Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Mon voisin et son fils — Chapitre 1 · Redécouvrir Laurent
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Mon voisin et son fils
Chapitre 1 · Redécouvrir Laurent
Chapitre 1 : Redécouvrir Laurent
— Disclaimer : ce texte est assez long et laisse une grande place à l'intrigue. Si ce n'est pas votre style, je vous invite à passer votre chemin. Pour les autres, bonne lecture.*
C'était le début de l'été dernier. Je revenais tout juste d'une année à l'étranger, et j'étais impatient de retrouver mon meilleur ami, Pierre, qui est aussi mon voisin. Il ne m'avait pas tant manqué que cela, nous parlions en FaceTime au moins trois fois par semaine, mais pouvoir le serrer dans mes bras restait un bonheur que j'attendais avec impatience.
Mes parents étaient venus me chercher à l'aéroport, et les deux heures de route nous avaient donné l'occasion de discuter un peu, alors une fois arrivé, je décidai de filer aussitôt chez Pierre pour lui faire une surprise.
Il faut savoir qu'il vivait toujours chez ses parents, mais qu'il occupait une dépendance aménagée au fond du jardin, car à 20 ans, un peu d'intimité ne fait pas de mal. Notre habitude avait toujours été que je rentre sans frapper, alors, malgré l'année qui nous avait "séparés", je poussai la porte comme si de rien n'était.
Mes parents étaient venus me chercher à l'aéroport, et les deux heures de route nous avaient donné l'occasion de discuter un peu, alors une fois arrivé, je décidai de filer aussitôt chez Pierre pour lui faire une surprise.
Il faut savoir qu'il vivait toujours chez ses parents, mais qu'il occupait une dépendance aménagée au fond du jardin, car à 20 ans, un peu d'intimité ne fait pas de mal. Notre habitude avait toujours été que je rentre sans frapper, alors, malgré l'année qui nous avait "séparés", je poussai la porte comme si de rien n'était.
Personne.
Je ressentis une légère culpabilité, car dans l'idée de lui faire une vraie surprise, je lui avais dit que je ne rentrais que le lendemain... Je me retrouvais donc planté là, un peu bête, ne sachant pas trop quoi faire ni s'il valait mieux l'attendre ou simplement revenir plus tard.
— Mais non, Lucas, ça fait un bail ! s'exclama son père, Laurent, qui, passant par le jardin, m'avait aperçu dans l'embrasure de la porte.
Je traversai la pelouse en courant pour me jeter dans ses bras. Laurent était dans la quarantaine, mesurait bien un mètre quatre-vingt, avec un corps puissamment musclé, ce qui rendait chacun de ses câlins étrangement réconfortants, et je dois l'admettre, jamais désagréable. Il avait la peau hâlée par les longues heures passées dehors, des cheveux mi-longs d'un noir charbon qui retombaient toujours avec une élégance naturelle, et une barbe de trois jours parfaitement entretenue qui lui donnait un air à la fois soigné et décontracté.
Lui, pour le coup, m'avait vraiment manqué. Contrairement à Pierre, je ne l'avais pas au téléphone toutes les 72 heures (lol). Laurent avait toujours été une figure paternelle pour moi. Nos deux familles vivaient côte à côte depuis notre enfance, et je m'étais toujours senti parfaitement à l'aise avec lui.
Lui, pour le coup, m'avait vraiment manqué. Contrairement à Pierre, je ne l'avais pas au téléphone toutes les 72 heures (lol). Laurent avait toujours été une figure paternelle pour moi. Nos deux familles vivaient côte à côte depuis notre enfance, et je m'étais toujours senti parfaitement à l'aise avec lui.
Après cinq bonnes minutes de « Comment tu vas ? Tu m'as manqué », « Mais oui, toi aussi », Laurent m'expliqua que, me croyant de retour le lendemain, Pierre était parti dormir chez sa copine et ne rentrerait que le lendemain matin.
— Tu ne veux pas rester dîner ? Je sais que ça fait longtemps que tu n'as pas vu tes parents, mais comme Pierre est chez sa copine et que ma femme est chez sa sœur pour la semaine, je me sens un peu seul ce soir, me demanda-t-il avec ce sourire célèbre qui faisait tout son charme.
— Je vais leur demander, mais je doute que ça les dérange, lui répondis-je, heureux à l'idée de passer la soirée avec lui.
— Je vais leur demander, mais je doute que ça les dérange, lui répondis-je, heureux à l'idée de passer la soirée avec lui.
Je lui promis d'y réfléchir, puis rentrai chez moi pour me poser quelques minutes et prévenir mes parents. Ils étaient installés dans le salon quand je leur fis part de la proposition de Laurent. Un peu surpris sur le moment, ils pensaient que je passerais la soirée à la maison après plusieurs mois d'absence, mais ils finirent par acquiescer sans trop de résistance. Ils savaient à quel point Laurent comptait pour moi, et puis, après une année entière à l'étranger, retrouver ses repères passe aussi par ces présences familières.
Une fois leur accord obtenu, j'appelai Laurent pour lui demander à quelle heure il voulait que je repasse. Il répondit avec ce ton détendu qui le caractérisait, quand tu veux, je suis là.
Avant de le rejoindre, je montai me doucher. J'avais besoin de me débarrasser de l'avion, de cette sensation de peau froissée, de vêtements collants et d'air recyclé. L'eau chaude glissa sur mon corps comme un retour à moi-même, lavant la fatigue, les kilomètres et les heures passées assis, me laissant prêt pour une soirée que je n'avais pas vue venir, mais qui vibrait déjà d'un éclat trouble, quelque part entre le désir et l'inconnu.
Avant de le rejoindre, je montai me doucher. J'avais besoin de me débarrasser de l'avion, de cette sensation de peau froissée, de vêtements collants et d'air recyclé. L'eau chaude glissa sur mon corps comme un retour à moi-même, lavant la fatigue, les kilomètres et les heures passées assis, me laissant prêt pour une soirée que je n'avais pas vue venir, mais qui vibrait déjà d'un éclat trouble, quelque part entre le désir et l'inconnu.
Ma peau encore tiède de la douche, je retournai dans ma chambre où mes valises étaient toujours ouvertes au sol, à moitié déballées. J'avais ramené pas mal de vêtements de mon année à l'étranger, souvent plus audacieux, plus ajustés, plus assumés aussi. Être seul, loin des regards habituels, m'avait libéré. Mais mon armoire restait remplie de pièces classiques, neutres, rassurantes. Je restai un long moment à hésiter, entre les plis encore froissés du coton blanc et les matières plus moulantes que je n'aurais jamais osé porter ici, avant. Tout en me crémant le corps, je laissai mes mains descendre lentement sur mes jambes, les massant avec attention, comme si ce simple geste participait à une mise en condition, à un rituel discret et sensuel, presque inconscient. Quelque chose en moi, sans que je le formule, se préparait déjà à ce qui m'attendait de l'autre côté du jardin.
Je finis par enfiler un t-shirt blanc coupé à la taille, sobre, mais qui dévoilait juste ce qu'il fallait, un short noir plutôt court sans être indécent, et, en dessous, un jockstrap noir qui épousait parfaitement mes fesses et les mettait en valeur avec une franchise que je n'aurais sans doute pas assumée un an plus tôt.
Habillé, je piochai machinalement un flacon dans ma trousse de toilette. Par chance, c'était l'un de mes parfums préférés, chaud, boisé, presque addictif. J'en vaporisai un nuage sur ma nuque et mes poignets, glissai mes pieds dans une paire de baskets, attrapai mon téléphone et mes clés que je coinçai dans la poche arrière de mon short, puis descendis. Je passai saluer mes parents du bout des lèvres, leur lançant un "bonne nuit" en vitesse, presque en fuite, par peur d'un regard en coin sur ma tenue. De toute façon, connaissant Laurent, je rentrerais après qu'ils soient couchés. Il était 20h30 quand je me retrouvai sur le pas de sa porte, le cœur légèrement plus rapide que prévu.
Je toquai deux fois, léger, comme si je n'osais pas vraiment troubler le calme de la soirée. La porte s'ouvrit presque aussitôt, comme s'il m'attendait juste derrière. Laurent portait une chemise en lin d'un blanc légèrement froissé, ouverte sur ses pectoraux massifs, bronzés et dessinés comme s'il sortait tout juste d'un shooting sans le savoir. Son short chino, beige clair, moulait sans complexe ses cuisses puissantes et le renflement franc de son entrejambe, qu'il ne semblait même pas chercher à dissimuler. Pieds nus, l'allure détendue, il dégageait cette chaleur naturelle, terrienne, rassurante, mais ce soir-là, il y avait quelque chose de plus. Un détail dans son regard peut-être, une lueur fixe, pénétrante, presque trop contrôlée pour être innocente, qui balaya ma silhouette de haut en bas avant qu'il ne me lance simplement :
— T'as changé.
Je souris, un peu gêné sans trop savoir pourquoi, et haussai les épaules comme si de rien n'était. Il s'écarta pour me laisser entrer, puis, dans un geste lent et parfaitement assumé, posa sa main dans le creux de mes hanches pour me guider à l'intérieur. Ce simple contact, inédit entre nous, fit basculer l'atmosphère. Si je croyais ressentir quelque chose avant, là, c'était une certitude. L'air s'était alourdi d'un rien, imperceptible, mais suffisant pour que ma respiration change.
Je passai le pas et menai le chemin, sentant son regard posé sur moi, attentif, appuyé, presque chaud contre ma peau. L'air tiède de la maison me frôla les jambes comme une caresse familière. L'odeur aussi, un mélange de bois, de linge propre et de quelque chose que je n'identifiais pas tout à fait, mais qui me ramenait à des étés passés, à des repas partagés, à des silences complices.
Je passai le pas et menai le chemin, sentant son regard posé sur moi, attentif, appuyé, presque chaud contre ma peau. L'air tiède de la maison me frôla les jambes comme une caresse familière. L'odeur aussi, un mélange de bois, de linge propre et de quelque chose que je n'identifiais pas tout à fait, mais qui me ramenait à des étés passés, à des repas partagés, à des silences complices.
— J'ai commencé à préparer à manger, mais rien de fou, hein. J'me suis dit que tu serais pas contre des trucs simples.
Sa voix était posée, tranquille, mais elle vibrait un peu différemment dans cette maison vide, où chaque bruit semblait plus dense, plus chargé. Je hochai la tête et le suivis jusqu'à la cuisine, encore légèrement troublé par le contact de sa main quelques secondes plus tôt. J'observais ses épaules larges, le balancement souple de ses hanches, la façon presque inconsciente qu'il avait de se mouvoir chez lui, en homme qui n'a rien à prouver.
Je m'assis sur un des tabourets, près du comptoir, pendant qu'il versait deux verres de vin blanc. Il me tendit le mien sans un mot, nos doigts s'effleurèrent, et ce contact, anodin en apparence, me laissa un frisson au creux du ventre.
Il sourit encore, mais cette fois sans rien dire. Et moi, je bus une première gorgée pour calmer quelque chose en moi qui commençait lentement à s'éveiller. Je brisai le silence, cherchant à recoller à quelque chose de plus anodin, à remettre un peu de poids dans mes mots alors que mon corps flottait déjà ailleurs.
Je m'assis sur un des tabourets, près du comptoir, pendant qu'il versait deux verres de vin blanc. Il me tendit le mien sans un mot, nos doigts s'effleurèrent, et ce contact, anodin en apparence, me laissa un frisson au creux du ventre.
Il sourit encore, mais cette fois sans rien dire. Et moi, je bus une première gorgée pour calmer quelque chose en moi qui commençait lentement à s'éveiller. Je brisai le silence, cherchant à recoller à quelque chose de plus anodin, à remettre un peu de poids dans mes mots alors que mon corps flottait déjà ailleurs.
— Après un an à l'étranger, franchement, je suis juste content de retrouver les basiques. Du pain, du fromage, de la bonne charcuterie... rien de mieux.
Il éclata de rire, ce rire profond et chaud, légèrement voilé, comme s'il s'autorisait à baisser la garde une seconde.
— J'me doutais que t'avais pas changé à ce niveau-là, va.
Il hocha la tête, amusé, et retourna vers le plan de travail où il avait déjà tout commencé. Le pain était entamé, les tranches de comté joliment alignées sur une ardoise, le saucisson finement découpé. Tout était prêt, maîtrisé, comme s'il m'attendait depuis plus longtemps qu'il ne voulait l'admettre.
Il se mit à parler, avec cette voix posée et grave que je connaissais par cœur, enchaînant quelques anecdotes sur ses collègues, ses nouvelles habitudes, les travaux dans la salle de bains qu'il avait enfin lancés. Ce genre de partage tranquille qu'on avait toujours eu tous les deux.
Il se mit à parler, avec cette voix posée et grave que je connaissais par cœur, enchaînant quelques anecdotes sur ses collègues, ses nouvelles habitudes, les travaux dans la salle de bains qu'il avait enfin lancés. Ce genre de partage tranquille qu'on avait toujours eu tous les deux.
Mais moi, je ne l'écoutais qu'à moitié.
Je sentais son regard. Il n'était plus à la hauteur de mon visage depuis un moment. Il était posé plus bas, stable, brûlant. Et je savais exactement ce qu'il voyait. J'étais assis sur un de ses tabourets hauts, le dos naturellement creusé, cambré, sans le vouloir, comme une salope. Avec mes grosses fesses, ma taille fine et l'absence de ceinture, le short bâillait légèrement au niveau du creux de mes reins. Ce décalage laissait entrevoir plus que prévu, et au-delà de la cambrure elle-même, il pouvait sans doute apercevoir le bord de mon jockstrap, tendu contre ma peau, soulignant encore davantage ce qu'il n'avait plus besoin d'imaginer. Je ne bougeais pas, mais tout en moi vibrait, conscient de ce qu'il regardait, et du fait qu'il ne s'en cachait plus.
Et lui continuait de parler, calmement, les mains occupées à déplacer une assiette, ouvrir une bouteille, comme si rien n'était en train de basculer. Mais l'air avait changé. Il n'y avait plus de distance. Juste cette tension, bien là, bien réelle, qui battait entre nous sans qu'aucun mot n'ait encore osé la nommer.
Il finit d'ajuster les dernières choses sur le plateau, sans vraiment me regarder cette fois, ou alors juste du coin de l'œil. Mon verre était vide depuis quelques minutes, le sien aussi.
— On est à sec, tu veux que je nous resserve ? demanda-t-il en allant attraper la bouteille.
Mais je fus plus rapide. Je me levai sans un mot et attrapai la bouteille avant lui. Je remplis d'abord son verre, puis le mien, calmement, comme si c'était parfaitement naturel. Il me regarda faire avec un sourire en coin.
— Tu fais comme chez toi, dis donc.
— J'me suis jamais vraiment senti autrement ici, répondis-je en haussant les épaules, sans chercher à cacher mon assurance.
— J'me suis jamais vraiment senti autrement ici, répondis-je en haussant les épaules, sans chercher à cacher mon assurance.
Il prit une gorgée, ses yeux toujours posés sur moi.
— T'as l'air en forme pour quelqu'un qui vient de passer la journée dans un avion.
— Tu t'attendais à quoi ? Que je rampe jusqu'au canapé ?
— Tu t'attendais à quoi ? Que je rampe jusqu'au canapé ?
Il esquissa un rire bref, grave.
— J'sais pas... que tu t'écroules sur la planche de fromages ou que tu réclames un massage.
Son ton était léger, presque moqueur, mais son regard, lui, avait glissé plus bas. Et il ne remontait pas.
Je sentais mon dos encore cambré sur le tabouret, ma posture offerte sans le vouloir, ou presque. Il ne disait rien, mais il regardait. Et moi, je le laissais faire.
Il s'éclaircit la gorge, sans détacher les yeux.
Je sentais mon dos encore cambré sur le tabouret, ma posture offerte sans le vouloir, ou presque. Il ne disait rien, mais il regardait. Et moi, je le laissais faire.
Il s'éclaircit la gorge, sans détacher les yeux.
— On bouge ? Je ramène les planches au salon.
Je pris nos deux verres et le suivis pendant qu'il attrapait la plus grande planche, garnie avec soin. Pain encore tiède, fromages découpés avec précision, charcuterie, quelques olives et amandes.
— T'as gardé le vieux canapé ou t'as enfin investi ? lançai-je, pour meubler, pour me concentrer.
— J'ai changé. Celui-là est plus large... plus profond aussi.
— J'ai changé. Celui-là est plus large... plus profond aussi.
Il se tourna brièvement vers moi, un sourire presque imperceptible au coin des lèvres.
— Pratique, non ?
Je ne répondis rien. Je le suivis vers le salon, le pas un peu plus lent, le cœur un peu plus lourd, ou plus bas, peut-être. L'air semblait différent là-bas, plus dense, plus intime. J'y entrais comme on entre dans une pièce qu'on ne quittera pas tout de suite.
On s'installa dans le salon, les verres pleins, les planches entre nous. La lumière était basse, la parole facile. On parlait beaucoup, on buvait encore plus. Des souvenirs, des banalités, quelques rires étouffés dans le fond de la gorge. Je le regardais faire semblant d'être détendu. Il me regardait sans vraiment s'en cacher. Mes gestes devenaient plus lents, mes jambes plus étendues, mon t-shirt parfois relevé. Rien n'était dit, tout flottait dans l'air. Le vin aidait, le silence aussi. Quelque chose chauffait doucement sous la surface.
— Il est minuit trente, dis-je en jetant un œil à l'horloge, légèrement flou à force de vin.
Laurent leva son verre vide, pencha la tête et sourit.
— Et on vient de finir la troisième bouteille. Pas mal.
Je posai mon verre sur la table basse, plus lentement que prévu, comme si mon corps hésitait à lâcher quoi que ce soit. Il se leva sans se presser, s'étira un peu, et s'appuya contre le mur, bras croisés, regard planté dans le mien.
— Alors, dit-il, presque comme un défi. « Tu fais quoi ? Tu veux jouer les bons garçons et retourner sagement chez papa-maman ? »
Je ne répondis pas tout de suite. Il savait que je savais qu'il se moquait. Mais derrière le sourire, sa voix était plus grave, presque rauque.
— Ou bien, continua-t-il en se penchant légèrement vers moi, « tu restes et on passe à quelque chose d'un peu plus... adulte. »
Je le regardai, le visage ouvert, mais le ventre tendu. Il avait cette façon de me parler comme s'il n'attendait pas vraiment de réponse. Comme s'il m'avait déjà lu, déjà déshabillé du regard trois fois.
— T'as quoi, dans ce ‘un peu plus adulte' ?
Il esquissa un sourire plus large, presque carnassier.
— Quelques bouteilles que je garde au frais, au fond de la cave. Du rhum. Du whisky. Et... un peu de tout ce que les bons garçons ne boivent pas.
Je mordis doucement ma lèvre inférieure, sans le quitter des yeux.
— Et toi, tu veux que je sois lequel ? Le bon garçon ? Ou... l'autre ?
Il s'approcha lentement, puis s'arrêta à peine à un mètre de moi. Son regard ne laissait plus de place au doute.
— J'ai jamais été fan des gars qui rentrent. Ceux qui se font rentrer dedans, par contre...
Il s'éloigna sans attendre ma réponse, comme s'il l'avait déjà eue. Il disparut quelques secondes derrière une porte que je reconnus comme menant à la cave, et revint avec une bouteille sombre entre les mains.
— Rhum arrangé maison, dit-il, l'air fier. « À base de vanille, cannelle et quelques trucs que je préfère pas lister si je veux pas te faire fuir. »
Je le regardai verser deux petits verres. L'odeur était chaude, épaisse, presque sucrée, avec une note brûlante qui montait déjà à la tête.
— Tu prépares ça pour tes invités réguliers ? demandai-je, un peu pour tester, un peu pour provoquer.
Il leva les yeux vers moi, longuement.
— Pas vraiment. Mais là, c'est... une occasion spéciale.
Je portai le verre à mes lèvres. Une gorgée. Le feu glissa contre ma langue, descendit lentement. Il ne quittait pas mon regard.
— Et donc ? Là-bas, t'as baisé combien de mecs ? demanda-t-il, sans détour.
(J'avais fait mon coming out à Pierre à l'âge de 14 ans, ses parents en avaient été informés peu de temps après et avaient toujours été plus qu'adorables.)
Je faillis m'étrangler, mais je posai mon verre doucement, sourire aux lèvres.
Je faillis m'étrangler, mais je posai mon verre doucement, sourire aux lèvres.
— Tu veux une moyenne mensuelle ou une estimation globale ?
Il rit, grave, bas, presque guttural.
— Je veux des détails. Les pires. Les meilleurs. Ceux qui t'ont marqué.
Je me calai un peu mieux dans le canapé tout en me redressant afin d'augmenter ma cambrure, cette fois-ci volontairement. Mes yeux étaient rivés sur lui.
— Tu veux savoir si j'ai pris ? Si j'ai donné ? Si j'ai crié ?
Il hocha lentement la tête, sans sourire cette fois.
— Je veux savoir comment tu réagis quand on te prend vraiment. Ce que t'aimes. Ce qui t'fait perdre le contrôle.
Il s'était rapproché sans que je le voie venir. Son genou frôlait presque le mien. L'air était dense. Le silence, épais. Il approcha sa main de mon dos d'une manière presque possessive. Il la posa à l'entrée de mon short sans manifester aucun signe de surprise, je pouvais donc en déduire qu'il avait vu le jockstrap depuis le début. Il se pencha légèrement, le verre suspendu à deux doigts.
Il m'embrassa. Rien de doux. Dominateur. Masculin. Sa main m'attrapa par la nuque, sa bouche s'imposa, exigeante, sûre. J'ouvris les lèvres sans réfléchir. Il en profita aussitôt. Sa langue entra, trouva la mienne, la domina, comme s'il la cherchait depuis des mois.
— Ça fait des années que j'attends ça, tu sais ? J'ai toujours adoré ton côté garçon sage... mais je vois que tu l'as un peu mis de côté, non ?
Je me mis à gémir en guise de réponse. C'est vrai, je ne m'étais jamais autorisé à penser à Laurent de cette manière, surtout à cause de Pierre. Mais il aurait fallu être aveugle pour passer à côté de son charme. Enivré par l'alcool et par l'atmosphère lourde qui avait régné entre nous toute la soirée, je décidai de ne pas être le garçon sage, pour une fois.
Il me prit par les hanches et me fit monter sur lui. C'était fou, la vitesse à laquelle il m'avait fait me sentir à lui. Je continuais à l'embrasser, ou plutôt, je me laissais embrasser, dominé, pris, pendant que je me frottais à lui, le bassin en rythme sur sa queue dure sous le tissu.
Je n'avais plus qu'un seul objectif : le sentir en moi, jusqu'au fond. Tout mon corps criait cette envie. Et je savais qu'il allait me la donner.
Il me prit par les hanches et me fit monter sur lui. C'était fou, la vitesse à laquelle il m'avait fait me sentir à lui. Je continuais à l'embrasser, ou plutôt, je me laissais embrasser, dominé, pris, pendant que je me frottais à lui, le bassin en rythme sur sa queue dure sous le tissu.
Je n'avais plus qu'un seul objectif : le sentir en moi, jusqu'au fond. Tout mon corps criait cette envie. Et je savais qu'il allait me la donner.
Ses mains quittèrent mes hanches pour descendre vers l'arrondi de mes fesses, puis s'attarder contre mon intimité peu couverte.
— Jockstrap, hein ? murmura-t-il, la voix grave, presque rauque. « Tu savais ce qui allait se passer depuis le début, avoue. Toi aussi, tu me voulais depuis des années... petite chienne. »
La violence de ses mots, le contraste entre son calme apparent et cette crudité soudaine, font naître en moi une chaleur nouvelle, brutale, presque déroutante. Je ne répondis rien. À la place, je me redressai lentement, planté face à lui, et retirai mon t-shirt d'un geste fluide. Mon short glissa à mes chevilles, et je restai là, simplement vêtu de ce jockstrap noir, tendu, provocant.
Son regard me dévora sans retenue, un mélange de désir brut et d'autorité tranquille.
Son regard me dévora sans retenue, un mélange de désir brut et d'autorité tranquille.
— J'avais donc pas tort sur toi. T'es bien une petite chienne, souffla-t-il, ses yeux ancrés dans les miens, lourds d'un pouvoir qu'il n'avait plus besoin d'exercer à voix haute.
Il se leva à son tour, sans me lâcher du regard, puis fit tomber sa chemise, son short, et enfin son caleçon. Il se tenait là, nu, immense, prêt. Sa queue, déjà dure, était à la hauteur de l'image que je m'étais toujours interdit de fantasmer. Longue, épaisse, veinée, imposante au point d'en paraître irréelle. Un filet de présperme coulait lentement de son gland jusqu'à sa cuisse, dessinant une ligne luisante sur sa peau chaude.
— Mets-toi à genoux, dit-il enfin, la voix calme, posée, comme une évidence qu'il n'avait jamais douté de voir se réaliser. « Et suce salope. »
J'étais encore sonné par la manière dont il m'arrachait à mon propre souvenir de nous deux. J'étais Lucas, le gentil voisin, celui qu'on voyait grimper dans les arbres, celui qu'il taquinait en traversant la haie. Mais là, dans cette pièce, face à lui, je n'étais plus que sa chose, offerte, à genoux devant lui, le cœur battant, la bouche entrouverte, sa « salope ». Et pourtant, rien d'humain n'aurait pu m'empêcher de me pencher pour goûter à ce qu'il m'offrait.
Mes genoux touchèrent le tapis dans un bruissement étouffé. Face à lui, nu, droit, sa main vint lentement se poser à la base de sa grosse queue bien dure, comme pour me montrer où commencer, comme pour souligner ce qu'il attendait de moi, sans avoir besoin d'en dire plus. Je le regardai une dernière seconde, cherchant encore un reste de timidité, de retenue. Il n'y en avait plus. À cet instant, il n'y avait plus de doute, plus d'hésitation. Juste cette chaleur dans mon ventre, ce besoin dans ma gorge, ce vertige délicieux de tout lui offrir.
Ma bouche s'ouvrit et je le pris entre mes lèvres, lentement, laissant sa longueur glisser sur ma langue, m'emplir centimètre après centimètre. Il était brûlant, palpitant, lourd, vivant. Son goût m'envahit aussitôt, mélange de sel, de peau, de désir contenu. C'était la meilleure bite que j'avais jamais goûtée.
Laurent poussa un long souffle par le nez, sa main venant se poser à l'arrière de ma tête, ferme, mais mesurée. Il ne guidait pas. Il possédait. Et moi, je me laissais faire, happé, soumis à cette sensation nouvelle d'être à lui, entièrement.
Je l'aspirais, le savourais, l'explorais. Mes mains sur ses cuisses, mes joues creusées, ma respiration courte. Il gérait le rythme, me laissait reprendre mon souffle parfois, puis revenait, plus profond, plus lent, plus sûr jusqu'à me faire faire gorge profonde sur gorge profonde. Ma salive tapissait mon menton et mes larmes faisaient briller mes joues.
Laurent poussa un long souffle par le nez, sa main venant se poser à l'arrière de ma tête, ferme, mais mesurée. Il ne guidait pas. Il possédait. Et moi, je me laissais faire, happé, soumis à cette sensation nouvelle d'être à lui, entièrement.
Je l'aspirais, le savourais, l'explorais. Mes mains sur ses cuisses, mes joues creusées, ma respiration courte. Il gérait le rythme, me laissait reprendre mon souffle parfois, puis revenait, plus profond, plus lent, plus sûr jusqu'à me faire faire gorge profonde sur gorge profonde. Ma salive tapissait mon menton et mes larmes faisaient briller mes joues.
— Voilà... juste comme ça, souffla-t-il, sa voix grave tremblant à peine. « Regarde-toi. T'es magnifique. »
Je le regardai en relevant les yeux, sa queue encore à moitié dans ma bouche, et je vis dans son regard une fierté nouvelle, quelque chose de possessif, d'admiratif et de sauvage à la fois.
Il se retira lentement, dans un claquement humide, puis m'attrapa par les bras pour me relever, me colla contre lui et m'embrassa à pleine bouche, sans filtre, goûtant sa propre saveur sur ma langue. Il me pressait contre lui, sa main descendant dans mon dos, s'arrêtant juste au-dessus du jockstrap encore en place.
Il murmura contre mes lèvres, entre deux respirations :
Il se retira lentement, dans un claquement humide, puis m'attrapa par les bras pour me relever, me colla contre lui et m'embrassa à pleine bouche, sans filtre, goûtant sa propre saveur sur ma langue. Il me pressait contre lui, sa main descendant dans mon dos, s'arrêtant juste au-dessus du jockstrap encore en place.
Il murmura contre mes lèvres, entre deux respirations :
— Maintenant, tourne-toi.
Je me retournai sans un mot, poussé autant par sa voix que par cette tension dans mon ventre qui ne me lâchait plus. Face au dossier du canapé, je posai mes mains sur l'assise, le dos cambré naturellement, les jambes écartées juste ce qu'il fallait. Mon jockstrap tendait la peau de mes fesses, les rehaussait, les offrait. Je l'entendis se rapprocher dans mon dos, son souffle tout près, sa main chaude glissant sur la courbe de mes reins.
Il fit glisser le tissu en un geste lent, précis, comme s'il voulait savourer chaque centimètre qu'il découvrait. Le jockstrap descendit le long de mes cuisses, s'arrêta à mes genoux. J'étais complètement exposé, et lui ne disait rien. Il regardait. Il prenait son temps.
Puis, sans un mot, il se redressa légèrement, attrapa quelque chose posé discrètement sur le bord de la table basse. Un petit objet noir, métallique, que je ne reconnus pas tout de suite. Ce n'est qu'au moment où il le fit glisser dans sa main, lentement, presque machinalement, que je compris.
Une cage de chasteté.
Je me retournai légèrement, le regard figé sur l'objet.
Puis, sans un mot, il se redressa légèrement, attrapa quelque chose posé discrètement sur le bord de la table basse. Un petit objet noir, métallique, que je ne reconnus pas tout de suite. Ce n'est qu'au moment où il le fit glisser dans sa main, lentement, presque machinalement, que je compris.
Une cage de chasteté.
Je me retournai légèrement, le regard figé sur l'objet.
— C'est... pour moi ? murmurai-je, incapable de masquer la tension dans ma voix.
Laurent leva les yeux, son visage parfaitement calme.
— Évidemment que c'est pour toi.
Je restai figé, les mots coincés au bord de la langue. Mon cœur battait plus fort. Pas à cause de la peur. Mais de quelque chose de plus trouble. De plus profond.
Il s'agenouilla derrière moi, son corps pressé contre le mien, et posa la cage sur le canapé, juste à côté de ma main.
Il s'agenouilla derrière moi, son corps pressé contre le mien, et posa la cage sur le canapé, juste à côté de ma main.
— Tu crois que j'ai rien vu, toutes ces années ? T'as toujours eu besoin d'être tenu. De pas tout contrôler.
Sa voix était posée, presque douce. Mais ce qu'il disait me retournait. J'avais grandi en voyant Laurent comme un homme simple, solide, droit. Un père de substitution presque. Un hétéro, marié, viril, terrien. Et là, il était derrière moi, nu, une cage à la main, prêt à m'enfermer dans une soumission que je n'avais même jamais osée fantasmer.
Mon esprit s'emballait. Mille questions me traversaient. Pourquoi avait-il ça ? Depuis quand ? Pour qui avant moi ? Et surtout : pourquoi est-ce que je ne reculais pas ?
Il se pencha à mon oreille, sa voix plus grave encore.
Mon esprit s'emballait. Mille questions me traversaient. Pourquoi avait-il ça ? Depuis quand ? Pour qui avant moi ? Et surtout : pourquoi est-ce que je ne reculais pas ?
Il se pencha à mon oreille, sa voix plus grave encore.
— T'as pas besoin de répondre. Ton corps a déjà dit oui.
Ses doigts fermes prirent mon sexe encore tendu, le plièrent lentement vers le bas, puis refermèrent la cage sur moi avec une précision cruelle, comme s'il enfermait définitivement ce qui ne m'appartenait déjà plus.
Ses doigts vinrent effleurer mon ouverture, encore timide, presque tremblante sous son contact. Il la caressa du bout de l'index, lentement, comme pour sentir à quel point j'étais déjà tendu, déjà prêt. Puis, sans un mot, je l'entendis se pencher un peu plus. Un bruit bref, suivi de la sensation chaude, humide, de sa salive qui atterrit directement là, entre mes fesses.
Il cracha de nouveau, avec plus de poids cette fois, comme pour marquer, pour préparer, mais surtout pour posséder. Sa main glissa pour étaler le liquide, insister, faire pénétrer son empreinte avant même que son corps ne le fasse. Il rentra en moi un doigt, puis deux, puis trois. Mon souffle s'accéléra. Je n'avais plus rien à dire. J'étais déjà entièrement à lui, frustré, encagé, brûlant d'un plaisir que je ne pouvais pas atteindre, mais que lui contrôlait entièrement.
Il cracha de nouveau, avec plus de poids cette fois, comme pour marquer, pour préparer, mais surtout pour posséder. Sa main glissa pour étaler le liquide, insister, faire pénétrer son empreinte avant même que son corps ne le fasse. Il rentra en moi un doigt, puis deux, puis trois. Mon souffle s'accéléra. Je n'avais plus rien à dire. J'étais déjà entièrement à lui, frustré, encagé, brûlant d'un plaisir que je ne pouvais pas atteindre, mais que lui contrôlait entièrement.
— T'es prêt pour moi ? souffla-t-il, tout près de mon oreille, sa voix chaude et basse, comme une promesse.
Je ne répondis pas. Je n'en avais pas besoin. Mon corps avait déjà parlé. Et s'il m'avait volé ma liberté, il m'avait aussi offert ce vertige que je n'aurais jamais osé chercher seul. Je le sentis se placer, une main sur ma hanche, l'autre guidant sa queue contre moi. Le premier contact me coupa le souffle. Il frotta lentement son gland contre mon entrée, la chaleur, la taille, la pression me firent vaciller.
— Oh putain baise-moi Laurent.
Et puis il poussa.
Doucement. Mon trou s'ouvrit sous lui, lentement, comme s'il n'attendait que ça. Je gémis, un son brut, étranglé, que même la cage n'aurait pu retenir. Il entra centimètre après centimètre, large, épais, implacable, et moi je le prenais tout, sans pouvoir me distraire, sans pouvoir me toucher. Toute mon excitation était piégée, battante, douloureuse derrière le métal, et c'est précisément ce qui rendait chaque seconde plus intense encore.
Il se figea une fois enfoncé jusqu'au bout, les deux mains accrochées à mes hanches, son souffle court, contrôlé.
Doucement. Mon trou s'ouvrit sous lui, lentement, comme s'il n'attendait que ça. Je gémis, un son brut, étranglé, que même la cage n'aurait pu retenir. Il entra centimètre après centimètre, large, épais, implacable, et moi je le prenais tout, sans pouvoir me distraire, sans pouvoir me toucher. Toute mon excitation était piégée, battante, douloureuse derrière le métal, et c'est précisément ce qui rendait chaque seconde plus intense encore.
Il se figea une fois enfoncé jusqu'au bout, les deux mains accrochées à mes hanches, son souffle court, contrôlé.
— Putain... t'es parfait comme ça. Verrouillé, rempli... Je t'aime Lucas.
— Je... je t'aime aussi Laurent.
— Je... je t'aime aussi Laurent.
Puis il bougea. Lentement d'abord, pour me laisser encaisser, puis plus fort, plus profond, plus rythmé. Chaque coup m'ébranlait. J'étais incapable de résister, incapable de soulager la pression dans la cage. J'étais entièrement à lui, et il le savait. Il le sentait.
J'étais à lui. Prisonnier. Et c'était précisément ça qui me faisait perdre pied.
J'étais à lui. Prisonnier. Et c'était précisément ça qui me faisait perdre pied.
— Oh putain oui c'est bon, baise-moi pap-...
Un gémissement m'échappa, plus aigu que les autres, alors qu'il m'enfonçait encore plus profondément. Mon corps était à la limite, pris, étiré, consumé. Mon front collé contre l'assise, je n'étais plus que souffle, bruit, chair.
Et dans un sanglot de plaisir, c'est sorti. Involontaire. Brut.
Et dans un sanglot de plaisir, c'est sorti. Involontaire. Brut.
Le « mot » claqua dans l'air comme un coup de tonnerre étouffé. J'ouvris aussitôt les yeux, figé, les joues brûlantes de honte. Mon corps se raidit instinctivement, mais Laurent ne s'arrêta pas. Au contraire.
Je voulais me justifier, bredouiller quelque chose, mais je n'y arrivais pas. Le silence derrière moi me paraissait immense, assourdissant.
Et puis sa main glissa lentement sur mon dos, jusqu'à ma nuque, qu'il pressa avec une douceur inattendue.
Je voulais me justifier, bredouiller quelque chose, mais je n'y arrivais pas. Le silence derrière moi me paraissait immense, assourdissant.
Et puis sa main glissa lentement sur mon dos, jusqu'à ma nuque, qu'il pressa avec une douceur inattendue.
— Hé... murmura-t-il en se penchant un peu. « Regarde-moi. »
Je tournai la tête, à moitié, le souffle court, les yeux fuyants.
Son regard était calme. Sûr. Il souriait. Pas moqueur. Serein. Presque fier.
Son regard était calme. Sûr. Il souriait. Pas moqueur. Serein. Presque fier.
— Tu crois que ça me dérange ? souffla-t-il. « T'as aucune idée de ce que ça me fait, d'entendre ça. »
Il ne ralentissait pas. Au contraire, il accélérait, comme s'il sentait que mon corps lâchait ou que j'allais craquer sous le poids de cet accident, que je n'étais plus qu'un point de tension suspendu à sa queue, à son souffle, à ses ordres. Sa main toujours ancrée à ma nuque, il me tenait incliné, plié, parfaitement offert, et ses coups devenaient plus profonds, plus secs, plus impitoyables.
— Tu peux continuer de m'appeler papa si tu veux mon chéri.
J'aurais voulu parler, supplier, gémir plus fort, mais tout ce qui sortait de ma bouche, c'étaient des halètements brisés, des râles noyés dans le plaisir. Mon sexe coulait déjà dans ma cage, tendu, frottant contre le tissu du canapé à chaque va-et-vient. J'étais au bord, prêt à exploser, sans qu'il n'ait eu besoin de me toucher une seule fois. Je n'avais jamais connu ces sensations auparavant, mon cul me faisait plus de bien que je pensais possible et ma bite me criait de la libérer.
Il me tira un peu plus vers lui, m'arracha un cri, et se pencha jusqu'à coller sa bouche à mon oreille.
Il me tira un peu plus vers lui, m'arracha un cri, et se pencha jusqu'à coller sa bouche à mon oreille.
— Tu vas jouir, hein ? Comme la petite salope que t'es.
Il me baisa plus fort encore, et mon corps céda. Mon orgasme me traversa d'un coup sec, incontrôlable, presque douloureux. Je me déversai sans un mot, les jambes tremblantes, les muscles contractés jusqu'à l'épuisement, le cœur battant au bord de la peau. Je n'avais pas joui de la bite, mais du cul. Une première.
Mais lui ne s'arrêta pas heureusement.
Il me tenait toujours, enfoncé jusqu'au bout, les mains serrées sur mes hanches comme s'il allait me briser. Et puis je le sentis. Sa respiration s'emballa, son bassin se bloqua contre moi, et il grogna violemment, la voix éteinte dans ma nuque.
Mais lui ne s'arrêta pas heureusement.
Il me tenait toujours, enfoncé jusqu'au bout, les mains serrées sur mes hanches comme s'il allait me briser. Et puis je le sentis. Sa respiration s'emballa, son bassin se bloqua contre moi, et il grogna violemment, la voix éteinte dans ma nuque.
— Regarde-toi, souffla-t-il entre ses dents. « T'es né pour ça. Pour te faire baiser comme ça. »
Il jouit en moi dans un râle rauque, tout en puissance contenue, les mains plaquées à mes hanches comme pour m'ancrer à lui. Je sentis la chaleur se répandre en moi, lente, profonde, marquante. Il resta immobile un instant, le souffle heurté, son front posé contre ma nuque. Puis il se redressa lentement.
— J'en avais besoin.
Je crus qu'il allait me garder là, contre lui, mais au lieu de ça, il se recula. En silence, il se rhabilla — attrapa son caleçon, remonta son short, referma sa chemise sans vraiment me regarder. Il n'y avait rien d'agressif dans ses gestes, mais quelque chose, dans cette vitesse presque mécanique, me serra un peu la gorge.
Je me sentis soudain très nu. Très offert. Et toujours en cage.
Il leva les yeux vers moi, et comme s'il avait perçu ce que je ressentais, il s'approcha à nouveau, plus lentement cette fois. Ses doigts glissèrent jusqu'à l'anneau, puis il déverrouilla doucement la cage, sans un mot. Le froid du métal quittant ma peau me fit frissonner.
Il me regarda, un souffle d'amusement dans les yeux, mais aussi quelque chose de plus tendre, de plus ancré.
Je me sentis soudain très nu. Très offert. Et toujours en cage.
Il leva les yeux vers moi, et comme s'il avait perçu ce que je ressentais, il s'approcha à nouveau, plus lentement cette fois. Ses doigts glissèrent jusqu'à l'anneau, puis il déverrouilla doucement la cage, sans un mot. Le froid du métal quittant ma peau me fit frissonner.
Il me regarda, un souffle d'amusement dans les yeux, mais aussi quelque chose de plus tendre, de plus ancré.
— T'as été bon, murmura-t-il simplement, avant de descendre à genoux.
Je n'eus pas le temps de dire quoi que ce soit. Sa bouche se posa sur ma bite toute flasque encore traumatisée par la cage. Ce n'était plus un jeu de pouvoir. C'était une offrande. Un soin. Une reprise en main.
Je me laissai faire, le souffle court, les mains perdues dans ses cheveux, les hanches encore lourdes du souvenir de lui. Il ne parlait pas. Il me prenait, encore. Mais autrement.
Il réussit à me refaire durcir, à vrai dire rien qu'à le regarder j'aurais pu exploser en 30 secondes. Je tenais à faire bonne impression tout de même et je l'ai donc laissé s'occuper de moi pendant une dizaine de minutes, après quoi j'ai éjaculé dans sa bouche, ce qu'il a tout avalé.
Je me laissai faire, le souffle court, les mains perdues dans ses cheveux, les hanches encore lourdes du souvenir de lui. Il ne parlait pas. Il me prenait, encore. Mais autrement.
Il réussit à me refaire durcir, à vrai dire rien qu'à le regarder j'aurais pu exploser en 30 secondes. Je tenais à faire bonne impression tout de même et je l'ai donc laissé s'occuper de moi pendant une dizaine de minutes, après quoi j'ai éjaculé dans sa bouche, ce qu'il a tout avalé.
— T'en avais besoin toi aussi visiblement... s'exclama-t-il en pouffant de rire.
Une fois qu'il eut fini, il resta un instant devant moi, à genoux, son souffle encore irrégulier, sa bouche contre ma peau chaude. Puis il se releva, lentement, et tendit la main vers moi.
Je la pris sans réfléchir.
Sa paume était large, calleuse, ferme. Il m'attira doucement vers lui pour m'aider à me redresser, puis sans un mot, commença à me rhabiller. Il fit glisser mon t-shirt par-dessus ma tête, enfila mon jockstap en s'attardant sur mes fesses galbées et rouges, remonta lentement mon short noir et tapota ma hanche d'un geste presque paternel pour bien le replacer. C'était étrange, presque pudique, mais infiniment intime. Comme s'il refermait une boucle.
Je ne disais rien. Je le laissais faire.
Il se détourna un instant pour récupérer son verre. Son rhum arrangé, oublié sur le comptoir. Il le porta à ses lèvres, me fixa par-dessus le bord, puis le vida cul sec d'un trait, comme un point final.
Je la pris sans réfléchir.
Sa paume était large, calleuse, ferme. Il m'attira doucement vers lui pour m'aider à me redresser, puis sans un mot, commença à me rhabiller. Il fit glisser mon t-shirt par-dessus ma tête, enfila mon jockstap en s'attardant sur mes fesses galbées et rouges, remonta lentement mon short noir et tapota ma hanche d'un geste presque paternel pour bien le replacer. C'était étrange, presque pudique, mais infiniment intime. Comme s'il refermait une boucle.
Je ne disais rien. Je le laissais faire.
Il se détourna un instant pour récupérer son verre. Son rhum arrangé, oublié sur le comptoir. Il le porta à ses lèvres, me fixa par-dessus le bord, puis le vida cul sec d'un trait, comme un point final.
— Allez, viens.
Il revint vers moi, passa ses bras autour de ma taille, et sans me laisser le temps de poser une objection, me souleva. Facilement. Comme si je ne pesais rien. Mon corps se détendit instinctivement contre le sien, tête contre son épaule, jambes relâchées autour de ses hanches, une position presque enfantine.
Il sentait le sexe, le lin, le rhum. Sa poitrine contre mon torse, le souffle de ses pas réguliers, le calme dans son silence, tout me donnait l'impression d'avoir été capturé, mais sans violence. Comme si j'avais fini par me laisser tomber dans une évidence.
Il m'emporta jusqu'à sa chambre et me laissa tomber sur le lit.
Il sentait le sexe, le lin, le rhum. Sa poitrine contre mon torse, le souffle de ses pas réguliers, le calme dans son silence, tout me donnait l'impression d'avoir été capturé, mais sans violence. Comme si j'avais fini par me laisser tomber dans une évidence.
Il m'emporta jusqu'à sa chambre et me laissa tomber sur le lit.
[...]
Il est 7h du matin.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()