Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Douce vengeance, amère récompense — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Douce vengeance, amère récompense
Chapitre 1
Chapitre Un.
Je rentre chez moi.
Une éternité s'est passée depuis ce matin. Chaque jour m'est plus pénible que le précédent. Le chemin qui me mène au bureau est un purgatoire. L'issue en est un enfer de répétitions et d'humiliations.
Je n'ai pas ma place là-bas ! Servir le café, faire les photocopies des autres, passe encore. Mais subir les remarques et commentaires incessants de cette garce, je n'en peux plus.
Cette garce, c'est Valérie ! Une collègue arrivée une année après moi. D'abord amicale, elle a progressivement tissé une toile qui me donne l'impression d'être déconsidérée par mes autres collègues et mon patron ; presque haïe.
Je ne saurais expliquer comment elle y est arrivée ni ses motivations à le faire. Je crois qu'elle arrive à cacher son incompétence en me jetant en pâture.
Je ne saurais expliquer comment elle y est arrivée ni ses motivations à le faire. Je crois qu'elle arrive à cacher son incompétence en me jetant en pâture.
La nuit, j'en rêve ; ou plutôt j'en cauchemarde ! Je suis dans l'arène, les grilles s'ouvrent. Je cours, je tourne... en rond. Il n'y a pas d'issue. Le visage ricanant de Valérie m'observe, il me scrute, prêt à se repaître de mes restes. Mes collègues applaudissent la mise à mort. Ou pire, ils ne s'en rendent même pas compte.
Ce matin, le chemin qui me mène au bureau est trop court, comme d'habitude. J'aimerais m'enfuir. Ne pas y aller. Malheureusement Philippe, mon conjoint, s'est fait licencier il y a six mois et peine atrocement à retrouver du travail. Il faut que je tienne le coup, quelques mois. Puis, s'il trouve un job, je pourrais démissionner, enfin !
J'ouvre la porte à contrecœur.
Aucun répit ! Valérie attaque :
Aucun répit ! Valérie attaque :
— Ha salut ! T'as pas dormi ou quoi ?
Je me force de répondre gentiment, ayant encore l'espoir, ou la lâcheté d'entretenir une relation cordiale.
— Non ! Pas très bien. Pourquoi ?
— Si tu voyais ta tête, tu ne poserais pas la question !
— Si tu voyais ta tête, tu ne poserais pas la question !
J'ai envie de la gifler, mais cet accueil n'est qu'un pâle reflet de mon quotidien et les sourires narquois sur le visage de mes collègues me retiennent de répondre. Je me rends à ma place, battue.
Seul Dario, un grand aux cheveux noirs, est habituellement de mon côté. Malheureusement, il n'est pas là aujourd'hui.
Seul Dario, un grand aux cheveux noirs, est habituellement de mon côté. Malheureusement, il n'est pas là aujourd'hui.
La matinée se passe en piques incessantes et en ricanements blessants. Je ne tiendrai plus longtemps à ce rythme.
Mais ce matin, le Bon Dieu est de mon côté.
Lorsque je me rends à la photocopieuse, il me tend une perche, un moyen de me venger. Je passe à côté du bureau de Valérie qui ne s'y trouve momentanément pas. J'aperçois un dossier avec un coin de photo qui en dépasse. Intriguée, j'ai envie de la voir, de pouvoir entrer dans son intimité. Je regarde autour de moi. Personne ne semble faire attention à ma présence, comme souvent. J'entrouvre donc le dossier et j'y trouve trois photos. Mon cœur fait un bond dans ma poitrine. Valérie se trouve apparemment dans un bar.
Sur la première, elle embrasse une femme. Sur la deuxième, elle danse avec un homme et... je n'en crois pas mes yeux, mais sur la troisième photo, la femme qui l'embrassait a la tête entre les jambes de Valérie, qui elle, les seins à l'air et ses mains posées sur la tête de cette femme, semble crier de plaisir.
Je me saisis instinctivement des photos et les glisse sous ma blouse. Je retourne précipitamment à ma place, les jambes flageolantes.
Quelques minutes plus tard, Valérie revient à son bureau. De ma place, j'aperçois son visage qui devient pivoine et regarde de côté, l'air affolé. Puis, son regard se pose sur moi. J'ai envie de baisser les yeux, mais je me maîtrise et lui offre un sourire avec un lent hochement de tête. A ses yeux exorbités, je comprends qu'elle saisit la situation.
Quelques minutes plus tard, Valérie revient à son bureau. De ma place, j'aperçois son visage qui devient pivoine et regarde de côté, l'air affolé. Puis, son regard se pose sur moi. J'ai envie de baisser les yeux, mais je me maîtrise et lui offre un sourire avec un lent hochement de tête. A ses yeux exorbités, je comprends qu'elle saisit la situation.
Enfin ! Je te tiens ! Tu vas payer toutes les humiliations que tu m'as fait subir.
Mes pires instincts se révèlent depuis que j'ai volé les clichés de Valérie. J'ai envie de lui faire payer toutes ses remarques, tous ses commentaires blessants. Elle les payera dans sa chair. Je veux l'humilier à son tour, qu'elle se repente en me suppliant.
Il faut que je trouve un moyen de l'abaisser. Mon idée est d'abord de la faire chanter contre de l'argent. Mais ça me paraît insuffisant. Elle doit plutôt travailler pour moi. Mais comment ? A moins que je ne diffuse ses photos au boulot ? Quoique ! Non, j'ai le temps. Je vais d'abord m'amuser un peu avec elle. Elle aime le sexe cette garce ?! Et bien je vais lui en donner. Elle va apprendre à me respecter.
J'en parle à Philippe qui me dit d'être prudente. Il n'aime pas cette idée. Mais il comprend mon envie de vengeance. Il sait à quel point cette année a été difficile pour moi.
Je frissonne d'impatience à l'idée de punir cette garce. Ces frissons sont malheureusement aussi ceux de la peur. Je ne peux me le cacher. Je n'oserai passer à l'acte moi-même. Il me faut un comparse pour humilier Valérie. Mais qui ?
Philippe ne veut pas s'en mêler. Je vais devoir engager un homme. Mais comment ?
Je tourne cette idée dans ma tête quand un éclat de lumière élucide mon problème. Dario ! C'est évident ! Nous avons toujours eu un bon contact tous les deux. Il me défend toujours contre Valérie et il m'a même parfois servi de confident. Il est le seul à me connaître assez pour comprendre mon projet ; d'autant qu'il déteste Valérie lui aussi. Je vais lui en parler.
Philippe ne veut pas s'en mêler. Je vais devoir engager un homme. Mais comment ?
Je tourne cette idée dans ma tête quand un éclat de lumière élucide mon problème. Dario ! C'est évident ! Nous avons toujours eu un bon contact tous les deux. Il me défend toujours contre Valérie et il m'a même parfois servi de confident. Il est le seul à me connaître assez pour comprendre mon projet ; d'autant qu'il déteste Valérie lui aussi. Je vais lui en parler.
Je lui donne rendez-vous le lendemain. Nous irons boire un verre après le boulot.
J'angoisse toute la journée, car j'ai quand même peur de mon idée et de la réaction de Dario.
Mais tout se passe bien. En sortant du bar, je suis rassurée. Dario a accepté. J'ai mis deux heures à le convaincre. Il a d'abord refusé catégoriquement, presque vexé de ma demande, puis, à force d'explications, au nom de notre amitié, il a cédé. Nous allons la faire chanter et l'humilier. Un horrible, mais délicieux sentiment de joie réchauffe mon corps et aiguise mes sens.
J'angoisse toute la journée, car j'ai quand même peur de mon idée et de la réaction de Dario.
Mais tout se passe bien. En sortant du bar, je suis rassurée. Dario a accepté. J'ai mis deux heures à le convaincre. Il a d'abord refusé catégoriquement, presque vexé de ma demande, puis, à force d'explications, au nom de notre amitié, il a cédé. Nous allons la faire chanter et l'humilier. Un horrible, mais délicieux sentiment de joie réchauffe mon corps et aiguise mes sens.
Le jour suivant, je glisse un mot sur le bureau de Valérie.
— Ce soir, viens chez moi si tu veux retrouver tes photos ! A 21 heures .
Sara.
En rentrant, j'avertis aussitôt Philippe. Il me boude un peu, mais je lui explique que nous nous contenterons de regarder Dario l'humilier. Il la fera se déshabiller. Elle aura droit à sa fessée, rampera à nos pieds pour supplier mon pardon et, triomphante, je daignerai lui rendre ses photos.
Philippe hésite, puis décide finalement de ne pas rester. Il préfère aller boire un verre.
21 heures. Dario et moi attendons, tendus comme des fils de nylon. On frappe à la porte.
— Salut Valérie ! lui dis-je en ouvrant et en lui faisant signe d'entrer. J'imagine, puisque tu es venue sans poser de questions que tu as compris la situation ?
— Tu n'es qu'une salope ! me répond-elle, les yeux brillants de haine. Tu ne fais pas le poids. Rends-moi mes photos avant de le regretter.
— Tu n'es qu'une salope ! me répond-elle, les yeux brillants de haine. Tu ne fais pas le poids. Rends-moi mes photos avant de le regretter.
Je suis estomaquée de cet aplomb. Je bégaie un peu :
— Je ... c'est... je...
— Toujours aussi cruche à ce que je vois, persifle-t-elle.
— Toujours aussi cruche à ce que je vois, persifle-t-elle.
Trop habituée à me soumettre et me taire devant elle, j'en perds mes moyens et mon assurance s'évapore d'un coup. Heureusement, Dario vient à mon secours. Pour l'occasion, il s'est mis une cagoule noire sur la tête. Il est totalement vêtu de noir, avec une chemise satinée.
— Tais-toi espèce de chienne ! lui lance-t-il, habité par son rôle. Respecte ta maîtresse.
Valérie semble d'un coup moins assurée. Elle hésite avant de répondre d'un ton qui sonne creux :
— Ma maîtresse ? Quelle sottise !
Dario se précipite vers elle, l'attrape par les cheveux et la jette au sol, au milieu de mon salon. Valérie crie de douleur.
— Vous êtes fous ! Qui êtes-vous ?
— Tu n'as pas à le savoir, répond-il. Tu restes à genoux et tu obéis.
— Tu n'as pas à le savoir, répond-il. Tu restes à genoux et tu obéis.
J'en reste tremblante, debout devant la porte.
— Sara. Ne fais pas ça ! S'il te plaît !
Un bref instant, j'hésite à tout arrêter, m'excuser et lui dire de partir. Mais les souvenirs du bureau sont plus forts et cette terrible envie de la voir souffrir me sort de ma torpeur.
— Ecoute-moi bien espèce de pétasse. Tu vas devoir payer pour ce que tu m'as fait subir toute l'année. Rappelle-toi bien ça ! Obéis et je te rends tes photos.
— Bien ! dit Dario. Puisque nous sommes tous d'accord. Tu vas commencer par te déshabiller.
— Bien ! dit Dario. Puisque nous sommes tous d'accord. Tu vas commencer par te déshabiller.
Valérie le regarde d'un drôle d'air.
— On... On se connaît ? Votre voix m'est familière.
— T'occupe pas de ma voix ! Ou je te cogne salope. Et baisse les yeux quand tu me parles.
— Vous êtes fous. Sara, je t'en prie...
— T'occupe pas de ma voix ! Ou je te cogne salope. Et baisse les yeux quand tu me parles.
— Vous êtes fous. Sara, je t'en prie...
Ses paroles s'éteignent dans sa bouche. Un coup de cravache sur les reins la remet à sa place.
Elle se relève, les larmes aux yeux et commence à se déshabiller. Elle porte un t-shirt moulant qui met bien en valeur sa jolie poitrine. Sa jupe tombe sur ses talons hauts et Valérie se retrouve, du haut de ses 30 ans, devant moi, en culotte et jarretelles, les seins à l'air.
Je ne peux m'empêcher de jalouser ce corps parfait. Ma haine n'en grandit que davantage.
Elle se relève, les larmes aux yeux et commence à se déshabiller. Elle porte un t-shirt moulant qui met bien en valeur sa jolie poitrine. Sa jupe tombe sur ses talons hauts et Valérie se retrouve, du haut de ses 30 ans, devant moi, en culotte et jarretelles, les seins à l'air.
Je ne peux m'empêcher de jalouser ce corps parfait. Ma haine n'en grandit que davantage.
— A genoux ! ordonne Dario.
Cette fois, Valérie s'exécute sans rechigner. Dario lui assène encore un coup de cravache sur les fesses et Valérie pousse un petit cri aigu.
— Rampe vers ta maîtresse, dit-il.
Valérie approche de moi et je prends peur. Qu'est-ce que je suis en train de faire ? Comment est-ce que cette histoire va se terminer ?
Elle arrive devant moi.
Elle arrive devant moi.
— Enlève ses chaussures.
Un peu étonnée, je lève un pied, puis l'autre, pour qu'elle puisse s'exécuter. Elle enlève aussi mes chaussettes.
— Lèche !
— Non ! Pitié ! pleurniche-t-elle ! Pas ça !
— Non ! Pitié ! pleurniche-t-elle ! Pas ça !
J'ai une envie soudaine de la frapper. Je me contente de lui coller mon pied sur le visage et d'introduire mon gros orteil dans sa bouche. Elle le suce en sanglotant.
Après deux ou trois minutes, je retire mon pied.
— Tu peux partir maintenant. Et n'oublie pas ! Tu me respecteras dorénavant. Tu auras tes photos sur ton bureau lundi matin.
Après deux ou trois minutes, je retire mon pied.
— Tu peux partir maintenant. Et n'oublie pas ! Tu me respecteras dorénavant. Tu auras tes photos sur ton bureau lundi matin.
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Commentaires ()
De plus, l'ensemble est bien écrit, ce qui ne gâte rien... Bravo !
Ton écriture est fluide et très agréable à lire. Tu sais mettre du rythme quand il le faut... et des mots crus aussi (c'est très appréciable).
Bravo ! Ça donne envie de poursuivre l'aventure pour en connaître la suite.
Et puis, ça donne aussi envie de laisser un commentaire :P.
Edit : bon, pour nuancer sans spoiler, les choses apparaissent un peu différemment en lisant le second chapitre.
Eliane