désagréable que ça ?
 Adèle secoua négativement la tête, le regard droit pour me signifier qu'elle n'avait pas peur. Rassurée, j'en profitai pour prendre sa bouche avec beaucoup de délicatesse. Elle me rendit mon baiser.
♀♀
 Nos langues emmêlées depuis un très long moment, comme ces jeunes qui pouvaient s'embrasser pendant des heures sans s'inquiéter du monde autour d'eux, Adèle s'alanguissait dans mes bras, elle était prête. Je posai une main sur un sein, un peu lourd mais incroyablement ferme. Sa bouche s'offrit à la mienne avec une passion renouvelée, le contact lui donnait envie d'aller plus loin.
 À moi aussi, je caressai le globe jusqu'à sentir une légère réaction sous ma paume. La douceur de sa peau me faisait saliver, mais on n'en était pas encore à ce stade. Je pris un téton entre deux doigts pour l'agacer, Adèle hoqueta dans ma bouche, le traitement lui plaisait, et le résultat ne se fit pas attendre. Alors que je commençai à caresser l'autre sein, ma conquête se déroba.
 — Je suis désolée.
 Moi aussi je l'étais, mais la décision lui appartenait. Ce soir, je devrais me contenter d'une banale virée dans un club libertin de la station.
♀♀
 Le Candy venait d'ouvrir, et comme dans tous les nouveaux établissements du genre, les clients s'y pressaient. Celui-ci avait la particularité de présenter des attractions sur trois niveaux. Les hétéros entassés au rez-de-chaussée, j'étais descendue au sous-sol où le bar, le dancefloor et les alcôves nous étaient réservés. Évidemment, il y avait moins de monde sans les hommes L'ambiance y était légère, chaude, au délicieux parfum sucré salé de femmes plus ou moins entreprenantes dans un décor cosy.
 Ingue avait résumé les présentations à une main insistante sur mon avant-bras, puis sur ma cuisse quand elle avait compris que l'aventure me tentait. La Hollandaise d'une trentaine d'années avait laissé son mari aux rez-de-chaussée, trouver seul de quoi passer le temps. Il aurait certainement aimé mater son épouse dans les bras d'une femme avant de se joindre à leurs jeux, mais celle-ci comptait profiter de sa soirée en toute liberté, et se faire lesbienne le temps d'une soirée.
 On s'installa dans un salon réservé, une petite pièce sobrement meublée d'un canapé profond et d'une table basse. Ça me convenait dans la mesure où faire l'amour en public m'empêchait de me donner à fond. Contre toute attente, Ingue maintenait de la distance entre nous, comme si elle ne se sentait pas prête. Ah non ! L'étudiante m'avait déjà fait le coup aujourd'hui. Soudain, la porte coulissa sur une nana un peu plus jeune, plutôt jolie, les mains pleines.
 Marieke, une connaissance du couple à Eindhoven, en était à ses premières vacances dans la capitale européenne du libertinage. Elle déboucha la bouteille de champagne, en servit trois coupes puis s'installa loin de nous sur un pouf moelleux. Intriguée par ce qui poussait son amie dans les bras d'une femme, elle entendait rester spectatrice. Pourquoi pas ? Ingue, revenue à de meilleures dispositions, se laissa déshabiller. À l'instant où je m'apprêtais à profiter de ce corps souple, la coquine me repoussa.
 Sans plus de préliminaires, Ingue glissa une main dans mon entrejambe sous ma jupe fendue ; la garce semblait pressée d'en venir à l'essentiel. Déjà frustrée une fois dans la journée, je laissai faire. Après un regard à sa copine, elle s'agenouilla devant le canapé, releva le tissu sur mes cuisses et écarta ma culotte.
 — Kom eens hier.
 Je ne connaissais pas le néerlandais, mais à la réaction de Marieke, son amie lui avait demandé d'approcher.
 — Jezelf uitkleden.
 La douceur de la voix n'avait d'égale que celle de la main qui flattait mon intimité à travers la culotte.
♀♀
 Pas besoin de traduire, ça voulait dire « déshabille-toi ». Marieke défit un à un les boutons de son haut. Elle s'amusa un moment avec les pans de sa chemise ouverte, voilant et dévoilant la peau hâlée des petits seins sous le tissu blanc. Le dessin de son ventre me séduisit. Puis la jeune femme fit glisser le vêtement sur ses épaules à la rondeur exquise. Je commençai à mouiller.
 Ingue le sentit à travers ma culotte car elle me gratifia d'un sourire cannibale avant de s'intéresser de nouveau à l'effeuillage de sa copine. Malgré une évidente timidité, cette dernière dégrafa son pantalon de cuir, et le fit tomber à mi-cuisses. Ainsi de profil, elle nous offrit le spectacle d'une cambrure de reins provocante sur un fessier de rêve.
 —Enlève ton string.
 Le français me paraissait moins poétique que le néerlandais, mais le spectacle de plus en plus intéressant. Le bout de tissu glissa jusqu'à son pantalon toujours à mi-cuisses, et Marieke nous offrit une vue imprenable sur une longue fente lisse sous une touffe de poils réduite à sa plus simple expression.
 Ingue jeta un dernier regard à sa copine, comme un signal, avantd'enfouir son visage entre mes cuisses. Elle écarta ma culotte pour exposer mon intimité puis commença à me lécher. J'ignorais si les complices avaient répété le scenario à Eindhoven ou ailleurs, ça n'avait aucune importance, le jeu m'excitait. Et je n'étais pas la seule.
 Incapable de détacher son regard de la langue active dans ma fente, Marieke pinçait ses tétons d'une main, l'autre concentrée sur son clito. Du cunni ou de la vision d'enfer, je ne savais pas ce qui m'amenait à l'extase, en tout cas, j'y étais. Soudain, Ingue cessa la sollicitation. Non ! J'en aurais pleuré.
 Elle amena son amie à s'agenouiller et poussa sa tête vers mon bas-ventre. Je n'étais pas sûre de vouloir dans ces conditions ; heureusement, le regard entre les complices me rassura. Bien que novice, il n'y avait aucun doute là-dessus, Marieke ne reculerait pas, voilà pourquoi elle était ici.
 Ingue la guida, aussi bien en français qu'en néerlandais, et sa copine s'appliqua à me donner du plaisir. À défaut de m'offrir un véritable cunni, la jeune femme concentra ses coups de langue sur mon bouton. Et au bout du compte, l'orgasme fut au rendez-vous.
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Photo de profil de kasy
kasy
19 août 2022 à 16:11
Début très prometteur....
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Photo de profil de Kama666
Kama666
19 août 2022 à 09:47
Quelle délicieuse écriture !
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Jehanne
18 août 2022 à 23:07
Le culte des piqûres? Moi je dis allons-y quoi!
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Utilisateur supprimé
18 août 2022 à 21:52
Très bon récit… cette narration me plein beaucoup… moi aussi j’attends la suite ;)
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Photo de profil de Moutcho
Moutcho
18 août 2022 à 18:16
Excellent j'adore j'ai hâte de lire la suite merci
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