Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Voisins-voisines — Chapitre 4 · Alice
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Voisins-voisines
Chapitre 4 · Alice
Alice se sentait merveilleusement bien, à moitié assoupie, nue dans sa chaise longue, après avoir divinement fait l'amour avec son petit homme dans leur cour discrète. Elle entendait vaguement Éric qui s'activait dans la maison. Une vague de tendresse pour son homme traversa son âme.
Éric… L'amant si doué. C'est cela qui l'avait d'abord séduite, son incroyable fougue au lit qui compensait… Non. Qui magnifiait sa petite taille. Jamais elle n'avait rencontré un homme aussi doué que lui pour les choses de l'amour. Un brin salace, comme elle, prêt à tout ce qui donne du plaisir sans aucune exclusive ; une endurance à toute épreuve ; une capacité à se soumettre totalement à ses caprices puis à assumer pleinement sa bravoure de mâle.
Elle avait eu bien raison de se décider à vivre avec lui, malgré ses hésitations du début. Ils étaient si mal assortis, elle la grande costaude, lui le petit maigrichon. Un maigrichon au corps bien équilibré, contrairement à elle qui s'empâtait. Elle avait fini par faire fi des « qu'en dira-t-on ? » et ne le regrettait pas. Il s'était révélé être un conjoint pratique, attentif, efficace, toujours aimant. Elle avait vite compris qu'il aimait avoir une maison parfaitement en ordre, qu'il adorait lui cuisiner des petits plats comme marque de son amour, qu'il était prêt à tout pour son bonheur quotidien. C'est si rare chez les hommes ! C'était son côté féminin à lui quand elle avait, elle, un côté si masculin, se disait-elle parfois en épousant les poncifs de la société.
Il n'avait pas d'ambition professionnelle avec son boulot régulier de bibliothécaire. Elle visait très loin dans sa carrière, prête à tout pour avoir la première place. En ce sens ils étaient opposés, donc complémentaires. Il était un cérébral se lançant dans des recherches et des exposés culturels sur des sujets très divers. Elle était une suractive fonçant tête baissée vers ses objectifs.
Elle s'en était longuement voulu d'avoir pris seule la décision d'emménager dans cette maison à la campagne. Elle savait que c'était mieux pour lui ; pareil pour elle. Mais son regard d'animal profondément blessé quand elle le lui avait annoncé l'avait marquée au fer rouge. Elle avait trop d'orgueil pour reconnaitre devant lui qu'elle n'aurait pas dû. Elle était à ce moment-là sur une mauvaise pente dans leur relation puisque de plus en plus elle l'asservissait à ses pulsions malsaines. Elle s'était corrigée depuis. Mais le mal était fait.
Une brûlure entre eux ; qui ne partirait pas. Une cicatrice.
Lui était un être simple et généreux. Elle se savait perverse, tricheuse, menteuse ; pas vis-à-vis de lui ; mais pour faire avancer sa carrière.
Il savait bien qu'avant lui, et même au début de leur relation, elle multipliait les amants. Mais il ignorait qu'elle couchait encore avec d'autres. Avec Bernard, en particulier, son patron. Stagiaire, elle avait été séduite par sa crinière déjà poivre et sel, le pétillant de ses yeux, ses manières parfaites ; un Richard Gere en plus intelligent encore. Il jouissait d'une réputation d'homme à femme. Elle s'était laissé séduire par sa grande classe ; elle lui avait tout donné dans ce bel hôtel à sa première invite.
Elle avait suffisamment su le satisfaire les fois suivantes pour qu'il l'embauche. Depuis, sa carrière avançait au gré des premiers et troisièmes jeudi midi de chaque mois où ils se retrouvaient dans une alcôve discrète pour s'aimer sans retenue. Il lui affirmait régulièrement que leur relation n'avait rien à voir avec son avancement rapide dans la société. C'était assez vrai, car il n'y avait pas réellement de favoritisme. C'était faux car ils parlaient souvent de ses dossiers qu'il surveillait comme le feu sur le lait en lui prodiguant les conseils qu'il fallait pour qu'elle aboutisse presqu'à tous les coups.
Leur relation devenait de plus en plus subtile avec le temps, au fur et à mesure que sa virilité diminuait. Avec la soixantaine il bandait de plus en plus mou. Les pilules ne pouvaient pas tout. Il en était profondément heurté, ce qui la touchait sincèrement. Vivre la décadence sexuelle de l'homme était triste. Elle exprimait tout son savoir-faire charnel pour repousser cela et rendre leurs ébats ludiques. C'était sa marque de fabrique : jouer au lit.
Jusqu'alors elle avait toujours réussi à force de douces caresses insistantes à le faire suffisamment bander pour qu'il la pénètre. Elle savait que son érection serait de courte durée. Elle le laissait déchainer en elle sa peur de débander, pour jouir de plus en plus fébrilement.
Elle aurait aimé savoir le rassurer pour qu'il dure plus longtemps. Elle se contentait de se féliciter d'être la dernière femme avec qui il se risquait à lutiner.
Dans quatre jours elle le retrouverait. Elle avait depuis longtemps décidé que s'il n'y arriverait pas elle le sucerait jusqu'à l'éjac. Ils avaient souvent joué à cela au début quand il pouvait encore jouir deux fois de suite.
La main d'Éric se posa sur l'intérieur de sa cuisse. Elle sortit de sa rêverie en souriant. L'attrapant par la nuque elle attira son visage vers le sien pour l'embrasser en susurrant « je t'aime ».
Invariablement Éric répondait « moi aussi mamours » sans se rendre compte que c'était depuis qu'elle avait annoncé sa décision autocratique de s'installer là qu'elle s'était résolue, pour se racheter, à laisser un petit peu s'exprimer son cœur. Jamais avant elle ne lui avait encore dit « je t'aime ». Elle le regarda, fouillant son âme.
— Qu'est-ce que je ferai sans toi mon petit homme ?
— L'amour avec un autre !
— Je ne te parle pas de sexe. Même si… J'aime bien notre vie, ici. Et toi ? Es-tu heureux ? Veux-tu changer ?
Le « non ! » jaillit d'un coup de ses lèvres. Elle sourit. Il lui rendit un large sourire de contentement, conscient qu'il venait de penser autant à elle qu'à Iris et à Marcus.
— Il est temps de préparer tes affaires si tu ne veux pas rater ton train, dit-il pour détourner la conversation. J'ai préparé quelques fringues, dis-moi si c'est cela que tu as envie de mettre.
— Tu es un ange. Si tu les as choisis, c'est donc eux que je porterai. Tu as un goût si sûr !
— Facile quand c'est toi qui t'achètes tes fringues ! Je suis sûr de ne pas sortir d'horreurs !
— Oui mais les assortiments, c'est toi qui les fais.
Ils se levèrent pour rentrer dans la maison. Iris qui observait la scène depuis son grenier en fut chagrinée. Cela faisait un moment qu'elle reluquait le corps généreux de sa voisine. Elle ne la trouvait pas belle ; mais désirable. Elle comprenait qu'Éric se soit épris d'elle, avec sa poitrine imposante, son ventre large mais plat qui glissait vers un pubis proéminent. Elle avait aimé voir Éric lui peloter les seins délicatement, caresser les mamelons, masser l'intérieur de ses cuisses, jouer avec son pubis pour le plus grand contentement du clitoris ainsi honoré. Elle s'imaginait être à la place d'Alice. Elle était sincèrement heureuse pour Alice quand elle regardait l'intensité de son plaisir.
Le couple entra dans la chambre, main dans la main, aussi nu l'un que l'autre. Alice apprécia son choix. Tout juste ouvrit-elle le tiroir de ses dessous, et de ses sextoys, pour sortir une petite culotte de plus « en rab, au cas où ! » et l'ajouter dans sa valise. Éric regarda dans le tiroir ouvert : le gode-ceinture y était. Il n'avait pas compris ce qui avait pu se passer quand, à son retour quelques jours plus tôt, il l'y avait revu après qu'il eut constaté son absence. Qu'avait-elle fait avec pendant son dernier déplacement ?
Cela l'avait travaillé. Il avait failli poser directement la question mais s'était retenu. Il la trompait. De quel droit pourrait-il la juger si elle avait une aventure ailleurs ? Mais que pouvait-elle bien faire avec un gode-ceinture ? S'amusait-elle à sodomiser un autre homme que lui ? Elle coupa court à sa méditation en l'entrainant sous la douche qu'ils partagèrent joyeusement.
Plus tard, à sa demande, il resta nu pour l'accompagner jusqu'à sa voiture. Ils se quittèrent après un très long baiser qui avait encore une fois eu comme effet de le faire bander. Les mains de sa femme pelotant ses fesses, ainsi qu'un doigt venant chatouiller son anus, étaient d'une redoutable efficacité sur sa virilité.
Il la salua de la main, sexe tendu. Elle lui envoya un baiser en criant « mon amour de petit homme ! ». Sa voiture disparut. Il rentra chez lui.
Deux heures plus tard il était chez Marcus, couché sur le dos, jambes relevées, en train de se faire sauvagement ramoner le rectum.
Après de puissants orgasmes, ils restèrent allongés tendrement à se masser les testicules mutuellement. Marcus raconta quelques-unes de ses rencontres un peu chaudes. La conversation déboucha sur les sextoys, accessoires mirifiques des accouplements féroces. Ils délirèrent sur ce qu'ils en avaient déjà fait ; et sur ce qu'ils pourraient encore en faire. C'est ainsi que Marcus apprit que son jeune amant se faisait déflorer par Alice à l'aide d'un gode-ceinture. Il en fut fou de joie, le félicitant mille fois de s'adonner à ce jeu si jouissif avec sa belle. Visiblement la domination-soumission était on ne peut plus normal pour cet homo venu à la gaité sur le tard, par dépit amoureux. Il aimait autant dominer que se soumettre.
Éric raconta la curieuse disparition de l'engin. Marcus ne sut quoi en penser.
Le lendemain l'allemand appela son voisin.
— Éric, je viens de voir le mari partir avec son équipement de pêche. Je le connais, j'ai l'habitude, il ne rentrera qu'à la nuit. Tu as trois bonnes heures devant toi pour t'amuser avec Iris. Vas-y, fonce. Ce soir tu es pour elle. Je m'occuperais de toi demain !
— Tu partages ton amant ?
— Si vous faites quelques minauderies dehors… Oui ! Vous êtes beaux quand vous vous aimez tous les deux. Cela m'excite. Tu ne perds rien pour attendre !
Éric raccrocha. Déjà nu il n'avait qu'à foncer chez elle. Il s'arrêta pourtant prendre une bêche et l'utilisa bruyamment entre deux rangées de melons. Elle arriva, poussa un petit cri de surprise en le voyant nu.
Iris lui offrit un beau cadeau : se faire effeuiller sensuellement. Alors que ses vêtements à elle tombait un à un au sol, elle le fit bouger en tous sens pour admirer ses petites bourses ballottantes, ses belles fesses, son sexe dressé.
C'est quand elle commença à se caresser impudiquement le bouton, jambes écartées et bassin en avant qu'il lâcha l'outil pour la rejoindre. Son sexe entra aussitôt dans le vagin gluant tandis que les seins gonflés s'écrasaient sur son torse et que leurs langues s'unirent. Les mains s'emparèrent des fesses. Le monde s'arrêta pour les amants.
Ils s'aimèrent dehors d'abord, longuement, dans des postures tellement originales qu'Iris s'offusquait sans conviction tout en jouant pleinement le jeu. Elle ne savait pas que l'appareil photo de Marcus ne cessait de crépiter.
Éric avait exhibé le corps de sa maitresse face à l'objectif. Notamment quand il s'était glissé derrière elle, une main massant un sein, l'autre passée entre les fesses pour écarter par en-dessous les grandes lèvres et exposer la vulve rosée déjà trempée de cyprine. Il avait hâte de voir le résultat en photo.
Après un orgasme quasiment simultané, Éric plongea sa langue dans le puits ensemencé. Il récoltait avidement leur nectar mélangé pour ensuite l'offrir en bouche de sa maitresse qui roucoulait de bonheur. Elle aimait autant que lui le mélange de mouille et de sperme. Il n'arrêta son goûter que lorsqu'elle fut toute propre. Ils restèrent dehors encore un bon moment, admirant le paysage, s'enlaçant, se cajolant intimement.
Iris se mit à craindre que son mari ne rentre un peu plus tôt que prévu. Éric se décida à cesser de prendre la secrète pose pour entrainer sa voisine chez lui et l'aimer avec une fougue renouvelée dans le secret de son alcôve.
Elle rentra une demi-heure avant son homme, prit une douche et s'endormit comme une masse, le corps épuisé par sa débauche d'énergie. Le mari tenta bien de la réveiller en la caressant dans le secret espoir de décharger son excitation en elle, mais elle sut éviter ce nouvel assaut.
Le lendemain Éric admira les incroyables photos prises tout en sodomisant lentement l'artiste photographe. Il n'avait rien raté de leur ébat. Sa collection de photos intimes, corps enlacés à s'aimer ou bien pris crument en solitaire, prenait des proportions gigantesques. Le petit homme fit merveilleusement jouir son amant voyeur avant d'éjaculer sur son visage extatique une épaisse semence bien blanche.
Le samedi suivant Iris invita tous ses voisins pour un apéritif barbecue. Chacun amena qui sa bouteille de vin, qui ses légumes tous frais. Iris était enchantée de les recevoir tous. Marcus, car il était vraiment sympa avec elle ; Éric, parce qu'il était fabuleux dans leurs jeux entre adultes ; Alice, car elle la trouva à nouveau très belle après avoir regardé en cachette sa plastique moelleuse nue dans la cour. Malheureusement elle avait raté les ébats marquant les retrouvailles de ses voisins. Mais voir leur nudité à chacun d'eux l'emplit quand même de joie. Et de désir.
La soirée fut particulièrement agréable pour chacun de convives. Le mari démontra qu'il pouvait être jovial. Éric passait de l'un à l'autre. Iris était très attentive, particulièrement auprès d'Alice avec qui elle discuta vraiment pour la première fois. Cette femme n'était pas aussi désagréable qu'elle l'avait pensé. Elle lui trouva du charme et un charisme doux, à rebours de l'amazone farouche qui se jetait de manière virulente dans les corps à corps bestiaux avec son petit homme.
Alors qu'Éric et le mari parlaient avec passion de culture potagère, Marcus regarda subrepticement les deux femmes parler amicalement. Ce qu'il devina lui fit comprendre bien des choses. Et lui donna des idées.
Dans la nuit Alice utilisa tempêtueusement l'anatomie virile de son petit homme pour jouir à plusieurs reprises. Éric était bringuebalé, soulevé, possédé, utilisé en tous sens par une Alice déchainée. Il s'en réjouit profondément, flatté de la mettre dans un tel état d'excitation et heureux de se soumettre à ses innombrables fantaisies.
Il sut l'honorer énergiquement avant qu'ils ne s'effondrent, épuisés, aux premières lueurs dominicales.
Ils émergèrent en début d'après-midi. Alice s'installa dans sa chaise longue pour bouquiner. Une légère brise tiède lui parcourait le corps. Elle posa ses cuisses sur les accoudoirs pour laisser l'air réconforter son minou.
Deux paires d'yeux attentifs ne perdaient rien du spectacle. Et même une troisième quand Éric arriva, admira la beauté crue, se mit à bander durement avant de s'agenouiller devant une Alice qui ne demandait que cela. Nu, cambré excessivement, les fesses tournées vers son amant, il lui fit un long cunni qu'elle apprécia particulièrement. Elle finit par jouir en laissant son foutre ruisseler dans la gorge de son petit homme. Peu après elle le fit se déplacer à sa tête pour avaler son sexe gluant de désir inassouvi et le téter jusqu'à ce qu'à son tour il lui offre son nectar savoureux.
Le mari faisait la sieste. Iris, nue, se masturbant comme une folle, connut trois orgasmes successifs en admirant d'abord la muse de son amant puis les gâteries gourmandes qu'ils s'offrirent.
Marcus, lui, se branlait dans un masturbateur de latex, totalement excité par les fesses qu'Éric prenait soin de lui présenter, les écartant pour qu'il puisse bien voir son anus. Le voyeur éjacula en rêvant d'avoir le petit phallus en bouche à la place d'Alice.
Leurs deux orgasmes n'empêchèrent pas Alice de rester nue toute l'après-midi, flattant la croupe de son homme dès qu'il passait, cherchant sans cesse à présenter sa vulve à la brise légère si agréable quand elle passait entre ses cuisses.
Leur nuit avec Éric fut encore une fois intense. Pourtant ils surent y mettre un terme à une heure raisonnable, chacun devant bosser tôt le lendemain matin.
Marcus se rendit dans un club gay où trois bougres lui passèrent dessus alors qu'il était passivement installé dans un sling. Il était en manque de sexes de bonne taille. Il fut servi.
Iris se laissa besogner par un mari à nouveau inspiré. Elle le trouva mignon dans ses efforts pour lui donner du plaisir, même s'il était à des années lumières des talents de son amant. Elle aurait préféré quelque chose de plus doux. Elle avait envie de caresses intimes et d'une langue habile. Elle eut droit à un phallus actif et un pétrissage tumultueux de sa poitrine. C'était mieux que rien.
Le lendemain matin Alice et Éric sortirent en même temps de la maison, chacun se dirigeant vers sa voiture.
Alice vit aussitôt les papiers au sol, juste devant sa portière. Elle se baissa pour les ramasser. Elle vit. Elle rougit.
Éric lui demanda ce qui se passait. Elle lui sourit en disant que « rien, tout va bien. Bonne journée mon petit homme ! ». Un « bonne journée mamours » résonna avant que la portière ne claque, qu'Éric ne démarre et qu'il parte en premier.
Alice s'assit dans l'habitacle. Elle retourna à nouveau les papiers. Des photos. Des photos d'Iris nue. Iris prise dans son jardin. Cinq photos de cette somptueuse quadragénaire prises sous des angles différents. De face, mains sur la tête, seins hauts, sublime triangle sombre posé sur des jambes légèrement écartées. De dos, un magnifique fessier bien rond. De côté, de beaux seins généreux. De dos penchée en avant à ramasser on ne sait quoi au sol, son bel abricot luisant au soleil comme s'il venait d'exulter, les parois boursouflées, la fente entrouverte, les petits poils en bataille.
Une vague de cyprine traversa le vagin d'Alice en le dilatant. Cette Iris était superbe pour son âge. Ces seins ! Cette chatte bien fournie ! Ces fesses !
Et ce regard coquin. Se savait-elle photographiée ? Probablement pas. Les photos avaient été prises au zoom. De loin. De haut. De… Alice comprit. L'éclat qu'elle avait perçu dans le regard de Marcus alors qu'elle discutait l'avant-veille avec Iris. Ce ne pouvait qu'être lui. C'était de chez lui que les photos avaient été prises. Marcus… Un aussi bel homme, célibataire. Il était homo, c'était évident. Elle s'en foutait de ses préférences sexuelles. Mais les homos qu'elle connaissait étaient tous des êtres bien plus fins et sensibles que les gros lourdauds de machos. Il avait deviné. Il avait deviné que cette femme l'avait excitée. Et même mise en feu. Un feu ardent que seul Éric avait su éteindre dans la nuit. Et encore, pas complètement…
Elle hésita. Que faire ? Elle regarda dix fois, vingt fois chaque photo. Pas de doute, elle avait une folle envie de cette femme, pourtant bien plus âgée qu'elle. Mais si agréable, si simple, au corps si pulpeux.
Marcus savait. Et alors ? Non, il ne savait rien. Il avait deviné ; supposé, plus précisément. Supposé juste, assurément. Quelle importance. C'était son secret, son secret intime. Même à Éric elle n'avait jamais rien dit sur ses pulsions saphiques. Encore moins à son patron. C'était bien mieux ainsi. Elle pouvait laisser libre cours à ses passions en toute tranquillité.
Le parfum de sa féminité avait envahi l'habitacle. Elle sentait que sa culotte était trempée. Elle aurait dû rentrer en changer. Au lieu de cela elle se contenta de prendre un mouchoir en papier, de baisser son pantalon et le sous-vêtement moite pour s'essuyer avant de se rajuster. Elle démarra. Et tout au long du chemin se perdit dans ses pensées.
Comment avouer à son petit homme que depuis deux ans elle vivait en parallèle de son couple et de sa liaison avec son patron une relation tumultueuse avec son adjointe. Rachel avait débarqué dans son service, recrutée par le boss qui évidemment rêvait de la mettre dans son lit tant la jeune femme était jolie. Mais ce fut peine perdue.
Rachel l'énerva vite, bien qu'elle reconnaisse sans difficulté ses nombreuses qualités. Un jour qu'elle avait trouvé la faille d'un dossier qui avait lui échappé, Alice l'invita de bonne grâce à diner. La conversation avait dérivé sur le boss que tout le monde savait être un chaud lapin. Avec un grand naturel Rachel affirma qu'avec elle il n'avait aucune chance puisqu'elle était lesbienne. Elle partit dans un grand éclat de rire devant l'air médusé de sa cheffe. Pour aussitôt lui dire que si elle le souhaitait, elles deux, ce serait avec plaisir.
Alice fut soufflée par son toupet. Dire son homosexualité est une chose. Proposer à sa cheffe de coucher avec elle en est une autre.
Elle déclina l'invitation.
Pourtant elle ne cessa plus d'y penser. Elle n'avait pas à proprement parlé eu d'expérience homosexuelle suivie. Mais elle avait si souvent participé à des orgies ou fréquenté des clubs libertins que oui, dans le feu de l'action, elle avait peloté des seins, léché des vulves, embrassé des femmes. Toujours avec un absolu plaisir, leur douceur contrastant avec le tumulte des phallus, parfois plusieurs à la fois, pénétrant son sexe ou sa bouche. Sa jeunesse détonnait dans ce milieu d'hommes et de femmes mûres. Elle les excitait tous et toutes. Et n'hésitait jamais à se donner complètement à qui désirait jouir de son corps.
Avait-elle envie d'une relation exclusive avec une femme ?
Rachel ne se gêna pas pour faire périodiquement des avances, sentant bien le manque de fermeté dans les réponses évasives qu'elle interprétait comme des approbations futures.
Mais cela en était resté au stade des paroles. Prudente, Rachel ne fit jamais un geste équivoque. Jusqu'à ce jour de convention où son boss et son adjointe s'étaient retrouvés dans le sud surchauffé de la France.
Alice savait qu'elle allait partager le lit de son patron. Elle ignorait qu'elle commencerait par accueillir Rachel dans le sien.
Cela se passa le premier jour, après une pénible journée de trajet puis de travail dans une fournaise inhabituelle pour elles. Elles arrivèrent ensemble à l'accueil de l'hôtel pour prendre leur chambre. Alice prit son badge en premier. Elle donna rendez-vous à sa collègue pour le diner et monta.
A peine arrivée dans sa chambre elle ôta tous ses vêtements qu'elle jeta au sol sans même ouvrir sa valise. Après avoir ouvert en grand la fenêtre où la vue était superbe, elle passa sous la douche.
Après les premières minutes réconfortantes sous le jet d'eau, elle commença à se laver. Elle cria quand elle sentit deux mains savonner ses seins. Elle se retourna, c'était Rachel, aussi nue qu'elle, le visage radieux.
— Qu'est-ce… Qu'est-ce que tu fais là ?
— Oh c'est simple. Dès que tu es partie, en bas, j'ai demandé deux badges pour ma chambre, disant qu'il t'en faudrait un. Au moment de partir j'ai demandé, comme si l'idée m'avait brusquement traversée l'esprit, si tu avais pris tes deux badges. La fille derrière le comptoir, un peu nunuche, comme prévu, m'a dit que non et s'est platement excusée avant de me faire un double de ta chambre. Le temps de mettre mes affaires dans ma piaule et de passer dans la tienne pour me déshabiller, me voilà ! Je vais bien m'occuper de toi !
— Mais ça ne va pas ! C'est si je veux !
— Mais tu veux ! Tu le veux autant que moi !
Rachel passa une main derrière la nuque de sa cheffe et fit pression vers son visage pour l'approcher du sien et lui rouler une pelle majestueuse. Alice n'eut pas la force de résister. Elle ne mit que trente secondes avant de répondre à l'appel du plaisir.
Elle se lavèrent mutuellement en s'embrassant sans cesse. Rachel n'attendit pas qu'elles soient sèches pour entrainer sa cheffe sur son lit et plonger entre ses cuisses. Elle lui offrit le plus doux, le plus entêtant, le plus somptueux cunnilingus qui soit, sans cesser de la regarder et de malaxer ses seins.
Alice eut un premier orgasme rapide. Mais la lesbienne gloutonne ne s'en laissa pas compter, reprenant ses assauts de plus belle. Alice voulut se dégager. Elle se redressa à moitié avant de retomber à quatre pattes, la tête sur l'oreiller. Rachel s'empara de son abricot pour le faire magnifiquement dégorger une nouvelle fois.
Alice tomba à la renverse sous le coup du plaisir intense. Rachel remit son visage entre les cuisses trempées, mais cette fois en laissant son anatomie en nage à portée de main. Elle avait vu juste. Alice entreprit de découvrir le corps de celle qui avait si bien su la faire jouir. Elle lui offrit toutes les facilités pour la laisser prendre en main ses petits seins, son minou que décorait un ticket de métro, son bouton de fleur en plein épanouissement.
C'est Alice qui l'attira sur elle, tête bêche, pour dévorer sa moule. Ce n'était pas sa première, Rachel le sut aussitôt. Mais les bouffage de chatte effectués dans les amoncellements de corps en transe lors des soirées orgiaques n'avaient rien à voir avec une longue dégustation privée.
Rachel ne retint pas longtemps son orgasme. La merveilleuse saveur déclencha une nouvelle jouissance chez l'aspirante saphique.
Après le temps de la dégustation, Alice voulut poursuivre ce corps à corps inversé. Rachel s'y refusa. Elle se dégagea pour se mettre à califourchon sur le ventre de sa cheffe, présentant ainsi ses hauts petits seins sans défense et son minou bien ouvert. Alice accepta de bonne grâce de partir à l'exploration. Une exploration tactile dans un premier temps, caressant la peau de la jeune femme, pelotant ses petites fesses, titillant ses mamelons, branlant son clito, doigtant son vagin, lissant ses lèvres trempées pour mieux enfourner ensuite ses doigts gluants entre les parois réjouies de la lesbienne qui ne cessait, par l'arrière, de jouer avec son bouton.
La chatte en feu fini par se présenter au-dessus de son visage. Elle lécha fébrilement la vulve avant de l'emboucher pour déchainer sa langue à l'intérieur. Elle apprit à aspirer un clitoris tout en coïtant de la langue. Elle avala avec un plaisir non dissimulé le miel déclenché par l'orgasme fougueux de la belle cavalière qui frottait sa chatte sur son visage heureusement démaquillé.
Elles se remirent tête-bêche et restèrent encore plus d'une demi-heure à se bouffer mutuellement la chatte. Seule la raison les poussa à arrêter : il fallait rejoindre le boss pour le diner.
— Lavons-nous en vitesse ! Nous sommes pleines de foutre partout, cochonne ! Mais n'aie pas peur, je reviendrai ce soir !
- Non ! Pas ce soir !
— Pourquoi ? Ne me dis pas que tu n'as pas aimé !
— Non. Oui. J'ai adoré. Difficile de le cacher petite perverse… Mais là, tu m'as épuisée. Si je veux être efficace demain au boulot il faut que je dorme tout de suite. Déjà que je sens que le diner va s'éterniser… Si on se retrouve, on va se gouiner toute la nuit ! Alors non. Le boulot d'abord !
— A vos ordres, cheffe ! Tu as peut-être raison pour la nuit qu'on pourrait passer…
— On est là pour bosser. D'ailleurs tu vas me rendre le badge de ma chambre. Je ne te le passerai que quand j'aurai envie que tu viennes. Okay ?
— Je sais, je sais, d'accord…
Elles arrivèrent en retard pour le diner qui effectivement, en raison de la présence de clients, dura longtemps. Ils réussirent quand même à regagner leur chambre. Alice prit une nouvelle douche, enfila les sous-vêtements coquins que son boss lui avait offert et partit le rejoindre. Il l'attendait, nu, impatient, dans sa chambre. Il apprécia de l'effeuiller pour découvrir ses jolis atours. Il l'aima vaillamment, trop concentré sur son plaisir pour remarquer qu'elle était un peu plus passive que d'habitude ; passive, mais toujours aussi volontaire.
Pendant le reste de leur séjour Alice réussit à alterner les ébats entre son boss et son adjointe. Elles dormirent ensemble le dernier jour, le boss étant reparti un jour plus tôt. Rachel perfectionna l'éducation saphique de sa cheffe qui se montra une élève aussi douée qu'attentive.
Depuis lors elles s'envoyaient en l'air deux ou trois fois par mois, pour le plaisir, même s'il n'y avait pas entre elles pas d'affection particulière. Rachel énervait Alice par le côté libidineux de leurs relations charnelles. Elle voulait aller toujours plus loin, entrainer sa cheffe dans des orgies lesbiennes qui devaient déboucher sur des pratiques SM. Le refus obstiné de franchir ces frontières invisibles entre le plaisir et le pernicieux énerva Rachel qui s'éloigna de sa cheffe avant de replonger, quelques semaines plus tard, entre ses cuisses. Pour autant, elle était une excellente professionnelle avec qui elle trouvait du plaisir à travailler.
Alice était lucide sur le fait qu'elle n'aimait pas Rachel. Mais elle lui faisait un bien fou. Et curieusement cette relation saphique n'affaiblissait pas sa libido qu'elle retrouvait intacte dès qu'elle voyait le corps nu et excité de son petit homme.
Les photos étaient enfouies dans le sac à main d'Alice. Au regard que lui jeta sa cheffe en arrivant au bureau, Rachel sut qu'elles allaient passer un bon moment à l'hôtel pendant l'heure du déjeuner…
Alice resta songeuse toute la semaine. Elle ne put s'empêcher de provoquer un second douze-quatorze heures au lit avec Rachel. Mais ce n'était que pour apaiser son désir du corps d'Iris. Le soir Éric l'aima comme toujours avec son délicieux talent. Mais elle restait en manque de sa voisine qui l'obsédait. Elle se demandait comment faire pour la séduire...
Elle fit un soir un détour par chez Marcus. Elle ignorait que, un peu plus tôt dans la journée, son petit homme y avait passé deux heures et qu'il venait de repartir, la démarche incertaine après s'être plus longuement que d'habitude fait limer le conduit rectal. Quand Marcus ouvrit sa porte d'entrée, torse-nu après avoir rapidement enfilé un short en jurant, elle lui tendit une clé USB.
— Je veux toutes les photos d'Iris sur cette clé dans moins d'un quart d'heure. Et comme j'imagine que vous en avez aussi de moi, vous allez également me les mettre dessus. Puis vous allez effacer vos fichiers. Et ne plus jamais recommencer à nous prendre en photo. Les flics n'auront pas de mal à déterminer que les photos viennent d'ici. Me suis-je bien fait comprendre ?
Marcus sentit le sang refluer de son visage. Il déglutit avec peine pour articuler un sinistre « oui ».
— Bien. En attendant je vais visiter votre jardin. Dépêchez-vous, j'ai mon homme qui m'attend à la maison.
Elle tourna les talons. Marcus eut un rictus en pensant aux jolies fesses du petit homme qu'il venait de maltraiter. Il referma la porte et fonça à son ordinateur copier les plus belles des photos prises des deux femmes.
Il la rejoignit dans son jardin. Elle tendit la main pour saisir la clé tout en parlant.
— C'est donc d'ici que vous vous abandonnez à vos pulsions voyeuristes ?
— Oui…
— Je suis sérieuse ! Si vous me shootez, moi ou Iris à nouveau, je vous fous dans une merde noire ! C'est clair ?
— Parfaitement clair. Mais vous savez, c'est pour vous que j'ai fait cela. Je crois qu'elle est aussi attirée par vous que vous par elle… S'il vous arrivait de trouver un peu de bonheur tous les deux, j'en serais enchanté.
— Cela ne vous regarde pas.
— Certes. Mais je vous aime bien toutes les deux. Sincèrement. Est-ce un crime ?
— Un crime, non. Mais les relations de voisinage sont d'abord basées sur le respect de la vie privée de chacun. Est-ce que je vous demande avec quel mec vous baisez ?
Marcus blêmit.
— Non…
— Alors foutez-nous la paix. Enculez et photographiez vos amants tant que vous voulez, mais pas nous.
- « C'est bien ce que je fais, ma chère… » D'accord, mais ne soyez pas vulgaire. Mon orientation sexuelle, qui n'est pas un mystère dans le coin, ne vous regarde pas. Et rien ne vous dit que ce n'est pas moi qui me fais sodomiser.
— Nous sommes donc d'accords, répliqua Alice, légèrement déstabilisée. Restons en bonne relation en tant que voisins, mais plus d'ingérence l'un chez l'autre !
— Promis.
Marcus raccompagna Alice jusqu'à sa voiture. Elle accepta de lui faire la bise, sûre de sa victoire. Marcus, à peine rentré, exulta. Cela avait marché ! Alice n'avait qu'une idée : mettre Iris dans son lit. Il serait, lui, tranquille, pour jouir du corps d'Éric. Peut-être même ces deux-là se sépareraient et pourrait-il avoir le petit homme uniquement pour lui. Génial !
Alice eut du mal à occuper Éric ailleurs pour admirer discrètement les superbes photos de leurs corps nus. Elle trouva Iris encore plus sublime en grand format sur son écran d'ordinateur. Et passa la soirée à réfléchir à la manière de l'approcher.
C'est encore une fois Marcus qui apporta la solution en révélant à Éric que le mari allait repartir deux jours et deux nuits, laissant Iris seule. Le petit homme crut qu'il aurait sa maitresse rien que pour lui. Marcus usa et abusa de son corps en prétextant qu'il allait bientôt le laisser jouir éperdument de celui d'Iris.
Mais cela ne se passa pas comme cela.
Après un long ébat avec Alice, enlacés tous les deux à se caresser en se racontant leur journée, Éric donna l'information à sa femme. Deux jours sans le mari… Aussitôt elle imagina un plan.
Elle pénétra le lendemain dans le bureau de son patron. Ce qu'elle lui dit, et surtout la manière dont elle le lui dit, le laissa sans voix. Il finit par balbutier :
— Bon… Je vois que je n'ai pas le choix.
— C'est vous qui m'avez appris que seul le résultat compte. Le résultat sera là, soyez-en sûr. Sinon on arrête.
Elle fit mine de sortir du bureau. S'arrêta. Fit marche arrière.
— Ah ! Au fait. On commence demain.
— Puisque je n'ai pas mon mot à dire…
— Certes !
Elle se jeta sur Éric nu qui l'attendait gentiment après sa journée de travail. Elle l'avait prévenue qu'elle rentrerait tôt. Il s'était abstenu d'aller voir Marcus.
Elle arracha littéralement ses vêtements pour rejoindre son petit homme dans un plaisir charnel de haute volée qui vit la table à manger vibrer de toutes les passions de leurs corps.
Après avoir l'un et l'autre magnifiquement jouis, elle alla fouiller dans son sac à main et tendit une enveloppe avec un air d'absolu contentement.
— C'est pour toi. J'ai eu un mal de chien. Malheureusement je n'en ai qu'une.
Éric ouvrit. Il trouva un billet pour l'exposition Gauguin qu'il rêvait de voir. Mais en cette saison, avec le nombre de touristes américains, tout était réservé. Le seul problème…
— Demain. C'est pour demain.
— Eh oui. Tu vas devoir y aller sans moi.
— Mais, mon boulot ?
— Fais-toi remplacer. Tu l'as fait si souvent pour les autres…
— C'est vrai, mais…
— Mais rien du tout. C'est une chance incroyable. Tu pars demain à l'aube, tu passes la journée à Paris. Le soir tu vas diner et coucher chez ta famille. Tu me retrouves samedi dans l'après-midi. Dans tous les cas j'ai un boulot monstre. Allez ! Adapte-toi un peu ! Soit souple ! C'est génial, non ?
Éric se résolut à plier. Malgré ses envies il fit son deuil des accouplements avec Iris. Il se fit remplacer sans souci. Il partit à l'aube avec un programme encore plus dense puisque ses parents voulurent le garder tout le weekend. Il ne rentrerait que le dimanche soir.
Le lendemain, très tôt, c'est Alice qui, pour rire, resta nue pour l'accompagner dehors prendre sa voiture. Elle l'enlaça un long moment, le laissant peloter son fessier, avant de le pousser dans la voiture et de se placer au bord de la route, heureusement déserte, en le saluant.
Elle rentra tout excitée. Elle avait convaincu son patron de la laisser faire du télétravail le vendredi. Elle aurait Iris rien que pour elle.
Alice entendit partir la voiture du mari. Un petit coup de klaxon. Cela semblait confirmer qu'il partait pour plus longtemps que d'habitude.
Elle attendit un peu en faisant défiler les photos d'Iris sur son écran puis enfila un chemiser de lin particulièrement fin. Il ne cachait pas grand-chose de sa poitrine proéminente ni de sa féminité sous laquelle il tombait tout juste. Elle traversa sa cour et passa dans le potager. Elle ne vit pas Iris. Elle s'en doutait. Elle se contenta de pousser un grand « merde ! » sonore. La voisine arriva en trombe en quelques secondes. Elle ne portait qu'un caleçon d'homme et un haut échancré.
— Qu'est-ce qui se passe ?
— Oh rien ! désolée si je t'ai fait peur. Ce n'est qu'un orvet. J'ai eu peur.
— Ah… Saloperies ! Il y en a parfois par ici. Ce n'est pas méchant, mais je déteste cela aussi. Il faut toujours marcher en tapant du pied sur le sol. La résonnance les fait partir. Mais avec ta tenue…
— Je sors du lit… Je n'ai pas vraiment eu l'idée de mettre des bottes !
— D'autant que des bottes sans culotte…
— C'est sûr ! Je n'ai rien en-dessous. Heureusement que ce n'est pas ton mari qui a surgi.
— Pas de risque. Il est parti pour deux jours. Il rentrera dimanche pour déjeuner. On est entre femmes. Je n'ai pas plus de bottes que toi… Ni de culotte…
— Il fait déjà chaud… On est mieux comme cela, non ?
— C'est vrai que j'aurais pu être en tenue encore plus légère…
Alice rit de bon cœur. La voisine mordait à l'hameçon.
— As-tu pris ton petit-déjeuner ? Tu veux venir le partager avec moi ?
— Pourquoi pas… Avec plaisir. Je ferme la porte et j'arrive. Tu veux que je me change ?
— Non. Aucune importance...
Iris couru presque pour fermer sa maison avant de revenir retrouver sa voisine, folle de joie que cette mésaventure leur permette de se voir. D'autant qu'à travers le tissu translucide du chemisier elle avait admiré avec bonheur une fente toute lisse et des tétons qui pointaient fort. Elle se mit à mouiller légèrement.
Alice éleva le bras pour lui tendre la main, saisir la sienne et lui permettre de passer au-dessus du fil qui séparait le potager du jardin.
Ce faisant le pan de la chemise s'éleva pour dévoiler une entrejambe qu'Iris trouva de toute beauté.
Elles traversèrent la cour en s'arrêtant tous les deux mètres tellement leur bavardage les prenait. Elles finirent par arriver dans la maison qui sentait bon le café chaud. Alice se pencha pour attraper une mug dans un meuble bas, présentant ainsi son beau fessier. Elle fit semblant de s'en rendre compte en s'excusant.
— Il n'y a pas de mal. C'est l'été après tout…
Elles s'assirent autour de la table qui avait connu tant de combats charnels et prirent lentement un repas frugal. De là où elle était Iris ne pouvait pas voir les cuisses de son hôtesse. Mais vu la faible longueur du chemisier, elle se doutait qu'il ne cachait pas grand-chose. En outre Alice n'arrêtait pas de se lever pour ramener ou aller chercher un aliment ou un couvert. Le pan de son chemisier retombait à chaque fois sur son bas-ventre, permettant une vision fugace de ce qu'elle ne voulait pas cacher.
Elles restèrent plus d'une heure ensemble. Alice sonna la fin du repas en débarrassant la table, aidée par la mère de famille discrètement efficace.
— Que veux-tu faire maintenant ? Je vais peut-être changer de tenue, ce chemisier est quelque peu indécent.
— Non. Ce n'est pas la peine…
— Tu avais prévu quelque chose ce matin ?
— C'est que…
— Oui ?
— C'est peut-être un peu délicat…
— Dis toujours.
— Tu ne te moqueras pas, hein ?
— Promis.
— J'avais prévu… Le soleil est vite trop brûlant en cette saison… Pour faire plaisir à mon mari… Enfin voilà… J'avais envie de me faire une séance de bronze nana intégral.
— Génial !
— Je… Je ne suis pas vraiment naturiste, pas comme Marcus…
— Beau mec, remarque…
— Pas faux… Lui il vit toujours à poil. Moi j'aime bien, de temps en temps. C'est bon pour la peau. La plus secrète… Mais j'ai toujours peur d'être surprise.
— Et bien, faisons-le toutes les deux ! Je ne sais pas si je suis nudiste, mais je suis souvent nue chez moi. Éric aussi. On aime bien cela.
— Ah bon ?
— Avec ton mari ? Non ?
— Oh lui ! Sûrement pas. Même l'été il dort avec un haut… Et rien en bas !
— Pas possible !
— Si !
— C'est…
— Ridicule ! Je sais ! Mais il adore exhiber ses parties. Son côté macho… Pourtant avec un teeshirt, c'est nul !
Elles éclatèrent de rire.
— Tu ne le lui as jamais dit ?
— Certainement pas. Il est tellement fier de secouer son petit machin devant moi…
— Ah les mecs… Bon, heureusement, on est entre filles !
— Et ça fait le plus grand bien !
— On s'installe dans mon jardin ?
— Tu… Tu veux le faire avec moi ?
— Ben oui ! Je crois que tu as déjà tout vu de mon corps…
Iris rougit violemment, croyant s'être fait surprendre à espionner du haut de son grenier.
— Avec mon chemisier pas vraiment épais… Allez, je l'enlève ! D'accord ?
— Euh… Oui.
Alice passa le chemisier au-dessus de sa tête. Iris rougit de plus belle en admirant enfin de près la beauté généreuse de sa voisine.
Alice tourna sur elle-même.
— Est-ce que tu me trouves belle ?
— Très ! Enfin… Oui, tu es belle, bien faite… J'aimerais avoir un corps comme le tien… A mon âge…
— N'importe quoi ! Montre. Allez, enlève tout cela !
Iris sourit. Elle commença à retirer le caleçon.
— Voilà un minou bellement fleuri ! Bravo Madame ma voisine !
— Merci. C'est le contraste entre nous : épilation complète pour toi, le maintien de mon triangle pubien…
— J'aime bien aussi… Je trouve que c'est plus féminin. C'est toi qui as raison. Ne taille rien !
— Alors pourquoi tailles-tu tout ?
— Chut… Cela ne se dit pas… Ne le répète pas… La douleur… La petite douleur vive quand l'engin de mon homme entraine un poil à l'intérieur de mon minou…
Iris éclata de rire.
— Il suffit de les lisser et de les écarter sur le côté avant d'accueillir ton homme !
— C'est cela que tu fais ?
— Pas toujours… Ils sont parfois si impatients nos hommes…
— A qui le dis-tu !
— Tu as probablement raison. Cela fait un peu mal au départ… Après ça rentre et ça sort sans douleur… Au contraire…
— C'est vrai.
— En fait, c'est bête… Je crois que j'aime bien ces petites décharges électriques… Cela m'excite… Cela m'échauffe les sangs…
— Perverse, Madame !
— Oh… Ne me fais pas le coup de l'oie blanche !
— Pas de risque, je n'essaierai même pas de commencer à argumenter ! Moi aussi je suis un peu… chaude… On peut dire ça ?
— Le dire, oui. Se le dire, c'est autre chose…
— Parce que toi aussi tu es chaude ?
— Non, mais… Tu veux tout savoir !
— Oui. Bien sûr !
— Eh bien non. Je ne dirai rien de plus. Contente-toi d'admirer mes seins !
Iris retira son haut d'un coup sec. Un énorme sourire aux lèvres elle tourna à son tour sur elle-même pour présenter son anatomie entièrement nue.
— Superbe ! Magnifique ! Tu es bien plus belle que moi !
— Mais non. J'ai quoi, dix ans de plus ?
— Six je crois.
— Six, peut-être. Et deux enfants sont passés par là !
Iris avait légèrement écarté les jambes et avançait son bassin en désignant sa chatte boisée.
— Raison de plus ! Tu as encore un corps de rêve après avoir eu deux enfants. Chapeau !
— Mouais… J'ai beau faire des efforts… Regarde ce bedon.
— Ce n'est pas un bedon : c'est un adorable petit ventre ! Je te trouve très belle comme cela. Tu n'es pas une gravure de mode ! Tu es une femme vraie, libre, éclatante de santé ! Un petit bedon, la belle affaire ! Au moins toi tu aimes la vie ! Tu aimes les bonnes choses de la vie ! Tu n'es pas comme ces nanas qui se privent de tout pour garder un pseudo corps de princesse histoire de faire bander leur mec !
— Oh !
— Si, c'est vrai ! Notre corps c'est d'abord pour nous ! Tu as une poitrine somptueuse ! Je suppose que des petites bouches avides ont tété tes mamelons ?
— Pendant quatre mois pour l'un, trois mois pour l'autre, oui.
— Et c'était douloureux ?
— Pas du tout ! C'était délicieux… Presque érotique… On a le droit de dire cela ?
— Evidemment ! Moi aussi j'aime que des lèvres habiles s'occupent de mes tétons ! Il n'y a pas de honte à avoir ! Tu as de la chance. Et puis…
— Et puis ?
— Un joli petit cul en prime !
Iris éclata à nouveau de rire, vite rejointe par une Alice secouée par un rire tonitruant, qui s'approcha d'elle pour se retenir, leurs peaux s'effleurant délicieusement.
— Bon. On s'est tout dit ? Demanda Iris.
— Moi oui… Je crois… J'aime beaucoup ta chatte velue, ton petit ventre…
— Mon petit cul…
— Tes jolis seins !
— Et moi ta poitrine. Ouah, quels seins ! Sublimes ! Et ton ventre, bien plus plat que le mien… Ta fente… Super mignon… C'est la sueur ou l'excitation qui la fait briller ?
— Oh la coquine ! Allez, oust, dehors ! On va laisser le soleil admirer nos féminités !
Elles sortirent. Alice attrapa une chaise longue double qu'elle mit sur le côté.
Iris proposa de la déplacer en plein milieu. Alice hésita. Puis se dit que probablement Marcus ne les materait pas. Et quand bien même, elle adorerait avoir une photo d'elles deux nues, côte à côte.
Alice alla chercher sa crème solaire. Tout en bavardant elles s'enduisirent le corps l'une en face de l'autre, chacune regardant avec envie les mains de l'autre passer sur ses seins, ses fesses, ses cuisses sans aucun complexe, et même avec une délicieuse insistance sacrément impudique…
Iris alla la première badigeonner le dos de son amie, descendant jusqu'en haut des fesses qu'elle claqua en riant.
Alice lui rendit la pareil, n'hésitant pas, elle, à passer sur une fesse qu'elle trouva mal protégée. Elles mouillaient autant l'une que l'autre.
Vêtues uniquement de leurs lunettes de soleil, elles passèrent l'essentiel de la matinée à bavarder tout en s'observant sans retenu, se mettant l'une sur le ventre quand l'autre était sur le dos et réciproquement.
Elles se réfugièrent dans la maison vers 11 heures en raison de la brûlure excessive du soleil. Alice proposa de prendre une douche. Elles allèrent ensemble dans la salle de bain. Alors qu'Alice commença à faire couler l'eau, Iris s'assit sur la lunette des toilettes pour uriner sans aucun complexe devant sa voisine. Celle-ci ne put s'empêcher de glousser.
— Quoi ?
— Tu pisses comme ça, devant moi ?
— Ben oui. Qu'est-ce que cela a d'original ?
— C'est un peu intime, non ?
— Tu n'as jamais fait cela devant tes copines ?
— Euh… Non. Mentit-elle.
— Mais qu'est-ce que tu crois que les mecs font entre eux ? Que ce soit dehors dans la nature ou devant leurs horribles urinoirs, ils sortent leur bistouquette en grand et urinent en comparant la taille de leur queue avec celle du voisin !
— Les mecs c'est les mecs… Nous c'est nous ! Répliqua Alice alors qu'Iris s'essuyait la foufoune avec du papier.
L'invitée se releva, toute fière de son audace. Alice, que la vision du soulagement ami déclenchait une irrépressible envie, prit la place pour, de manière tout aussi impudique, se soulager.
Elle s'essuya, tira la chasse et passa devant Iris en laissant trainer sa main sur son flanc, comme une invitation, pour passer dans la douche. Sûre que son amie l'y rejoindrait, elle fut profondément déçue de constater qu'elle se contentait de la regarder se laver en reprenant un monologue sans intérêt. Les yeux néanmoins bien fixés sur sa poitrine ou son entrejambe.
Iris prit sa place et se lava sans pudeur sous les yeux intéressés d'une Alice qui ne comprenait plus la tournure des évènements.
Elles se séchèrent puis passèrent dans le salon. Iris s'assit sur le canapé, jambes bien écartées comme le ferait un mec, pour attraper un magazine d'art appartenant sûrement à Éric et le feuilleter. Alice s'assit en face, se mettant, elle, en tailleur, féminité entrouverte. Elles passèrent un bon moment à discuter d'art, de tout, de rien, tout en se contemplant tranquillement.
Alice alla leur servir un verre de rosé bien frais qu'elles burent avec joie. Elles ne se levèrent que pour préparer un repas délicieux quoique tout simple, tout en se resservant de vin.
Tant et si bien qu'au moment d'avaler la dernière fraise du jardin elles réalisèrent qu'elles avaient fini la bouteille.
Alice avait mis un léger fond sonore de musique dansante. Elle commença à remuer son corps tout en se levant pour débarrasser. Iris se moqua d'elle. Alice recommença de plus belle. Alors Iris se mit elle aussi à danser.
Pendant vingt minutes, tout en rangeant la pièce, elles balancèrent leur corps au rythme des diverses musiques, heureuses de sentir leurs seins balloter en liberté tout en se tournant autour pour se contempler.
L'alcool aidant, un peu pompettes, elles se heurtèrent plusieurs fois, déclenchant des crises de fou rire. Elles finirent dans les bras l'une de l'autre, poitrines compressées, secouées par un rire juvénile.
Iris mit pourtant un terme au contact si agréable.
— Bon. Je crois qu'on a trop bu. Je suis crevée. Il faut que je fasse un petit somme. Je vais rentrer.
— Tu as raison. On a besoin d'une petite sieste. Mais tu peux la faire ici, si tu veux. Il fait trop chaud dehors pour traverser les jardins.
— Tu crois ? Fit benoitement Iris qui attendait exactement cette proposition. Je ne veux pas déranger…
— Viens dans ma chambre. Je n'avais pas l'intention d'ouvrir un autre lit.
Iris se retourna pour laisser discrètement son visage s'illuminer. Elle se reprit quand elle fit à nouveau face à son amie. Elle commença à se diriger vers la chambre pour s'arrêter aussitôt, se souvenant à temps qu'elle n'avait jamais officiellement visité la maison et qu'elle n'était pas sensée savoir où elle se trouvait.
Alice, ne se rendant compte de rien, la prit par la main pour l'entrainer dans son alcôve. Les draps du lits étaient défaits. Iris fit le tour du lit pour se coucher d'un côté tandis qu'Alice prenait l'autre. Ses yeux parcoururent la chambre où Éric l'avait si bien fait jouir à plusieurs reprises ; puis ils tombèrent sur une tâche sans équivoque sur le drap. Elle sourit. Alice qui avait suivi son regard prit son air penaud.
— Désolée.
— Pas du tout ! Je suis heureuse pour toi. Mes draps doivent être tout aussi tâchés. Il faudrait que je les lave, d'ailleurs.
Iris prit la main de son amie comme pour la réconforter. Elle souleva légèrement son bassin pour approcher son corps, ne laissant que quelques millimètres entre elles. Elle posa la main d'Alice sur son ventre, au-dessus du nombril. Puis ferma les yeux.
Elle mouilla de plus en plus fort en sentant les doigts s'agiter, la caresser, puis bientôt jouer avec ses poils pubiens. Elle écarta la main pour glisser la sienne sur la cuisse d'Alice. De l'autre bras elle reposa la main, plus bas sur son pubis. Les doigts des deux mains s'activèrent, ceux d'Alice dans la toison tout en s'approchant de plus en plus du clitoris ; ceux d'Iris contre la cuisse sur laquelle elle passa pour glisser sur l'aine déjà moite.
Alice ouvrit grand le compas de ses cuisses. Iris l'imita. Leurs jambes se croisèrent.
Chattes offertes, dégoulinantes, bouillonnantes, chacune laissa l'autre découvrir sa féminité en ronronnant. Elles se masturbèrent le clitoris en même temps. Des doigts s'enfoncèrent pareillement dans le vagin ruisselant de foutre. Elles se tournèrent l'une vers l'autre. Leurs lèvres se rencontrèrent. Timidement d'abord, contrastant avec la fougue de leurs mains. Les langues se léchèrent. Et le vertige les emporta.
Elles s'embrassèrent sauvagement en s'enlaçant, frottant chacune son bassin contre celui désiré. Les boutons, les vulves se frottèrent merveilleusement. Les mains malaxèrent frénétiquement les seins gonflés, puis les fesses qu'elles maltraitèrent pareillement.
Elles pivotèrent insidieusement, unies par leur chatte qu'elles frottèrent comme des folles, se gouinant sauvagement. L'orgasme de l'une déclencha l'orgasme de l'autre. Elles crièrent en même temps ; s'effondrèrent tête en arrière ; se relevèrent pour se frotter encore le minou ; s'emparèrent des mamelles en feu ; jouirent encore très peu de temps après, en ciseau, incapables de se contrôler.
Le souffle court, le corps en nage, elles relevèrent la tête pour se regarder, étonnées de leur coup de sang aussi tumultueux. Elles se sourirent. Iris se décala pour grimper sur le corps de sa voisine afin de l'embrasser langoureusement.
Chacune sentait le foutre s'écouler de leur minou révolté. Iris éclata de rire, se décala, regarda les traces sombres sur le drap.
— C'était déjà bien souillé avant… Maintenant c'est totalement imprégné !
— Je nettoierai. Tu as été divine !
— Tu l'as déjà fait ? Boire à la source ?
— Des femmes ?
— Des femmes… La verge de ton homme, je n'ai pas de doute.
— Oui.
— Moi pas. Jamais. Jamais je n'ai brouté une femme… Jusqu'à aujourd'hui !
Iris bondit en arrière, se précipita entre les cuisses d'Alice, les écarta, approcha la tête du champ si jouissivement labouré.
— Tu es trempée ! C'est fou la quantité de cyprine !
— Je me demande bien pourquoi…
— Humm… Cela sent fort… La femme… La femelle… La femelle en chaleur… Cela sent bon… Je crois bien que moi aussi je ne suis qu'une femelle en chaleur…
Iris donna un premier coup de langue. Elle garda le foutre en bouche afin de laisser le temps à ses capteurs gustatifs de lui révéler la richesse du nectar.
— Tu es presque sucrée… Ton foutre est plus doux que le mien…
— Parce que tu bois ton foutre ?
— Evidemment ! Après une bon orgasme, une petite récolte du bout du doigt et hop ! En bouche !
— Juste du bout du doigt ? Demanda Alice l'air coquin, admirant le beau visage étincelant entre ses jambes.
— Parfois tous les doigts quand j'en ai partout ! Parfois à pleine main quand j'ai une faim de louve !
— Cochonne !
— Toi-même !
— Comment sais-tu que je fais pareil ?
— Tes seins ! Tes seins sont gonflés à bloc, tes mamelons tendus comme jamais, cela t'excite comme une folle ! Tu es une super gourmande au lit, j'en suis sûre ! Peur de rien ! Prête à tout ! A toutes les gourmandises !
— Bien vu !
— Tu as raison, c'est délicieux !
Et Iris déchaina sa langue dans le puits nappé, faisant partir en arrière la tête d'Alice qui se mit à gémir sourdement au rythme des attaques linguales.
Alice ne sortit de son plaisir qu'en recevant à pleine bouche les lèvres de son amante qui se jeta sur elle pour partager les restes. Elle se laissa embrasser quelques instants avant d'inciter la novice à grimper sur son ventre pour présenter son vagin encore ruisselant au-dessus de son visage. Elle le dégusta si bien qu'Iris déclencha un nouvel orgasme en criant d'une voix aigüe.
Peu après elles se retrouvèrent tête-bêche à se manger le minou avec âpreté. Elles tournèrent sur elles-mêmes, chacune voulant prendre le dessus. Elles chutèrent au sol en riant sans pour autant stopper leur butinage. Elles jouirent à nouveau avant de se réfugier sur le lit humide de toutes leurs sécrétions, de s'enlacer, de s'embrasser et de s'endormir.
Elles ne se réveillèrent qu'en fin d'après-midi, recommençant à se caresser et se frotter intimement. Elles durent pourtant se réfugier sous la douche où elles s'urinèrent dessus joyeusement avant de se laisser laver le corps par l'amante attentive.
Alice voulut faire un nouveau cunni à sa belle. Mais, plus prompte, Iris s'échappa, l'insatiable à ses trousses. Elles se coururent après dans la maison avant qu'Iris ne débouche à l'extérieur. Elle ne se fit rattraper exprès que devant la table de jardin. Elle connaissait les petites habitudes de la maitresse de maison. Elle se laissa faire quand Alice la coucha dessus. Et lui offrit enfin son minou une nouvelle fois à déguster. Ce cunni-là fut travaillé, méthodique, précis et d'une extrême langueur. Iris mit plus de vingt minutes avant de laisser son orage intérieur débouler dans son vagin en dévastant tout sur son passage.
Elle se fit réconforter et nettoyer patiemment.
Et elle invita Alice à prendre sa place, donnant à son tour le meilleur d'elle-même pour un cunni gourmand agrémenté d'un traitement spécial du clito sorti de son capuchon.
Bien plus tard, dans la nuit, Iris, lovée en chien de fusil dans les bras de son amante, se fit merveilleusement doigter le vagin comme l'anus. Un long hululement de plaisir clôtura leur premier jour de partage charnel.
Le lendemain fut tout aussi lubrique, chacune se jetant comme une affamée sur le corps de l'autre. Seule la séance de bronzage intégral fut une pause dans leurs toquades à répétition. Pour le reste, cunnis et frotte-minous se multiplièrent sans faiblesse. Alice apprit à la novice comment doigter habilement sa partenaire. Elle ne faisait que transmettre ce que Rachel lui avait divinement appris. Elles jouèrent avec les godes, chacune mettant à tour de rôle le gode-ceinture jusqu'à faire jouir l'autre à force d'intenses pistonnages qui les faisaient tantôt rire, tantôt haleter dans l'effort.
Deux jours à s'aimer. Deux nuits.
Elles durent se séparer dans la douleur car le mari allait rentrer. Les deux femmes, nues en traversant le jardin, titubaient presque après s'être une ultime fois données l'une à l'autre. Alice admira le superbe fessier disparaitre de sa vue. Elle se tourna alors vers la maison de Marcus pour exposer son corps, au cas où le pervers serait encore là à les mater, malgré ses promesses.
Si Iris eut la chance que son mari attende le soir pour se soulager en elle, lui laissant un peu de répit pour se remettre, Alice dut vite remettre le couvert. Elle était endormie dans le canapé, dans le plus simple appareil, quand Éric arriva. Il la regarda dormir un moment, se déshabilla, alla se laver.
A son retour elle ronflait encore légèrement. C'est sa langue sur le clito qui la sortit de sa torpeur. Elle faillit s'écrier « Iris ! » mais se retint à temps. Éric était en manque profond. Elle resta assez passive.
Il lui en fit voir de toutes les couleurs, pénétrant tous ses orifices avec son endurance à toute épreuve. Son manque lui permit même de la pistonner encore, peu après une première éjaculation. Il reprit vite sa dureté habituelle pour de nouveaux coïts toujours aussi variés, mais pendant encore plus de temps. Ils s'effondrèrent, hagards, au milieu du salon, tombant quasiment dans les vapes.
La suite du weekend fut totalement sage, ni l'un ni l'autre n'ayant plus la moindre énergie vitale.
Éric… L'amant si doué. C'est cela qui l'avait d'abord séduite, son incroyable fougue au lit qui compensait… Non. Qui magnifiait sa petite taille. Jamais elle n'avait rencontré un homme aussi doué que lui pour les choses de l'amour. Un brin salace, comme elle, prêt à tout ce qui donne du plaisir sans aucune exclusive ; une endurance à toute épreuve ; une capacité à se soumettre totalement à ses caprices puis à assumer pleinement sa bravoure de mâle.
Elle avait eu bien raison de se décider à vivre avec lui, malgré ses hésitations du début. Ils étaient si mal assortis, elle la grande costaude, lui le petit maigrichon. Un maigrichon au corps bien équilibré, contrairement à elle qui s'empâtait. Elle avait fini par faire fi des « qu'en dira-t-on ? » et ne le regrettait pas. Il s'était révélé être un conjoint pratique, attentif, efficace, toujours aimant. Elle avait vite compris qu'il aimait avoir une maison parfaitement en ordre, qu'il adorait lui cuisiner des petits plats comme marque de son amour, qu'il était prêt à tout pour son bonheur quotidien. C'est si rare chez les hommes ! C'était son côté féminin à lui quand elle avait, elle, un côté si masculin, se disait-elle parfois en épousant les poncifs de la société.
Il n'avait pas d'ambition professionnelle avec son boulot régulier de bibliothécaire. Elle visait très loin dans sa carrière, prête à tout pour avoir la première place. En ce sens ils étaient opposés, donc complémentaires. Il était un cérébral se lançant dans des recherches et des exposés culturels sur des sujets très divers. Elle était une suractive fonçant tête baissée vers ses objectifs.
Elle s'en était longuement voulu d'avoir pris seule la décision d'emménager dans cette maison à la campagne. Elle savait que c'était mieux pour lui ; pareil pour elle. Mais son regard d'animal profondément blessé quand elle le lui avait annoncé l'avait marquée au fer rouge. Elle avait trop d'orgueil pour reconnaitre devant lui qu'elle n'aurait pas dû. Elle était à ce moment-là sur une mauvaise pente dans leur relation puisque de plus en plus elle l'asservissait à ses pulsions malsaines. Elle s'était corrigée depuis. Mais le mal était fait.
Une brûlure entre eux ; qui ne partirait pas. Une cicatrice.
Lui était un être simple et généreux. Elle se savait perverse, tricheuse, menteuse ; pas vis-à-vis de lui ; mais pour faire avancer sa carrière.
Il savait bien qu'avant lui, et même au début de leur relation, elle multipliait les amants. Mais il ignorait qu'elle couchait encore avec d'autres. Avec Bernard, en particulier, son patron. Stagiaire, elle avait été séduite par sa crinière déjà poivre et sel, le pétillant de ses yeux, ses manières parfaites ; un Richard Gere en plus intelligent encore. Il jouissait d'une réputation d'homme à femme. Elle s'était laissé séduire par sa grande classe ; elle lui avait tout donné dans ce bel hôtel à sa première invite.
Elle avait suffisamment su le satisfaire les fois suivantes pour qu'il l'embauche. Depuis, sa carrière avançait au gré des premiers et troisièmes jeudi midi de chaque mois où ils se retrouvaient dans une alcôve discrète pour s'aimer sans retenue. Il lui affirmait régulièrement que leur relation n'avait rien à voir avec son avancement rapide dans la société. C'était assez vrai, car il n'y avait pas réellement de favoritisme. C'était faux car ils parlaient souvent de ses dossiers qu'il surveillait comme le feu sur le lait en lui prodiguant les conseils qu'il fallait pour qu'elle aboutisse presqu'à tous les coups.
Leur relation devenait de plus en plus subtile avec le temps, au fur et à mesure que sa virilité diminuait. Avec la soixantaine il bandait de plus en plus mou. Les pilules ne pouvaient pas tout. Il en était profondément heurté, ce qui la touchait sincèrement. Vivre la décadence sexuelle de l'homme était triste. Elle exprimait tout son savoir-faire charnel pour repousser cela et rendre leurs ébats ludiques. C'était sa marque de fabrique : jouer au lit.
Jusqu'alors elle avait toujours réussi à force de douces caresses insistantes à le faire suffisamment bander pour qu'il la pénètre. Elle savait que son érection serait de courte durée. Elle le laissait déchainer en elle sa peur de débander, pour jouir de plus en plus fébrilement.
Elle aurait aimé savoir le rassurer pour qu'il dure plus longtemps. Elle se contentait de se féliciter d'être la dernière femme avec qui il se risquait à lutiner.
Dans quatre jours elle le retrouverait. Elle avait depuis longtemps décidé que s'il n'y arriverait pas elle le sucerait jusqu'à l'éjac. Ils avaient souvent joué à cela au début quand il pouvait encore jouir deux fois de suite.
La main d'Éric se posa sur l'intérieur de sa cuisse. Elle sortit de sa rêverie en souriant. L'attrapant par la nuque elle attira son visage vers le sien pour l'embrasser en susurrant « je t'aime ».
Invariablement Éric répondait « moi aussi mamours » sans se rendre compte que c'était depuis qu'elle avait annoncé sa décision autocratique de s'installer là qu'elle s'était résolue, pour se racheter, à laisser un petit peu s'exprimer son cœur. Jamais avant elle ne lui avait encore dit « je t'aime ». Elle le regarda, fouillant son âme.
— Qu'est-ce que je ferai sans toi mon petit homme ?
— L'amour avec un autre !
— Je ne te parle pas de sexe. Même si… J'aime bien notre vie, ici. Et toi ? Es-tu heureux ? Veux-tu changer ?
Le « non ! » jaillit d'un coup de ses lèvres. Elle sourit. Il lui rendit un large sourire de contentement, conscient qu'il venait de penser autant à elle qu'à Iris et à Marcus.
— Il est temps de préparer tes affaires si tu ne veux pas rater ton train, dit-il pour détourner la conversation. J'ai préparé quelques fringues, dis-moi si c'est cela que tu as envie de mettre.
— Tu es un ange. Si tu les as choisis, c'est donc eux que je porterai. Tu as un goût si sûr !
— Facile quand c'est toi qui t'achètes tes fringues ! Je suis sûr de ne pas sortir d'horreurs !
— Oui mais les assortiments, c'est toi qui les fais.
Ils se levèrent pour rentrer dans la maison. Iris qui observait la scène depuis son grenier en fut chagrinée. Cela faisait un moment qu'elle reluquait le corps généreux de sa voisine. Elle ne la trouvait pas belle ; mais désirable. Elle comprenait qu'Éric se soit épris d'elle, avec sa poitrine imposante, son ventre large mais plat qui glissait vers un pubis proéminent. Elle avait aimé voir Éric lui peloter les seins délicatement, caresser les mamelons, masser l'intérieur de ses cuisses, jouer avec son pubis pour le plus grand contentement du clitoris ainsi honoré. Elle s'imaginait être à la place d'Alice. Elle était sincèrement heureuse pour Alice quand elle regardait l'intensité de son plaisir.
Le couple entra dans la chambre, main dans la main, aussi nu l'un que l'autre. Alice apprécia son choix. Tout juste ouvrit-elle le tiroir de ses dessous, et de ses sextoys, pour sortir une petite culotte de plus « en rab, au cas où ! » et l'ajouter dans sa valise. Éric regarda dans le tiroir ouvert : le gode-ceinture y était. Il n'avait pas compris ce qui avait pu se passer quand, à son retour quelques jours plus tôt, il l'y avait revu après qu'il eut constaté son absence. Qu'avait-elle fait avec pendant son dernier déplacement ?
Cela l'avait travaillé. Il avait failli poser directement la question mais s'était retenu. Il la trompait. De quel droit pourrait-il la juger si elle avait une aventure ailleurs ? Mais que pouvait-elle bien faire avec un gode-ceinture ? S'amusait-elle à sodomiser un autre homme que lui ? Elle coupa court à sa méditation en l'entrainant sous la douche qu'ils partagèrent joyeusement.
Plus tard, à sa demande, il resta nu pour l'accompagner jusqu'à sa voiture. Ils se quittèrent après un très long baiser qui avait encore une fois eu comme effet de le faire bander. Les mains de sa femme pelotant ses fesses, ainsi qu'un doigt venant chatouiller son anus, étaient d'une redoutable efficacité sur sa virilité.
Il la salua de la main, sexe tendu. Elle lui envoya un baiser en criant « mon amour de petit homme ! ». Sa voiture disparut. Il rentra chez lui.
Deux heures plus tard il était chez Marcus, couché sur le dos, jambes relevées, en train de se faire sauvagement ramoner le rectum.
Après de puissants orgasmes, ils restèrent allongés tendrement à se masser les testicules mutuellement. Marcus raconta quelques-unes de ses rencontres un peu chaudes. La conversation déboucha sur les sextoys, accessoires mirifiques des accouplements féroces. Ils délirèrent sur ce qu'ils en avaient déjà fait ; et sur ce qu'ils pourraient encore en faire. C'est ainsi que Marcus apprit que son jeune amant se faisait déflorer par Alice à l'aide d'un gode-ceinture. Il en fut fou de joie, le félicitant mille fois de s'adonner à ce jeu si jouissif avec sa belle. Visiblement la domination-soumission était on ne peut plus normal pour cet homo venu à la gaité sur le tard, par dépit amoureux. Il aimait autant dominer que se soumettre.
Éric raconta la curieuse disparition de l'engin. Marcus ne sut quoi en penser.
Le lendemain l'allemand appela son voisin.
— Éric, je viens de voir le mari partir avec son équipement de pêche. Je le connais, j'ai l'habitude, il ne rentrera qu'à la nuit. Tu as trois bonnes heures devant toi pour t'amuser avec Iris. Vas-y, fonce. Ce soir tu es pour elle. Je m'occuperais de toi demain !
— Tu partages ton amant ?
— Si vous faites quelques minauderies dehors… Oui ! Vous êtes beaux quand vous vous aimez tous les deux. Cela m'excite. Tu ne perds rien pour attendre !
Éric raccrocha. Déjà nu il n'avait qu'à foncer chez elle. Il s'arrêta pourtant prendre une bêche et l'utilisa bruyamment entre deux rangées de melons. Elle arriva, poussa un petit cri de surprise en le voyant nu.
Iris lui offrit un beau cadeau : se faire effeuiller sensuellement. Alors que ses vêtements à elle tombait un à un au sol, elle le fit bouger en tous sens pour admirer ses petites bourses ballottantes, ses belles fesses, son sexe dressé.
C'est quand elle commença à se caresser impudiquement le bouton, jambes écartées et bassin en avant qu'il lâcha l'outil pour la rejoindre. Son sexe entra aussitôt dans le vagin gluant tandis que les seins gonflés s'écrasaient sur son torse et que leurs langues s'unirent. Les mains s'emparèrent des fesses. Le monde s'arrêta pour les amants.
Ils s'aimèrent dehors d'abord, longuement, dans des postures tellement originales qu'Iris s'offusquait sans conviction tout en jouant pleinement le jeu. Elle ne savait pas que l'appareil photo de Marcus ne cessait de crépiter.
Éric avait exhibé le corps de sa maitresse face à l'objectif. Notamment quand il s'était glissé derrière elle, une main massant un sein, l'autre passée entre les fesses pour écarter par en-dessous les grandes lèvres et exposer la vulve rosée déjà trempée de cyprine. Il avait hâte de voir le résultat en photo.
Après un orgasme quasiment simultané, Éric plongea sa langue dans le puits ensemencé. Il récoltait avidement leur nectar mélangé pour ensuite l'offrir en bouche de sa maitresse qui roucoulait de bonheur. Elle aimait autant que lui le mélange de mouille et de sperme. Il n'arrêta son goûter que lorsqu'elle fut toute propre. Ils restèrent dehors encore un bon moment, admirant le paysage, s'enlaçant, se cajolant intimement.
Iris se mit à craindre que son mari ne rentre un peu plus tôt que prévu. Éric se décida à cesser de prendre la secrète pose pour entrainer sa voisine chez lui et l'aimer avec une fougue renouvelée dans le secret de son alcôve.
Elle rentra une demi-heure avant son homme, prit une douche et s'endormit comme une masse, le corps épuisé par sa débauche d'énergie. Le mari tenta bien de la réveiller en la caressant dans le secret espoir de décharger son excitation en elle, mais elle sut éviter ce nouvel assaut.
Le lendemain Éric admira les incroyables photos prises tout en sodomisant lentement l'artiste photographe. Il n'avait rien raté de leur ébat. Sa collection de photos intimes, corps enlacés à s'aimer ou bien pris crument en solitaire, prenait des proportions gigantesques. Le petit homme fit merveilleusement jouir son amant voyeur avant d'éjaculer sur son visage extatique une épaisse semence bien blanche.
Le samedi suivant Iris invita tous ses voisins pour un apéritif barbecue. Chacun amena qui sa bouteille de vin, qui ses légumes tous frais. Iris était enchantée de les recevoir tous. Marcus, car il était vraiment sympa avec elle ; Éric, parce qu'il était fabuleux dans leurs jeux entre adultes ; Alice, car elle la trouva à nouveau très belle après avoir regardé en cachette sa plastique moelleuse nue dans la cour. Malheureusement elle avait raté les ébats marquant les retrouvailles de ses voisins. Mais voir leur nudité à chacun d'eux l'emplit quand même de joie. Et de désir.
La soirée fut particulièrement agréable pour chacun de convives. Le mari démontra qu'il pouvait être jovial. Éric passait de l'un à l'autre. Iris était très attentive, particulièrement auprès d'Alice avec qui elle discuta vraiment pour la première fois. Cette femme n'était pas aussi désagréable qu'elle l'avait pensé. Elle lui trouva du charme et un charisme doux, à rebours de l'amazone farouche qui se jetait de manière virulente dans les corps à corps bestiaux avec son petit homme.
Alors qu'Éric et le mari parlaient avec passion de culture potagère, Marcus regarda subrepticement les deux femmes parler amicalement. Ce qu'il devina lui fit comprendre bien des choses. Et lui donna des idées.
Dans la nuit Alice utilisa tempêtueusement l'anatomie virile de son petit homme pour jouir à plusieurs reprises. Éric était bringuebalé, soulevé, possédé, utilisé en tous sens par une Alice déchainée. Il s'en réjouit profondément, flatté de la mettre dans un tel état d'excitation et heureux de se soumettre à ses innombrables fantaisies.
Il sut l'honorer énergiquement avant qu'ils ne s'effondrent, épuisés, aux premières lueurs dominicales.
Ils émergèrent en début d'après-midi. Alice s'installa dans sa chaise longue pour bouquiner. Une légère brise tiède lui parcourait le corps. Elle posa ses cuisses sur les accoudoirs pour laisser l'air réconforter son minou.
Deux paires d'yeux attentifs ne perdaient rien du spectacle. Et même une troisième quand Éric arriva, admira la beauté crue, se mit à bander durement avant de s'agenouiller devant une Alice qui ne demandait que cela. Nu, cambré excessivement, les fesses tournées vers son amant, il lui fit un long cunni qu'elle apprécia particulièrement. Elle finit par jouir en laissant son foutre ruisseler dans la gorge de son petit homme. Peu après elle le fit se déplacer à sa tête pour avaler son sexe gluant de désir inassouvi et le téter jusqu'à ce qu'à son tour il lui offre son nectar savoureux.
Le mari faisait la sieste. Iris, nue, se masturbant comme une folle, connut trois orgasmes successifs en admirant d'abord la muse de son amant puis les gâteries gourmandes qu'ils s'offrirent.
Marcus, lui, se branlait dans un masturbateur de latex, totalement excité par les fesses qu'Éric prenait soin de lui présenter, les écartant pour qu'il puisse bien voir son anus. Le voyeur éjacula en rêvant d'avoir le petit phallus en bouche à la place d'Alice.
Leurs deux orgasmes n'empêchèrent pas Alice de rester nue toute l'après-midi, flattant la croupe de son homme dès qu'il passait, cherchant sans cesse à présenter sa vulve à la brise légère si agréable quand elle passait entre ses cuisses.
Leur nuit avec Éric fut encore une fois intense. Pourtant ils surent y mettre un terme à une heure raisonnable, chacun devant bosser tôt le lendemain matin.
Marcus se rendit dans un club gay où trois bougres lui passèrent dessus alors qu'il était passivement installé dans un sling. Il était en manque de sexes de bonne taille. Il fut servi.
Iris se laissa besogner par un mari à nouveau inspiré. Elle le trouva mignon dans ses efforts pour lui donner du plaisir, même s'il était à des années lumières des talents de son amant. Elle aurait préféré quelque chose de plus doux. Elle avait envie de caresses intimes et d'une langue habile. Elle eut droit à un phallus actif et un pétrissage tumultueux de sa poitrine. C'était mieux que rien.
Le lendemain matin Alice et Éric sortirent en même temps de la maison, chacun se dirigeant vers sa voiture.
Alice vit aussitôt les papiers au sol, juste devant sa portière. Elle se baissa pour les ramasser. Elle vit. Elle rougit.
Éric lui demanda ce qui se passait. Elle lui sourit en disant que « rien, tout va bien. Bonne journée mon petit homme ! ». Un « bonne journée mamours » résonna avant que la portière ne claque, qu'Éric ne démarre et qu'il parte en premier.
Alice s'assit dans l'habitacle. Elle retourna à nouveau les papiers. Des photos. Des photos d'Iris nue. Iris prise dans son jardin. Cinq photos de cette somptueuse quadragénaire prises sous des angles différents. De face, mains sur la tête, seins hauts, sublime triangle sombre posé sur des jambes légèrement écartées. De dos, un magnifique fessier bien rond. De côté, de beaux seins généreux. De dos penchée en avant à ramasser on ne sait quoi au sol, son bel abricot luisant au soleil comme s'il venait d'exulter, les parois boursouflées, la fente entrouverte, les petits poils en bataille.
Une vague de cyprine traversa le vagin d'Alice en le dilatant. Cette Iris était superbe pour son âge. Ces seins ! Cette chatte bien fournie ! Ces fesses !
Et ce regard coquin. Se savait-elle photographiée ? Probablement pas. Les photos avaient été prises au zoom. De loin. De haut. De… Alice comprit. L'éclat qu'elle avait perçu dans le regard de Marcus alors qu'elle discutait l'avant-veille avec Iris. Ce ne pouvait qu'être lui. C'était de chez lui que les photos avaient été prises. Marcus… Un aussi bel homme, célibataire. Il était homo, c'était évident. Elle s'en foutait de ses préférences sexuelles. Mais les homos qu'elle connaissait étaient tous des êtres bien plus fins et sensibles que les gros lourdauds de machos. Il avait deviné. Il avait deviné que cette femme l'avait excitée. Et même mise en feu. Un feu ardent que seul Éric avait su éteindre dans la nuit. Et encore, pas complètement…
Elle hésita. Que faire ? Elle regarda dix fois, vingt fois chaque photo. Pas de doute, elle avait une folle envie de cette femme, pourtant bien plus âgée qu'elle. Mais si agréable, si simple, au corps si pulpeux.
Marcus savait. Et alors ? Non, il ne savait rien. Il avait deviné ; supposé, plus précisément. Supposé juste, assurément. Quelle importance. C'était son secret, son secret intime. Même à Éric elle n'avait jamais rien dit sur ses pulsions saphiques. Encore moins à son patron. C'était bien mieux ainsi. Elle pouvait laisser libre cours à ses passions en toute tranquillité.
Le parfum de sa féminité avait envahi l'habitacle. Elle sentait que sa culotte était trempée. Elle aurait dû rentrer en changer. Au lieu de cela elle se contenta de prendre un mouchoir en papier, de baisser son pantalon et le sous-vêtement moite pour s'essuyer avant de se rajuster. Elle démarra. Et tout au long du chemin se perdit dans ses pensées.
Comment avouer à son petit homme que depuis deux ans elle vivait en parallèle de son couple et de sa liaison avec son patron une relation tumultueuse avec son adjointe. Rachel avait débarqué dans son service, recrutée par le boss qui évidemment rêvait de la mettre dans son lit tant la jeune femme était jolie. Mais ce fut peine perdue.
Rachel l'énerva vite, bien qu'elle reconnaisse sans difficulté ses nombreuses qualités. Un jour qu'elle avait trouvé la faille d'un dossier qui avait lui échappé, Alice l'invita de bonne grâce à diner. La conversation avait dérivé sur le boss que tout le monde savait être un chaud lapin. Avec un grand naturel Rachel affirma qu'avec elle il n'avait aucune chance puisqu'elle était lesbienne. Elle partit dans un grand éclat de rire devant l'air médusé de sa cheffe. Pour aussitôt lui dire que si elle le souhaitait, elles deux, ce serait avec plaisir.
Alice fut soufflée par son toupet. Dire son homosexualité est une chose. Proposer à sa cheffe de coucher avec elle en est une autre.
Elle déclina l'invitation.
Pourtant elle ne cessa plus d'y penser. Elle n'avait pas à proprement parlé eu d'expérience homosexuelle suivie. Mais elle avait si souvent participé à des orgies ou fréquenté des clubs libertins que oui, dans le feu de l'action, elle avait peloté des seins, léché des vulves, embrassé des femmes. Toujours avec un absolu plaisir, leur douceur contrastant avec le tumulte des phallus, parfois plusieurs à la fois, pénétrant son sexe ou sa bouche. Sa jeunesse détonnait dans ce milieu d'hommes et de femmes mûres. Elle les excitait tous et toutes. Et n'hésitait jamais à se donner complètement à qui désirait jouir de son corps.
Avait-elle envie d'une relation exclusive avec une femme ?
Rachel ne se gêna pas pour faire périodiquement des avances, sentant bien le manque de fermeté dans les réponses évasives qu'elle interprétait comme des approbations futures.
Mais cela en était resté au stade des paroles. Prudente, Rachel ne fit jamais un geste équivoque. Jusqu'à ce jour de convention où son boss et son adjointe s'étaient retrouvés dans le sud surchauffé de la France.
Alice savait qu'elle allait partager le lit de son patron. Elle ignorait qu'elle commencerait par accueillir Rachel dans le sien.
Cela se passa le premier jour, après une pénible journée de trajet puis de travail dans une fournaise inhabituelle pour elles. Elles arrivèrent ensemble à l'accueil de l'hôtel pour prendre leur chambre. Alice prit son badge en premier. Elle donna rendez-vous à sa collègue pour le diner et monta.
A peine arrivée dans sa chambre elle ôta tous ses vêtements qu'elle jeta au sol sans même ouvrir sa valise. Après avoir ouvert en grand la fenêtre où la vue était superbe, elle passa sous la douche.
Après les premières minutes réconfortantes sous le jet d'eau, elle commença à se laver. Elle cria quand elle sentit deux mains savonner ses seins. Elle se retourna, c'était Rachel, aussi nue qu'elle, le visage radieux.
— Qu'est-ce… Qu'est-ce que tu fais là ?
— Oh c'est simple. Dès que tu es partie, en bas, j'ai demandé deux badges pour ma chambre, disant qu'il t'en faudrait un. Au moment de partir j'ai demandé, comme si l'idée m'avait brusquement traversée l'esprit, si tu avais pris tes deux badges. La fille derrière le comptoir, un peu nunuche, comme prévu, m'a dit que non et s'est platement excusée avant de me faire un double de ta chambre. Le temps de mettre mes affaires dans ma piaule et de passer dans la tienne pour me déshabiller, me voilà ! Je vais bien m'occuper de toi !
— Mais ça ne va pas ! C'est si je veux !
— Mais tu veux ! Tu le veux autant que moi !
Rachel passa une main derrière la nuque de sa cheffe et fit pression vers son visage pour l'approcher du sien et lui rouler une pelle majestueuse. Alice n'eut pas la force de résister. Elle ne mit que trente secondes avant de répondre à l'appel du plaisir.
Elle se lavèrent mutuellement en s'embrassant sans cesse. Rachel n'attendit pas qu'elles soient sèches pour entrainer sa cheffe sur son lit et plonger entre ses cuisses. Elle lui offrit le plus doux, le plus entêtant, le plus somptueux cunnilingus qui soit, sans cesser de la regarder et de malaxer ses seins.
Alice eut un premier orgasme rapide. Mais la lesbienne gloutonne ne s'en laissa pas compter, reprenant ses assauts de plus belle. Alice voulut se dégager. Elle se redressa à moitié avant de retomber à quatre pattes, la tête sur l'oreiller. Rachel s'empara de son abricot pour le faire magnifiquement dégorger une nouvelle fois.
Alice tomba à la renverse sous le coup du plaisir intense. Rachel remit son visage entre les cuisses trempées, mais cette fois en laissant son anatomie en nage à portée de main. Elle avait vu juste. Alice entreprit de découvrir le corps de celle qui avait si bien su la faire jouir. Elle lui offrit toutes les facilités pour la laisser prendre en main ses petits seins, son minou que décorait un ticket de métro, son bouton de fleur en plein épanouissement.
C'est Alice qui l'attira sur elle, tête bêche, pour dévorer sa moule. Ce n'était pas sa première, Rachel le sut aussitôt. Mais les bouffage de chatte effectués dans les amoncellements de corps en transe lors des soirées orgiaques n'avaient rien à voir avec une longue dégustation privée.
Rachel ne retint pas longtemps son orgasme. La merveilleuse saveur déclencha une nouvelle jouissance chez l'aspirante saphique.
Après le temps de la dégustation, Alice voulut poursuivre ce corps à corps inversé. Rachel s'y refusa. Elle se dégagea pour se mettre à califourchon sur le ventre de sa cheffe, présentant ainsi ses hauts petits seins sans défense et son minou bien ouvert. Alice accepta de bonne grâce de partir à l'exploration. Une exploration tactile dans un premier temps, caressant la peau de la jeune femme, pelotant ses petites fesses, titillant ses mamelons, branlant son clito, doigtant son vagin, lissant ses lèvres trempées pour mieux enfourner ensuite ses doigts gluants entre les parois réjouies de la lesbienne qui ne cessait, par l'arrière, de jouer avec son bouton.
La chatte en feu fini par se présenter au-dessus de son visage. Elle lécha fébrilement la vulve avant de l'emboucher pour déchainer sa langue à l'intérieur. Elle apprit à aspirer un clitoris tout en coïtant de la langue. Elle avala avec un plaisir non dissimulé le miel déclenché par l'orgasme fougueux de la belle cavalière qui frottait sa chatte sur son visage heureusement démaquillé.
Elles se remirent tête-bêche et restèrent encore plus d'une demi-heure à se bouffer mutuellement la chatte. Seule la raison les poussa à arrêter : il fallait rejoindre le boss pour le diner.
— Lavons-nous en vitesse ! Nous sommes pleines de foutre partout, cochonne ! Mais n'aie pas peur, je reviendrai ce soir !
- Non ! Pas ce soir !
— Pourquoi ? Ne me dis pas que tu n'as pas aimé !
— Non. Oui. J'ai adoré. Difficile de le cacher petite perverse… Mais là, tu m'as épuisée. Si je veux être efficace demain au boulot il faut que je dorme tout de suite. Déjà que je sens que le diner va s'éterniser… Si on se retrouve, on va se gouiner toute la nuit ! Alors non. Le boulot d'abord !
— A vos ordres, cheffe ! Tu as peut-être raison pour la nuit qu'on pourrait passer…
— On est là pour bosser. D'ailleurs tu vas me rendre le badge de ma chambre. Je ne te le passerai que quand j'aurai envie que tu viennes. Okay ?
— Je sais, je sais, d'accord…
Elles arrivèrent en retard pour le diner qui effectivement, en raison de la présence de clients, dura longtemps. Ils réussirent quand même à regagner leur chambre. Alice prit une nouvelle douche, enfila les sous-vêtements coquins que son boss lui avait offert et partit le rejoindre. Il l'attendait, nu, impatient, dans sa chambre. Il apprécia de l'effeuiller pour découvrir ses jolis atours. Il l'aima vaillamment, trop concentré sur son plaisir pour remarquer qu'elle était un peu plus passive que d'habitude ; passive, mais toujours aussi volontaire.
Pendant le reste de leur séjour Alice réussit à alterner les ébats entre son boss et son adjointe. Elles dormirent ensemble le dernier jour, le boss étant reparti un jour plus tôt. Rachel perfectionna l'éducation saphique de sa cheffe qui se montra une élève aussi douée qu'attentive.
Depuis lors elles s'envoyaient en l'air deux ou trois fois par mois, pour le plaisir, même s'il n'y avait pas entre elles pas d'affection particulière. Rachel énervait Alice par le côté libidineux de leurs relations charnelles. Elle voulait aller toujours plus loin, entrainer sa cheffe dans des orgies lesbiennes qui devaient déboucher sur des pratiques SM. Le refus obstiné de franchir ces frontières invisibles entre le plaisir et le pernicieux énerva Rachel qui s'éloigna de sa cheffe avant de replonger, quelques semaines plus tard, entre ses cuisses. Pour autant, elle était une excellente professionnelle avec qui elle trouvait du plaisir à travailler.
Alice était lucide sur le fait qu'elle n'aimait pas Rachel. Mais elle lui faisait un bien fou. Et curieusement cette relation saphique n'affaiblissait pas sa libido qu'elle retrouvait intacte dès qu'elle voyait le corps nu et excité de son petit homme.
Les photos étaient enfouies dans le sac à main d'Alice. Au regard que lui jeta sa cheffe en arrivant au bureau, Rachel sut qu'elles allaient passer un bon moment à l'hôtel pendant l'heure du déjeuner…
Alice resta songeuse toute la semaine. Elle ne put s'empêcher de provoquer un second douze-quatorze heures au lit avec Rachel. Mais ce n'était que pour apaiser son désir du corps d'Iris. Le soir Éric l'aima comme toujours avec son délicieux talent. Mais elle restait en manque de sa voisine qui l'obsédait. Elle se demandait comment faire pour la séduire...
Elle fit un soir un détour par chez Marcus. Elle ignorait que, un peu plus tôt dans la journée, son petit homme y avait passé deux heures et qu'il venait de repartir, la démarche incertaine après s'être plus longuement que d'habitude fait limer le conduit rectal. Quand Marcus ouvrit sa porte d'entrée, torse-nu après avoir rapidement enfilé un short en jurant, elle lui tendit une clé USB.
— Je veux toutes les photos d'Iris sur cette clé dans moins d'un quart d'heure. Et comme j'imagine que vous en avez aussi de moi, vous allez également me les mettre dessus. Puis vous allez effacer vos fichiers. Et ne plus jamais recommencer à nous prendre en photo. Les flics n'auront pas de mal à déterminer que les photos viennent d'ici. Me suis-je bien fait comprendre ?
Marcus sentit le sang refluer de son visage. Il déglutit avec peine pour articuler un sinistre « oui ».
— Bien. En attendant je vais visiter votre jardin. Dépêchez-vous, j'ai mon homme qui m'attend à la maison.
Elle tourna les talons. Marcus eut un rictus en pensant aux jolies fesses du petit homme qu'il venait de maltraiter. Il referma la porte et fonça à son ordinateur copier les plus belles des photos prises des deux femmes.
Il la rejoignit dans son jardin. Elle tendit la main pour saisir la clé tout en parlant.
— C'est donc d'ici que vous vous abandonnez à vos pulsions voyeuristes ?
— Oui…
— Je suis sérieuse ! Si vous me shootez, moi ou Iris à nouveau, je vous fous dans une merde noire ! C'est clair ?
— Parfaitement clair. Mais vous savez, c'est pour vous que j'ai fait cela. Je crois qu'elle est aussi attirée par vous que vous par elle… S'il vous arrivait de trouver un peu de bonheur tous les deux, j'en serais enchanté.
— Cela ne vous regarde pas.
— Certes. Mais je vous aime bien toutes les deux. Sincèrement. Est-ce un crime ?
— Un crime, non. Mais les relations de voisinage sont d'abord basées sur le respect de la vie privée de chacun. Est-ce que je vous demande avec quel mec vous baisez ?
Marcus blêmit.
— Non…
— Alors foutez-nous la paix. Enculez et photographiez vos amants tant que vous voulez, mais pas nous.
- « C'est bien ce que je fais, ma chère… » D'accord, mais ne soyez pas vulgaire. Mon orientation sexuelle, qui n'est pas un mystère dans le coin, ne vous regarde pas. Et rien ne vous dit que ce n'est pas moi qui me fais sodomiser.
— Nous sommes donc d'accords, répliqua Alice, légèrement déstabilisée. Restons en bonne relation en tant que voisins, mais plus d'ingérence l'un chez l'autre !
— Promis.
Marcus raccompagna Alice jusqu'à sa voiture. Elle accepta de lui faire la bise, sûre de sa victoire. Marcus, à peine rentré, exulta. Cela avait marché ! Alice n'avait qu'une idée : mettre Iris dans son lit. Il serait, lui, tranquille, pour jouir du corps d'Éric. Peut-être même ces deux-là se sépareraient et pourrait-il avoir le petit homme uniquement pour lui. Génial !
Alice eut du mal à occuper Éric ailleurs pour admirer discrètement les superbes photos de leurs corps nus. Elle trouva Iris encore plus sublime en grand format sur son écran d'ordinateur. Et passa la soirée à réfléchir à la manière de l'approcher.
C'est encore une fois Marcus qui apporta la solution en révélant à Éric que le mari allait repartir deux jours et deux nuits, laissant Iris seule. Le petit homme crut qu'il aurait sa maitresse rien que pour lui. Marcus usa et abusa de son corps en prétextant qu'il allait bientôt le laisser jouir éperdument de celui d'Iris.
Mais cela ne se passa pas comme cela.
Après un long ébat avec Alice, enlacés tous les deux à se caresser en se racontant leur journée, Éric donna l'information à sa femme. Deux jours sans le mari… Aussitôt elle imagina un plan.
Elle pénétra le lendemain dans le bureau de son patron. Ce qu'elle lui dit, et surtout la manière dont elle le lui dit, le laissa sans voix. Il finit par balbutier :
— Bon… Je vois que je n'ai pas le choix.
— C'est vous qui m'avez appris que seul le résultat compte. Le résultat sera là, soyez-en sûr. Sinon on arrête.
Elle fit mine de sortir du bureau. S'arrêta. Fit marche arrière.
— Ah ! Au fait. On commence demain.
— Puisque je n'ai pas mon mot à dire…
— Certes !
Elle se jeta sur Éric nu qui l'attendait gentiment après sa journée de travail. Elle l'avait prévenue qu'elle rentrerait tôt. Il s'était abstenu d'aller voir Marcus.
Elle arracha littéralement ses vêtements pour rejoindre son petit homme dans un plaisir charnel de haute volée qui vit la table à manger vibrer de toutes les passions de leurs corps.
Après avoir l'un et l'autre magnifiquement jouis, elle alla fouiller dans son sac à main et tendit une enveloppe avec un air d'absolu contentement.
— C'est pour toi. J'ai eu un mal de chien. Malheureusement je n'en ai qu'une.
Éric ouvrit. Il trouva un billet pour l'exposition Gauguin qu'il rêvait de voir. Mais en cette saison, avec le nombre de touristes américains, tout était réservé. Le seul problème…
— Demain. C'est pour demain.
— Eh oui. Tu vas devoir y aller sans moi.
— Mais, mon boulot ?
— Fais-toi remplacer. Tu l'as fait si souvent pour les autres…
— C'est vrai, mais…
— Mais rien du tout. C'est une chance incroyable. Tu pars demain à l'aube, tu passes la journée à Paris. Le soir tu vas diner et coucher chez ta famille. Tu me retrouves samedi dans l'après-midi. Dans tous les cas j'ai un boulot monstre. Allez ! Adapte-toi un peu ! Soit souple ! C'est génial, non ?
Éric se résolut à plier. Malgré ses envies il fit son deuil des accouplements avec Iris. Il se fit remplacer sans souci. Il partit à l'aube avec un programme encore plus dense puisque ses parents voulurent le garder tout le weekend. Il ne rentrerait que le dimanche soir.
Le lendemain, très tôt, c'est Alice qui, pour rire, resta nue pour l'accompagner dehors prendre sa voiture. Elle l'enlaça un long moment, le laissant peloter son fessier, avant de le pousser dans la voiture et de se placer au bord de la route, heureusement déserte, en le saluant.
Elle rentra tout excitée. Elle avait convaincu son patron de la laisser faire du télétravail le vendredi. Elle aurait Iris rien que pour elle.
Alice entendit partir la voiture du mari. Un petit coup de klaxon. Cela semblait confirmer qu'il partait pour plus longtemps que d'habitude.
Elle attendit un peu en faisant défiler les photos d'Iris sur son écran puis enfila un chemiser de lin particulièrement fin. Il ne cachait pas grand-chose de sa poitrine proéminente ni de sa féminité sous laquelle il tombait tout juste. Elle traversa sa cour et passa dans le potager. Elle ne vit pas Iris. Elle s'en doutait. Elle se contenta de pousser un grand « merde ! » sonore. La voisine arriva en trombe en quelques secondes. Elle ne portait qu'un caleçon d'homme et un haut échancré.
— Qu'est-ce qui se passe ?
— Oh rien ! désolée si je t'ai fait peur. Ce n'est qu'un orvet. J'ai eu peur.
— Ah… Saloperies ! Il y en a parfois par ici. Ce n'est pas méchant, mais je déteste cela aussi. Il faut toujours marcher en tapant du pied sur le sol. La résonnance les fait partir. Mais avec ta tenue…
— Je sors du lit… Je n'ai pas vraiment eu l'idée de mettre des bottes !
— D'autant que des bottes sans culotte…
— C'est sûr ! Je n'ai rien en-dessous. Heureusement que ce n'est pas ton mari qui a surgi.
— Pas de risque. Il est parti pour deux jours. Il rentrera dimanche pour déjeuner. On est entre femmes. Je n'ai pas plus de bottes que toi… Ni de culotte…
— Il fait déjà chaud… On est mieux comme cela, non ?
— C'est vrai que j'aurais pu être en tenue encore plus légère…
Alice rit de bon cœur. La voisine mordait à l'hameçon.
— As-tu pris ton petit-déjeuner ? Tu veux venir le partager avec moi ?
— Pourquoi pas… Avec plaisir. Je ferme la porte et j'arrive. Tu veux que je me change ?
— Non. Aucune importance...
Iris couru presque pour fermer sa maison avant de revenir retrouver sa voisine, folle de joie que cette mésaventure leur permette de se voir. D'autant qu'à travers le tissu translucide du chemisier elle avait admiré avec bonheur une fente toute lisse et des tétons qui pointaient fort. Elle se mit à mouiller légèrement.
Alice éleva le bras pour lui tendre la main, saisir la sienne et lui permettre de passer au-dessus du fil qui séparait le potager du jardin.
Ce faisant le pan de la chemise s'éleva pour dévoiler une entrejambe qu'Iris trouva de toute beauté.
Elles traversèrent la cour en s'arrêtant tous les deux mètres tellement leur bavardage les prenait. Elles finirent par arriver dans la maison qui sentait bon le café chaud. Alice se pencha pour attraper une mug dans un meuble bas, présentant ainsi son beau fessier. Elle fit semblant de s'en rendre compte en s'excusant.
— Il n'y a pas de mal. C'est l'été après tout…
Elles s'assirent autour de la table qui avait connu tant de combats charnels et prirent lentement un repas frugal. De là où elle était Iris ne pouvait pas voir les cuisses de son hôtesse. Mais vu la faible longueur du chemisier, elle se doutait qu'il ne cachait pas grand-chose. En outre Alice n'arrêtait pas de se lever pour ramener ou aller chercher un aliment ou un couvert. Le pan de son chemisier retombait à chaque fois sur son bas-ventre, permettant une vision fugace de ce qu'elle ne voulait pas cacher.
Elles restèrent plus d'une heure ensemble. Alice sonna la fin du repas en débarrassant la table, aidée par la mère de famille discrètement efficace.
— Que veux-tu faire maintenant ? Je vais peut-être changer de tenue, ce chemisier est quelque peu indécent.
— Non. Ce n'est pas la peine…
— Tu avais prévu quelque chose ce matin ?
— C'est que…
— Oui ?
— C'est peut-être un peu délicat…
— Dis toujours.
— Tu ne te moqueras pas, hein ?
— Promis.
— J'avais prévu… Le soleil est vite trop brûlant en cette saison… Pour faire plaisir à mon mari… Enfin voilà… J'avais envie de me faire une séance de bronze nana intégral.
— Génial !
— Je… Je ne suis pas vraiment naturiste, pas comme Marcus…
— Beau mec, remarque…
— Pas faux… Lui il vit toujours à poil. Moi j'aime bien, de temps en temps. C'est bon pour la peau. La plus secrète… Mais j'ai toujours peur d'être surprise.
— Et bien, faisons-le toutes les deux ! Je ne sais pas si je suis nudiste, mais je suis souvent nue chez moi. Éric aussi. On aime bien cela.
— Ah bon ?
— Avec ton mari ? Non ?
— Oh lui ! Sûrement pas. Même l'été il dort avec un haut… Et rien en bas !
— Pas possible !
— Si !
— C'est…
— Ridicule ! Je sais ! Mais il adore exhiber ses parties. Son côté macho… Pourtant avec un teeshirt, c'est nul !
Elles éclatèrent de rire.
— Tu ne le lui as jamais dit ?
— Certainement pas. Il est tellement fier de secouer son petit machin devant moi…
— Ah les mecs… Bon, heureusement, on est entre filles !
— Et ça fait le plus grand bien !
— On s'installe dans mon jardin ?
— Tu… Tu veux le faire avec moi ?
— Ben oui ! Je crois que tu as déjà tout vu de mon corps…
Iris rougit violemment, croyant s'être fait surprendre à espionner du haut de son grenier.
— Avec mon chemisier pas vraiment épais… Allez, je l'enlève ! D'accord ?
— Euh… Oui.
Alice passa le chemisier au-dessus de sa tête. Iris rougit de plus belle en admirant enfin de près la beauté généreuse de sa voisine.
Alice tourna sur elle-même.
— Est-ce que tu me trouves belle ?
— Très ! Enfin… Oui, tu es belle, bien faite… J'aimerais avoir un corps comme le tien… A mon âge…
— N'importe quoi ! Montre. Allez, enlève tout cela !
Iris sourit. Elle commença à retirer le caleçon.
— Voilà un minou bellement fleuri ! Bravo Madame ma voisine !
— Merci. C'est le contraste entre nous : épilation complète pour toi, le maintien de mon triangle pubien…
— J'aime bien aussi… Je trouve que c'est plus féminin. C'est toi qui as raison. Ne taille rien !
— Alors pourquoi tailles-tu tout ?
— Chut… Cela ne se dit pas… Ne le répète pas… La douleur… La petite douleur vive quand l'engin de mon homme entraine un poil à l'intérieur de mon minou…
Iris éclata de rire.
— Il suffit de les lisser et de les écarter sur le côté avant d'accueillir ton homme !
— C'est cela que tu fais ?
— Pas toujours… Ils sont parfois si impatients nos hommes…
— A qui le dis-tu !
— Tu as probablement raison. Cela fait un peu mal au départ… Après ça rentre et ça sort sans douleur… Au contraire…
— C'est vrai.
— En fait, c'est bête… Je crois que j'aime bien ces petites décharges électriques… Cela m'excite… Cela m'échauffe les sangs…
— Perverse, Madame !
— Oh… Ne me fais pas le coup de l'oie blanche !
— Pas de risque, je n'essaierai même pas de commencer à argumenter ! Moi aussi je suis un peu… chaude… On peut dire ça ?
— Le dire, oui. Se le dire, c'est autre chose…
— Parce que toi aussi tu es chaude ?
— Non, mais… Tu veux tout savoir !
— Oui. Bien sûr !
— Eh bien non. Je ne dirai rien de plus. Contente-toi d'admirer mes seins !
Iris retira son haut d'un coup sec. Un énorme sourire aux lèvres elle tourna à son tour sur elle-même pour présenter son anatomie entièrement nue.
— Superbe ! Magnifique ! Tu es bien plus belle que moi !
— Mais non. J'ai quoi, dix ans de plus ?
— Six je crois.
— Six, peut-être. Et deux enfants sont passés par là !
Iris avait légèrement écarté les jambes et avançait son bassin en désignant sa chatte boisée.
— Raison de plus ! Tu as encore un corps de rêve après avoir eu deux enfants. Chapeau !
— Mouais… J'ai beau faire des efforts… Regarde ce bedon.
— Ce n'est pas un bedon : c'est un adorable petit ventre ! Je te trouve très belle comme cela. Tu n'es pas une gravure de mode ! Tu es une femme vraie, libre, éclatante de santé ! Un petit bedon, la belle affaire ! Au moins toi tu aimes la vie ! Tu aimes les bonnes choses de la vie ! Tu n'es pas comme ces nanas qui se privent de tout pour garder un pseudo corps de princesse histoire de faire bander leur mec !
— Oh !
— Si, c'est vrai ! Notre corps c'est d'abord pour nous ! Tu as une poitrine somptueuse ! Je suppose que des petites bouches avides ont tété tes mamelons ?
— Pendant quatre mois pour l'un, trois mois pour l'autre, oui.
— Et c'était douloureux ?
— Pas du tout ! C'était délicieux… Presque érotique… On a le droit de dire cela ?
— Evidemment ! Moi aussi j'aime que des lèvres habiles s'occupent de mes tétons ! Il n'y a pas de honte à avoir ! Tu as de la chance. Et puis…
— Et puis ?
— Un joli petit cul en prime !
Iris éclata à nouveau de rire, vite rejointe par une Alice secouée par un rire tonitruant, qui s'approcha d'elle pour se retenir, leurs peaux s'effleurant délicieusement.
— Bon. On s'est tout dit ? Demanda Iris.
— Moi oui… Je crois… J'aime beaucoup ta chatte velue, ton petit ventre…
— Mon petit cul…
— Tes jolis seins !
— Et moi ta poitrine. Ouah, quels seins ! Sublimes ! Et ton ventre, bien plus plat que le mien… Ta fente… Super mignon… C'est la sueur ou l'excitation qui la fait briller ?
— Oh la coquine ! Allez, oust, dehors ! On va laisser le soleil admirer nos féminités !
Elles sortirent. Alice attrapa une chaise longue double qu'elle mit sur le côté.
Iris proposa de la déplacer en plein milieu. Alice hésita. Puis se dit que probablement Marcus ne les materait pas. Et quand bien même, elle adorerait avoir une photo d'elles deux nues, côte à côte.
Alice alla chercher sa crème solaire. Tout en bavardant elles s'enduisirent le corps l'une en face de l'autre, chacune regardant avec envie les mains de l'autre passer sur ses seins, ses fesses, ses cuisses sans aucun complexe, et même avec une délicieuse insistance sacrément impudique…
Iris alla la première badigeonner le dos de son amie, descendant jusqu'en haut des fesses qu'elle claqua en riant.
Alice lui rendit la pareil, n'hésitant pas, elle, à passer sur une fesse qu'elle trouva mal protégée. Elles mouillaient autant l'une que l'autre.
Vêtues uniquement de leurs lunettes de soleil, elles passèrent l'essentiel de la matinée à bavarder tout en s'observant sans retenu, se mettant l'une sur le ventre quand l'autre était sur le dos et réciproquement.
Elles se réfugièrent dans la maison vers 11 heures en raison de la brûlure excessive du soleil. Alice proposa de prendre une douche. Elles allèrent ensemble dans la salle de bain. Alors qu'Alice commença à faire couler l'eau, Iris s'assit sur la lunette des toilettes pour uriner sans aucun complexe devant sa voisine. Celle-ci ne put s'empêcher de glousser.
— Quoi ?
— Tu pisses comme ça, devant moi ?
— Ben oui. Qu'est-ce que cela a d'original ?
— C'est un peu intime, non ?
— Tu n'as jamais fait cela devant tes copines ?
— Euh… Non. Mentit-elle.
— Mais qu'est-ce que tu crois que les mecs font entre eux ? Que ce soit dehors dans la nature ou devant leurs horribles urinoirs, ils sortent leur bistouquette en grand et urinent en comparant la taille de leur queue avec celle du voisin !
— Les mecs c'est les mecs… Nous c'est nous ! Répliqua Alice alors qu'Iris s'essuyait la foufoune avec du papier.
L'invitée se releva, toute fière de son audace. Alice, que la vision du soulagement ami déclenchait une irrépressible envie, prit la place pour, de manière tout aussi impudique, se soulager.
Elle s'essuya, tira la chasse et passa devant Iris en laissant trainer sa main sur son flanc, comme une invitation, pour passer dans la douche. Sûre que son amie l'y rejoindrait, elle fut profondément déçue de constater qu'elle se contentait de la regarder se laver en reprenant un monologue sans intérêt. Les yeux néanmoins bien fixés sur sa poitrine ou son entrejambe.
Iris prit sa place et se lava sans pudeur sous les yeux intéressés d'une Alice qui ne comprenait plus la tournure des évènements.
Elles se séchèrent puis passèrent dans le salon. Iris s'assit sur le canapé, jambes bien écartées comme le ferait un mec, pour attraper un magazine d'art appartenant sûrement à Éric et le feuilleter. Alice s'assit en face, se mettant, elle, en tailleur, féminité entrouverte. Elles passèrent un bon moment à discuter d'art, de tout, de rien, tout en se contemplant tranquillement.
Alice alla leur servir un verre de rosé bien frais qu'elles burent avec joie. Elles ne se levèrent que pour préparer un repas délicieux quoique tout simple, tout en se resservant de vin.
Tant et si bien qu'au moment d'avaler la dernière fraise du jardin elles réalisèrent qu'elles avaient fini la bouteille.
Alice avait mis un léger fond sonore de musique dansante. Elle commença à remuer son corps tout en se levant pour débarrasser. Iris se moqua d'elle. Alice recommença de plus belle. Alors Iris se mit elle aussi à danser.
Pendant vingt minutes, tout en rangeant la pièce, elles balancèrent leur corps au rythme des diverses musiques, heureuses de sentir leurs seins balloter en liberté tout en se tournant autour pour se contempler.
L'alcool aidant, un peu pompettes, elles se heurtèrent plusieurs fois, déclenchant des crises de fou rire. Elles finirent dans les bras l'une de l'autre, poitrines compressées, secouées par un rire juvénile.
Iris mit pourtant un terme au contact si agréable.
— Bon. Je crois qu'on a trop bu. Je suis crevée. Il faut que je fasse un petit somme. Je vais rentrer.
— Tu as raison. On a besoin d'une petite sieste. Mais tu peux la faire ici, si tu veux. Il fait trop chaud dehors pour traverser les jardins.
— Tu crois ? Fit benoitement Iris qui attendait exactement cette proposition. Je ne veux pas déranger…
— Viens dans ma chambre. Je n'avais pas l'intention d'ouvrir un autre lit.
Iris se retourna pour laisser discrètement son visage s'illuminer. Elle se reprit quand elle fit à nouveau face à son amie. Elle commença à se diriger vers la chambre pour s'arrêter aussitôt, se souvenant à temps qu'elle n'avait jamais officiellement visité la maison et qu'elle n'était pas sensée savoir où elle se trouvait.
Alice, ne se rendant compte de rien, la prit par la main pour l'entrainer dans son alcôve. Les draps du lits étaient défaits. Iris fit le tour du lit pour se coucher d'un côté tandis qu'Alice prenait l'autre. Ses yeux parcoururent la chambre où Éric l'avait si bien fait jouir à plusieurs reprises ; puis ils tombèrent sur une tâche sans équivoque sur le drap. Elle sourit. Alice qui avait suivi son regard prit son air penaud.
— Désolée.
— Pas du tout ! Je suis heureuse pour toi. Mes draps doivent être tout aussi tâchés. Il faudrait que je les lave, d'ailleurs.
Iris prit la main de son amie comme pour la réconforter. Elle souleva légèrement son bassin pour approcher son corps, ne laissant que quelques millimètres entre elles. Elle posa la main d'Alice sur son ventre, au-dessus du nombril. Puis ferma les yeux.
Elle mouilla de plus en plus fort en sentant les doigts s'agiter, la caresser, puis bientôt jouer avec ses poils pubiens. Elle écarta la main pour glisser la sienne sur la cuisse d'Alice. De l'autre bras elle reposa la main, plus bas sur son pubis. Les doigts des deux mains s'activèrent, ceux d'Alice dans la toison tout en s'approchant de plus en plus du clitoris ; ceux d'Iris contre la cuisse sur laquelle elle passa pour glisser sur l'aine déjà moite.
Alice ouvrit grand le compas de ses cuisses. Iris l'imita. Leurs jambes se croisèrent.
Chattes offertes, dégoulinantes, bouillonnantes, chacune laissa l'autre découvrir sa féminité en ronronnant. Elles se masturbèrent le clitoris en même temps. Des doigts s'enfoncèrent pareillement dans le vagin ruisselant de foutre. Elles se tournèrent l'une vers l'autre. Leurs lèvres se rencontrèrent. Timidement d'abord, contrastant avec la fougue de leurs mains. Les langues se léchèrent. Et le vertige les emporta.
Elles s'embrassèrent sauvagement en s'enlaçant, frottant chacune son bassin contre celui désiré. Les boutons, les vulves se frottèrent merveilleusement. Les mains malaxèrent frénétiquement les seins gonflés, puis les fesses qu'elles maltraitèrent pareillement.
Elles pivotèrent insidieusement, unies par leur chatte qu'elles frottèrent comme des folles, se gouinant sauvagement. L'orgasme de l'une déclencha l'orgasme de l'autre. Elles crièrent en même temps ; s'effondrèrent tête en arrière ; se relevèrent pour se frotter encore le minou ; s'emparèrent des mamelles en feu ; jouirent encore très peu de temps après, en ciseau, incapables de se contrôler.
Le souffle court, le corps en nage, elles relevèrent la tête pour se regarder, étonnées de leur coup de sang aussi tumultueux. Elles se sourirent. Iris se décala pour grimper sur le corps de sa voisine afin de l'embrasser langoureusement.
Chacune sentait le foutre s'écouler de leur minou révolté. Iris éclata de rire, se décala, regarda les traces sombres sur le drap.
— C'était déjà bien souillé avant… Maintenant c'est totalement imprégné !
— Je nettoierai. Tu as été divine !
— Tu l'as déjà fait ? Boire à la source ?
— Des femmes ?
— Des femmes… La verge de ton homme, je n'ai pas de doute.
— Oui.
— Moi pas. Jamais. Jamais je n'ai brouté une femme… Jusqu'à aujourd'hui !
Iris bondit en arrière, se précipita entre les cuisses d'Alice, les écarta, approcha la tête du champ si jouissivement labouré.
— Tu es trempée ! C'est fou la quantité de cyprine !
— Je me demande bien pourquoi…
— Humm… Cela sent fort… La femme… La femelle… La femelle en chaleur… Cela sent bon… Je crois bien que moi aussi je ne suis qu'une femelle en chaleur…
Iris donna un premier coup de langue. Elle garda le foutre en bouche afin de laisser le temps à ses capteurs gustatifs de lui révéler la richesse du nectar.
— Tu es presque sucrée… Ton foutre est plus doux que le mien…
— Parce que tu bois ton foutre ?
— Evidemment ! Après une bon orgasme, une petite récolte du bout du doigt et hop ! En bouche !
— Juste du bout du doigt ? Demanda Alice l'air coquin, admirant le beau visage étincelant entre ses jambes.
— Parfois tous les doigts quand j'en ai partout ! Parfois à pleine main quand j'ai une faim de louve !
— Cochonne !
— Toi-même !
— Comment sais-tu que je fais pareil ?
— Tes seins ! Tes seins sont gonflés à bloc, tes mamelons tendus comme jamais, cela t'excite comme une folle ! Tu es une super gourmande au lit, j'en suis sûre ! Peur de rien ! Prête à tout ! A toutes les gourmandises !
— Bien vu !
— Tu as raison, c'est délicieux !
Et Iris déchaina sa langue dans le puits nappé, faisant partir en arrière la tête d'Alice qui se mit à gémir sourdement au rythme des attaques linguales.
Alice ne sortit de son plaisir qu'en recevant à pleine bouche les lèvres de son amante qui se jeta sur elle pour partager les restes. Elle se laissa embrasser quelques instants avant d'inciter la novice à grimper sur son ventre pour présenter son vagin encore ruisselant au-dessus de son visage. Elle le dégusta si bien qu'Iris déclencha un nouvel orgasme en criant d'une voix aigüe.
Peu après elles se retrouvèrent tête-bêche à se manger le minou avec âpreté. Elles tournèrent sur elles-mêmes, chacune voulant prendre le dessus. Elles chutèrent au sol en riant sans pour autant stopper leur butinage. Elles jouirent à nouveau avant de se réfugier sur le lit humide de toutes leurs sécrétions, de s'enlacer, de s'embrasser et de s'endormir.
Elles ne se réveillèrent qu'en fin d'après-midi, recommençant à se caresser et se frotter intimement. Elles durent pourtant se réfugier sous la douche où elles s'urinèrent dessus joyeusement avant de se laisser laver le corps par l'amante attentive.
Alice voulut faire un nouveau cunni à sa belle. Mais, plus prompte, Iris s'échappa, l'insatiable à ses trousses. Elles se coururent après dans la maison avant qu'Iris ne débouche à l'extérieur. Elle ne se fit rattraper exprès que devant la table de jardin. Elle connaissait les petites habitudes de la maitresse de maison. Elle se laissa faire quand Alice la coucha dessus. Et lui offrit enfin son minou une nouvelle fois à déguster. Ce cunni-là fut travaillé, méthodique, précis et d'une extrême langueur. Iris mit plus de vingt minutes avant de laisser son orage intérieur débouler dans son vagin en dévastant tout sur son passage.
Elle se fit réconforter et nettoyer patiemment.
Et elle invita Alice à prendre sa place, donnant à son tour le meilleur d'elle-même pour un cunni gourmand agrémenté d'un traitement spécial du clito sorti de son capuchon.
Bien plus tard, dans la nuit, Iris, lovée en chien de fusil dans les bras de son amante, se fit merveilleusement doigter le vagin comme l'anus. Un long hululement de plaisir clôtura leur premier jour de partage charnel.
Le lendemain fut tout aussi lubrique, chacune se jetant comme une affamée sur le corps de l'autre. Seule la séance de bronzage intégral fut une pause dans leurs toquades à répétition. Pour le reste, cunnis et frotte-minous se multiplièrent sans faiblesse. Alice apprit à la novice comment doigter habilement sa partenaire. Elle ne faisait que transmettre ce que Rachel lui avait divinement appris. Elles jouèrent avec les godes, chacune mettant à tour de rôle le gode-ceinture jusqu'à faire jouir l'autre à force d'intenses pistonnages qui les faisaient tantôt rire, tantôt haleter dans l'effort.
Deux jours à s'aimer. Deux nuits.
Elles durent se séparer dans la douleur car le mari allait rentrer. Les deux femmes, nues en traversant le jardin, titubaient presque après s'être une ultime fois données l'une à l'autre. Alice admira le superbe fessier disparaitre de sa vue. Elle se tourna alors vers la maison de Marcus pour exposer son corps, au cas où le pervers serait encore là à les mater, malgré ses promesses.
Si Iris eut la chance que son mari attende le soir pour se soulager en elle, lui laissant un peu de répit pour se remettre, Alice dut vite remettre le couvert. Elle était endormie dans le canapé, dans le plus simple appareil, quand Éric arriva. Il la regarda dormir un moment, se déshabilla, alla se laver.
A son retour elle ronflait encore légèrement. C'est sa langue sur le clito qui la sortit de sa torpeur. Elle faillit s'écrier « Iris ! » mais se retint à temps. Éric était en manque profond. Elle resta assez passive.
Il lui en fit voir de toutes les couleurs, pénétrant tous ses orifices avec son endurance à toute épreuve. Son manque lui permit même de la pistonner encore, peu après une première éjaculation. Il reprit vite sa dureté habituelle pour de nouveaux coïts toujours aussi variés, mais pendant encore plus de temps. Ils s'effondrèrent, hagards, au milieu du salon, tombant quasiment dans les vapes.
La suite du weekend fut totalement sage, ni l'un ni l'autre n'ayant plus la moindre énergie vitale.
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