Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La chambre du plaisir — Chapitre 3
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La chambre du plaisir
Chapitre 3
Je me sentais terriblement excitée par ta présence, juste là, à mes côtés, sur le lit dans lequel j'allais perdre mon innocence d'épouse respectable. J'ignorais la distance précise qui pouvait encore nous séparer, mais ton parfum embaumant mes narines, ton souffle chaud dans mon cou, me laissaient entrevoir l'espoir d'un premier baiser soudain. Mon corps ne répondait plus à ma volonté de contrôle : ma gorge était nouée, mes tempes battaient, mes tétons pointaient, mes mains transpiraient, une lave incandescente s'écoulait de mon intimité.
Lorsque tes lèvres ont mordillé le lobe de mon oreille gauche, mon corps s'est électrisé et mes cuisses ont tremblé tout en s'entrouvrant malgré moi. Le bout de ton nez effleurait mon visage, me humait... Ta main ferme caressait mes cheveux. Ta bouche s'est mise à embrasser mon front, mes joues, mon cou. Un de tes doigts légers a dessiné l'arête de mon nez, le contour de mes lèvres. J'ai alors senti ta bouche contre la mienne, ton souffle envahir le fond de ma gorge, ta langue pénétrante et caressante.
Tes mains ont empoigné les miennes lors de ce baiser passionné. Je n'ai pas protesté lorsque tu les as relevées au-dessus de ma tête, lorsque tu les as attachées aux barreaux du lit à l'aide de ta ceinture.
Maintenant, je t'appartenais totalement et je me sentais déresponsabilisée des évènements à venir et de l'excitation qui inondait déjà mon corps. Tes doigts ont effleuré mes avant-bras, puis ont caressé mes épaules. Ta langue est venue goûter mes aisselles, les lécher. Ton nez les humait. Tes doigts exploraient mes flancs par le biais de trajets sinueux. Ma poitrine se gonflait malgré moi, sans doute pour te séduire, alors que je savais que tu découvrirais mon corps selon tes volontés de mâle dominant. Ton menton est venu tracer des cercles autour de mon nombril ; mon ventre se creusait pour t'attirer plus bas, au creux de mon corps, afin d'éteindre le feu qui m'embrasait. Ta langue a alors effectué un trajet interminable entre mon nombril et le liseré de mon string. Mon corps ondulait en appelant ta bouche. J'ai juste ressenti tes joues se frotter sur la dentelle, ton nez respirer mon intimité, ta langue jouer avec l'élastique de mon tanga...
Mes cuisses s'écartaient dans une totale impudeur, mes chevilles s'impatientaient. Tes doigts ont alors enroulé chacun de mes bas, jusqu'aux chevilles. Tu me découvrais avec assurance, délicatesse et sensualité. Mes pieds, libérés de mes talons et de mes bas, ont accueilli la douceur de ta langue ; mes orteils sucés par tes lèvres sensuelles se sont détendus. Tes doigts, en effleurant la plante de mes pieds, ont fait circuler une énergie sexuelle dans tout mon corps.
Tes mains m'ont alors imposé un basculement sur le ventre. Ta langue est venue explorer mes mollets, les fosses poplitées et l'arrière de mes cuisses lors d'une lente remontée délicieuse. Je n'ai évidemment manifesté aucune résistance lors du retrait de mon string trempé, ni aucune gêne lorsque j'ai pu percevoir tes respirations sonores indiquant ta volonté de saisir les odeurs qui s'en dégageaient. Après une légère pause, manifestement calculée et volontairement excitante, mes fesses ont été croquées par tes lèvres, par tes dents. Jamais elles n'avaient ainsi été explorées, écartées...
Tu me humais, tu me possédais par tes narines. Un léger filet de salive s'est écoulé le long de ma raie ; mon anus titillé par le bout de ta langue ne semblait pas s'en offusquer. Je me sentais libérée de toute contrainte, offerte, avec l'envie d'être fouillée, dégustée. Lorsque j'ai senti ton sexe turgescent, emprisonné par le tissu du boxer, se frotter de façon obscène contre ma raie, lorsque j'ai senti ton gland, libéré de toute contrainte, se plaquer contre mon anus, les premiers mots sont sortis, malgré moi, de ma bouche : « Vas-y, dépucèle-moi, possède-moi, encule-moi !! »
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