Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Désirs obscènes — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Désirs obscènes
Chapitre 1
Plus jeune, vers 18-20 ans, je rêvais d'être abordé par un vieux cochon bien lubrique, bien vicieux, mais avec un respect vis-à-vis de l'un et de l'autre.
Sans brutalité, je l'imagine doux et câlin, m'amenant doucement, avec adresse, vers des plaisirs inavoués enfouis au plus profond de mon inconscient.
J'imagine sa langue léchant vicieusement ses lèvres en me regardant dans les yeux, avec des envies qui ne laissent aucun doute sur ses instincts de vieux salop. J'imagine son corps se frottant contre le mien, ses mains caressant ma nuque, mes épaules, mon dos, mes fesses, mon sexe qui grossit à vue d'œil. Je l'imagine me disant des mots gentils, et crus à la fois.
J'image...
*************************************
En ce début d'après-midi, je sors de la gare. Sur le trottoir, il y a beaucoup de monde, un homme m'aborde.
— Bonjour jeune homme, je cherche quelqu'un, je pense que tu peux m'aider.
— Heu oui ? Bonjour monsieur, vous voulez savoir quoi, si je peux vous être utile.
— Heu oui ? Bonjour monsieur, vous voulez savoir quoi, si je peux vous être utile.
Au lieu de me répondre, il me fait une remarque, pour le moins surprenante, en me regardant fixement.
— Tu sais que tu as un beau visage à faire du cinéma toi. J'ai un ami qui est bien placé dans ce domaine, si tu veux, je peux te le présenter ?
La question est directe, impromptue, je suis méfiant. J'hésite, mais ses paroles sont prononcées avec telle douceur. Il a un "je-ne-sais-quoi" qui me fait accepter sa proposition, après tout, je n'ai rien de particulier à faire cet après-midi, sinon à traîner dans les rues, alors...
— Pourquoi pas, mais pour quelle raison ?
— Viens alors, j'habite tout près. Georges, un ami, doit être là. Je crois que tu es la personne que je cherche.
— Viens alors, j'habite tout près. Georges, un ami, doit être là. Je crois que tu es la personne que je cherche.
Surpris et troublé à la fois, je le suis timidement. Ce vieux monsieur m'attire comme un aimant, je ne sais pas pourquoi, je me sens comme hypnotisé. Arrivés à son immeuble une rue plus loin, on monte au 2ème étage. Il ouvre sa porte, Georges, son ami, nous accueille. Il est vêtu d'un peignoir, sorti tout droit de la douche apparemment.
— Oh désolé de vous accueillir comme ça, cela ne te gêne pas jeune homme j'espère.
— Heu non monsieur.
— Heu non monsieur.
Jean l'attire un peu à l'écart du salon, me laissant seul. Je n'entends pas ce qu'ils se disent, mais je devine qu'ils parlent de moi, car ils me regardent du coin de l'œil. Je suis mal à l'aise tout seul dans ce salon, bien aménagé d'ailleurs. Un voluptueux canapé en cuir occupe le centre, une table basse le sépare de deux fauteuils confortables qui lui font face, un meuble rehaussé d'une superbe télévision qui diffuse un film. Le son est baissé légèrement, mais je devine de petits cris dont je n'en comprends pas le sens. Il y a aussi un bar avec plein de bouteilles et de verres, normal pour un bar...
Un DVD par terre attire mon attention. Discrètement, mon pied le met dans un sens où je peux voir une photo, tout de même assez coquine. Cela semble être la pochette d'un DVD d'hommes qui se caressent en s'embrassant. Cela me fait soudain prendre conscience de l'absurdité de ma présence ici. Je m'apprête à fuir en me dirigeant vers la porte d'entrée, lorsque Jean revient dans le salon.
— Viens t'asseoir jeune homme. Au fait comment t'appelles-tu ?
— Daniel monsieur.
— Appelle-moi Jean s'il te plaît, et mon ami est Georges d'accord ? Ce sera mieux dans nos échanges.
— Daniel monsieur.
— Appelle-moi Jean s'il te plaît, et mon ami est Georges d'accord ? Ce sera mieux dans nos échanges.
Mais de quoi parle-t-il ? Nos échanges, quels échanges ? Mais oui au fait, je suppose que Jean veut parler avec moi, et sans doute aussi avec Georges, de ce qu'il est possible de faire dans le cinéma. Je me sens mieux quand Jean me parle, sa voix douce m'envoûte, et puis son canapé est décidément très confortable. Je me sens maintenant détendu. Je l'écoute me décrire les possibilités des différentes professions dans le milieu du cinéma.
Il s'assoit tout près de moi, si près que je sens la chaleur de sa cuisse contre la mienne. Je suis contre un des accoudoirs du canapé, ce qui m'empêche de me reculer, comme j'en ai eu le réflexe quand il s'est installé. Sa conversation me fascine, ou c'est plutôt sa manière de me parler, car j'avoue que je ne comprends pas grand-chose de ce qu'il me dit, troublé comme je suis par sa présence contre moi.
Sa voix douce et tendre me détend complètement, j'ai l'impression de le connaître depuis toujours. Je suis en totale confiance avec lui. J'en suis là de mes réflexions quand Georges entre à son tour dans le salon, au même moment où Jean met sa main sur ma cuisse pour appuyer ses paroles, comme on le fait à un ami.
— Alors on fait connaissance je vois.
Georges a gardé son peignoir, ce qui le rend intriguant.
— Allez Daniel, c'est ton prénom n'est-ce pas, et toi Jean, poussez-vous que je me mette à ma place préférée.
On se bouge tant bien que mal pour le laisser s'installer, il faut dire qu'il est assez corpulent. Jean se lève, m'attirant avec lui, prétextant qu'il préfère être du côté de l'accoudoir. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens des frissons m'agiter quand Jean, profitant du mouvement, me frôle ou plutôt me palpe les fesses, tout en s'excusant.
— Il faut bien se déplacer, me déclare-t-il comme pour se justifier.
Je suis coincé entre mes deux nouveaux "amis". Heureusement qu'il y a Jean qui, décidément, sait me mettre à l'aise. Georges s'est installé sans prendre la précaution de réajuster son peignoir qui s'est un peu ouvert, en se laissant littéralement tomber sur le canapé, dégageant ses grosses cuisses, et laissant apparaître son ventre bedonnant et sa poitrine volumineuse. Je trouve qu'il est vraiment très gros ce Georges.
— Alors, de quoi parlez-vous tous les deux, vous avez l'air de bien vous entendre.
— Oui, j'allais dire à Daniel qu'il a une bien belle petite frimousse.
— Oui, j'allais dire à Daniel qu'il a une bien belle petite frimousse.
Il finit sa phrase en portant sa main chaude sur une de mes joues qu'il caresse avec insistance, un peu plus longtemps que la normale. Cela me met dans un état bizarre, tremblant, je trouve tout de même sa caresse agréable venant de lui.
— Eh bien, tu as l'air d'apprécier les câlins de Jean dis donc. Je me pose une question. Si je fais la même chose, est-ce que tu aimeras aussi ?
— Heu je ne sais pas, mais...
— Dois-je le prendre pour un oui ? Allez, j'essaie.
— Heu je ne sais pas, mais...
— Dois-je le prendre pour un oui ? Allez, j'essaie.
Il accompagne son mouvement d'un petit rire graveleux qui me met très mal à l'aise, mais je le laisse faire. Il met une main près de la main de Jean qui l'avait remise sur ma cuisse. Ses deux mains me palpent légèrement, pendant que Georges me caresse l'autre joue.
A suivre...
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Post-scriptum : Si je n'ai pas décrit d'usage de préservatif dans mon texte, il est bien évident qu'une telle protection est malgré tout indispensable pour le bien de toutes et de tous...
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La suite arrive bientôt, le 05/12/2022