Fiction
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
J'en ai marre ! — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
J'en ai marre !
Chapitre 1
J'en ai marre ! J'en ai marre ! J'en ai marre !
Marre d'être une bonne épouse.
Marre d'être une bonne mère.
Marre d'être une bonne copine.
Marre d'être une gentille voisine.
Marre d'être considérée comme un cerf, taillable et corvéable à merci.
Sur ma tombe on écrira quoi ? Qu'est-ce que j'ai fait, si ce n'est être dévouée et m'assurer que tout le monde puisse se sentir bien ?
Et moi ? Qui pense à moi ? Un cadeau pour la fête des mères ! Un bouquet pour la Saint Valentin ! Que des conventions, des obligations ! Jamais un geste, un cadeau, un vrai, une pensée amicale…
Oh, qui est le premier à se faire câlin lorsqu'il a envie de baiser ? Mais qui passe très vite les préliminaires pour me labourer sans s'occuper vraiment de mes envies, et se sent libéré de ses obligations part un "" C'était bien, hein, Chérie ?""
J'ai envie de lui crier en face :
D'accord, tu bandes dur. D'accord tu me prends par devant, par derrière, mais est-ce que tu cherches à me satisfaire ? Tu jouis, tu craches ton foutre dans ma gorge, dans mon vagin, dans mon cul, mais où est mon plaisir ? Tu sais que je suis obligée de me caresser en cachette pour éteindre un feu que tu ne devines même pas.
Et mes copines qui me prennent comme confidente, une tombe je suis, pour me relater, en long, en large et en travers leurs aventures avec untel ou untel… Qui me donnent des détails : Si tu savais comme c'est bon, rien à voir avec… (Son mari)
Des copines qui ne sont pas avares de remarques du genre : Et toi, ça va ? Ce n'est pas ton mari que j'ai vu sortir de l'hôtel, tu sais au coin de la rue… ?
Alors oui, j'en ai marre. D'ailleurs mon fils n'a plus besoin de moi, il ne revient que pour faire laver son linge.
J'en ai marre.
Alors pourquoi moi je ne pourrais pas avoir du bon temps ? Je sais que je ne suis plus de toute première jeunesse, mais il y a pire.
Heureusement que je travaille, ainsi je ne suis pas coupée du monde comme une femme au foyer. Le travail, c'est une porte ouverte sur le monde, des collègues, des amitiés, des disputes, des chefs, des clients, etc. De ce côté, j'ai de la chance, l'ambiance est bonne. Mais pas au point de confier mes états d'âme. Juste un collègue qui remarque que parfois je suis un peu triste.
— Qu'est ce qui t'arrive, Alice ? A mesure que l'heure passe tu fais une tête de celle qui va à l'abattoir. C'est comme si tu redoutais de rentrer chez toi. Tu as des problèmes ? Ton mari se comporte bien avec toi ? Il n'est pas violent, au moins ?
— Mais non, ne va pas t'imaginer des choses pareilles. Je ne suis pas une femme battue, je voudrais bien voir ça, il n'est pas né celui qui lèvera la main sur moi.
— Alors c'est quoi ?
— Un peu de fatigue.
— De la fatigue qui arrive au moment de rentrer chez toi ?
— Je veux dire une fatigue conjugale. Un passage à vide, mais cela va revenir. Mais c'est gentil, Gabriel de t'inquiéter pour moi.
— Tu sais que tu peux compter sur moi. Tu sais combien j'aime travailler avec toi. Si tu veux, je pourrais t'inviter à boire un verre tout à l'heure. Ou mieux pendant la pause déjeuner, on aurait plus de temps…
— Tu ne serais pas en train de me faire des avances, par hasard ? Gaby, voyons, tu as dix ans de moins que moi. Trouve toi une femme de ton âge. Et puis tu es marié.
— Nous allons-nous séparer, alors si c'est cela qui te gêne… Dix ans et alors ? Ce n'est rien. D'ailleurs tu ne les fais pas. Regarde autour de toi, tu ne remarques pas tous ces regards. Il te suffirait d'un mot. Tu es si belle… Si désirable… Si…
—Stop. Arrête tout de suite je ne suis pas de ces femmes-là !
Mais Gaby a fait naître une sorte de lueur dans le brouillard de ma vie. Je me suis dit qu'après tout, je n'étais pas si vieille, la preuve un homme de dix ans mon cadet avait manifestement du désir pour moi.
Mais la vie semble, à nouveau, me sourire…
Il fait une chaleur d'enfer. Tout le monde en souffre. Nous n'avons pas la clim dans nos bureaux, aussi nous nous accordons quelques libertés dans notre tenue. La direction accepte que les hommes viennent en short. Évidemment pas les femmes, ce serait trop "choquant", mais par contre…
Je suis folle. Je suis partie sans vraiment réfléchir. Mais, alors que je me prépare pour aller bosser, je redécouvre cette petite robe légère, une robe achetée l'été dernier, encouragée par mon mari qui n'avait plus sa maîtresse pour le satisfaire. Tissu léger, décolleté plus prononcé que d'habitude, épaules nues qui nécessitait un type de soutif que je n'ai pas.
Je fais sensation. Gaby avait raison, les hommes me regardent. Je ne suis donc pas si moche et vieille.
Mais j'ai voulu vérifier. Une photo de moi en petite tenue, sans le visage, un prénom d'emprunt, un style assez direct sur un site dont la destination est, elle aussi directe, et je reçois des propositions au point de pouvoir choisir.
Trois rencontres, trois partenaires. Ils n'ont pas démérité, ils m'ont donné du plaisir et je leur en ai donné. C'est fou comme le fait de se rencontrer comme cela, dans un but bien défini et connu des deux partenaires, simplifie les choses. Je ne suis pas prude ni coincée, je n'ai pas peur des mots crus, mais avec mon mari je me comporte comme beaucoup d'épouses, enfin je crois, aimant le sexe, le réclamant parfois, mais toujours dans une relative retenue. Si je jouis, je le dis, enfin quand mon mari n'avait pas ses aventures ailleurs, mais pas par des cris de folle du cul. Avec ces hommes, alors que je craignais de ne pas être à l'aise, c'est le contraire qui s'est passé. Je les guidais par la voix et par le geste.
Mais, si le plaisir était là, il ne différait pas tant que ça d'avec mon mari, enfin mon mari il y a des années.
Et puis le hasard. Une conversation avec ma voisine de palier. Une remarque de sa part :
— T'es au courant ?
— De quoi ?
— De ce qui s'est installé, tu sais à la place du petit centre commercial, dans la zone industrielle. Je ne comprends pas comment le maire a pu accepter ça.
— Accepter quoi ? Le centre est fermé depuis des années.
— C'est un club.
— Une boite de nuit ? Au moins cela ne risque pas de déranger les voisins.
— Mais non, pas une boîte de nuit, un club, un club libertin.
— Tu es sûre ? Remarque ils ne dérangeront personne.
— Tout de même dans notre ville. Tu sais au moins ce que c'est ?
— Tout de même, tu me prends pour une arriérée.
— Tu connais ? Tu as déjà été dans un endroit pareil ?
— Mais non. Je sais ce que c'est, pas plus. En tout cas pas en détail.
— Si tu veux connaître les détails, tu peux les voir sur leur site.
— Parce que tu as regardé ?
— Euh, un peu, pour voir… C'est dégoutant… Tu te rends compte, des couples qui se mélangent, des femmes… Des hommes.
Par curiosité je passe en voiture. Elle dit vrai, même si ce n'est pas dit clairement. Juste une "Club privé". Sur leur site on peut visiter les lieux, visite en 3D, lire leur "profession de foi", découvrir les programmes, les soirées, les conditions.
On peut dire que c'est mon mari qui m'a littéralement engagée à pousser leur porte. Oh, pas directement, mais l'éternel et trop souvent excuse utilisée, alors qu'il est "en déplacement" :
Je vais finir tard samedi soir, je ne pourrai rentrer que dimanche.
Sur leur site une quasi invitation :
Samedi §§/§§ Soirée Initiation. Couples, célibataire, si vous hésitez à sauter le pas, nous serons heureux de vous accueillir et de vous faire visiter. Visite individuelle. Discrétion assurée par le port d'un masque fourni. Entrée gratuite pour les femmes seules.
Oui, mais une fois la décision prise, la question capitale :
Quoi porter ? Quand j'ai regardé sur leur site, les femmes, enfin celles qui étaient encore habillées, portaient des tenues qu'on ne trouve pas dans la boutique du coin… Dans une boutique spécialisée ?... Dans un sex-shop ?... Par internet ? De toute façon il est trop tard et même "Amazana" ne peut me livrer en moins de deux heures…
Je ne peux tout de même pas me pointer en porte-jarretelle comme certaines. Pour une première visite juste pour découvrir, cela ferait un peu provoc. Non, une simple robe d'été… Mais sans soutif… Et quelques boutons détachés devant…
Heureusement ma voiture est dans le parking souterrain et à cette heure il n'y a personne.
Hé, il y a beaucoup de voitures sur leur parking. Tant de candidats libertins ? A moins que ce soient les voitures des habitués.
On me reçoit très chaleureusement dès que je dis que je suis "novice". Une femme charmante me fait visiter, m'explique les règles, passant d'une pièce à l'autre, enchaînant, bar, piste de danse, coins coquins, jacuzzi, sauna, salle SM. Je suis comme saoule, saturée de sensations, d'images, ne sachant plus si cela me dérange, ou me trouble ou m'excite. Partout une liberté totale, des corps nus, des cris, des encouragements, des positions provocantes. Je suis sidérée de l'attitude de ces femmes qui n'ont pas peur de se montrer, de s'exprimer, d'une impudeur désarmante. Même les hommes me surprennent. Tous ne sont pas beaux, tous n'ont pas un corps musclé, et pourtant ils ne semblent pas complexés et évoluent à l'aise. J'imagine que la plupart sont des habitués et que cela leur parait naturel. La nudité est ici la règle sauf quelques lingeries pour les femmes, lingerie plus faite pour montrer que couvrir.
Ma guide me laisse au bar. Le verre qu'elle m'offre me redonne un peu de tonus.
—Je reste à votre disposition. Si vous désirez retourner vers le jacuzzi vous devez vous mettre nue. Si c'est pour les coins câlins, je vous conseille d'enlever votre robe, elle est trop habillée…
Je n'ai pas osé. J'ai attendu un moment au bar. J'ai refusé plusieurs invitations qui m'ont fait plaisir. Je me sentais moins potiche, mais je n'ai pas osé.
Marre d'être une bonne épouse.
Marre d'être une bonne mère.
Marre d'être une bonne copine.
Marre d'être une gentille voisine.
Marre d'être considérée comme un cerf, taillable et corvéable à merci.
Sur ma tombe on écrira quoi ? Qu'est-ce que j'ai fait, si ce n'est être dévouée et m'assurer que tout le monde puisse se sentir bien ?
Et moi ? Qui pense à moi ? Un cadeau pour la fête des mères ! Un bouquet pour la Saint Valentin ! Que des conventions, des obligations ! Jamais un geste, un cadeau, un vrai, une pensée amicale…
Oh, qui est le premier à se faire câlin lorsqu'il a envie de baiser ? Mais qui passe très vite les préliminaires pour me labourer sans s'occuper vraiment de mes envies, et se sent libéré de ses obligations part un "" C'était bien, hein, Chérie ?""
J'ai envie de lui crier en face :
D'accord, tu bandes dur. D'accord tu me prends par devant, par derrière, mais est-ce que tu cherches à me satisfaire ? Tu jouis, tu craches ton foutre dans ma gorge, dans mon vagin, dans mon cul, mais où est mon plaisir ? Tu sais que je suis obligée de me caresser en cachette pour éteindre un feu que tu ne devines même pas.
Et mes copines qui me prennent comme confidente, une tombe je suis, pour me relater, en long, en large et en travers leurs aventures avec untel ou untel… Qui me donnent des détails : Si tu savais comme c'est bon, rien à voir avec… (Son mari)
Des copines qui ne sont pas avares de remarques du genre : Et toi, ça va ? Ce n'est pas ton mari que j'ai vu sortir de l'hôtel, tu sais au coin de la rue… ?
Alors oui, j'en ai marre. D'ailleurs mon fils n'a plus besoin de moi, il ne revient que pour faire laver son linge.
J'en ai marre.
Alors pourquoi moi je ne pourrais pas avoir du bon temps ? Je sais que je ne suis plus de toute première jeunesse, mais il y a pire.
Heureusement que je travaille, ainsi je ne suis pas coupée du monde comme une femme au foyer. Le travail, c'est une porte ouverte sur le monde, des collègues, des amitiés, des disputes, des chefs, des clients, etc. De ce côté, j'ai de la chance, l'ambiance est bonne. Mais pas au point de confier mes états d'âme. Juste un collègue qui remarque que parfois je suis un peu triste.
— Qu'est ce qui t'arrive, Alice ? A mesure que l'heure passe tu fais une tête de celle qui va à l'abattoir. C'est comme si tu redoutais de rentrer chez toi. Tu as des problèmes ? Ton mari se comporte bien avec toi ? Il n'est pas violent, au moins ?
— Mais non, ne va pas t'imaginer des choses pareilles. Je ne suis pas une femme battue, je voudrais bien voir ça, il n'est pas né celui qui lèvera la main sur moi.
— Alors c'est quoi ?
— Un peu de fatigue.
— De la fatigue qui arrive au moment de rentrer chez toi ?
— Je veux dire une fatigue conjugale. Un passage à vide, mais cela va revenir. Mais c'est gentil, Gabriel de t'inquiéter pour moi.
— Tu sais que tu peux compter sur moi. Tu sais combien j'aime travailler avec toi. Si tu veux, je pourrais t'inviter à boire un verre tout à l'heure. Ou mieux pendant la pause déjeuner, on aurait plus de temps…
— Tu ne serais pas en train de me faire des avances, par hasard ? Gaby, voyons, tu as dix ans de moins que moi. Trouve toi une femme de ton âge. Et puis tu es marié.
— Nous allons-nous séparer, alors si c'est cela qui te gêne… Dix ans et alors ? Ce n'est rien. D'ailleurs tu ne les fais pas. Regarde autour de toi, tu ne remarques pas tous ces regards. Il te suffirait d'un mot. Tu es si belle… Si désirable… Si…
—Stop. Arrête tout de suite je ne suis pas de ces femmes-là !
Mais Gaby a fait naître une sorte de lueur dans le brouillard de ma vie. Je me suis dit qu'après tout, je n'étais pas si vieille, la preuve un homme de dix ans mon cadet avait manifestement du désir pour moi.
Mais la vie semble, à nouveau, me sourire…
Il fait une chaleur d'enfer. Tout le monde en souffre. Nous n'avons pas la clim dans nos bureaux, aussi nous nous accordons quelques libertés dans notre tenue. La direction accepte que les hommes viennent en short. Évidemment pas les femmes, ce serait trop "choquant", mais par contre…
Je suis folle. Je suis partie sans vraiment réfléchir. Mais, alors que je me prépare pour aller bosser, je redécouvre cette petite robe légère, une robe achetée l'été dernier, encouragée par mon mari qui n'avait plus sa maîtresse pour le satisfaire. Tissu léger, décolleté plus prononcé que d'habitude, épaules nues qui nécessitait un type de soutif que je n'ai pas.
Je fais sensation. Gaby avait raison, les hommes me regardent. Je ne suis donc pas si moche et vieille.
Mais j'ai voulu vérifier. Une photo de moi en petite tenue, sans le visage, un prénom d'emprunt, un style assez direct sur un site dont la destination est, elle aussi directe, et je reçois des propositions au point de pouvoir choisir.
Trois rencontres, trois partenaires. Ils n'ont pas démérité, ils m'ont donné du plaisir et je leur en ai donné. C'est fou comme le fait de se rencontrer comme cela, dans un but bien défini et connu des deux partenaires, simplifie les choses. Je ne suis pas prude ni coincée, je n'ai pas peur des mots crus, mais avec mon mari je me comporte comme beaucoup d'épouses, enfin je crois, aimant le sexe, le réclamant parfois, mais toujours dans une relative retenue. Si je jouis, je le dis, enfin quand mon mari n'avait pas ses aventures ailleurs, mais pas par des cris de folle du cul. Avec ces hommes, alors que je craignais de ne pas être à l'aise, c'est le contraire qui s'est passé. Je les guidais par la voix et par le geste.
Mais, si le plaisir était là, il ne différait pas tant que ça d'avec mon mari, enfin mon mari il y a des années.
Et puis le hasard. Une conversation avec ma voisine de palier. Une remarque de sa part :
— T'es au courant ?
— De quoi ?
— De ce qui s'est installé, tu sais à la place du petit centre commercial, dans la zone industrielle. Je ne comprends pas comment le maire a pu accepter ça.
— Accepter quoi ? Le centre est fermé depuis des années.
— C'est un club.
— Une boite de nuit ? Au moins cela ne risque pas de déranger les voisins.
— Mais non, pas une boîte de nuit, un club, un club libertin.
— Tu es sûre ? Remarque ils ne dérangeront personne.
— Tout de même dans notre ville. Tu sais au moins ce que c'est ?
— Tout de même, tu me prends pour une arriérée.
— Tu connais ? Tu as déjà été dans un endroit pareil ?
— Mais non. Je sais ce que c'est, pas plus. En tout cas pas en détail.
— Si tu veux connaître les détails, tu peux les voir sur leur site.
— Parce que tu as regardé ?
— Euh, un peu, pour voir… C'est dégoutant… Tu te rends compte, des couples qui se mélangent, des femmes… Des hommes.
Par curiosité je passe en voiture. Elle dit vrai, même si ce n'est pas dit clairement. Juste une "Club privé". Sur leur site on peut visiter les lieux, visite en 3D, lire leur "profession de foi", découvrir les programmes, les soirées, les conditions.
On peut dire que c'est mon mari qui m'a littéralement engagée à pousser leur porte. Oh, pas directement, mais l'éternel et trop souvent excuse utilisée, alors qu'il est "en déplacement" :
Je vais finir tard samedi soir, je ne pourrai rentrer que dimanche.
Sur leur site une quasi invitation :
Samedi §§/§§ Soirée Initiation. Couples, célibataire, si vous hésitez à sauter le pas, nous serons heureux de vous accueillir et de vous faire visiter. Visite individuelle. Discrétion assurée par le port d'un masque fourni. Entrée gratuite pour les femmes seules.
Oui, mais une fois la décision prise, la question capitale :
Quoi porter ? Quand j'ai regardé sur leur site, les femmes, enfin celles qui étaient encore habillées, portaient des tenues qu'on ne trouve pas dans la boutique du coin… Dans une boutique spécialisée ?... Dans un sex-shop ?... Par internet ? De toute façon il est trop tard et même "Amazana" ne peut me livrer en moins de deux heures…
Je ne peux tout de même pas me pointer en porte-jarretelle comme certaines. Pour une première visite juste pour découvrir, cela ferait un peu provoc. Non, une simple robe d'été… Mais sans soutif… Et quelques boutons détachés devant…
Heureusement ma voiture est dans le parking souterrain et à cette heure il n'y a personne.
Hé, il y a beaucoup de voitures sur leur parking. Tant de candidats libertins ? A moins que ce soient les voitures des habitués.
On me reçoit très chaleureusement dès que je dis que je suis "novice". Une femme charmante me fait visiter, m'explique les règles, passant d'une pièce à l'autre, enchaînant, bar, piste de danse, coins coquins, jacuzzi, sauna, salle SM. Je suis comme saoule, saturée de sensations, d'images, ne sachant plus si cela me dérange, ou me trouble ou m'excite. Partout une liberté totale, des corps nus, des cris, des encouragements, des positions provocantes. Je suis sidérée de l'attitude de ces femmes qui n'ont pas peur de se montrer, de s'exprimer, d'une impudeur désarmante. Même les hommes me surprennent. Tous ne sont pas beaux, tous n'ont pas un corps musclé, et pourtant ils ne semblent pas complexés et évoluent à l'aise. J'imagine que la plupart sont des habitués et que cela leur parait naturel. La nudité est ici la règle sauf quelques lingeries pour les femmes, lingerie plus faite pour montrer que couvrir.
Ma guide me laisse au bar. Le verre qu'elle m'offre me redonne un peu de tonus.
—Je reste à votre disposition. Si vous désirez retourner vers le jacuzzi vous devez vous mettre nue. Si c'est pour les coins câlins, je vous conseille d'enlever votre robe, elle est trop habillée…
Je n'ai pas osé. J'ai attendu un moment au bar. J'ai refusé plusieurs invitations qui m'ont fait plaisir. Je me sentais moins potiche, mais je n'ai pas osé.
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Soit il me prend pour une conne, assez conne pour ne pas comprendre qu'il me trompe. Soit sa maîtresse le tient pas les couilles, pour prendre tous les risques de se faire découvrir. Soit, il n'en a plus rien à faire de moi…
Dès le mardi, il prépare son absence du samedi suivant :
Tu sais, il y a un problème. Ils ont besoin de moi et comme j'ai plein de boulot ici, je vais être obligé de passer le vendredi et le samedi là-bas. Tu comprends ? Je ne rentrerai que dimanche dans la journée.
Oui, je comprends que je vais avoir, samedi libre. C'est comme s'il décidait pour moi, du moins créait sans le savoir les conditions pour que j'y retourne.
J'ai le temps de m'acheter une robe sexy. Ma première visite dans un sex-shop. Tout un monde…
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Je suis moins intimidée. Mon masque me fait comme une armure et étrangement ma tenue sexy me rend moins visible. Mais je n'ose pas encore aller dans le sauna ou les coins câlins. Je m'installe au bar, avec une vue plongeante sur ce petit monde qui joue à qui séduit l'autre, pour plus, si affinité.
J'ai à peine le temps de déguster le cocktail, offert par la maison aux femmes célibataires, qu'une grande blonde se pose devant moi.
—Bonsoir.
—Bonsoir.
—Je peux vous inviter à danser ?
Je ne m'attendais pas à que ce soit une femme qui "ouvre le bal". Après tout pourquoi pas ! Je n'ai pas d'expériences lesbiennes et ne suis pas attirée par ces jeux, mais, d'une certaine façon, elle me donne l'opportunité d'aller voir de plus près ce qui se passe sur la piste de danse, piste très encombrée en ce début de soirée.
—Avec plaisir. Je réponds.
Plus d'une fois j'ai dansé avec une femme, les hommes étant souvent de piètres danseurs ou ne se précipitant pas pour vous inviter. Mais c'est différent. En accord avec le lieu, elle m'attire tout contre elle. Dès la première seconde sa poitrine se frotte à la mienne, son ventre contre le mien. Il faut dire que ce n'est pas sa robe d'une impudeur totale qui la protège. Il faut dire aussi que la mienne n'est pas de bure.
—Je peux vous poser une question ?
—Bien sûr. Je réponds presque ivre de son parfum.
—Vous étiez bien déjà là, Samedi dernier ?
—Oui. Comment vous le savez ?
—On vous avait remarquée, accompagnée par Nina. Manifestement une première fois. On pensait vous revoir après, mais vous avez disparu.
—En effet c'était ma première fois. Mais je n'ai pas osé, ensuite… Comment vous m'avez reconnue ? J'avais déjà un masque et une robe différente.
—La silhouette, la façon de marcher… Mais ce soir vous avez décidé de rester ?
—Oui.
—J'aimerais vous accompagner. Je suis avec deux amis… Ils sont juste là… Vous voyez, le petit chauve est mon mari… Le grand est notre ami.
Je regarde. En effet deux hommes nous font signe. Un petit. Un grand. Détail, le grand est noir et manifestement bien plus jeune que l'autre, plus jeune aussi que celle qui me fait danser. Que veulent-ils ? Ils n'ont pas besoin de moi.
—Vous êtes seule ? J'ai vu que vous portiez une alliance.
Je sais que ce n'est pas le lieu. Je sais que je ne la connais pas. Mais c'est comme une envie irrépressible. Je lui parle comme on se confie avec une amie de longue date. Après tout, c'est une inconnue et elle le restera. Mais elle m'écoute. Elle me questionne.
—Vous voulez, vous venger. C'est bien compréhensible. Mais vous êtes certaine que vous ne le regretterez pas. ?
—Je me suis déjà vengée en rencontrant des hommes sur les réseaux sociaux. C'est décevant. Je recherche autre chose. Avec Armand, même avant que je sache pour sa maitresse, l'amour était répétitif. Je me dis, qu'avant de devenir trop vieille, je devrais essayer autre chose. Toute ma vie j'ai vécu en respectant les conventions, alors Armand en me cocufiant, me donne une excuse pour essayer…
—Essayer ! Cela me rappelle la première fois ou Luc et moi on a été dans un club. Essayer ! Je ne l'ai jamais regretté. A fait je m'appelle Léa.
—Moi, Alice et mon salaud de mari…
—Armand tu me l'as dit tout à l'heure. On pourrait se tutoyer, tu ne crois pas ?
—Bien sur Léa et comment ils s'appellent ? Je montre de la tête les deux hommes.
—Luc, mon mari et Martial notre ami. Je peux les faire venir si tu veux.
C'est ainsi que je me retrouve dans les bras de Martial, ce jeune noir alors que Léa danse avec son mari. Ils parlent de moi, c'est évident. On change de cavalier. On se frotte, on se caresse. Petit à petit je me libère, c'est un poids qui, en me confiant à cette femme, disparait. Je me sens libre… Libertine… J'ose poser mes mains sur leurs fesses… J'ose entrouvrir leur chemise pour y glisser une main curieuse. La peau lisse de Martial. La toison de Luc. Il me semble même sentir une bosse qui cherche mon pubis.
C'est Léa qui me prend la main. Ils nous suivent. Ils savent maintenant que je suis une novice à la recherche de nouvelles sensations. Je me dis que j'ai de la chance de les avoir rencontrer.
Une pièce assez grande. Un lit gigantesque. Lit déjà bien occupé par des couples en action, d'autre regardent, d'autres se caressent…
Les deux hommes s'assoient. Léa me donne l'exemple. En deux secondes elle libère le sexe de Martial. Moi, je m'occupe de celui de son mari. Je découvre une tige rustique, large, un gland énorme. Pourtant dès que je le caresse de la main, il se déploie. Il est gros, court, imposant. Mes lèvres peinent à prendre le gland en bouche. Un regard à coté et je vois que Léa a déjà gobé le dard sombre de son amant, ne laissant que la base et les belles bourses.
Une sonnerie. C'est assourdissant. Alarme incendie alors que les pancartes lumineuses indiquent la sortie.
Heureusement que nous n'étions pas à poil. Le spectacle est étonnant. Des couvertures couvrent ceux qui étaient déjà dans les coins câlins ou au sauna, ou à la piscine.
On attend. Pas de fumée ni de feu et pourtant des gens passent parmi nous pour annoncer :
On doit trouver la cause. On ne rouvrira pas ce soir… Désolé.
—Quel dommage. Dit Léa.
—Je me faisais une joie. Confirme son mari. On était bien parti.
—On habite trop loin pour continuer chez nous. Assène Martial.
—On peut aller chez moi, j'habite à deux minutes.
Oui, c'est moi qui viens de faire cette proposition. Je n'ai pas vraiment réfléchi, mais tout compte fait, pourquoi pas, Armand ne doit rentrer que dans la journée et ce serait bête de ne pas continuer ce qui parait plein de promesses.
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Ils m'aident pour ouvrir la bouteille de champagne. Merci Armand ! Nous trinquons.
—Tu nous mets un peu de musique ?
Demande Luc, et alors que je me lève pour mettre en marche l'enceinte Bluetooth, je le vois détacher sa chemise. Le temps de lancer l'appli sur mon smartphone et je le retrouve nu, Léa et Martial l'ont imité.
Ils sont nus. Armand m'enlace, m'embrasse, fait sauter ma robe, ma petite culotte. Il s'assied sur le canapé… A côté de Martial, que Léa, à genoux, suce.
Très vite il bande et je retrouve le gourdin rustique, son chapeau qui déborde de la hampe, que j'ai du mal à prendre en bouche. Mais je m'applique. A côté de moi, Léa a elle aussi fait déployer le mandrin et je suis assez prêt pour faire mentir la légende, oui celle qui dit que tous les noirs sont très bien montés, car si le dard qu'elle gobe en partie est beau, sombre, le gland d'un rose très sombre, la taille est "normale", normale mais tout de même assez imposante pour que malgré ses efforts elle ne puisse pas tout le prendre en bouche.
Pendant de longues minutes nous sommes les adoratrices de ce qui va bientôt se glisser en nous. Pour moi c'est une première fois et j'en savoure toute la perversité. Oh, pas la première fois que je suis ainsi, à genoux ou autrement, un sexe d'homme en bouche. Armand, du moins du temps ou nos baises étaient encore des moments très chauds, me complimentait et m'encourageait, de la voix mais aussi, comme Luc actuellement, de la main. Les autres hommes, mes rencontres de la toile étaient du même avis. Non, je parle de mes voisins. C'est la première fois qu'un couple est à côté de moi, que je peux entendre le bruit caractéristique de la salive brassée par une bitte dans une autre gorge que la mienne, que je peux le voir, que je peux entendre le gémissement de l'homme. Cela change tout. Si j'étais seule avec Armand, heureuse pourtant de sa rencontre, de sa nouveauté, je n'aurais pas cette chaleur qui m'envahit. Je suis troublée, oui, excitée de leur présence. D'autant que je vois Léa se lever et aller s'empaler dans un long râle sur le bâton d'ébène.
Mon horizon change. Une main tend un préservatif. Armand ! Je me charge, avec difficulté d'en recouvrir son sexe. Le gland se fait déformer par la contrainte. Mais je ne m'y attarde pas. Armand m'invite et j'y répond avec envie.
Un coup d'œil vers les autres. Leurs regards sont vers nous, vers moi. Cela me trouble ! Pourtant, dans notre chambre nous avons un miroir sur une porte de penderie, et ce miroir renvoie notre image, à Armand et moi, pendant que nous baisons. C'est différent. Je me sens observée, jugée. C'est sa première fois. Elle va assurer ? Ou bien… C'est comme si je les entendais penser.
Il maintient son dard vertical. Ma main le remplace et lentement je m'installe sur lui, écartant les cuisses pour le surplomber, guidant le gland, sentant sa présence contre ma fente, une fente que je sais humide, une fente qui s'ouvre. Alors que j'enlève ma main, c'est un tronc sur lequel je descends lentement. Lentement autant pour vérifier que mon vagin l'accepte, que pour répondre à leurs regards. Ils doivent voir sur mon visage ce que je ne peux cacher. C'est bon, bon au point de penser à une banalité, une impression déjà lue sur des sites érotiques, une expression vulgaire, mais si vrai. Oui en cet instant, je me sens pleine, rassasiée remplie, comblée. J'ondule autour de cette cheville. Je bouge sur elle. Si le mandrin s'échappe, Armand se charge de le propulser en moi.
Et puis toujours ces regards. Même si Léa a recommencé à se baiser sur Martial, elle jette des regards qui croisent les miens. La musique est couverte maintenant par nos gémissements. Je n'ai plus honte de me joindre à elle dans ce concert des sens.
Mais elle bouge entrainant Martial avec elle. Elle s'installe sur le canapé, en levrette et dans un mouvement bien classique, l'homme se place et la possède. Son visage est vers moi. C'est comme une invitation. Martial la bourre avec puissance, je vois son mandrin noir sortir et rentrer avec toute la force de ses coups de reins.
C'est Luc qui décide. Il me chasse, me pousse, me guide pour que je me retrouve comme elle. Nos visages se font faces. On nous baise. Chacune peut voir sur l'autre les effets de ces possessions qui se synchronisent. C'est comme une course entre les hommes…
C'est bon. Bon de sentir. Bon de voir. Bon de cette complicité. Bon de voir Martial donner ses coups puissants imaginant Armand, qui comme lui s'accroche aux hanches, se cambrer pour m'enfiler encore plus.
Elle jouit. Elle le dit, elle m'entraine avec elle. Sa jouissance provoque la mienne. Je l'accompagne. Je devine Martial cracher son foutre. Je sens le mandrin de Luc se gonfler encore un peu plus…
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On a bu et puis on est allé dans ma chambre. C'est étrange. J'ai un peu honte de faire entrer des inconnus dans cet endroit. Il n'y a pas si longtemps, devant ce miroir qu'Armand avait fait installer en me disant : On dit que de se regarder pendant l'amour rend le plaisir encore plus fort. Nous l'avons maintes et maintes fois vérifié. Maintenant il sert moins souvent, sauf lorsque j'ai une envie, que je satisfais en me caressant devant, que parfois le disque du plug étincelle et que le gode brille de ma liqueur.
C'est devant ce miroir que Léa se fait câline avec moi. Elle m'invite à faire face au miroir. Regarde comme tu es belle… Elle joue avec ma chevelure, mais ses mains s'aventurent. Avant, c'était Armand qui aimait me placer ainsi, me caressant, faisant sentir contre mes reins son dard tendu, pour ensuite…
Elle me fait tourner face à elle. Elle m'embrasse, un vrai baiser, des lèvres qui s'ouvrent, une langue qui pointe… C'est fort et troublant. Son corps est contre le miens, nos poitrines se frottent, nos ventres se touchent.
Elle me pousse vers le lit. Elle m'accompagne alors que je pars en arrière. Ses lèvres quittent les miennes. Elles vont contre mon oreille. Tu aimes te faire prendre par ton petit trou ? La question est tellement surprenante que je me tourne vers elle, mais son regard ne faiblit pas. Je n'ose dire "oui", ce serait trop intime. Je fais juste un "oui" de la tête. Oui, j'aime cela. C'est bête mais je me sens encore honteuse de ce plaisir. Un plaisir arrivé tardivement dans nos jeux érotiques. Armand me l'avait proposé très vite, mais j'avais refusé. Cela a été longtemps le cas, jusqu'au jour où, dans un magazine féminin, un reportage annonçait un pourcentage non négligeable de femmes qui acceptait de se faire posséder ainsi, mais aussi et surtout, que c'était un plaisir particulier. Une bonne dose de lubrifiant a eu raison de mes réticences. Armand a été délicat, prévenant et très vite j'ai balayé toute honte pour lui demander, au point qu'il m'avait offert des plugs pour : Mets en un pendant la journée. Ce soir ce sera encore meilleur…
Et avec deux hommes ? Elle insiste, dans un murmure. Le "non" est plus facile, mais il déclenche un sourire avant de me quitter pour descendre le long de mon corps. Les haltes sont délicieuses. Mes tétons sont aspirés, mordillés, tordus.
Les deux hommes nous regardent, enfin la regarde plonger entre mes cuisses déclenchant un soupir de plaisir alors que ses lèvres découvrent mon intimité. Ils bandent. Ils s'avancent sur le lit. Ils m'encadrent. Le dard sombre est si proche que ma main le découvre. Mon autre main est guidée vers ce qui vient de me prendre. Deux sensations. Deux impressions. Deux bittes… Ciel je pense, bitte…
Je gronde. Elle me fait du bien. Je m'ouvre à elle. Ses lèvres, sa bouche, même son nez me caressent, mais ses doigts ne sont pas inactifs. Ils entrent, bougent, l'un deux, manifestement enduit de mon jus, force le passage de mon anus.
Ils se rapprochent. Ils s'invitent. Le gland sombre est si près… Mes lèvres s'ouvrent pour lui, ma langue se tend pour l'explorer.
Et puis c'est l'autre, gland champignon…
Et puis elle me fait jouir. Mon cri est étouffé par ce qui occupe ma bouche.
Léa se relève. Son visage est humide de mon jus. Elle vient me le faire gouter. A nouveau un murmure contre mon oreille. Tu vas voir, c'est fantastique…
Je me laisse guider.
C'est comme un ballet mainte fois répété, enfin je veux dire, par eux, pas pour moi qui ne connait pas la chorégraphie.
Luc qui s'allonge à côté de moi, qui protège son vit avec une capote.
Moi qu'on invite à reproduire ce que je faisais au salon. Monter sur lui, le chevaucher, m'empaler sur son dard, dard qui glisse dans une grotte si grasse que c'est indécent.
Moi, qu'il attire à lui, me "forçant" à m'allonger.
Le miroir qui montre combien je suis devenue une épouse infidèle, même si j'ai des excuses. Le même miroir qui dénonce Martial en train, de lui aussi couvrir sa longue tige d'un préservatif. Le corps sombre qui bouge, vient derrière moi, debout contre le lit, se glissant entre mes cuisses, mouillant un doigt de ses lèvres, le pointer vers…
Il joue une seconde avec mon anus. Il joue, mais je sais son but et déjà, mon muscle se laisse séduire…
Il retire son doigt. Dans le miroir je vois Léa guider le mandrin vers mon petit trou. Le petit trou que j'ai reconnu aimer me faire prendre. Jamais je n'aurais imaginé… Non, même en allant dans un club libertin… En tout cas pas comme cela… Un homme, oui… Un couple, éventuellement… Mais ça…
Nos regards se croisent dans le miroir. Elle me sourit. Elle doit voir la surprise sur mon visage. La découverte de la perversité, de me sentir dirigée, conduite, emmenée sur des chemins inconnus.
Oh, mon Dieu, il pointe son dard, une aiguille comparée à ce qui me possède déjà. Mon muscle résiste à peine. Il me dénonce. Suis-je donc comme eux, perverse, coquine, cochonne, salope. Oui, épouse infidèle, qui pour se venger, va jusqu'à…
Ahhhhhhhhh ! Un souffle continu, atténué par le cou de Luc, accompagne la lente progression. Je le sens si fort. Il avance, il rampe, il se fraie un chemin, probablement coutumier de ce genre de situation. Mais c'est dans moi que les deux bittes se retrouvent. Je n'ose bouger. Même lorsque je sais qu'il s'est glissé jusqu'aux couilles dans mon cul de femelle. Je n'ai même pas honte. Au contraire je me dis que finalement mon cocufiage a du bon, que sans lui je n'aurais jamais… Ils bougent. Ils se réveillent. D'abord dans mon cul, comme pour l'habituer, puis Luc se joint à lui. Ensembles, séparément, rien ne m'est épargné, aucun plaisir ne m'est refusé, pas même de sentir la main de Léa qui me caresse la joue comme pour me rassurer, mais qui aussi se penche, son visage en face du mien, qui me sourit, qui pose un baiser sur mes lèvres, baiser qu'elle partage avec son mari.
Mon Dieu que j'aimerais qu'ils puissent cracher en moi, me remplir de leur liqueur, de la brasser… Mais non, impossible…
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Je suis anéantie. Tant de plaisir, tant de jouissance, c'est trop pour moi.
Je roule sur le côté, épuisée. Autour de moi, je sens les autres faire de même.
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J'ai dû somnoler. Léa qui était à côté de moi, n'est plus là. Dans la salle de bain ? Non, la porte entrouverte ne montre aucune lumière.
La chambre n'est pas vraiment silencieuse. Le lit bouge aussi un peu. En me tournant je découvre un spectacle étrange, de celui que je n'imaginais pas. Mais, tout, dans cette soirée me surprend. Les deux hommes sont ensemble. Quand je dis ensemble je veux dire, sexuellement. Martial surplombe le mari de sa maitresse, dans un 69 actif. Très actif même car il gobe le gros mandrin de Luc et celui-ci s'active avec la belle tige sombre.
Je les regarde. Si je suis étonnée, je ne suis même pas choquée. Ce soir, cette nuit, tout est nouveau, tout est différent. Deux hommes qui se sucent ! Pourquoi pas ! Et après ?
Martial me voit. Alors que de sa bouche s'échappe des filets de salive et que sa langue s'attarde sur le gland champignon, il me fait un clin d'œil.
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Je n'ai même pas honte. Blanc, noir, blanc ! Je devrais dire plutôt : blanc, noir, blanche. Mais ce n'est pas un problème de race, ou de je ne sais quoi qui sous-entendrait du racisme. Non, une juxtaposition de couleur.
Il m'écrase de tout son poids. Son sexe chevillé dans ma fente… Ciel, la troisième fois en quelques heures… Il m'a fait allonger. Il s'est glissé entre mes cuisses, cuisses accueillantes, pour me prendre sans effort, découvrant une fente plus large que mon petit trou, mais qui sait encore presser une bitte comme la sienne.
Il s'est allongé de tout son long, son visage contre mon cou, comme une enfant recherchant le réconfort auprès d'une mère. Je ne suis pas sa mère, je suis une rencontre d'un soir, une femelle qu'il a déjà prise par le cul, il n'y a pas si longtemps. Il est dur.
Le miroir, vraiment une très bonne idée de mon mari, mari qui doit probablement dormir dans le lit de sa maîtresse, à qui j'en veux de moins en moins. C'est comme si chaque minute de cette soirée allégeait, gramme après gramme, le poids de ma rancœur, de ma colère, de mon chagrin. Je n'aurais pas connu, tout cela sinon… Cette pensée me dérange, mais d'une certaine façon, c'est vrai. Jamais je n'aurais osé ou même envisagé…
Le miroir me montre Luc, le sexe tendu, le sexe non protégé, pointer vers les fesses de Martial. Le dard disparait lentement et je le sens qui avance. Le soupir de Martial, la pression transmise par son corps, par son sexe. Luc encule Martial…
ARMAND
Il est très tard, ou plutôt il est très tôt. Trois heures du matin, pour rentrer chez soi, ce n'est pas une heure, d'autant qu'Alice ne m'attend pas avant l'après-midi. J'aurais pu essayer de chercher un hôtel, mais pas facile à cette heure. Et puis, surtout, j'ai besoin de me retrouver chez moi, de retrouver Alice, mon épouse. Je vais entrer sans bruit, mettre un mot bien en évidence pour qu'elle le découvre à son réveil et ne soit pas surprise de me retrouver dans la chambre de notre fils.
J'ai joué au con. Je me suis laissé entraîner… Non, je ne peux pas dire cela, je dois reconnaître que j'ai fait ma part du chemin. Je peux me chercher des excuses, comme par exemple qu'avec Alice cela ne marchait plus très bien, qu'on avait plus grand-chose à se dire et aussi, qu'au lit, c'était devenu une routine décevante.
Cela s'est fait naturellement, juste divorcée, disponible, à la recherche, elle aussi, des plaisirs du sexe, souvenirs d'avant. La première fois, avec Sophie, on a retrouvé nos sensations, que chacun de notre côté on avait perdu. Elle aime ça et contrairement à Alice, n'a pas peur de se laisser aller, de m'encourager. Elle m'a fait découvrir le plaisir que je n'imaginais pas si puissant, celui de me faire posséder. Après sa langue, puis un ou deux doigts, pour enfin sortir de sa table de nuit un gode ceinture avec lequel elle m'a transformé.
Notre aventure aura duré des mois. J'ai utilisé tous les artifices pour la rencontrer sans qu'Alice ne se doute de rien. Heureusement que mon travail me permet de construire des mensonges plausibles surtout lorsque je voulais passer au moins une nuit entière avec ma maitresse.
Mais c'est fini. Je sentais venir le chantage et j'espérais me tromper. Elle m'a mis au pied du mur : Ta femme, ou moi. Jusqu'au dernier moment j'ai essayé de louvoyer mais elle est restée intraitable. Il y a encore une heure, alors qu'elle m'enculait avec une force qui me faisait gémir comme une femelle, elle essayait de me convaincre : On s'entend bien tous les deux, ose dire que tu n'aimes pas quand je te prends comme ça…
Mais non, je n'ai pas cédé, ou plutôt j'ai choisi Alice, mon épouse, mon foyer, mon fils. Il n'y a pas que le cul dans la vie. J'aime Alice et si c'est vrai que cet amour s'est étiolé au fil des années, il nous reste la tendresse, tout ce que nous avons fait ensemble. Je vais la reconquérir… Mais en attendant je vais lui faire la surprise. Tout à l'heure je vais l'emmener au restaurant, essayer de balayer tout ce qui nous a fait nous éloigner… J'espère qu'il n'est pas trop tard. Je la sens mal à l'aise ces dernières semaines.
J'ouvre sans bruit. Tient, le salon est éclairé… Elle a dû oublier… A moins que… Un bruit de verre dans la cuisine… Elle a dû se lever pour étancher sa soif. Je m'approche doucement, je ne veux pas lui faire peur…
Mais ce n'est pas elle. Une femme, une femme nue qui boit… J'entre et :
—Qui êtes-vous ? Que faites-vous ici ?
La femme sursaute. Elle est surprise, mais comme je suis resté sur le seuil de la porte sans manifester de mauvaises intentions, se ressaisit et :
—Et vous, vous êtes qui ?
—J'habite ici figurez-vous. Vous êtes une amie d'Alice ? Elle est où ?
—Ah, vous êtes Armand, je comprends, mais vous ne deviez pas revenir que vers midi ?
—Ce n'est pas votre problème, répondez-moi, ou est Alice.
—Dans la chambre.
—Et vous ? Vous vous baladez à poil chez moi… Qu'est ce qui se passe ? Je ne vous connais pas.
—Laissez-moi le temps d'enfiler quelque chose…. Elle regarde autour d'elle, découvre un tablier, le passe… Voilà c'est mieux. Je vais vous expliquer. Je vous offre un verre ? Elle sourit.
—Dans le congélateur… La porte du bas… La vodka.
J'ai bien besoin d'un verre. Décidemment cette soirée est pleine de surprise. En cherchant la bouteille, la femme me tourne le dos et comme le tablier ne couvre pas tout, j'ai une vision coquine sur sa croupe. Elle nous sert. Des verres à eau…
—Elle vous a mis à la porte ? Elle me questionne.
—Qui ?
—Votre maîtresse.
—Qu'est-ce que vous dites ?
—C'est Alice qui m'a raconté. Cela dure depuis longtemps ? Elle la connait ?
—Comment ? Vous racontez des cracks. Un long silence ou je réalise ma situation si Alice est au courant… Alice sait ?
—Elle a plus que des doutes. Il faut dire que vous faites fort.
—C'est elle qui vous a raconté ?
—Oui. Sa colère, son désir de vengeance…
—De vengeance ?
—Vous pensez qu'une femme reste sans réagir dans cette situation.
—Mais quel genre de vengeance ?
—Vous ne devinez pas ?
—Non… Si… Un peu… Elle est vraiment dans notre chambre ? C'est vous sa vengeance ? Vous et elle…
Elle sourit.
—Dites-moi d'abord pourquoi vous revenez si tôt ?
—Vous avez raison. J'ai quitté m'a maîtresse. Elle prenait trop de place. Elle voulait que je quitte Alice pour elle.
—Et vous avez refusé ?
—Oui… Qu'est ce qui se passe. A trois heures du matin je bavarde avec une inconnue, certes dans ma cuisine, et me confie !
—Vous aimez encore Alice ?
—Oui, même si avec le temps…
—C'est la même chose pour tous les couples Vous voulez la reconquérir ?
—Oui. Cette aventure m'a fait prendre conscience que…
—Avez-vous conscience que pour Alice c'est une trahison et que de son côté elle aussi, par vengeance, elle pourrait…
—Vous voulez dire qu'elle est avec un homme ?
—Si je réponds à votre question, vous me promettez de rester calme.
—Oui… Je bois mon verre et me ressert un autre… Allez-y, je suis prêt à tout.
—En réalité je ne connais votre femme que depuis quelques heures. Nous avons sympathisé. Elle avait besoin de se confier. Les circonstances ont fait que c'est avec moi.
Alors, cette femme, Léa me distille lentement une terrible réalité. Elle m'apprend sa rencontre avec Alice, dans un club libertin, ma femme à la recherche d'une aventure pour se venger, mais pas seulement. J'apprends que sans le savoir, sans nous en parler, elle et moi avons recherché de la nouveauté. Léa insiste bien, que c'est mon infidélité qui a fait qu'Alice s'est rendue compte de son envie de nouveauté… Et qu'actuellement elle est dans notre chambre avec son mari…
—Vous n'avez pas le droit de lui en vouloir. Vous en avez conscience ?
—Oui, j'ai compris… Je peux la voir ?
—Je ne pense pas que ce soit une bonne chose. Ils sont peut-être en train de… Enfin, vous savez bien.
—Malgré tout ce que vous m'avez dit, j'ai du mal à imaginer Alice faire ça.
—Vous la croyez insensible ? Satisfaite de cette situation ? C'est votre épouse, mais aussi, c'est une femme et votre infidélité lui donne tous les droits.
—Oh. C'est facile pour vous. Vous êtes libertine n'est-ce pas ?
—Oui et c'est la raison pour laquelle il ne m'arrivera jamais ce genre de chose.
—Alors vous affirmez qu'Alice…
—Oui.
—Alors je veux le voir de mes yeux.
—Mais vous permettez de ne rien faire. Vous aurez tout le temps de vous expliquer après notre départ.
—Je promets.
—Alors suivez-moi et ne faites pas de bruit…
C'est un comble. C'est une inconnue qui me guide, chez moi, vers ma chambre ou elle affirme… Toute cette conversation m'a remué. Et si c'était vrai ? Après tout il s'est passé des heures depuis leur sortie du club… Si elle avait juste voulu les héberger pour la nuit, elle les aurait installés dans la chambre d'ami, alors que la femme me parle de notre chambre. Donc Alice savait pour ma maîtresse. Mais depuis quand ? Elle se vengerait ? En réfléchissant son attitude a bien changé depuis quelques semaines… Putain, quel con je fais ! Pourquoi j'ai été chercher ailleurs ? Alice dans un club libertin ! Jamais je ne lui aurais proposé !
—Chut. Rappelez-vous votre promesse. Alice ne vous pardonnerait pas un esclandre.
—Je n'ai qu'une parole.
—Bien, mais je dois vous dire qu'au club, Luc et moi on était avec un ami, Martial. Martial aussi est venu ici. Peut-être que…
—Quoi, deux hommes ?
—Oui, deux couples… Mais cela ne change rien à votre promesse, n'est-ce pas ?
—D'accord. Vous l'ouvrez cette porte ?
Nous chuchotons devant la porte de ma chambre, une porte entrebâillée d'où il me semble entendre…
La femme passe une tête.
—C'est peut-être un peu différent de ce que vous pensiez, mais…
Elle me cède la place. Alors je vois !
La lumière est tamisée, juste une lampe de table de nuit. Il faut quelques secondes pour comprendre. Elle est bien là ! Ils sont bien là ! Deux hommes en effet ! Tous en action. Jamais je n'aurais imaginé ça. Déjà que j'avais du mal à imaginer mon épouse au club, dans les bras d'un autre homme, pire encore dans notre lit, mais comme ce que je découvre !
Elle est allongée avec un homme qui manifestement la possède. Cet homme est littéralement couché sur elle, l'écrasant de tout son poids. C'est un noir et je l'entends gémir. Une seconde j'ai la vision de ces sexes démesurés que la plupart des vidéos de cul nous montrent. Si c'est le cas, elle doit avoir… Mais elle ne se plaint pas. Au contraire elle sourit. Je ne vois pas son visage directement, il est caché par l'homme, mais dans le miroir. Oui dans le miroir de la porte coulissante de notre penderie. Un miroir que j'avais voulu assez grand pour nous permettre de nous voir en action. C'était il y a des années et cela participait à notre plaisir. Mais ce n'est pas moi qu'elle cherche du regard, c'est l'autre homme. D'ailleurs lequel est le mari ? Celui qui possède Alice et qui se fait prendre le cul par l'autre. Ou l'autre, le blanc, accroupis, guidant son mandrin d'une main, une main qui sert de mesure au sexe, manifestement gros mais qui disparaît entre les fesses, belles fesses…
Trio improbable. C'est tellement surprenant que j'en oublie presque que c'est Alice… Elle aussi gémit… Ses soupirs se joignent à ceux du jeune noir chaque fois que le gros dard lui défonce son petit trou. Petit trou, probablement pas si petit s'il accueille un tel engin. Est-ce que moi je… Pendant un long moment mon esprit divague…
—C'est surprenant n'est-ce pas ? Ça va ? Mon mari et Martial sont bis, cela permet quelques fantaisies.
La femme me susurre ces paroles à l'oreille, son corps que je découvre, collé au mien. Ses lèvres ne font pas que me parler, elle se pose sous mon oreille, y déposent un baiser, reviennent.
—Ça m'excite, pas vous ?
Je sens sa main sur mon ventre, sur mon sexe que je découvre, comme elle, en grand forme. J'ai honte de bander de ce spectacle. Comment puis-je être excité alors que mon épouse me cocufie de la pire des façons ? Pas par un amant, comme tout le monde, comme moi qui… Je ne suis pas un bon exemple… Ou alors c'est… J'ai honte aussi pour cette pensée. Comment m'imaginer à la place de cet homme alors qu'on l'enfile avec puissance… Je ne suis pas "pédé"… Pourtant ma maîtresse me prenait ainsi et parfois me confiait que cela n'avait rien à voir avec un vrai sexe d'homme, bien chaud, bien dur, comme je la prenais souvent, par derrière, dans son cul, comme elle disait, un peu vulgaire lorsque nous baisions.
Je bande. D'ailleurs la main curieuse, se sentant libre car je ne réagis pas, rejointe par une autre, se charge de faire sortir mon dard à l'air libre. Elle me branle doucement…
Je me retourne. Ses lèvres trouvent les miennes. Mes mains n'ont que l'embarras du choix pour la caresser.
Elle se baisse. Elle prend ma bitte en bouche, me suce délicieusement.
—Ne bouge pas. Je reviens.
Elle passe la porte. Personne ne fait attention à elle. Elle attrape un sachet…
Elle revient. Ce sont des capotes. Elle recouvre mon sexe avec l'une d'elle.
Une seconde ou nous hésitons. Enfin je me réveille. Je la pousse contre le mur. Le mur qui sépare le couloir de ma chambre. C'est un peu comme si… Mais elle comprend. Elle s'appuie contre la cloison, se penchant assez pour m'offrir une croupe que le tablier laisse bien visible.
Je me glisse en elle avec délice.
Surtout ne pas penser. Ne pas se laisser distraire par tout ce qui sort de la chambre. Difficile de faire la différence entre les voix. Je reconnais par moment celle d'Alice mais les autres en font un concert. Le han de celui qui encule. Le couinement de celui qui se fait défoncer le cul. Les gémissements de celle qui doit sentir les assauts de l'enculeur.
Et moi, pendant ce temps, je baise l'épouse. Elle a compris que je suis attentif à ce qui se passe de l'autre côté. Je m'active en elle, mais une part de moi est de l'autre côté… Je regarde… Je m'imagine… Alice, mon épouse, si… Si… Coquine…
C'est elle que j'entends crier sa jouissance.
C'est celui qui la baise qui l'accompagne, bien que je ne sache pas si c'est parce qu'il jouit, qu'il crache sa semence dans… Dans j'espère une capote… Ou c'est parce que c'est une autre jouissance, une jouissance comme celle que j'ai découverte avec ma maitresse, un plaisir particulier…
Moi aussi je jouis. Ma partenaire aussi. J'ai été égoïste, je l'ai baisée sans vraiment m'impliquer, mais manifestement cela a suffi.
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Ils sont partis.
Lorsque les deux hommes sont arrivés dans le salon et m'ont découvert il y a eu un moment de flottement. La femme les a rassurés. Ils se sont habillés en silence. Le "au revoir" a été minimaliste. Je n'aurais pas apprécié la moindre remarque sur Alice.
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Neuf heures. Je me suis assoupi sur le canapé. Alice doit encore être dans la chambre. L'appartement est silencieux.
Je fais du café. Je fais griller du pain. Je mange. J'essaie de ne pas penser.
—Armand ? Mais tu ne devais pas rentrer que vers midi ?
—Bonjour. Oui mais j'ai eu un contre temps.
—Et tu es là depuis longtemps ? Je sens de l'inquiétude dans sa voix.
—Je suis arrivé vers les trois heures.
—Ah ! C'est plus que de l'inquiétude. Ses lèvres tremblent. Elle s'affole.
—J'ai été accueilli par une très belle et charmante femme. Léa je crois.
—Ah. Elle recule. Elle a peur de ma réaction. Pourtant jamais je n'ai levé la main sur elle.
—Je t'en prie, viens t'asseoir. Du café… Du miel…
—Armand, je…
—Nous avons parlé, elle et moi.
—Je…
—J'ai quitté ma maitresse…
—Ah !
—Je m'excuse. Léa m'a appris que tu savais.
—Ah !
—Et que tu voulais te venger.
—Ah ! Son inquiétude est visible. Elle se sent coupable. Pourtant c'est moi qui suis responsable de tout.
—Je vous ait vu dans la chambre.
—Oh, Armand…
—Tu étais très belle. Cette remarque la sidère. Son inquiétude se transforme en questionnement. C'est une remarque que je n'ai pas pensée mais qui me revient de mes lectures. Mais je ne me vois pas lui dire que j'ai aussi pensé à ce jeune noir qui…
—Tu ne m'en veux pas ?
—C'est à moi que j'en veux. Aller chercher ailleurs alors que tu étais là… Mais que je n'ai pas su…
—Moi je t'en voulais, mais maintenant…
Un silence, un très long silence. Pour nous donner une contenance, nous déjeunons.
—On pourrait faire comme si rien ne s'était passé… Ta maîtresse… Cette soirée…
C'est Alice qui parle mais c'est exactement ce que je pensais.
Mais aussi, moi, perturbé par la scène, autant par la vision de ma femme avec un autre homme, que celle de ce trio pervers, pervers mais si excitant, j'ai eu le temps de réfléchir. Et j'ajoute :
—Surtout pas. Il ne faut pas oublier nos faiblesses mais savoir les surpasser, les utiliser…
—Je ne comprends pas. Tu veux quoi ? Prendre une autre maîtresse ?
—Non, bien sûr que non. Mais, comment te dire… Répond à cette question… Sois sincère, honnête avec toi même, honnête avec moi, même si cela parait difficile à entendre.
—Si tu veux.
—Si tu avais la possibilité de revivre cette soirée, disons si tu étais célibataire et libre de toute contrainte, que ferais tu ?
—Je ne peux pas répondre. Pas comme cela. Pas de cette façon. Face à toi.
—Ton hésitation parle pour toi. J'imagine que ce que j'ai vu, n'est qu'une partie de cette rencontre. N'est-ce pas ?
—Oui. Elle baisse les yeux. Elle se sent coupable.
—Regarde-moi. Nos regards se croisent. Tu n'as pas à te sentir coupable. C'est moi le coupable dans cette affaire. Maintenant réponds moi franchement : Si tu pouvais, est ce que tu le referais ?
—Oui. J'ai honte.
—Moi aussi j'ai honte de t'avoir trahie. C'est justement ce qu'il faut dépasser. Oui, pour continuer, mais ensemble. Viens.
Je lui tends les bras. Elle se lève, viens vers moi, s'assied sur mes genoux. Sa poitrine est si près. Sa nuisette si fine…
—Ce que je veux dire c'est que toi et moi avons vécu des moments forts, mais chacun de notre côté. Moi aussi j'ai appris des choses sur moi avec… Enfin tu comprends…
—Oui.
—On pourrait maintenant essayer de les vivre ensemble, en couple.
—Tu veux dire…
—Par exemple aller au club… Ensemble…
—Tu crois que c'est raisonnable ?
—Raisonnable, non, mais quelle importance ? Au diable la raison, laissons nos sens se libérer.
—Je ne sais pas si je pourrais…
—Tu n'as pas aimé ? Pourtant de ce que j'ai vu, tu avais l'air de…
—C'est que tu…
—Pour commencer, on pourrait faire appel à tes amis. Léa est une belle femme. D'ailleurs je dois t'avouer que nous avons… dans le couloir… Alors que toi…
—Oh !
—Regarde, j'ai noté son 06……..
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Commentaires ()
Y'a juste que cerf et...serf...
Les opinions sont comme les goûts et les couleurs il faut de tout pour faire un monde.
En amour, c’est pareil !
Au-delà de ces considérations, le texte est bien écrit, l’histoire est très intéressante, et même s’il n’y a pas de suite à celle-ci, elle n’en demeure pas moins digne d’être médaillé.