Réel
Trans & QIA+
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La révélation de Nadia — Chapitre 2 · Mon homme ou la confession d’une soumise amoureuse
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteure
La révélation de Nadia
Chapitre 2 · Mon homme ou la confession d’une soumise amoureuse
Mon homme ou la confession d'une soumise amoureuse.
Je voudrais vous parler de lui, MON homme, mon maître, mon amant, mon époux ! Celui que j'aime et qui m'a aidé à devenir celle que je suis aujourd'hui. Vous raconter comment et ou je l'ai rencontré, comment il m'a parmi de prendre courage et d'aborder la vie tel que j'aurai toujours dû le faire... Et cette rencontre, et bien c'était dans un donjon il y à plus de 12 ans maintenant. Oh bien sure, pas le donjon d'un château médiéval, non. Mais un lieu discret, feutré, aux couleurs chaudes et tamisées. Un lieu où les relations sont différentes, intimes et débridées, mais toujours respectueuses. Un lieu où les corps parlent un autre langage, obéissant à d'autres règles que l'on élabore ensemble. Et celles-ci y sont claires, les rôles y sont assumés. Lui était Maître et moi sa nouvelle cliente. Enfin "client" à l'époque, puisque je n'étais pas encore transgenre, mais un travesti occasionnel cherchant à découvrir sa nature et sa sexualité. J'étais curieuse, nerveuse, un peu trop cérébrale pour me laisser aller facilement. Mais ce soir-là, il m'a regardée comme personne ne m'avait jamais regardé avant cela. Pas comme une Femme à séduire, non pas encore, mais comme une femelle à révéler... Car, dès le départ, il a vu ma véritable personnalité et le potentiel pour la faire jaillir.
Et ce soir-là, il ne m'a pas demandé qui j'étais, il l'avait compris. Ma transformation à alors débuté. Il m'a demandé ce que je voulais, ce que je craignais, ce que j'étais prête à accepter, ce que je rêvais d'oser... Et ce que je refusais. Sa voix était calme, grave, posée. Ses gestes précis, assurés. Il ne promettait rien, il proposait. Et moi, pour la première fois, j'ai dit oui.
Et ce soir-là, il ne m'a pas demandé qui j'étais, il l'avait compris. Ma transformation à alors débuté. Il m'a demandé ce que je voulais, ce que je craignais, ce que j'étais prête à accepter, ce que je rêvais d'oser... Et ce que je refusais. Sa voix était calme, grave, posée. Ses gestes précis, assurés. Il ne promettait rien, il proposait. Et moi, pour la première fois, j'ai dit oui.
Même si cela en avait l'air, ce n'était pas un jeu. Pas pour moi. D'ailleurs nous avons signé un contrat. Je ne le savais pas encore, mais c'était là un point de rupture avec mon passé d'homme : Un basculement vers ma vie de femme. Et au cours des séances qui suivirent, il m'a montré non pas au combien je désirais être Femme, mais au combien cela était déjà inscrit en moi !
Nous avons alors entamé nos séances "spéciales", osées... Des séances de sadomasochisme. Lors de ses séances, il m'a attachée avec une lenteur presque cérémonielle, m'a bandé les yeux, m'a fait découvrir ce que c'est que de lâcher prise. Il ne m'a pas brutalisée, mais il m'a guidée. Il m'a fait sentir forte dans ma vulnérabilité. Il m'a fait me sentir belle dans ce corps trop masculin pour moi. Il m'a permit de m'abandonner à moi-même. Il m'a donné tant de formes de plaisirs, heureuse dans les caresse comme dans la douleur. Ces mains étaient celle d'un Mâle qui parcourait mon corps de femelle en devenir. Il m'a façonnée telle une statue antique, à fait de moi sa muse, son œuvre. Et quand un jour, avec mon consentement, il m'a prise, ce n'était pas que pour me posséder, moi Nadia la femme qu'il avait fait jaillir de ce corps d'homme, mais c'était pour me révéler, ponctuer mon voyage vers moi-même.
Nous avons alors entamé nos séances "spéciales", osées... Des séances de sadomasochisme. Lors de ses séances, il m'a attachée avec une lenteur presque cérémonielle, m'a bandé les yeux, m'a fait découvrir ce que c'est que de lâcher prise. Il ne m'a pas brutalisée, mais il m'a guidée. Il m'a fait sentir forte dans ma vulnérabilité. Il m'a fait me sentir belle dans ce corps trop masculin pour moi. Il m'a permit de m'abandonner à moi-même. Il m'a donné tant de formes de plaisirs, heureuse dans les caresse comme dans la douleur. Ces mains étaient celle d'un Mâle qui parcourait mon corps de femelle en devenir. Il m'a façonnée telle une statue antique, à fait de moi sa muse, son œuvre. Et quand un jour, avec mon consentement, il m'a prise, ce n'était pas que pour me posséder, moi Nadia la femme qu'il avait fait jaillir de ce corps d'homme, mais c'était pour me révéler, ponctuer mon voyage vers moi-même.
Je garde un si bon souvenir de ce premier coït. Un coït anal bien évidement, puisque je ne peu lui offrir que mon anus ou ma bouche pour le satisfaire, mais un coït qui, s'il fut au départ douloureux, a été à la fois si intense et important pour moi : une renaissance en tant que femme !
Et ne vous y trompez pas, j'y suis revenue. Plusieurs fois. Toujours avec cette même excitation, ce même vertige pour obtenir ce plaisir physique, cette satisfaction mentale et... Être avec lui tout simplement. Il avait d'ailleurs déjà compris que j'avais développé de forts sentiments pour lui, ce petit jeune de 10 ans de moins que moi, qui me faisait tant me sentir moi, me sentir Femme ! Et puis, un jour, il m'a proposé un café. Pas dans le donjon ! Non, au dehors. En plein jour aux yeux de tous. Moi en femme, dans la rue, avec lui. D'abord peureuse mais si heureuse et fière ! J'voue qu'au départ, je ne savais pas comment le regarder sans les codes, sans les cordes, sans les rôles. Mais il m'a souri, simplement, et j'ai su que quelque chose avait changé entre nous.
Nous avons commencé à nous voir ailleurs qu'au donjon. Même si nous y "jouons" toujours avec la même intensité. Nous avons commencé à rire, à parler, à nous découvrir sans cuir ni chaînes. Et j'ai compris que derrière le Maître, il y avait un homme. Un homme drôle, tendre, gourmand de vie. Oui, dix ans plus jeune que moi, mais tellement plus sûr de lui. Il ne cherchait pas à me dominer dans la vie. Il me respectait, m'écoutait, m'admirait même, tout en restant ce qu'il est au fond de lui : exigeant, intense, magnétique. Et lui, il me trouvait "belle", douce, désirable ...
Depuis ce jour, je ne suis plus sa cliente, mais sa "petite amie", sa "meuf" comme il aime le dire. J'ai rencontré ses amis, sa famille comme n'importe quelle autre femme. J'ai alors décidé de le suivre dans sa vie, de tout quitter pour lui et de vivre ma vie de femme, SA femme, car depuis, nous sommes mariés. Et chaque jour, je le remercie d'avoir osé me regarder comme il l'a fait ce premier soir.
Mais lui, comment est-il ? Croyez-moi sur parole car ce ne sont pas que les yeux de l'amour qui parlent : d'autres femmes le disent aussi Grrrrrr ! (*perceptible jalousie*). Et bien, il est grand, musclé, solide. Son corps est une promesse de plaisir autant à regarder, toucher du bout des doigts ou, à sentir quand il est allonger sur mon corps, lors de nos ébats. Quand il entre dans une pièce, c'est un chat, un tigre, un lion ! Il a cette manière de se mouvoir, lente, contrôlée, comme un fauve qui sait et maîtrise sa puissance, son aura. J'aime ses bras puissants qui sont mon refuge, ses mains fermes mais aussi douces qui me font me sentir Femme quand elles me touchent. J'aime son torse glabre à la peau tendue sur ses pectoraux que j'aime tant caresser. J'aime sa stature de mâle et il le sait. Il sait exactement comment me faire plier, comment me faire supplier, comment me faire jouir. Et il le fait avec une précision qui frôle l'obsession.
Car, comme je l'ai dit plus haut, notre relation est spéciale car basée sur sa domination, sur ma soumission. Mais aussi sur ma douleur... Il aime me voir nue, offerte, vulnérable. Il me fait m'agenouiller, me fait attendre, me fait trembler. Avec ses mains, des "jouets", des mots il transforme le moment en extase, en tourbillons de plaisir ou de douleur. Il me parle à voix basse, me donne des ordres que je reçois pourtant comme des caresses. Il me pousse dans mes retranchements, mais toujours avec cette attention féroce, cette tendresse brute. Il ne me fait jamais mal, il me fait fondre.
Et moi, je l'aime comme une affamée. Je le veux tout le temps, que ce soit son corps, son âme. Je le désire même quand il ne le faut pas, quand me fait rire, quand nous marchons dans la rue, quand il cuisine en caleçon ou quand il me serre contre lui pour dormir. Son corps est une drogue, MA drogue. Ses épaules, ses cuisses, son torse, son beau sexe : je les connais par cœur, mais je ne m'en lasse jamais. Il me prend comme on prend ce qui nous appartient, quand il le veux, comme il le veux, mais il me regarde comme si j'étais un miracle. Et pour moi il a raison, je suis le fruit d'un miracle, SON miracle, celui qu'il a réalisé en me révélant au autre et à moi-même...
Il est câlin, oui. Excessivement même. Il me colle, me caresse, me murmure des mots doux après m'avoir fait hurler de plaisir ou de douleur. Il me masse la dos, me couvre de baisers, me fait l'amour avec douceur, lenteur et précaution certains jours. Comme d'autres soirs, il me baise avec force et douleur. Dans ces moments-là, il me plaque contre le mur, me soulève, me prend sans un mot. Et moi, je m'ouvre, je m'abandonne, je m'offre. D'abord parce que je sais qu'il me veut et qu'il est mon maître. Mais aussi par ce qu'il me connaît, qu'il sait que j'aime qu'il me le fasse comme ça. Notre soif de sexe et de plaisir est aussi forte chez lui que chez moi... Et c'est peu dire, si vous me comprenez et ceux qui me connaissent seront d'accord. Mais nous aimons l'un et l'autre ce type de sexualité, à la fois brutale, douloureuse, virulente. Mais aussi passionnée, satisfaisante et jouissive !
Nous avons nos rituels, nos codes, basés sur notre relation sadomasochiste. Parfois, il me fait porter un collier. Parfois, il m'attache au lit. Parfois, il me fait attendre des heures avant de me toucher, d'utiliser sur moi tant d'instruments de torture mais qui m'apportent tant de plaisir. Mon corps en ressort souvent meurtri, rougie, souillé. Et moi, j'en frémis, je brûle, je fonds pour à la fin, jouir. Si certain ici pouvaient nous voir lors de nos ébats, ils en serraient certainement choqués voir effrayés ! Mais pour nous, c'est notre forme de sexualité, notre forme de prise et d'offrande de plaisir l'un pour l'autre, notre langage. Bref, notre vérité. Nous savons l'un comme l'autre qu'il m'aime et que je l'aime bien au delà de la simple sexualité.
Bien sur, nous avons aussi nos dimanches tranquilles, nos balades main dans la main, nos soirées pizza avec nos fous rires devant des séries idiotes. Nos moments tendres et câlins... Il est mon Maître et mon puissant amant, oui. Mais il est aussi mon mari attentionné, mon ami, mon complice. Comme tout époux, il connaît mes failles, mes forces et mes envies tout comme je connais les siennes. Il me respecte autant qu'il me désire. Et moi, je l'aime pour tout ça.
Attention, je ne suis pas soumise dans la vie, je ne suis soumise que dans son lit. En dehors, je suis indépendante, forte, libre. Et dans notre relation au quotidien, avec le reste du monde, nous sommes un couple lambda. Même si belle-maman se désespère de ne jamais avoir de petits enfants puisque Nadia, sa belle-fille qu'elle adore, à une queue à la place de la chatte et qu'avec 53 ans au compteur, de toute façon, il aurait été dangereux de lui en donner... (Spéciale dédicace pour toi ma tendre Martine, qui remplace ma mère qui m'a rejetée après mon coming out).
Mais avec lui, dans notre chambre, je redeviens cette femme qui lui a dit "oui" un soir dans un donjon, cette femme qui à entrouvert une porte vers elle-même, en même temps que son entrejambe d'ailleurs... Et je ne regrette rien car cet homme, mon homme, s'il est celui qui me donne tant de plaisirs vertigineux. Il est en même temps mon sauveur et mon repère, celui qui m'appel "ma chérie" chaque matin. Il est mon refuge et mon complément.
Je vous avoue sans honte que je suis à lui pour toujours, littéralement.
Je t'avoue sans honte : "Je t'aime mon Amour !"
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Commentaires ()
Merci à vous deux 😘
merci de nous donner de vos nouvelles ! mais on ne sait pas ce qu'est devenue votre épouse qui vous a quand même bien aider dans cette nouvelle vie ...
quelques lignes a son égard me semble quand même justifiées non ?