Réel
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Souvenirs lointains — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Souvenirs lointains
Chapitre 1
Mes parents décédés tous deux depuis longtemps étaient des petits bourgeois et notables d'une petite sous-préfecture de province.
Issu de la résistance, mon père avait été élu maire à la fin de la guerre et toujours réélu. Ma mère était principale du collège fille de la ville.
Tous les dimanches mon père, ma mère, mes deux sœurs et moi allions ensemble à la messe dominicale, nos places étaient réservées au premier rang. Tout naturellement dès mes douze ans j'ai été « enfant de chœur », louveteau et Scout…
Comme presque tous les enfants de l'époque notre éducation se nourrissait des valeurs de l'époque, qui ne ressemblaient en rien aux méthodes d'éducation actuelles.
Issu de la résistance, mon père avait été élu maire à la fin de la guerre et toujours réélu. Ma mère était principale du collège fille de la ville.
Tous les dimanches mon père, ma mère, mes deux sœurs et moi allions ensemble à la messe dominicale, nos places étaient réservées au premier rang. Tout naturellement dès mes douze ans j'ai été « enfant de chœur », louveteau et Scout…
Comme presque tous les enfants de l'époque notre éducation se nourrissait des valeurs de l'époque, qui ne ressemblaient en rien aux méthodes d'éducation actuelles.
Souvenirs…Souvenirs…
Cette année, je suis l'un des 39 000 candidats en France à avoir obtenu le baccalauréat.
En ce début d'automne, mes parents qui sont venus m'installer dans ce petit appartement de la rue des Carmes, près du marché de la place Maubert, viennent de repartir, maman la larme à l'œil m'a donné conseils et recommandations jusqu'à la dernière minute, papa en partant m'a dit « je suis fier de toi, mon fils ».
Cette année, je suis l'un des 39 000 candidats en France à avoir obtenu le baccalauréat.
En ce début d'automne, mes parents qui sont venus m'installer dans ce petit appartement de la rue des Carmes, près du marché de la place Maubert, viennent de repartir, maman la larme à l'œil m'a donné conseils et recommandations jusqu'à la dernière minute, papa en partant m'a dit « je suis fier de toi, mon fils ».
Me voilà seul l'avenir devant moi…
René Coty est président de la République.
Il va falloir que je m'inscrive à l'université.
Louison Bobet a encore gagné le Tour de France.
Je ne dois pas penser au service militaire, en tant qu'étudiant je serai sursitaire.
Depuis plusieurs mois, à la radio on parle beaucoup de l'Algérie.
On parle aussi beaucoup d'une dizaine de pays de l'est de l'Europe qui ont signé « le Pacte de Varsovie », je ne vois pas en quoi ça nous concerne nous français.
Je n'ai rien à manger il faut que j'aille faire des courses.
Albert Einstein est mort au printemps.
Ce soir, après dîner, j'irai me promener dans le quartier, dans « mon quartier ».
Depuis quelques mois, mes parents n'écoutent plus « La famille Duraton » sur Radio Luxembourg, mais écoutent une nouvelle station « Europe n°1 », je préfère c'est beaucoup plus à la mode. Ici je ferai comme eux.
René Coty est président de la République.
Il va falloir que je m'inscrive à l'université.
Louison Bobet a encore gagné le Tour de France.
Je ne dois pas penser au service militaire, en tant qu'étudiant je serai sursitaire.
Depuis plusieurs mois, à la radio on parle beaucoup de l'Algérie.
On parle aussi beaucoup d'une dizaine de pays de l'est de l'Europe qui ont signé « le Pacte de Varsovie », je ne vois pas en quoi ça nous concerne nous français.
Je n'ai rien à manger il faut que j'aille faire des courses.
Albert Einstein est mort au printemps.
Ce soir, après dîner, j'irai me promener dans le quartier, dans « mon quartier ».
Depuis quelques mois, mes parents n'écoutent plus « La famille Duraton » sur Radio Luxembourg, mais écoutent une nouvelle station « Europe n°1 », je préfère c'est beaucoup plus à la mode. Ici je ferai comme eux.
Mon quartier est très bien, très animé, j'ai vu la place Maubert où, les mardis et jeudis se tient le plus vieux marché parisien. Maintenant que mon premier dîner parisien est terminé il est temps que, muni d'une carte de Paris, j'aille explorer les alentours de « chez moi ». Pour cette première promenade, je vais aller à la place Broca (actuellement place Henri Mondor), ce n'est pas très loin.
J'adore Paris, même après l'heure du dîner il y a encore plein de monde dans la rue, ce n'est pas comme chez nous, à cette heure-là les rues sont vides. Il y a beaucoup de jeunes, c'est normal nous sommes au cœur du quartier latin. Les filles sont belles avec leur robe ou leurs jupes à fleurs…Je vois des garçons embrasser des filles, chez nous on ne fait pas çà. D'ailleurs je n'ai jamais embrassé une fille, je n'ai jamais osé essayer. Bien sûr j'en ai souvent envie, surtout le soir dans mon lit, quand je me masturbe et pense à Marie-José, je l'aime en secret depuis mes quinze ans, il n'y a que moi qui le sais.
J'ai commencé à me branler il y a longtemps en écoutant les conseils d'un grand…Le soir dans ma chambre, j'ai essayé, il avait raison, c'était bien. La troisième ou quatrième fois j'ai eu des sensations extraordinaires, et depuis ce jour, je me branle presque tous les jours.
Ma bite a grandi et grossi. Quand je bande elle est très dure et monte jusqu'à mon nombril. Quand j'ai déchargé et que j'ai taché quelque chose je m'arrange à tout nettoyer pour que personne ne s'en aperçoive. Une fois quand même j'ai entendu Jeanne (c'est notre bonne) qui discutait avec ma mère et qui lui disait :
— Madame, tous les garçons font ça.
— Ah oui ? mais quand même, si ses sœurs le surprenaient…
Je me suis toujours demandé si ce n'était pas au sujet de mes habitudes qu'elles discutaient. Maintenant je suis « chez moi » et je peux faire ce que je veux.
J'adore Paris, même après l'heure du dîner il y a encore plein de monde dans la rue, ce n'est pas comme chez nous, à cette heure-là les rues sont vides. Il y a beaucoup de jeunes, c'est normal nous sommes au cœur du quartier latin. Les filles sont belles avec leur robe ou leurs jupes à fleurs…Je vois des garçons embrasser des filles, chez nous on ne fait pas çà. D'ailleurs je n'ai jamais embrassé une fille, je n'ai jamais osé essayer. Bien sûr j'en ai souvent envie, surtout le soir dans mon lit, quand je me masturbe et pense à Marie-José, je l'aime en secret depuis mes quinze ans, il n'y a que moi qui le sais.
J'ai commencé à me branler il y a longtemps en écoutant les conseils d'un grand…Le soir dans ma chambre, j'ai essayé, il avait raison, c'était bien. La troisième ou quatrième fois j'ai eu des sensations extraordinaires, et depuis ce jour, je me branle presque tous les jours.
Ma bite a grandi et grossi. Quand je bande elle est très dure et monte jusqu'à mon nombril. Quand j'ai déchargé et que j'ai taché quelque chose je m'arrange à tout nettoyer pour que personne ne s'en aperçoive. Une fois quand même j'ai entendu Jeanne (c'est notre bonne) qui discutait avec ma mère et qui lui disait :
— Madame, tous les garçons font ça.
— Ah oui ? mais quand même, si ses sœurs le surprenaient…
Je me suis toujours demandé si ce n'était pas au sujet de mes habitudes qu'elles discutaient. Maintenant je suis « chez moi » et je peux faire ce que je veux.
Arrivée place Broca, je m'attarde devant le cinéma à regarder la statue de Danton, ce grand homme est né pas très loin de chez nous. Il mérite bien cette statue qui l'honore.
J'entre dans un café et m'assois pour boire une bière, méditer et jouir de ma première soirée parisienne, seul sans le contrôle de mes chers parents.
J'entre dans un café et m'assois pour boire une bière, méditer et jouir de ma première soirée parisienne, seul sans le contrôle de mes chers parents.
Il est tard et il est temps que je rentre chez moi. Je traverse le boulevard Saint-Germain pour ne pas faire le trajet sur le même trottoir qu'à l'aller. Zut j'ai envie d'uriner, j'aurais dû aller aux WC du bistrot. Je suis presque arrivé au boulevard Saint-Michel, j'aperçois un édicule sur le trottoir. Un homme attend qu'une place se libère pour y entrer.
Bien qu'il n'y en ait pas dans ma ville, je reconnais là une vespasienne. Autour d'un pylône central, il y a disposé en rond, trois endroits à 1 place où les hommes peuvent uriner. Le tout protégé par un cercle métallique qui empêche les passants de voir ce qui se passe à l'intérieur...
Toutes les places étant occupées, j'attends mon tour. Je trouve que l'attente est un peu longue, et j'ai de plus en plus envie de pisser. Après un long moment, l'un des occupants sort, celui qui attendait prend sa place, j'attends mon tour, le prochain... Un jeune garçon sort à son tour suivi par un homme d'une quarantaine d'année qui met la main sur l'épaule du garçonnet, surement un père et son fils, ils s'éloignent…
La place que je convoitais est rapidement occupée par un homme qui s'est précipité, je m'installe donc à la place libre, celle qui se trouve au milieu. À peine installé, mes voisins, se penchent et regardent ce qui se passe dans ma cuvette…
Je pisse…
Une main experte s'empare de mon sexe et dirige le jet… J'ai fini le pourquoi de ma présence en ces lieux, mais je ne sors pas…
L'un de mes voisins me masturbe alors que l'autre prend ma main et la dirige vers sa bite en pleine érection… La seule verge que j'ai touchée c'est la mienne. Celle-ci, est longue et grosse, douce au toucher, le gland est énorme, des veines décorent la hampe, la tête me tourne, je le masturbe doucement, j'aime bien… Je les laisse faire l'un et l'autre...j'aime…
Il faut que je sorte, que je reprenne mes esprits, j'enlève la main qui me branle, rentre ma bite. Quand je sors, tout troublé d'avoir découvert ce genre de pratique, la file d'attente s'est allongée...
La place que je convoitais est rapidement occupée par un homme qui s'est précipité, je m'installe donc à la place libre, celle qui se trouve au milieu. À peine installé, mes voisins, se penchent et regardent ce qui se passe dans ma cuvette…
Je pisse…
Une main experte s'empare de mon sexe et dirige le jet… J'ai fini le pourquoi de ma présence en ces lieux, mais je ne sors pas…
L'un de mes voisins me masturbe alors que l'autre prend ma main et la dirige vers sa bite en pleine érection… La seule verge que j'ai touchée c'est la mienne. Celle-ci, est longue et grosse, douce au toucher, le gland est énorme, des veines décorent la hampe, la tête me tourne, je le masturbe doucement, j'aime bien… Je les laisse faire l'un et l'autre...j'aime…
Il faut que je sorte, que je reprenne mes esprits, j'enlève la main qui me branle, rentre ma bite. Quand je sors, tout troublé d'avoir découvert ce genre de pratique, la file d'attente s'est allongée...
Qu'est-ce qui m'arrive. Oh ma pauvre maman si tu savais… Je me hâte de rentrer chez moi, je veux être seul, oublier, ne plus penser à cette abomination.
Je suis chez moi à l'abri, abasourdi… Dormir… Demain il me faut aller à la Sorbonne pour m'inscrire… Le sommeil ne vient pas et je ne peux m'empêcher de penser à ces hommes, la main sur mon sexe et la mienne masturbant cette queue délicate… Je commence à bander…je me touche… Qu'elle était douce cette main, qu'elle était douce cette bite… Je me branle, j'éjacule, je m'endors, je rêve à eux…
Je suis chez moi à l'abri, abasourdi… Dormir… Demain il me faut aller à la Sorbonne pour m'inscrire… Le sommeil ne vient pas et je ne peux m'empêcher de penser à ces hommes, la main sur mon sexe et la mienne masturbant cette queue délicate… Je commence à bander…je me touche… Qu'elle était douce cette main, qu'elle était douce cette bite… Je me branle, j'éjacule, je m'endors, je rêve à eux…
Toute la journée, j'ai été actif, inscription à la Sorbonne, passage à la poste pour envoyer des documents d'inscription à ma mère pour qu'elles les renseignent, achat de livres, de matériel… Pour oublier, mais je n'oublie pas, je suis obsédé par cette main, cette bite, je sais que je ne dois pas y retourner, après dîner j'irai au lit. Impossible de dormir, je me branle je jouis je prends un cachet somnifère… Je me réveille au milieu de la nuit, je me masturbe de nouveau, je jouis je me rendors.
En me réveillant ce matin je bandais, mon dernier rêve concernaient des hommes nus, je me suis masturbé. Pour penser à autre chose, je me suis promené dans Paris, je suis allé voir la tour Eiffel, l'Arc de Triomphe et j'ai descendu les Champs Élysées, bien décidé à ne plus revoir ces hommes, cette bite.
Après dîner, j'ai commencé à lire un livre, ça fait plus d'une heure que je lis et je ne me souviens pas de ce que j'ai lu. J'arrête et décide d'aller marcher un peu avant de dormir.
Je tourne à gauche et emprunte le boulevard Saint-Germain je vais en direction de Danton côté numéros impair. Après avoir traversé le boulevard Saint-Michel mes yeux se portent de l'autre côté, je vois la vespasienne, plusieurs hommes attendent leur tour, je les jalouse. En arrivant sur la place Broca, je remarque qu'ici aussi il y a une vespasienne et plusieurs hommes attendent leur tour, j'hésite… Non je n'irai pas et en plus je n'ai pas envie de pisser. Je vais boire une bière et une demi-heure après je traverse le boulevard et prends le chemin de retour à la maison. Je vois la tasse, Il ne sont que deux à attendre leur tour, la bière que j'ai bue commence à me donner envie de pisser, je me dirige vers la file d'attente quand une main puissante me saisit le bras :
— Bonjour, je t'ai attendu hier soir.
— Bonjour Monsieur.
— Je t'invite à boire un café.
Me serrant toujours le bras, il n'attend pas ma réponse et m'entraine dans une brasserie sur le boulevard Saint-Michel, nous allons nous assoir dans un coin un peu à l'écart.
— Comment t'appelles-tu ?
— Pierre.
— Tu peux m'appeler Monsieur, Monsieur Jean ou Jean
— Quel âge as-tu ?
— 18 ans et demi monsieur
Après dîner, j'ai commencé à lire un livre, ça fait plus d'une heure que je lis et je ne me souviens pas de ce que j'ai lu. J'arrête et décide d'aller marcher un peu avant de dormir.
Je tourne à gauche et emprunte le boulevard Saint-Germain je vais en direction de Danton côté numéros impair. Après avoir traversé le boulevard Saint-Michel mes yeux se portent de l'autre côté, je vois la vespasienne, plusieurs hommes attendent leur tour, je les jalouse. En arrivant sur la place Broca, je remarque qu'ici aussi il y a une vespasienne et plusieurs hommes attendent leur tour, j'hésite… Non je n'irai pas et en plus je n'ai pas envie de pisser. Je vais boire une bière et une demi-heure après je traverse le boulevard et prends le chemin de retour à la maison. Je vois la tasse, Il ne sont que deux à attendre leur tour, la bière que j'ai bue commence à me donner envie de pisser, je me dirige vers la file d'attente quand une main puissante me saisit le bras :
— Bonjour, je t'ai attendu hier soir.
— Bonjour Monsieur.
— Je t'invite à boire un café.
Me serrant toujours le bras, il n'attend pas ma réponse et m'entraine dans une brasserie sur le boulevard Saint-Michel, nous allons nous assoir dans un coin un peu à l'écart.
— Comment t'appelles-tu ?
— Pierre.
— Tu peux m'appeler Monsieur, Monsieur Jean ou Jean
— Quel âge as-tu ?
— 18 ans et demi monsieur
Je l'observe, j'ai vu qu'il était beaucoup plus grand que moi, je sais aussi qu'il a une main de fer, c'est un bel homme, allure sportive et distinguée, des vêtements de grande qualité comme mon père aime en porter, des cheveux grisonnants, un visage déterminé, il doit avoir la cinquantaine, un homme qui a l'habitude de diriger, de commander, avant-hier, j'ai aimé lui obéir en tenant sa bite.
— Où habites-tu ?
— Place Maubert, depuis deux jours, avant j'habitais chez mes parents en province.
— Alors, avant-hier c'était ta première sortie, seul à Paris ?
— Oui Monsieur.
— Est-ce que tu aimes une fille ? l'as-tu déjà embrassé ?
— Oh non Monsieur, mais je n'ai jamais osé lui dire que je l'aimais.
— Est-ce que tu aimes un garçon ?
— J'aime bien mes copains.
— As-tu déjà embrassé un garçon ?
— Non, ce n'est pas bien.
— Pourquoi, selon toi, ce n'est pas bien ?
— Le bon Dieu l'a dit.
— Tu dis le bon Dieu, donc tu sais qu'il est bon, il nous a mis sur terre pour que nous soyons heureux et que nous ayons du plaisir à vivre.
— Pourquoi n'es-tu pas venu hier soir ? Tu n'avais pas envie ?
— Si Monsieur j'avais envie.
— Tu n'as pas aimé me masturber avant-hier ?
— Je ne sais pas… oui, j'ai bien aimé et depuis j'y pense sans cesse.
— Sortons, allons continuer cette discussion chez moi.
— Où habites-tu ?
— Place Maubert, depuis deux jours, avant j'habitais chez mes parents en province.
— Alors, avant-hier c'était ta première sortie, seul à Paris ?
— Oui Monsieur.
— Est-ce que tu aimes une fille ? l'as-tu déjà embrassé ?
— Oh non Monsieur, mais je n'ai jamais osé lui dire que je l'aimais.
— Est-ce que tu aimes un garçon ?
— J'aime bien mes copains.
— As-tu déjà embrassé un garçon ?
— Non, ce n'est pas bien.
— Pourquoi, selon toi, ce n'est pas bien ?
— Le bon Dieu l'a dit.
— Tu dis le bon Dieu, donc tu sais qu'il est bon, il nous a mis sur terre pour que nous soyons heureux et que nous ayons du plaisir à vivre.
— Pourquoi n'es-tu pas venu hier soir ? Tu n'avais pas envie ?
— Si Monsieur j'avais envie.
— Tu n'as pas aimé me masturber avant-hier ?
— Je ne sais pas… oui, j'ai bien aimé et depuis j'y pense sans cesse.
— Sortons, allons continuer cette discussion chez moi.
Nous nous levons, il m'empoigne fermement le bras, retraversons le boulevard Saint-Michel, repassons devant la vespasienne où il y a toujours une file d'attente, tournons dans la rue Hautefeuille, entrons dans un bel immeuble haussmannien, prenons l'ascenseur, une porte à double battant, il ferme la porte.
Sa main lâche mon bras et va s'emparer de mes cheveux, son autre bras m'attire à lui, il dirige ma tête vers sa bouche, pose ses lèvres humides sur les miennes, je tente de me débattre, il est trop fort, je m'épuise, je sens sa langue qui tente de pénétrer dans ma bouche, je lutte, résiste, j'entrouvre mes dents, sa langue se précipite à la recherche de la mienne, vaincu, j'abandonne, je me rends, sa main lâche mes cheveux et se pose sur l'arrière de ma tête et me force à prolonger ce baiser, ma langue s'active à jouer avec la sienne, il m'a conquis…Je sais que ma vie vient de basculer, rien ne sera plus jamais comme avant.
Une fois libre j'observe ce bel appartement, décoré avec goût, des tableaux de maîtres, des meubles luxueux…
— Veux-tu faire le tour de l'appartement ?
— Oui, je veux bien.
— On passe dans son bureau, un salon, deux chambres chacune équipée d'une salle de bain, une salle à manger.
— Cette dernière chambre est la mienne.
Une fois libre j'observe ce bel appartement, décoré avec goût, des tableaux de maîtres, des meubles luxueux…
— Veux-tu faire le tour de l'appartement ?
— Oui, je veux bien.
— On passe dans son bureau, un salon, deux chambres chacune équipée d'une salle de bain, une salle à manger.
— Cette dernière chambre est la mienne.
Il est derrière moi, avance, je me retrouve au bord du lit. Avec ses mains il enserre ma tête et nous commençons un nouveau baiser, je suis à lui et il le sait, il enlève ma veste, déboutonne ma chemise et l'enlève, ôte mon maillot de corps, je suis torse nu devant lui, je ne veux pas savoir, j'ai les yeux fermés quand mon pantalon glisse à mes pieds, je bande dans mon slip, il caresse mon vit par-dessus le tissu, ma respiration s'accélère.
— Enlève ton slip.
— Mais…
— Obéis ! Allonge-toi sur le lit.
— Enlève ton slip.
— Mais…
— Obéis ! Allonge-toi sur le lit.
J'obéis et me retrouve nu et bandant devant cet homme que je ne connaissais pas il y a deux jours. Il approche sa tête de mon bas-ventre et ma queue disparaît dans sa bouche. Ces sensations sont fabuleuses, personne n'a dû connaitre pareil plaisir avant moi, mes mains sont sur sa tête pour l'empêcher de s'échapper. Il a senti que j'allais jouir, mes jets atteignent ma poitrine, mon visage… C'est un magicien…
— Rhabille-toi, et rentres chez toi.
Reviens demain après dîner.
Et ne retourne pas une vespasienne, le régime de Pétain a mis en œuvre des lois de répression de l'homosexualité qui pénalise particulièrement les couples dont l'un est mineur de moins de 21 ans, le régime de de Gaulle a encore accentué cette répression et la chasse aux pédérastes est active, des descentes de police et des rafles sont fréquentes autour de ces édicules.
Compris ?
Je serai ton Éraste, tu seras mon Éromène.
— Oui Monsieur, merci Monsieur, à demain.
Reviens demain après dîner.
Et ne retourne pas une vespasienne, le régime de Pétain a mis en œuvre des lois de répression de l'homosexualité qui pénalise particulièrement les couples dont l'un est mineur de moins de 21 ans, le régime de de Gaulle a encore accentué cette répression et la chasse aux pédérastes est active, des descentes de police et des rafles sont fréquentes autour de ces édicules.
Compris ?
Je serai ton Éraste, tu seras mon Éromène.
— Oui Monsieur, merci Monsieur, à demain.
Le cœur léger et le pas alerte, je me dépêche de rentrer chez moi.
Sur le chemin, je me demande ce qu'il a voulu dire en disant « Je serai ton Éraste, tu seras mon Éromène ».
Fourbu, je me jette sur mon lit tout habillé et je m'endors sans délai.
Aujourd'hui, la journée a été longue, j'ai beau avoir essayé de lire, je ne pouvais pas me concentrer, j'ai écrit une lettre à mes parents sans arriver à trouver mes mots et à faire des phrases intelligentes, j'ai passé des heures, nu sur mon lit, je me suis masturbé plusieurs fois.
J'ai cherché la signification de « Éraste » et « Éromène », j'ai trouvé…
Oui, après ce que j'ai découvert hier, je crois que j'ai envie d'être son Éromène, pour être l'Éromène qu'il mérite, je dois beaucoup apprendre.
Sur le chemin, je me demande ce qu'il a voulu dire en disant « Je serai ton Éraste, tu seras mon Éromène ».
Fourbu, je me jette sur mon lit tout habillé et je m'endors sans délai.
Aujourd'hui, la journée a été longue, j'ai beau avoir essayé de lire, je ne pouvais pas me concentrer, j'ai écrit une lettre à mes parents sans arriver à trouver mes mots et à faire des phrases intelligentes, j'ai passé des heures, nu sur mon lit, je me suis masturbé plusieurs fois.
J'ai cherché la signification de « Éraste » et « Éromène », j'ai trouvé…
Oui, après ce que j'ai découvert hier, je crois que j'ai envie d'être son Éromène, pour être l'Éromène qu'il mérite, je dois beaucoup apprendre.
Il est temps de partir, je ne veux pas le contrarier en étant en retard, je parcours vite les quelques centaines de mètres qui me séparent de ce palais, je suis en avance, j'attends.
À l'heure dite je sonne, il m'ouvre.
— Bonjour Monsieur.
— Bonjour Pierre.
— Bonjour Monsieur.
— Bonjour Pierre.
Il s'installe dans un fauteuil, me demande de lui servir un cognac, me fait signe de venir près de lui de m'asseoir parterre contre le fauteuil, il m'embrasse, ma tête est appuyée contre son genoux.
— Parle-moi de toi, ta vie, tes études, ta ville, tes amis, ta famille, tes envies, tes espoirs.
Je m'exprime longuement, fréquemment interrompu par des questions concernant des détails ou des tranches de vie que je veux cacher.
Il me sert la nuque, sort son vit et dirige ma tête vers lui, je ferme les yeux et ouvre la bouche, j'écarte grand mes mâchoires, je ne veux pas le blesser, c'est la première fois que je fais ce qu'un mâle attend de moi, je m'applique, je comprends que la suite est inéluctable et que ce jour il me pénétrera pour la première fois. J'espère, je me complais dans cette situation.
…
Sur son lit, exténué, nu, je m'endors…
…
C'est un baiser qui me réveille.
— Debout mon chéri, va préparer le café.
Il va falloir que je m'habitue à lui obéir.
Il me sert la nuque, sort son vit et dirige ma tête vers lui, je ferme les yeux et ouvre la bouche, j'écarte grand mes mâchoires, je ne veux pas le blesser, c'est la première fois que je fais ce qu'un mâle attend de moi, je m'applique, je comprends que la suite est inéluctable et que ce jour il me pénétrera pour la première fois. J'espère, je me complais dans cette situation.
…
Sur son lit, exténué, nu, je m'endors…
…
C'est un baiser qui me réveille.
— Debout mon chéri, va préparer le café.
Il va falloir que je m'habitue à lui obéir.
— Que veux-tu ?
— Pour vous je veux être Ampélos.
— Pour vous je veux être Ampélos.
— Je ferai de toi un personnage heureux et important, pour cela il te faudra m'obéir même si tu ne comprends pas le pourquoi de mes conseils, mes recommandations, mes ordres.
2022
Les années se sont écoulées, au cours des ans, je suis devenu un personnage important et respecté.
Monsieur Jean a été mon maître jusqu'à la fin de mes études, j'étais à son chevet lorsqu'il a quitté ce monde.
À la fin de mes études je me suis marié, puceau. j'ai eu deux enfants.
J'ai toujours préféré les plaisirs procurés par les hommes à ceux procurés par les femmes.
Hormis Marie, ma deuxième épouse, personne dans mon entourage familial et amical ne connaît mon goût quasi exclusif à être passif soumis dans les bras puissants d'un ou plusieurs hommes actifs directifs, hommes qui m'étaient présentés par Monsieur Jean, ou dont je faisais connaissance dans des clubs et saunas spécialisés.
Marie est la femme de ma vie, elle m'aime et je l'aime passionnément. Je suis profondément jaloux.
Les rares relations sexuelles que j'ai eues avec elle n'ont données satisfactions ni à elle ni à moi. C'est pourquoi peu de temps après notre mariage j'ai cherché et sélectionné ses nombreux amants, j'ai toujours imposé ma présence lors de leurs ébats.
Les années se sont écoulées, au cours des ans, je suis devenu un personnage important et respecté.
Monsieur Jean a été mon maître jusqu'à la fin de mes études, j'étais à son chevet lorsqu'il a quitté ce monde.
À la fin de mes études je me suis marié, puceau. j'ai eu deux enfants.
J'ai toujours préféré les plaisirs procurés par les hommes à ceux procurés par les femmes.
Hormis Marie, ma deuxième épouse, personne dans mon entourage familial et amical ne connaît mon goût quasi exclusif à être passif soumis dans les bras puissants d'un ou plusieurs hommes actifs directifs, hommes qui m'étaient présentés par Monsieur Jean, ou dont je faisais connaissance dans des clubs et saunas spécialisés.
Marie est la femme de ma vie, elle m'aime et je l'aime passionnément. Je suis profondément jaloux.
Les rares relations sexuelles que j'ai eues avec elle n'ont données satisfactions ni à elle ni à moi. C'est pourquoi peu de temps après notre mariage j'ai cherché et sélectionné ses nombreux amants, j'ai toujours imposé ma présence lors de leurs ébats.
Ma vie fut belle.
Je ne regrette rien.
Je ne regrette rien.
Récit largement inspiré de faits réels.
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Commentaires ()
Quelle chance tu as eu !!! ;)
Très intense
A lire et relire