Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une nuit... juste une nuit ! — Chapitre 4 · Trois heures dans une vie...
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une nuit... juste une nuit !
Chapitre 4 · Trois heures dans une vie...
Mes doigts tremblent en enfonçant la clé dans la serrure. La nuit qui nous cerne est une protection naturelle. Il n'y a pas que mes pattes qui sont fébriles. Mon corps tout entier est chamboulé par mon audace. Ramener un mec au beau milieu de la nuit chez moi… chez nous. Je ressens un trouble énorme. Mon cœur cogne fort dans sa cage alors que la porte tourne sans bruit sur ses gonds. Pas le temps d'atteindre le bouton de la lumière que déjà Alain me presse contre lui. Le boucan que je perçois, son cœur qui s'allie au mien pour battre le tambour ? Mes idées s'emmêlent et nos lèvres se rejoignent. Il est pressé, je suis pantelante, en feu.
Un baiser sucré salé, un de ceux qui vous font faire mille bêtises. Et je suis envahie par une onde de désir. Surtout perdre les pédales. C'est absolument ce qui me tombe dessus. L'inondation est toujours plus conséquente et les pattes cette fois ne se privent plus d'explorer pleins et déliés. Je laisse faire à ces baladeuses les caresses qui m'ensorcèlent et me portent aux nues. Alain n'est pas très beau, nous n'irons surement pas plus loin que le bout de cette nuit. Mais il a un petit quelque chose qui me transforme en furie. Pas plus sûre de moi qu'il ne l'est lui dans ses gestes. Et tous deviennent des instants magiques.
À quel moment suis-je totalement nue ? Je n'en sais rien. Mais ce qui importe c'est bien que je sois heureuse de l'être. Nous n'allons pas jusqu'à la chambre. Celle-là est taboue. Le canapé va suffire pour ce qui à coup sûr va suivre. Alain est toujours en pantalon, mais torse nu. Il n'arrête pas de revenir à ma bouche qui n'attend que cela. Et ses doigts s'attardent sur chaque centimètre carré de ma peau dévoilée à sa concupiscence. Je geins doucettement et me vautre dans ce que tout mon être appelle de ses vœux. Dans un brouillard et les yeux fermés, est-ce bien cette Hélène si prude d'ordinaire qui dégrafe la ceinture puis baisse le dernier vêtement de cet homme ?
Désormais en slip, il fourre son museau dont le souffle court sur mon sexe, entre mes deux jambes largement entrouvertes. Tressaillements sans borne, chair de poule immédiate et puis la chose baveuse qui quelques secondes auparavant mêlait sa salive à la mienne en goute une autre, bien plus intime, personnelle. Une de ces eaux dont le seul à en avoir jusque-là apprécié les saveurs a pour prénom Fabien. J'ai beau retourner dans ma cervelle des mots tels que « salope, pute, ou cocu », rien ne peut plus arrêter la déferlante qui va me mener au bout du bout. Je vais, je le sais, mener à son terme cette dérive de mes sens.
Je garde cependant une incroyable pudeur. Celle de ne plus vouloir ouvrir les paupières pour n'avoir pas à affronter le visage de l'autre. Comment le pourrais-je du reste, puisque celui-ci, enfoui au plus profond de mon intimité me berce de ses va-et-vient sur ma fente dégoulinante. Je ne parviens pas à faire la part des choses. Je sais que c'est mal, que je ne devrais pas et il m'est impossible de repousser les attouchements qui m'enfoncent de plus en plus loin dans une abjection que mon cerveau assume. De plus contre ma joue, le tissu bleu d'un slip garni d'un étendard explosif. Le tout qui par instants, dans des mouvements circulaires involontaires, flirte avec cette bouche qui demeure entrouverte pour chercher de l'air ou glousser.
Incapable de résister plus longuement à l'excitation qui m'étreint, ma main fait la folie de venir tripoter la tringle toujours emballée. Dans mon idée, pour la maintenir à distance raisonnable et éviter son approche trop… engoncée dans la poche kangourou. Et les gesticulations saugrenues d'Alain finissent par me déstabiliser plus encore. Au lieu d'obtenir le résultat escompté, entre mes doigts saute une queue démesurée. Immédiatement et sans que je sache pourquoi, je fais déjà des comparaisons. Avec bien sûr l'unique outil de ce style que je connais. Et pas certaine que Fabien gagne sur ce plan-là !
Je ne peux pas dire non plus que l'odeur en soit désagréable. Elle est tellement proche de ma bouche. Comment résister à cette idée farfelue de gouter au pistil qui suinte aussi de petites perles de rosée ? Je suis tiraillée entre dégout de ce que je vais devenir et immense besoin de savoir. Une fois que ma langue se porte effectivement sur la chose, il est trop tard pour faire machine arrière. Et le gland que j'imagine lisse et rose, sorti de sa gangue du prépuce, s'offre un voyage dans ma gorge. Le soupir de satisfaction de l'homme n'a d'équivalent que celui que je pousse lorsque mon clitoris est de son côté proprement astiqué par mon complice.
Des préliminaires qui défient le temps, qui nous gardent sous pression, je me sens affreuse et cependant, j'adore ce que ce type me fait, ce qu'il me donne. Ce sont des vagues successives qui me font frémir. Je me jette à corps perdu dans une bataille des sens. C'est affreusement délicieux. La honte se savoure avec une duplicité que plus rien ne retient. Alain aussi semble se lancer dans un combat dont nous ne sortirons pas indemne. Les cajoleries en tous genres ne peuvent que nous mener au feu d'artifice d'un final que je redoute, bien qu'il soit inéluctable. Et il n'existe aucune explication au fait que ce soit moi qui grimpe sur lui, pour parachever cette infernale montée d'un désir inavouable.
L'amazone que je deviens est là qui joue l'ascenseur sur le vit en liesse. Les bras tendus pour relever le buste facilitent l'empaumage de mes seins par deux pattes câlines. Les tétons étirés sont gorgés depuis longtemps de toutes mes envies. Je soupire, crie, hurle et bafouille tout en me trémoussant sur la queue qui coulisse bien au chaud dans mon con. Nous passons ainsi de longues minutes à un coït fabuleux. Le gout de l'interdit provoque des réactions en chaine dans chacun de mes muscles… je ne suis plus rien d'autre qu'une chienne que son loup baise à sa guise. Tout y passe ensuite.
Missionnaire, levrette, nous expérimentons absolument tout de ce que nous savons du Kama-sutra… et le brame à poutre finit par faire monter la sève dans la branche qui m'habite. Alain sentant la fin prochaine arrache de mon vagin son sexe qui a besoin de pleurer. Un abandon brutal qui me fait hurler. Je le déteste soudain pour cette sortie très violente qui me prive d'une grande joie. Fabien le sait bien lui que je n'apprécie pas l'éjection trop rapide du pénis de mon ventre. Oui ? Mais là ! Comment cet étranger, ce quasi-inconnu serait-il au courant ? Je lui sais gré de s'être conduit en gentleman. Il n'a pas osé éjaculer en moi.
Une bonne intention qui me frustre sur le moment. Alain cependant se rattrape sans le savoir en faisant perdurer ses caresses lentes sur mon corps alangui. Fatalement sa main redescend sous la ceinture et principalement sur ma conque engluée par sa semence. Il laisse trainer ses doigts dans cet empois, sorte de poix qui me colle à la peau, aux poils et me mouille jusqu'au nombril. Je ne trouve rien à redire non plus lorsqu'il se courbe le dos pour revenir lécher l'endroit où il s'est libéré quelques minutes plus tôt. Il n'a pas peur de passer sa langue dans nos sécrétions mélangées et je crois que c'est une première ce nettoyage lingual pour ma vulve.
Lorsqu'enfin après des allées et venues sur ma chatte, il se redresse, je vois son visage humide qui avance à la rencontre de ma bouille. Je sais ce qu'il veut et ferme simplement de nouveau les paupières. La pelle a une subtile saveur de sperme, de mouille et une indéfinissable odeur qui me chatouille les narines et… je le reconnais, m'excite. Remise du couvert immédiatement, tout en gardant le contact de nos lippes soudées. Pas non plus d'une manière très traditionnelle, puisqu'il se cale dans mon dos, façon petite cuillère et me pénètre délicatement, tout en douceur alors que nous nous roulons une galoche dans une posture à me donner un torticolis.
Il ne mène pas à son terme l'assaut entrepris, alternant léchouilles et possessions. C'est à genoux que j'attends et suppliant muettement qu'il me fasse encore jouir un moment, qu'il revienne pour une énième prise. Mais il insiste surtout à me manger le minou, dans cette position très… osée. La chose baveuse qui s'infiltre entre mes grandes lèvres, les écartant pour ausculter le plus loin possible mes muqueuses, remonte brusquement entre mes fesses et dérape légèrement. Sortie de route involontaire ou délibérée ? Aucune idée, mais loin de moi la pensée de le repousser et je comprends. Il insiste lourdement sur un endroit qui n'a jamais vu sa porte s'entrouvrir… pour cela en tout cas. Oui ! Vierge de ce côté-là.
Étrangement, l'idée n'est pas vraiment déplaisante. Juste un peu peureuse, je crains une douleur excessive lors d'une intromission qu'il a cependant bien préparée. Crispée, il faut l'admettre, je sens peser sur le minuscule orifice le bout de ce qui jusque-là m'a fait grimper aux rideaux. Soyons honnêtes, ce n'est pas si simple de se laisser emporter par une sodomie. Surtout qu'elle est la précurseure en la matière. Mais au bout de plusieurs tentatives et d'une patience d'ange, je sens que les muscles cèdent. Et tout doucement, millimètre par millimètre, la queue s'introduit dans mon anus. À l'instant où monte dans ma gorge un cri rauque, la paume de la main du bonhomme vient tuer dans l'œuf mes velléités de cri.
Dépucelée ! Oui ! Un tour de force de tromper deux fois dans la même soirée mon marin de mari. Si évidemment j'éprouve d'abord une vive douleur à l'intromission de la tige raide dans un milieu pas du tout familiarisé à cette pratique, au bout d'un temps assez court, la souffrance s'estompe, sans pour cela qu'elle laisse la place à un plaisir transcendant. Je supporte les coups de boutoir d'Alain qui lui ressent plus de plaisir que je n'en ai vraiment. Par contre, je suis capable de dire l'instant « T » où il se vide pour la seconde fois, en moi bien sûr puisque le risque est plus limité. Pour une raison que lui ne comprend pas, d'une toute petite voix, je romps le silence que nous nous sommes imposé depuis le début de nos ébats.
— Non ! Non, s'il te plait ! Ne sors pas. Laisse là fondre là… sortir toute seule. J'ai horreur des arrachages brutaux… je savoure de la sentir mollir et s'échapper doucement… je crois que ça fait partie de mes menus plaisirs.
—…
— Oui… comme ça ! Mais reste immobile ! Ne bouge plus, plus du tout… oh ! Oui… j'aime ce moment-là !
— Tu… tu es une amante géniale. Je ne me souviens pas d'avoir fait l'amour de cette manière depuis… des années…
— Chut… Tais-toi ! Je veux garder le souvenir impérissable de cette minute où… tu n'es plus complètement en moi, mais pas encore totalement hors de mon corps… Oui… juste garder ça de toi.
—…
—…
— Oui… comme ça ! Mais reste immobile ! Ne bouge plus, plus du tout… oh ! Oui… j'aime ce moment-là !
— Tu… tu es une amante géniale. Je ne me souviens pas d'avoir fait l'amour de cette manière depuis… des années…
— Chut… Tais-toi ! Je veux garder le souvenir impérissable de cette minute où… tu n'es plus complètement en moi, mais pas encore totalement hors de mon corps… Oui… juste garder ça de toi.
—…
Un long silence. Et la bête n'a plus la forme olympique des premiers assauts. Elle repose sur le bas ventre un peu rebondi de mon amant. Oui… Alain est mon amant maintenant. Une pensée encore pour Fabien. Voilà. Le premier à se relever c'est bien Alain.
— Tu veux prendre une douche avant de rentrer chez toi ?
— Non ! Je le ferai chez moi ! On se reverra ? Dis-moi, c'est possible qu'on se revoie.
— Nous savons bien tous deux que non… Non Alain ! C'était juste un coup de folie, une envie surprise. Mais je ne veux pas refaire un truc pareil. Je veux éviter aussi un tas d'ennuis qui pourraient en découler. Mon mari et ta femme ne méritent pas ce que nous venons de faire.
— Tu regrettes ?
— Même si c'est le cas, il est trop tard. Tu es un homme qui sait faire l'amour. Alors… arrange les choses, arrondis les angles avec ta femme. Moi, je m'accommoderai avec ma conscience au retour de mon homme… Tu m'as donné un immense plaisir, je t'ai offert ce que personne n'a jamais eu auparavant. Nous sommes quittes, toi et moi. Je vais me doucher… tu tires la porte sur toi en quittant la maison, tu seras gentil.
— Non ! Je le ferai chez moi ! On se reverra ? Dis-moi, c'est possible qu'on se revoie.
— Nous savons bien tous deux que non… Non Alain ! C'était juste un coup de folie, une envie surprise. Mais je ne veux pas refaire un truc pareil. Je veux éviter aussi un tas d'ennuis qui pourraient en découler. Mon mari et ta femme ne méritent pas ce que nous venons de faire.
— Tu regrettes ?
— Même si c'est le cas, il est trop tard. Tu es un homme qui sait faire l'amour. Alors… arrange les choses, arrondis les angles avec ta femme. Moi, je m'accommoderai avec ma conscience au retour de mon homme… Tu m'as donné un immense plaisir, je t'ai offert ce que personne n'a jamais eu auparavant. Nous sommes quittes, toi et moi. Je vais me doucher… tu tires la porte sur toi en quittant la maison, tu seras gentil.
Là, sur la table basse du salon, mon portable grésille. Je l'empoigne et m'aperçois qu'une bonne dizaine de SMS me glace le sang. Zut ! Mes deux copines… elles aussi je les ai oubliées… Quelles explications vais-je bien pouvoir leur fournir ? Je tape de deux doigts de quoi les rassurer et puis… il est l'heure d'aller dormir. J'ai des rêves plein la tête et mon corps est las de tout ce qu'il a subi… alors oui ! Des remords j'en ai, en aurai, mais surement pas des regrets…
Fin !
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Commentaires ()
Belle histoire et que la belle ne se prenne pas le choux.
Dommage qu'il n'y ait pas de suite.
belle histoire, sage décision.... même après coup. j'espere pas trop tardive ?
car les copines ...même bourrées ...j'espère qu'elle ne parleront pas et là peut importe regrets et (ou) remords
car si le mari l'apprends... car comment repartir en opération pour 4 mois serein et confiant ??? c'est fini
mais c'est une autre histoire (peut être réelle)
mais seul l'auteur
De plus, les regrets sont éternels à la différence des remords.
Merci pour cette belle histoire