Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
A la merci de mon rival — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
A la merci de mon rival
Chapitre 1
"Et juste ici, vous avez le balcon, exposé plein sud, avec une sublime terrasse de 37m². Vous vous imaginez cet été, dégustant votre petit déjeuner devant cette splendide vue sur la mer ? Venez, approchez."
De mon plus beau sourire commercial, j'accueille le jeune couple afin qu’ils profitent du spectacle. Ce duplex est un véritable petit bijou, l’une des perles de l’agence dans laquelle je travaille depuis déjà un an. Comme l'en attestent leurs regards pleins d’étoiles, je constate que j'ai visé juste, ils sont conquis. Je peux déjà commencer à penser à ce que je vais pouvoir m'offrir avec la commission…
Mon dernier cadeau en date, un chemisier blanc griffé, fait aussi bien le bonheur de mes clients que le mien. Pour preuve, le mari semble subjugué par la vue du balcon, mais pas exactement celle du duplex. Madame ne paraît pas avoir remarqué à quel point son mari me déshabille du regard, et c'est tant mieux car s’il y a une personne à charmer, c’est l'épouse. Durant ma première année d'exercice, j'ai vite compris que ce sont souvent les femmes qui sont les plus difficiles à convaincre. Cependant, cela ne m'empêche pas de jouer les séductrices avec ces messieurs dès que l'occasion s'y prête.
Lorsque le couple sort finalement de l'immeuble un sourire rêveur aux lèvres, je sens que je vais certainement les revoir d'ici peu. Enfin, du moins le mari. Et comme prévu, dès que je passe la porte de l'agence, je reçois un message de ce dernier, souhaitant faire une contre visite. Seul cette fois.
Ce genre de cinq à sept avec des inconnus me distrait beaucoup, même si utiliser les biens immobiliers à des fins aussi personnelles est… éthiquement discutable ? Peu importe. Tant que ma patronne n'en sait rien, je peux aisément profiter de ces petites parenthèses sans conséquences. Je pianote rapidement une réponse, donnant date et heure pour notre prochain rendez-vous puis salue les membres de l'agence d'une voix enjouée.
— Bonjour tout le monde !
— Bonjour ma belle, m'accueille Martial en glissant une main dans le bas de mon dos. La journée a été bonne ?
— A merveille et toi ?
— Mieux depuis que tu as passé la porte.
— Bonjour ma belle, m'accueille Martial en glissant une main dans le bas de mon dos. La journée a été bonne ?
— A merveille et toi ?
— Mieux depuis que tu as passé la porte.
Comme à son habitude, Martial adore flirter avec moi, malgré le fait que femme et enfants l'attendent à la maison. Quelques mois auparavant, nous avons partagé un moment intime lors d'une soirée entre collègues et depuis, il ne cesse de vouloir retenter l'expérience. Mais aucune chance que je ne déroge à ma propre règle : pas d'engagement, pas de sentiment. Pour moi, le sexe est purement récréatif, une distraction tout au plus. Seul mon travail compte vraiment.
Après avoir déposé mon sac et mon téléphone sur mon bureau, je jette un coup d'œil au bureau de Catherine. Constatant l'absence de ma patronne, j'en profite pour papoter avec Sonia, chargée de l'accueil.
— Quel sourire ! remarque Sonia. Toi, tu as des choses à me raconter. Allez, balance !
— Oh pas grand chose… Si ce n'est que je suis certaine d'avoir trouvé des acheteurs pour le duplex, rue Montand.
— Sérieux ? Celui avec la terrasse ? Mais il est clairement au-dessus des prix du marché.
— Ah quand la magie opère…
— Et c'est cette magie qui te donne un tel sourire ?
— Non, plutôt des projets réjouissants.
— Oh pas grand chose… Si ce n'est que je suis certaine d'avoir trouvé des acheteurs pour le duplex, rue Montand.
— Sérieux ? Celui avec la terrasse ? Mais il est clairement au-dessus des prix du marché.
— Ah quand la magie opère…
— Et c'est cette magie qui te donne un tel sourire ?
— Non, plutôt des projets réjouissants.
Une voix caverneuse adoptant un ton rude nous interrompt alors, me faisant légèrement sursauter.
— Quand vous aurez fini vos bavardages, est-ce que vous pourriez me sortir le dossier Lombard s'il vous plaît Sonia, tonne la voix de leur troisième collègue.
Cyril Castier apparaît juste derrière moi et avec lui s'installe une ambiance glaciale.
— Bonjour Cyril, lui répondis-je, d'un ton exagérément poli.
— Bonjour Mademoiselle Marchal.
— Bonjour Mademoiselle Marchal.
De tous les membres de l'agence, je suis la seule dont il n'utilise pas le prénom, preuve évidente de son dédain. La pauvre Sonia assiste à ces duels de regards méprisants si souvent qu'elle a développé une sorte de don pour apaiser les tensions.
— Je vous emmène ça tout de suite Cyril, dit-elle d'une voix douce en lui souriant jusqu'à ce qu'il passe la porte de son bureau.
— Ne me regarde pas comme ça, me défendis-je devant le coup d'œil désapprobateur de mon amie. C'est lui qui fait le gamin avec ses Mademoiselle Marchal… Franchement je ne sais pas ce que je lui ai fait pour qu'il soit aussi… antipathique.
— Tu connais mon avis, tu devrais mettre de l'eau dans ton vin.
— Mais je le fais !
— Écoute, des fois le courant ne passe pas et il n'y a pas vraiment de raisons. Ne cherche pas à comprendre et ignore-le. Bon je lui apporte son dossier et après on y va ? Tu me raconteras tes futurs projets devant un verre.
— D'accord je t'attends.
— Ne me regarde pas comme ça, me défendis-je devant le coup d'œil désapprobateur de mon amie. C'est lui qui fait le gamin avec ses Mademoiselle Marchal… Franchement je ne sais pas ce que je lui ai fait pour qu'il soit aussi… antipathique.
— Tu connais mon avis, tu devrais mettre de l'eau dans ton vin.
— Mais je le fais !
— Écoute, des fois le courant ne passe pas et il n'y a pas vraiment de raisons. Ne cherche pas à comprendre et ignore-le. Bon je lui apporte son dossier et après on y va ? Tu me raconteras tes futurs projets devant un verre.
— D'accord je t'attends.
Durant l'absence de mon amie, je songe à ce qui a bien pu déclencher cette inimitié entre Castier et moi. Au départ, je dois bien l'avouer, j'ai eu un petit faible pour lui. A ma décharge, je ne le connaissais pas encore, me fiant uniquement à ma première impression. La quarantaine, les cheveux poivre et sel, une fine barbe bien entretenue qui souligne sa mâchoire carrée et un regard sombre, qui semble comme vous transpercer : il était exactement mon type d'homme. Mais j'ai vite déchanté. Dès les premiers jours, il a adopté une attitude austère et méprisante avec moi, ne m'adressant la parole qu'en cas d'absolue nécessité. Heureusement que le reste de l'équipe a été bien plus chaleureux, surtout Catherine Gensac, celle grâce à qui je suis ici aujourd'hui.
D'ailleurs, cette dernière franchit la porte de l'agence avec fracas, attirant l'attention de toute l'équipe .
— Bonne nouvelle tout le monde ! Déclare-t-elle devant toute l'assemblée. La mairie a décliné son droit de préemption sur le terrain, le promoteur peut commencer les travaux et il a décidé de nous confier la gestion des ventes !
— C'est génial, c'est un super projet, se réjouit Martial. Sacré coup de comm' pour l'agence.
— Exactement et comme vous le savez déjà, étant donné que la retraite approche à grands pas, j'ai décidé de me décharger et de confier ce projet à l'un d'entre vous. Ou plutôt à l'une d'entre vous. Anaïs, tu t'en sens capable ?
— Moi ? Sursauté-je à l'annonce de mon prénom. Bien sûr Catherine, je serais à la hauteur je te le promets.
— C'est exactement la réponse que j'attendais ! Je suis certaine que tu t'en sortiras avec brio. En à peine un an, tu es devenue une véritable professionnelle et je suis fière d'y avoir contribué.
— Merci pour ta confiance, c'est… je n'ai pas les mots, la remercié-je en tentant de contenir mes larmes de joie.
— Tu le mérites ma grande et puis si tu veux reprendre ma place, il faut bien que tu commences à gérer ce genre de projets toute seule. Allez, viens par ici.
— C'est génial, c'est un super projet, se réjouit Martial. Sacré coup de comm' pour l'agence.
— Exactement et comme vous le savez déjà, étant donné que la retraite approche à grands pas, j'ai décidé de me décharger et de confier ce projet à l'un d'entre vous. Ou plutôt à l'une d'entre vous. Anaïs, tu t'en sens capable ?
— Moi ? Sursauté-je à l'annonce de mon prénom. Bien sûr Catherine, je serais à la hauteur je te le promets.
— C'est exactement la réponse que j'attendais ! Je suis certaine que tu t'en sortiras avec brio. En à peine un an, tu es devenue une véritable professionnelle et je suis fière d'y avoir contribué.
— Merci pour ta confiance, c'est… je n'ai pas les mots, la remercié-je en tentant de contenir mes larmes de joie.
— Tu le mérites ma grande et puis si tu veux reprendre ma place, il faut bien que tu commences à gérer ce genre de projets toute seule. Allez, viens par ici.
Catherine me prend dans ses bras tandis que je vois le visage de Castier se décomposer. Étant donnée sa plus grande expérience et son ancienneté, il était le choix le plus rationnel pour s'occuper de ce projet. C'est injuste, je dois bien l'avouer. Mais pour moi c'est une chance inouïe de faire mes preuves, pour enfin mener cette nouvelle vie comme je l'entends.
Avec émotion, je reçois les étreintes et félicitations du reste de l'équipe, ignorant l'humeur massacrante de Castier qui, droit comme un i, n'a pas bougé d'un cil depuis l'annonce de Catherine. Il enrage tant que ça me donne envie de le provoquer un peu.
— Cyril, vous aviez parlé de potentiels acquéreurs dans votre entourage, seriez vous assez aimable pour me laisser leurs coordonnées afin que je puisse les contacter ?
Un coup bas, j'avoue. Pas forcément très malin de ma part mais bon, l'envie de frimer est trop forte. Sa réaction est délectable, comme je m'y attendais :
— Mais bien sûr, parvient-il quand même à articuler malgré sa mâchoire serrée. Je vous note cela et je le laisserai sur votre bureau. Bonne soirée Mademoiselle Marchal.
Il se dirige vers mon bureau et, alors que je reprends ma discussion avec Sonia et Martial sur le projet, je l'aperçois en train de griffonner quelque chose sur une feuille avant de finalement quitter l'agence en saluant presque tout le monde.
— Bon, on va le boire ce verre ? Me rappelle Sonia. On a quelque chose à fêter en plus.
— J'arrive, laisse-moi juste le temps de prendre mes affaires.
— J'arrive, laisse-moi juste le temps de prendre mes affaires.
Je récupère mon sac et mon téléphone et jette un oeil à la feuille de papier pliée en deux sur laquelle Castier est censé m'avoir noté ses contacts. Là, d'une écriture soigneusement appliquée, s'étalent ces quelques mots qui me firent à la fois sourire et enrager :
Allez vous faire foutre Mademoiselle Marchal.
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Mardi, début de soirée particulièrement doux pour un mois d'avril. J'attends mon client devant le hall de l'immeuble depuis quelques minutes, jetant un œil à mon reflet dans la grande baie vitrée. Ma tenue est assez sobre : un tailleur tout ce qu'il y a de plus professionnel, agrémenté de ma paire d'escarpins fétiches, des Louboutin, un petit cadeau de Catherine. Je rassemble les quelques mèches noires qui se sont échappées de mon chignon et repasse une couche de rouge cerise sur mes lèvres. Voilà, maintenant c'est bien mieux. Non, je ne suis pas maniaque, juste perfectionniste…
Le voilà qui arrive enfin, le regard brillant de désir. Son comportement ne laisse aucun doute sur la raison de sa présence. Sans aucune gêne, il passe sa main sur ma taille pour me faire entrer dans l’immeuble, dérivant subtilement sur ma croupe.
Dès que nous franchissons la porte, ce dernier se colle dans mon dos et saisit ma poitrine à pleines mains. Il délivre mes deux globes de chair afin de pouvoir en pincer les pointes, ce qui me fait automatiquement me cambrer plus fort contre son aine. Donnant quelques coups de reins, il presse son érection contre mes fesses et je sens qu'il cherche à me pousser vers le premier meuble venu pour m'y plaquer. Sa fougue me plaît, sa brutalité décuple mon excitation…
Sauf que ce n’est pas lui qui décide. J’aime être celle qui a le contrôle, dominante aussi bien au boulot que dans un lit. Et là, ce que je veux, c'est qu'il me lèche. Je me libère de son étreinte et retire tout doucement ma culotte avant de venir m’installer sur la table face à nous.
Assise sur le rebord de la table, la jupe bien remontée, j'écarte doucement les cuisses. Il n'en faut pas plus à mon hâtif partenaire pour venir directement se loger entre mes jambes. Ses mains glissent sur ma peau, remontant du genou au triangle si convoité, qu'il prend un malin plaisir à explorer lentement. Un frisson me parcourt l'échine au moment où ses doigts écartent mes lèvres, exposant ma vulve trempée à l'air frais de la pièce.
J'ai tellement envie de sentir sa langue réchauffer ma chair, venir laper la mouille qui commence à suinter... Apposant mes mains sur son crâne, je lui fais part de mon désir et guide son visage vers ma chatte. Quel délice que cette chair moite qui caresse les lèvres et agace mon bourgeon jusqu'à le mordiller… Tirant sa tignasse brune en arrière, je me penche vers lui et savoure le goût acidulé qui a imprégné ses lèvres, avant de le diriger de nouveau vers le bas. Mes jambes se nouent instinctivement autour de son cou tandis qu'il reprend ses caresses avec plus de ferveur.
C'est là, en plein extase, alors que mon client a la tête nichée entre mes cuisses que je réalise que nous ne sommes pas seuls. Pire : l'homme qui se tient là, immobile, le téléphone en main et qui nous observe d'un oeil sévère, n'est autre que Castier.
— Merde ! Laissé-je échapper.
Mon amant s’arrête instantanément et lorsqu'il constate que nous sommes observés, il panique et se relève, horriblement gêné. Aussitôt je me dissimule tant bien que mal, mais je sais que c'est trop tard et que Castier en a vu bien suffisamment. Il range son téléphone et me lance un sourire sardonique avant de quitter la pièce sans un mot pour se diriger vers la terrasse.
Dans quel pétrin je me suis encore mise cette fois ? Avec son téléphone, il a forcément tout filmé et s'il balance tout ça à Catherine, je peux dire adieu à ce beau projet. Sans parler de ma réputation… Je dois à tout prix le faire taire.
M’excusant brièvement, je pousse mon acheteur dehors le plus vite possible afin d'affronter enfin mon odieux collègue.. Tant pis pour les règles de bienséance. De toute façon, je doute qu’après ça il accepte d’acheter le duplex.
M’excusant brièvement, je pousse mon acheteur dehors le plus vite possible afin d'affronter enfin mon odieux collègue.. Tant pis pour les règles de bienséance. De toute façon, je doute qu’après ça il accepte d’acheter le duplex.
Ça y est , c'est l'heure de la confrontation… Déterminée à obtenir son silence, je redresse les épaules, prends une grande inspiration et le rejoins sur la terrasse.
Castier est assis sur l'un des fauteuils du salon de jardin, face à moi, adoptant la même attitude froide qu’à l’accoutumée. Il lève à peine les yeux quand je débarque, ce qui m’agace encore plus que son silence.
— Qu’est-ce que vous voulez ?
— Comment ça ? Demande-t-il innocemment.
— Vous savez très bien de quoi je parle. Qu’est-ce que vous voulez en échange de votre silence sur ce que vous avez vu ?
— Mon silence ? Je ne vois pas pourquoi je me tairais. Au contraire, je pense que cette histoire pourrait même m’être très profitable.
— Personne ne vous croira, ce sera ma parole contre la vôtre.
— Pas avec cette petite vidéo que j’ai prise avec mon téléphone. On vous voit très bien tous les deux et la posture est plus que suggestive.
— Vous… vous êtes… commencé-je à fulminer.
— Je vous connaissais avec bien plus de flegme Mademoiselle Marchal, vous me décevez.
— Si Catherine l’apprend, elle me retirera sûrement le projet Montignac.
— Précisément.
— Vous ne pouvez pas faire ça ! Ce projet représente beaucoup pour moi, c’est un super tremplin pour ma carrière…
— Il fallait y réfléchir avant et contrôler vos hormones.
— Je vous en prie, je ferais n’importe quoi je vous jure ! S'il vous plaît…
— Comment ça ? Demande-t-il innocemment.
— Vous savez très bien de quoi je parle. Qu’est-ce que vous voulez en échange de votre silence sur ce que vous avez vu ?
— Mon silence ? Je ne vois pas pourquoi je me tairais. Au contraire, je pense que cette histoire pourrait même m’être très profitable.
— Personne ne vous croira, ce sera ma parole contre la vôtre.
— Pas avec cette petite vidéo que j’ai prise avec mon téléphone. On vous voit très bien tous les deux et la posture est plus que suggestive.
— Vous… vous êtes… commencé-je à fulminer.
— Je vous connaissais avec bien plus de flegme Mademoiselle Marchal, vous me décevez.
— Si Catherine l’apprend, elle me retirera sûrement le projet Montignac.
— Précisément.
— Vous ne pouvez pas faire ça ! Ce projet représente beaucoup pour moi, c’est un super tremplin pour ma carrière…
— Il fallait y réfléchir avant et contrôler vos hormones.
— Je vous en prie, je ferais n’importe quoi je vous jure ! S'il vous plaît…
Castier m’observe scrupuleusement, se murant dans un mutisme inquiétant. Qu’est-ce qui se trame dans sa tête en ce moment ? Je n’ose pas bouger d’un cil, tiraillée entre la colère et l'angoisse.
— Vous êtes prête à faire n'importe quoi, vraiment ? Finit-il par annoncer d’un ton moqueur.
— Absolument. Tout.
— Bien, alors déshabillez-vous.
— Quoi ? Hoqueté-je de surprise.
— Vous avez très bien compris Mademoiselle Marchal .
— Absolument. Tout.
— Bien, alors déshabillez-vous.
— Quoi ? Hoqueté-je de surprise.
— Vous avez très bien compris Mademoiselle Marchal .
Je suis surprise par sa demande, je n’aurais jamais pensé qu'il exige des faveurs sexuelles. Finalement, je lui plais peut-être plus qu'il ne le montre… Bon, si c'est ce qu'il souhaite, et bien après tout, ça ne me coûte pas grand chose. Coucher avec lui pour récupérer cette vidéo ne sera pas une si grosse concession. Je ravale ma fierté et commence à me déshabiller lentement.
Castier demeure stoïque, toujours droit dans son fauteuil, il garde les yeux rivés sur moi, une expression étrange sur le visage. Alors que ma jupe glisse le long de mes jambes, me laissant en simple soutien gorge et talons hauts, il daigne enfin s'adresser à moi.
— Penchez-vous en avant sur la rambarde.
Je jette un œil vers la balustrade, hésitante. Il fait presque nuit mais il y a encore du monde dans les rues et sur les balcons voisins. Quelqu'un pourrait nous voir, d'autant que la clôture est en verre. Devant mon indécision, Castier fronce les sourcils.
— Vous semblez bien peu à même d'obéir à une requête aussi simple.
— Ça va, je vais le faire, répondis-je avec insolence.
— Ça va, je vais le faire, répondis-je avec insolence.
Finalement, je m'exécute, prenant appui sur le garde corps.
— Mieux que cela, écartez les jambes, voilà… Vos mains maintenant, sur vos fesses.
La position est tout sauf confortable : la tête dans le vide, la poitrine compressée contre le verre, j'appose doucement mes mains sur mes fesses, lui dévoilant mon sillon. Me montrer ainsi devant lui est vraiment humiliant mais j'ai bien compris qu'il était inutile de rechigner.
Castier se lève enfin et, alors que je reste immobile, il tourne autour de moi sans dire un seul mot. Entre mes cuisses coule encore les reliques de mes ébats avortés et je sais qu'il voit ce liquide qui imprègne tout mon entrejambe.
J'ai honte de l'avouer mais me sentir épiée ainsi me fait frissonner. Pire même : Ça m'excite. Ça ne devrait pas pourtant, je n'ai absolument pas le dessus…
Il continue son inspection en silence, tandis que de mon côté, j'essaie de contenir la colère et la frustration qui bouillonnent en moi. Mais qu'est ce qu'il fait ? Est ce qu'il va finir par me toucher à un moment donné ? Enfin il prend la parole :
— Vous êtes trempée, une vraie petite trainée. J'ai toujours su que c'était ce que vous étiez : une petite salope d'arriviste, ravie d'offrir son cul au premier venu pour grimper les échelons. Voyez où cela vous a mené…
— Vous ne me connaissez pas, vous ne savez rien de moi.
— J'en sais suffisamment pour vous donner ce que vous méritez. Vous voulez mon silence, et bien vous allez en baver.
— Qu'est ce que vous voulez ?
— C'est à vous de savoir ce que vous voulez. Ce projet tient-il vraiment à vos yeux ? Si c'est bien le cas, à partir d'aujourd'hui, vous allez obéir à la moindre de mes exigences. Vous êtes prête à assumer ?
— Il me semble que je vous le prouve en ce moment même.
— Bien. Alors, continuons. Gardez cette position, vous allez vous fesser maintenant.
— Quoi ?
— Vous allez rechigner à chaque demande ? Vous avez très bien compris, je veux que vos fesses soient bien rouges alors, allez-y franchement.
— Vous ne me connaissez pas, vous ne savez rien de moi.
— J'en sais suffisamment pour vous donner ce que vous méritez. Vous voulez mon silence, et bien vous allez en baver.
— Qu'est ce que vous voulez ?
— C'est à vous de savoir ce que vous voulez. Ce projet tient-il vraiment à vos yeux ? Si c'est bien le cas, à partir d'aujourd'hui, vous allez obéir à la moindre de mes exigences. Vous êtes prête à assumer ?
— Il me semble que je vous le prouve en ce moment même.
— Bien. Alors, continuons. Gardez cette position, vous allez vous fesser maintenant.
— Quoi ?
— Vous allez rechigner à chaque demande ? Vous avez très bien compris, je veux que vos fesses soient bien rouges alors, allez-y franchement.
Je n'en reviens pas. L'idée même de recevoir des fessées d'un autre ne m'avait jamais effleuré l'esprit alors m'en donner moi-même… La première fessée est peu assurée, la claque peu sonore. Avant qu'il ne me réprimande, je recommence avec plus de force. Cette fois, le claquement est plus intense et le bruit résonne sur les parois. Ça risque d'alerter du monde…
— Plus vite, ça ne va pas rougir tout seul, ordonne-t-il
Une troisième suit alors, suivie d'une quatrième, puis d'une cinquième… J'en perds le compte, me concentrant uniquement sur la vive chaleur qui ronge petit à petit mes chairs, et cette excitation involontaire qui grandit en moi. J'ai tellement envie qu'il me caresse, qu'il apaise cette brûlure de ses mains, mais il reste à distance.
— Assez, c'est suffisant, déclare-t-il enfin après de longues minutes.
Soudain, il se place derrière moi et se baisse afin d'avoir une vue directe sur ma vulve ruisselante. Son visage à seulement quelques centimètres, je peux sentir son souffle sur mes lèvres. Si seulement il pouvait me lécher…
Je n'en peux plus, je mets mon orgueil de côté et esquisse un geste dans sa direction. À ma grande surprise, il s'écarte et se relève, me désignant le fauteuil où il était assis il y a peu.
Je n'en peux plus, je mets mon orgueil de côté et esquisse un geste dans sa direction. À ma grande surprise, il s'écarte et se relève, me désignant le fauteuil où il était assis il y a peu.
— Installez-vous.
Un peu vexée par son refus mais ravie de pouvoir enfin abandonner cette position plus qu'inconfortable, je m'assieds docilement, attendant ses prochains ordres. Mes yeux dérivent jusqu'à son pantalon et découvrent l'ampleur de son désir. Pourtant, il semble impassible, gardant la même attitude stoïque. Pourquoi il ne me touche pas bordel ? Et pourquoi il ne se touche pas non plus ? Je n'y comprends rien et ça me rend folle.
— Vous êtes encore plus trempée que tout à l'heure. Ça vous a plu apparemment, petite vicieuse. Vous voulez apaiser tout ça j'imagine ?
Je n'ose pas l'admettre et mes yeux se dérobent sous le poids des siens. Il empoigne alors mon menton entre ses doigts et plante son regard inquisiteur dans le mien :
— Répondez à ma question.
— Oui, capitulé-je finalement.
— Bien, vous pouvez vous faire jouir, allez-y.
— Comme ça, là ? Et vous n'allez pas m'aider ?
— Vous croyez vraiment que j'ai envie de poser mes mains sur vous ? Je ne m'abaisserai pas à ça.
— Espèce d'ordure !
— Venant de vous, je le prends comme un compliment.
— Oui, capitulé-je finalement.
— Bien, vous pouvez vous faire jouir, allez-y.
— Comme ça, là ? Et vous n'allez pas m'aider ?
— Vous croyez vraiment que j'ai envie de poser mes mains sur vous ? Je ne m'abaisserai pas à ça.
— Espèce d'ordure !
— Venant de vous, je le prends comme un compliment.
Quel enfoiré ! Je suis à deux doigts de me barrer d'ici quand soudain, je me souviens pourquoi j'ai fait tout ça : le projet. Hors de question que je le laisse gagner ! Il peut me faire ce qu'il veut, au final, c'est moi qui reprendrais l'agence au départ de Catherine.
J'abdique peut-être, mais ce n'est que partie remise. Les cuisses écartées, je débute alors mes caresses, résolue à lui en mettre plein la vue. Je prends tout mon temps, étalant la mouille sur mes lèvres. Il a beau rester de marbre, je vois bien le désir brûler dans ses pupilles, surtout au moment où je porte mes doigts à ma bouche pour me goûter, le fixant droit dans les yeux. Il va finir par craquer…
A moins que je ne craque avant et c'est bien ce qui semble sur le point d'arriver. Depuis tout à l'heure je m'amuse à frôler l'orgasme, m'arrêtant pile avant la limite. Mes doigts s'activent de plus en plus vite. En experts, ils savent où appuyer, quelle pression et rythme adopter, me procurant tellement de plaisir que j'ai de plus en plus de mal à me retenir. Mes jambes en tremblent, je n'en peux plus…
Castier ne bouge toujours pas alors que je sens les prémices de l'orgasme qui s'emparent de moi. Je ferme les yeux, incapable de retenir mon gémissement, ni même le flot de cyprine qui dégouline sur le coussin. Emportée par la jouissance tant espérée, j'oublie tout et chavire complètement, savourant les délices de ses spasmes qui s'amenuisent lentement.
Quand j'ouvre enfin les yeux, je tombe littéralement des nues : il est parti.
Décidément, je ne comprends rien du tout à ce type…
Je me rhabille tant bien que mal et récupère le coussin trempé pour ne pas laisser de traces, puis retourne chez moi, l'entrejambe encore frémissant de frustration et la tête pleine de questions.
Je me rhabille tant bien que mal et récupère le coussin trempé pour ne pas laisser de traces, puis retourne chez moi, l'entrejambe encore frémissant de frustration et la tête pleine de questions.
Mais dans quelle galère je me suis encore embarquée ? Je dois à tout prix récupérer cette vidéo, même s'il est clair qu'il ne va pas me faciliter la tâche. J'ai bossé trop dur pour en arriver là où je suis, hors de question de perdre tout ça à cause d'une partie de jambes en l'air !
Sur le chemin du retour, je suis envahie par un mauvais pressentiment : j'ai la nette impression que je viens de mettre les doigts dans l'engrenage d'un chantage dont je ne vais surement pas sortir indemne.
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Commentaires ()
Quel bonheur que le bonheur de la soumission! Et quel bonheur que celui de la frustration, à nul autre comparable.
Je ne peux vous contredire là dessus, soumission et frustration sont mes petits péchés mignons !
J'adore :) Merci
Ah ça... Mais les personnages sont comme dans la vie, pleins de nuances , ni parfaits ni totalement pourris.
Merci pour votre commentaire.
Vivement la suite.
Merci à vous Monsieur Plume !