Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La chambre du plaisir — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La chambre du plaisir
Chapitre 1
Lorsque je suis arrivée devant l'Océan, cet hôtel chic de bord de mer, mes jambes se sont mises à flageoler. Je sentais que je perdais le contrôle, que je lâchais prise et que ce moment à venir, cette brève parenthèse changerait de façon irrémédiable le parcours de ma vie sexuelle de femme mariée.
S. m'avait « ordonné » sur le salon chat du site « Romances » de venir à 15 heures pour le check-in. Je devais récupérer les clefs de la « chambre du plaisir », de notre plaisir. Je me savais anonyme dans cette ville côtière à 100 kilomètres de la maison, mais pourtant je me sentais honteuse ; honteuse de tromper pour la première fois mon mari, pourtant aimant, et honteuse de demander les clefs au gérant de l'hôtel. Evidemment, je me sentais ridicule de manquer d'assurance devant cet homme chauve et trapu au physique quelconque, mais pourtant je ne pouvais m'ôter de la tête que le mot « SALOPE » était inscrit de façon visible sur mon front, ceci d'autant plus que ma petite valise indiquait que je ne venais sans doute pas passer une nuit entière dans l'hôtel en question.
La première épreuve étant passée avec un succès modeste, j'ai gravi marche par marche l'escalier de bois au charme suranné. Le long corridor, peu lumineux en cette journée automnale venteuse, fût un long chemin de croix tant mes jambes ne semblaient plus répondre à la volonté, pourtant manifeste, de mon cerveau d'accéder, enfin, au lieu tant convoité, « la chambre du plaisir » comme aimait l'appeler S. sur le chat.
Mes mains tremblantes et moites ne m'ont pas permis d'introduire avec succès la clef épaisse dans la serrure à la première tentative, tant celle-ci me semblait trop étroite. Agacée, je m'y reprenais plusieurs fois, laissant tomber le trousseau... avant de faire céder enfin cette porte au bois sec.
A ma grande surprise, la chambre offrait à ma vue un lieu délicieux dont le charme suintait à chaque coin de la pièce. Le parquet bien entretenu, le grand lit baldaquin, les chevets d'un âge certain, le grand miroir un peu écaillé contrastaient avec une décoration contemporaine et minimaliste. Un savant mélange de classicisme et de modernité se dégageait de l'endroit un peu humide.
S. devait venir vers 16 heures ; il me fallait par conséquent, dès à présent, me mettre à l'ouvrage pour répondre à ses exigences. Nue, devant le miroir, gardant à sa demande mes odeurs naturelles de la journée, je devais ajuster des bas noirs, chausser des escarpins aux talons aiguilles, appliquer un rouge à lèvres vif pour les dessiner de façon sensuelle, poser un maquillage discret, enfiler un tanga de dentelle noire tout en laissant ma poitrine libre de tout mouvement. En dix ans de mariage, Paul ne m'avait jamais demandé une quelconque tenue pour une soirée coquine. Pour ce premier moment à deux, S. m'avait imposé par écrit ses volontés ; je m'exécutais.
S. m'avait « ordonné » sur le salon chat du site « Romances » de venir à 15 heures pour le check-in. Je devais récupérer les clefs de la « chambre du plaisir », de notre plaisir. Je me savais anonyme dans cette ville côtière à 100 kilomètres de la maison, mais pourtant je me sentais honteuse ; honteuse de tromper pour la première fois mon mari, pourtant aimant, et honteuse de demander les clefs au gérant de l'hôtel. Evidemment, je me sentais ridicule de manquer d'assurance devant cet homme chauve et trapu au physique quelconque, mais pourtant je ne pouvais m'ôter de la tête que le mot « SALOPE » était inscrit de façon visible sur mon front, ceci d'autant plus que ma petite valise indiquait que je ne venais sans doute pas passer une nuit entière dans l'hôtel en question.
La première épreuve étant passée avec un succès modeste, j'ai gravi marche par marche l'escalier de bois au charme suranné. Le long corridor, peu lumineux en cette journée automnale venteuse, fût un long chemin de croix tant mes jambes ne semblaient plus répondre à la volonté, pourtant manifeste, de mon cerveau d'accéder, enfin, au lieu tant convoité, « la chambre du plaisir » comme aimait l'appeler S. sur le chat.
Mes mains tremblantes et moites ne m'ont pas permis d'introduire avec succès la clef épaisse dans la serrure à la première tentative, tant celle-ci me semblait trop étroite. Agacée, je m'y reprenais plusieurs fois, laissant tomber le trousseau... avant de faire céder enfin cette porte au bois sec.
A ma grande surprise, la chambre offrait à ma vue un lieu délicieux dont le charme suintait à chaque coin de la pièce. Le parquet bien entretenu, le grand lit baldaquin, les chevets d'un âge certain, le grand miroir un peu écaillé contrastaient avec une décoration contemporaine et minimaliste. Un savant mélange de classicisme et de modernité se dégageait de l'endroit un peu humide.
S. devait venir vers 16 heures ; il me fallait par conséquent, dès à présent, me mettre à l'ouvrage pour répondre à ses exigences. Nue, devant le miroir, gardant à sa demande mes odeurs naturelles de la journée, je devais ajuster des bas noirs, chausser des escarpins aux talons aiguilles, appliquer un rouge à lèvres vif pour les dessiner de façon sensuelle, poser un maquillage discret, enfiler un tanga de dentelle noire tout en laissant ma poitrine libre de tout mouvement. En dix ans de mariage, Paul ne m'avait jamais demandé une quelconque tenue pour une soirée coquine. Pour ce premier moment à deux, S. m'avait imposé par écrit ses volontés ; je m'exécutais.
Je me servis une coupe de champagne et vins m'allonger sur le lit, songeuse, tout en observant chaque détail de cette chambre qui allait bientôt se soustraire à mon regard. La coupe vide à terre, je pris le bandeau promis que je devais disposer sur mes yeux encore chastes.
Noir complet, éveil des sens...
Ma bouche devint rapidement sèche ; ma respiration irrégulière ne me permettait plus de calmer mon anxiété de par la prise de conscience soudaine, à savoir celle de m'offrir à un inconnu. Depuis de longues semaines, nous échangions avec S. de façon discrète sur le salon « Romances ». Très vite nos discussions empreintes de sexe me sont devenues indispensables. Et lorsque S., apparemment si sûr de lui, si délicat, si sensuel par ses mots, me proposât de l'attendre les yeux bandés dans une belle « chambre de plaisir », je savais que je ne pourrais refuser, et ceci en dépit de l'existence de mon mariage.
Je pris une posture un peu aguicheuse, dos à la porte, cambrée, les jambes repliées, offrant mes courbes à la vue d'un inconnu qui entrerait potentiellement dans la chambre. L'attente devint insoutenable, mes doutes devenaient certains ; je me sentais inquiète, salope infidèle, irresponsable à l'égard de mes deux enfants... et terriblement excitée. Je n'avais aucun reproche à formuler à l'égard de Paul ; c'était un bon mari. Pourtant, au plus profond de moi, je savais que je devrais dorénavant satisfaire des envies difficilement contrôlables, des fantasmes inavouables.
En cette journée venteuse d'octobre, l'hôtel était vide. Alors lorsque j'entendis des craquements dans l'escalier de bois, je sus que S. arrivait. Je perçus les pas lents et assurés dans le long corridor, qui approchaient de façon certaine vers la chambre 138. La lente marche du fauve éveillait en moi des ressentis inconnus. Lorsque les pas ont cessé, je savais que S. était derrière cette porte lourde et épaisse. Je me suis retrouvée en apnée, les doigts crispés sur les draps, dans l'attente, apeurée, effrayée, tétanisée... et excitée.
La poignée ronde tourna. La porte grinça en s'ouvrant lentement. Un léger courant d'air me fit frissonner. Des effluves d'un parfum délicat, mais viril, pénétrèrent dans la pièce.
S. entra ...
Noir complet, éveil des sens...
Ma bouche devint rapidement sèche ; ma respiration irrégulière ne me permettait plus de calmer mon anxiété de par la prise de conscience soudaine, à savoir celle de m'offrir à un inconnu. Depuis de longues semaines, nous échangions avec S. de façon discrète sur le salon « Romances ». Très vite nos discussions empreintes de sexe me sont devenues indispensables. Et lorsque S., apparemment si sûr de lui, si délicat, si sensuel par ses mots, me proposât de l'attendre les yeux bandés dans une belle « chambre de plaisir », je savais que je ne pourrais refuser, et ceci en dépit de l'existence de mon mariage.
Je pris une posture un peu aguicheuse, dos à la porte, cambrée, les jambes repliées, offrant mes courbes à la vue d'un inconnu qui entrerait potentiellement dans la chambre. L'attente devint insoutenable, mes doutes devenaient certains ; je me sentais inquiète, salope infidèle, irresponsable à l'égard de mes deux enfants... et terriblement excitée. Je n'avais aucun reproche à formuler à l'égard de Paul ; c'était un bon mari. Pourtant, au plus profond de moi, je savais que je devrais dorénavant satisfaire des envies difficilement contrôlables, des fantasmes inavouables.
En cette journée venteuse d'octobre, l'hôtel était vide. Alors lorsque j'entendis des craquements dans l'escalier de bois, je sus que S. arrivait. Je perçus les pas lents et assurés dans le long corridor, qui approchaient de façon certaine vers la chambre 138. La lente marche du fauve éveillait en moi des ressentis inconnus. Lorsque les pas ont cessé, je savais que S. était derrière cette porte lourde et épaisse. Je me suis retrouvée en apnée, les doigts crispés sur les draps, dans l'attente, apeurée, effrayée, tétanisée... et excitée.
La poignée ronde tourna. La porte grinça en s'ouvrant lentement. Un léger courant d'air me fit frissonner. Des effluves d'un parfum délicat, mais viril, pénétrèrent dans la pièce.
S. entra ...
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