Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Escapade dans les Vosges — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Escapade dans les Vosges
Chapitre 1
Je fréquente Lucas depuis un an et demi environ. Je ne pensais pas être attirée à ce point par quelqu'un, que ce soit homme ou femme. Comme je ne pensais pas que je serais aussi active sexuellement dans une relation strictement monogame. Il faut admettre qu'il dénotait beaucoup parmi les autres garçons. Je suis un peu plus âgée que lui, j'ai vingt-quatre ans, il en a vingt.
Lucas est de taille moyenne, un mètre soixante-quinze, un physique très androgyne. Il a une superbe peau blanche, diaphane, sans défauts. Souvent, les peaux blanches peuvent donner un teint blafard ; lui, rayonne. Ses traits sont fins, mais avec des lèvres pulpeuses, de doux yeux bleu-gris, ses cheveux longs légèrement ondulés avec une teinture gris cendré, avec une touche d'argenté. Son corps est mince pourtant musclé, avec des abdominaux délicatement dessinés. Il joue de son physique androgyne pour jongler entre les genres, parfois du vernis, parfois un peu d'eye-liner, des bagues et bijoux en tout genre. Il lui arrive de porter des crop-tops par-dessus des hauts en résilles, il n'est pas rare que des inconnus l'appellent madame ou mademoiselle, avant qu'il ne soit trahi par sa voix masculine. Pour les cinéphiles, il rappelle beaucoup Bjorn Andresen dans Mort à Venise, de Visconti.
Ou, pour les fans de mangas, la comparaison avec le personnage de Griffith dans Berserk est plus qu'évidente.
Évidemment, il plaît, aux femmes comme aux hommes. Beaucoup d'hommes hétéros perdent leurs repères en lui parlant.
Évidemment, il plaît, aux femmes comme aux hommes. Beaucoup d'hommes hétéros perdent leurs repères en lui parlant.
Je l'ai rencontré grâce à des amis communs. Nous étions tous les deux étudiants dans la même université, lui en histoire de l'art et moi dans une filière littéraire. C'était un coup de foudre instantané pour moi ; outre son physique, il était drôle, cultivé, un peu artiste, plutôt introverti comme moi, mais on arrivait à discuter de tout pendant des heures. Tout s'est enchaîné très vite. Amis, puis amants, puis couple officiel. J'ai évidemment arrêté certaines activités (voir histoires précédentes). Il m'a appris à peindre, je pense à lui quand il n'est pas là, quand je lis un truc intéressant, je veux lui en parler. Souvent, les gens le décrivent comme timide et peu bavard, je ne peux m'empêcher de sourire parce que seulement moi sais à quel point il ne s'arrête jamais de parler. Bref, je suis amoureuse.
Dès le début, notre sexualité était explosive, ce qui n'était pas gagné. Je n'ai jamais été épanouie sexuellement avec quelqu'un. Lui aussi était bisexuel et le curseur plutôt orienté vers les hommes. J'étais sa première relation avec une fille depuis son premier baiser au collège, il n'avait pas d'autre expérience avec les femmes que ce bisou. Et pourtant, je n'ai jamais été aussi en phase avec quelqu'un. Rapidement, on a expérimenté, joué sur tous les registres. Douceur et tendresse le matin, sauvagerie et animalité le soir. Je l'ai tenu en laisse à mes pieds la veille comme il m'a soumise le lendemain. Les mots crus, très vulgaires, qui finissent par des « je t'aime mon cœur » très mièvres et pourtant sincères. Quand j'allais chez lui et que ses parents n'étaient pas à la maison, chaque pièce y passait. De mon côté, je vivais dans un petit studio étudiant, on a rapidement fait le tour des pièces.
Aujourd'hui, nous vivons ensemble, et chaque pièce de notre appartement a été baptisée le jour même de l'emménagement. On s'épanouit autant avec un missionnaire et des baisers tendres qu'avec des jeux plus explorateurs, des liens, des jouets, une laisse qu'on partage, un gode-ceinture... il est tantôt mon bourreau tantôt ma victime.
Je n'ai jamais été trop à l'aise avec mon physique. Je n'ai pas de défauts physiques particuliers, simplement je me trouve moyenne. On ne m'a jamais dit que j'étais jolie ou belle, à l'occasion mignonne. Non pas que je cours après les compliments, mais ça permet de savoir si on plaît ou non. Je suis plutôt grande pour une femme, je mesure un mètre soixante-dix. Je ne suis ni mince ni ronde. J'ai une petite poitrine en poire, pas de fesses. Mes cheveux sont rouge cerise depuis mes quinze ans. Ce qui m'a valu le surnom d'Ariel, la petite sirène.
Mais dans les yeux de Lucas, c'est autre chose, il me regarde comme si j'étais Vénus en personne. Je pense qu'il a posé ses lèvres sur chaque centimètre de mon corps. Soudainement, grâce à lui et à travers ses yeux, je me sentais bien quand je me voyais nue dans le miroir.
Mais dans les yeux de Lucas, c'est autre chose, il me regarde comme si j'étais Vénus en personne. Je pense qu'il a posé ses lèvres sur chaque centimètre de mon corps. Soudainement, grâce à lui et à travers ses yeux, je me sentais bien quand je me voyais nue dans le miroir.
L'aventure que je souhaite raconter s'est déroulée très récemment, pendant les premiers beaux jours du mois de mai de ce printemps. Nous avons tous les deux commencé une petite formation œnologique, le vin nous intéresse et nous avons pris un week-end de vacances en Alsace et dans les Vosges pour allier randonnée et Route des Vins. La première journée, consacrée au vin, se passait bien. Beau temps, jolis paysages, on rencontrait des vignerons, on goûtait des vins, je recrachais, car je suis la seule avec le permis de conduire, lui pas toujours quand le vin était délicieux. À la fin de la journée, très heureux mais aussi fatigués, on allait dans notre petit gîte, une ferme-auberge dans les Vosges. Un endroit tout en bois, très mignon et charmant, bien qu'un peu isolé. On pointe notre réservation avec la propriétaire des lieux, une femme plutôt âgée, fine de soixantaine à vue d'œil, qui s'occupe, avec son mari, de ce gîte.
« Et voilà votre clé. Vous êtes un charmant couple vous deux, c'est rare d'avoir des jeunes par ici.
— Merci beaucoup madame, j'imagine qu'ici ce sont plutôt des personnes plus âgées généralement ? demandais-je.
— Oui, ça me fait d'autant plus plaisir de voir votre fiancé. Des jeunes, c'est rare, mais en plus s'ils sont comme lui, c'est un plaisir à regarder.
— Oui, ça me fait d'autant plus plaisir de voir votre fiancé. Des jeunes, c'est rare, mais en plus s'ils sont comme lui, c'est un plaisir à regarder.
Elle est très cash, pensais-je. Lucas, lui, flânait dans la pièce à regarder les photos, les bibelots aux murs, il faisait semblant de ne pas entendre, mais je me doute bien qu'il a apprécié le compliment.
— Ne le lui dites pas ça, il va prendre la grosse tête après, plaisantais-je.
— Oh, il peut, la beauté a tous les droits, dit-elle en souriant vers lui.
— Oh, il peut, la beauté a tous les droits, dit-elle en souriant vers lui.
Je restais de marbre, mais une partie de moi commençait à être agacée, même si c'était une femme âgée, que Lucas est peu sensible à ces choses-là, j'étais un peu jalouse et pas beaucoup amusée par cette tentative de drague devant moi. Je coupais court à la conversation.
— Bon on va se reposer un peu dans notre chambre, merci. On prendra le petit-déjeuner ici demain matin et on ira se balader après, je ne pense pas qu'on se revoit avant le soir. »
Notre chambre était plutôt petite, mais tout me paraît grand après avoir passé quelques années en chambre étudiante. Beaucoup de bois : les meubles, les poutres apparentes au plafond, le parquet au sol. Rustique, mais chaleureux. Je m'allongeai directement sur le lit, la conduite et même en recrachant, le vin m'a fatiguée. Il s'allongea à côté de moi et on s'est mis à débriefer la journée, les vins qu'on a aimés, adorés, moins aimés, les gens, la route, le paysage... Ce qui nous a bien pris une demi-heure. Ma main s'est soudainement mise à se balader sur lui, ses cheveux, son torse et finalement sur une partie du corps que j'apprécie particulièrement. Je jouais, pressais, massais son entrejambe à travers le vêtement, je sentais sa respiration s'accélérer légèrement.
Dès qu'il commença à se raidir, je lui chuchotai à l'oreille : « Lève-toi et déshabille-toi entièrement devant moi. » Le ton n'était ni sec ni directif, mais il comprit que ce soir, c'était moi qui avais les choses en main. Il s'exécuta, il enleva son t-shirt, son pantalon. Ses jambes sont fines et épilées, ce qui accentue sa capacité à être très féminin. Encore plus quand il porte ma lingerie. Il ne restait plus que son boxer noir, serré à cause de son érection visible.
— Attends !
Je me redressai et m'approchai de lui. Je m'agenouillai devant son boxer et commençai à lui enlever avec ma bouche, un côté puis l'autre, pour le faire descendre et révéler mon jouet. Mes goûts en la matière sont assez clairs : j'aime les petites tailles, sans poils, bien droits. Et encore une fois, Lucas est mon idéal.
— Ne te retiens pas, jouis vite, sont les derniers mots que je lui dis avant d'engloutir son sexe. Je pense sincèrement exceller dans ce domaine. J'alternai entre lécher ses parties et prendre son sexe entièrement en bouche avant de faire des va-et-vient dans la gorge en le fixant dans les yeux. Sa respiration saccadée, le goût de mon homme, ses mots doux pendant que je le suçais me faisaient chavirer et je mouillais abondamment dans ma culotte. Il n'a pas tenu plus d'une minute, le sentir venir me calmait ; j'interrompis les va-et-vient et posai son sexe à l'entrée de ma bouche pour tout recueillir. Son nectar s'est mis à ruisseler dans ma bouche, quelques jets, puis se retira. J'en ai avalé un peu, mais je crachai la majorité dans ma main. Il était interloqué parce qu'il voyait bien que j'avais une idée en tête.
— Déshabille-moi, le bas en premier.
— Déshabille-moi, le bas en premier.
Il s'exécuta, d'abord ma jupe, puis ma culotte. Il voyait que je mouillais déjà beaucoup, ce qui le fit sourire. « Tu es superbe mon ange », il essaya de m'attendrir, mais non pas ce soir.
Je le poussais vers le lit pour qu'il s'allonge et je l'enfourchai, le bas du corps nu, et toujours son jus dans la main. Je commençai à étaler sa semence sur mon entrejambe, c'est à ce moment-là qu'il comprit. Je n'ai rien eu besoin de dire, une fois le sperme bien réparti, je m'approchais de son visage et il commença à lécher. Depuis que je le fréquente, je suis entièrement épilée ; je ne peux pas exiger ça de lui et ne pas le faire de mon côté. Il me dévorait, sa langue me pénétrait légèrement puis venait titiller mon clitoris, je commençais à me frotter à son visage en gémissant. J'agrippai ses cheveux, je commençais à venir.
— Lèche tout mon chéri, je t'aime.
Mince, me disais-je, le mot doux m'avait échappé, mais comment lui résister.
Je commençais à respirer fort, à gémir, je n'avais pas envie d'être discrète. Je le voyais rougir, il savait qu'on m'entendait hors de la chambre, mais ça n'arrêta pas son appétit, bien au contraire. Je finis par jouir et lâchai un dernier râle de jouissance très sonore, si personne ne nous avait entendus avant, c'était chose faite. Finalement entre le début de ma fellation et mon orgasme après son cunni, il ne s'est écoulé qu'une dizaine de minutes. Ce qui était largement suffisant pour nous épuiser après avoir eu deux beaux orgasmes. Ses lèvres mouillées de cyprine et de son propre sperme m'appelaient, on a passé dix minutes de plus à s'embrasser avant de prendre notre douche. La journée, le vin, le soleil et nos orgasmes nous ont épuisés, il ne devait pas être plus de neuf heures du soir quand on s'est allongés pour nous endormir. Tourné l'un vers l'autre, il me souriait.
— Demain tu feras moins la maligne en balade.
Un sourire chaleureux, mais plein de vice sur son visage. Un sourire que j'adore voir chez lui. Il avait un projet coquin en tête et il me tardait de le découvrir. Un dernier baiser et notre première journée se finissait.
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Commentaires ()
Ton histoire est vraie comme vous deux.
Excitante et agréable à lire.
Merci
Digne de ta première saga
Je me demande qui sera le voyeur.