S'éveiller sur le tard
Chapitre 1
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✦ Malkuth S'éveiller sur le tard XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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S'éveiller sur le tard — Chapitre 1

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Malkuth
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S'éveiller sur le tard

Chapitre 1

Liliane venait d'avoir cinquante-deux ans. Cela faisait un peu plus d'une année qu'elle vivait seule dans un appartement au quatrième étage de son immeuble, depuis que son mari l'avait quittée pour une collègue. Elle ne lui en voulait pas : il y avait belle lurette qu'ils n'étaient plus que des colocataires ayant des rapports sexuels à l'occasion, le départ des enfants du nid n'avait été que le clou scellant le cercueil d'une relation morte depuis longtemps. Elle préférait sa solitude à une vie à deux plus vraiment consentie et donc étouffante. 
 
 Comme tous les mercredis, elle rentrait plus tard du travail. Secrétaire, c'était le jour où son patron la « sautait. » Il avait insisté pour compter ces petits extras en heures supplémentaires mais elle ne doutait pas une seconde que c'était pour soulager sa conscience et prouver à sa femme qu'il était bien en réunion en fin d'après-midi. 
 
 — Tu crois vraiment que je serais assez con pour filer des heures à ma secrétaire si j'avais une maîtresse ? dirait-il.
 
 Au fond, c'était un jeu de dupes mais il convenait à Liliane. Elle y gagnait la douce satisfaction de se sentir femme et désirée par un quadra pas moche pour un sou ainsi qu'un semblant de vie sexuelle ; Sébastien de son côté pouvait satisfaire ses penchants dominateurs et jouer avec les gros seins de sa secrétaire. 
 
 Liliane n'aimait pas sa poitrine : trop massive, abîmée par les années et ses trois grossesses. Si elle en avait eu les moyens, elle n'aurait pas hésité une seconde à recourir aux services d'un chirurgien esthétique pour la réduire et la rehausser. Son patron pourtant semblait l'adorer : il passait des minutes entières à embrasser, lécher, mordiller et malaxer les lourdes mamelles de la divorcée. En deux ans, Liliane ne pensait pas qu'il y ait eu un seul rapport où il n'avait pas glissé sa queue entre ses seins et même quand il la baisait ses mains ne les quittaient pas. 
 
 Elle était en train de préparer son plateau-télé habituel lorsque le vacarme de la sonnette la fit sursauter. Se demandant ce qu'on pouvait bien lui vouloir à cette heure-ci, elle alla ouvrir et se retrouva nez-à-nez avec un gamin tout juste sorti de l'adolescence. Beaucoup plus grand qu'elle, maigre comme un clou, le visage encore grêlé d'acné, il portait une barbe mal entretenue ; mais ce qui frappait particulièrement chez lui c'était son regard, deux yeux d'un bleu presque turquoise chargés de douceur et d'innocence. 
 
 — Euh… Excusez-moi de vous déranger, dit-il d'une voix grave qui contrastait avec son jeune âge et son corps malingre.
 
 — Je peux vous aider ? demanda Liliane.
 
 — Hein ? Euh non c'est juste que le facteur a déposé un colis pour vous et je voulais vous le donner je suis votre voisin d'en face.
 
 Il avait prononcé toute cette phrase d'une seule traite, sans reprendre son souffle. A peine sa tirade déclamée, il baissa le regard, les oreilles cramoisies. Ses yeux s'écarquillèrent légèrement et remontèrent aussitôt pour se stabiliser à peu près au niveau du menton de Liliane. La quinquagénaire réalisa à cet instant qu'elle ne portait pas de soutien-gorge : ses aréoles sombres et ses tétons devaient être visibles à travers le tissu distendu de son débardeur blanc. Pas étonnant que ce jeune homme ne sache plus où se mettre. 
 
 En prenant le colis des mains de son voisin, Liliane ne put s'empêcher de remarquer le petit renflement au niveau de son entrejambe. Eh bien, il lui en fallait peu : un bref aperçu voilé et il bandait déjà à moitié. C'étaient bien les jeunes ça, travaillés par leurs hormones. 
 
 — Eh bien merci, dit-elle pour dissiper la gêne qui s'installait soudain. Bonne soirée.
 
 — A vous aussi, merci.
 
 Il s'en fut aussi vite que la politesse le permettait, laissant une Liliane perplexe regagner ses pénates et déballer un joli ensemble de lingerie fine qu'elle destinait à Sébastien. Non. Qu'elle se destinait. Son patron n'était qu'un prétexte pour se faire plaisir à elle et se sentir belle dans de superbes sous-vêtements très sexy. 
 
 Belle et désirée… Elle réalisa soudain que c'était exactement ce qu'elle avait ressenti face à la gêne et la mi-molle de son voisin. Sur le moment, elle s'était amusée de cette impulsive et naturelle réaction, moquée des hormones qui faisaient bander un jeune adulte à la vue d'un petit bout de sein. A présent qu'elle regardait distraitement le film du soir, elle prenait conscience qu'elle avait surtout trouvé tout cela flatteur. 
 
 Cette nuit, Liliane rêva de quelque chose qu'elle n'avait plus fait depuis longtemps. Dans ses songes, elle chevaucha un homme. Elle sentait son sexe dur en elle, elle entendait son souffle rauque et ses gémissements. Elle montait en descendait le long de sa queue, bougeait le bassin d'avant en arrière la faire aller et venir en elle tout en frottant son clitoris sur le pubis de son amant. Le plaisir montait, montait, montait. Soudain, elle baissait le regard et voyait son voisin qui la regardait avec ses magnifiques yeux saphir et son expression timide. Il jouissait alors et elle jouissait avec lui en sentant le sperme gicler au fond de ses entrailles. 
 
 Elle se réveilla brusquement, le ventre et le vagin agités de spasmes. Pour la première fois de sa vie, Liliane avait eu un orgasme en dormant. Elle se retourna dans son lit pour se rendormir mais ses pensées et incertitudes tourbillonnaient. Très vite, le froid envahi son entrejambe, elle réalisa que sa culotte était trempée. Soupirant, se maudissant, elle résolut de se lever pour se changer.
 
 Depuis combien de temps n'avait-elle pas mouillé au point d'imbiber ses dessous ? Des années, peut-être des décennies. Tout ça à cause d'un gamin croisé une minute et qui l'avait à peine reluquée. Qu'est-ce qu'il lui arrivait ? Pourquoi était-elle si excitée par la situation, au point d'en faire un rêve érotique, au point d'en jouir dans son sommeil ? 
 
 Elle n'avait toujours pas réussi à démêler ses pensées lorsqu'elle arriva au travail le lendemain. Elle était toujours aussi confuse lorsqu'elle le quitta le soir. Il fallait dire qu'elle avait passé la journée dans un état d'excitation sexuelle qu'elle n'avait plus ressenti depuis ses jeunes années et dont elle ne comprenait même pas la raison. Elle avait eu un rapport la veille, un très correct d'ailleurs, on ne pouvait donc pas dire qu'elle fut en manque. Son jeune voisin n'était ni beau ni charmant, il n'arrivait à la cheville de Sébastien dans aucun des domaines, il n'y avait donc rien à chercher de ce côté. Il ne l'avait pas matée, au contraire il avait méthodiquement évité de regarder ses seins. Alors quoi ? Qu'est-ce qui pouvait bien la mettre dans tous ses états et la faire mouiller comme la dernière des adolescentes ? Juste une érection déclenchée par un bout de nichon ?
 
 Ce soir-là, Liliane fit quelque chose qu'elle n'avait plus fait depuis son adolescence, lorsqu'elle découvrait son corps. Elle se masturba. Loin de l'apaiser, cette séance d'onanisme renforça encore son trouble. Quel besoin avait-elle eu de se caresser ? Comment une femme de son âge pouvait-elle se retrouver les jambes écartées sur son lit, à insérer des doigts en elle en imaginant qu'il s'agissait du sexe de son jeune voisin, à frotter son clitoris en fantasmant que ce fut une langue agile ? Comment avait-elle pu jouir à quatre pattes sur le matelas, mimant une levrette avec ses mains ? Qu'est-ce qui pouvait la rendre folle à ce point ? 
 
 Notre héroïne se réveilla toujours aussi perturbée. Tandis qu'elle se préparait à une dernière journée de travail avant le week-end, ses pensées la ramenaient uniquement au sexe. Elle ne pouvait pas toucher un seul centimètre de sa peau sans ressentir des frissons d'excitation, sans imaginer une main d'homme qui la toucherait. Elle ne comprenait toujours pas ce qu'il lui arrivait mais elle résolut qu'elle devait mettre fin à cet état aussi choisit-elle méthodiquement sa tenue. 
 
 En haut, un chemisier blanc qui soulignait sa taille et mettait en valeur sa poitrine massive ; en bas, une jupe de tailleur noire soulignant ses longues jambes. En dessous, un soutien-gorge en dentelles blanc et un string assorti ; pour les accompagner, des bas noirs et un porte-jarretelles. Une touche de maquillage pour se mettre en valeur, plus aucun poil sous les aisselles, sur les jambes et le pubis, elle enfila son manteau et se mit en route. 
 
 Toute la matinée, Liliane rumina son plan pour étancher cette soif de sexe qui la tenaillait depuis trop longtemps : deux jours à être aussi excitée, elle devait se soulager et elle avait échafaudé une stratégie pour parvenir à ses fins. A mesure les heures passaient, la culpabilité et le trouble s'effaçaient, elle se sentait revivre : pour une matinée au moins, elle redevenait la jeune femme à la libido débordante qu'un mariage et trois grossesses avaient tuée. 
 
 A midi et demie, le dernier rendez-vous de Sébastien quitta enfin son bureau. Sa secrétaire avait volontairement accepté un client de dernière minute, bien connu pour être particulièrement « pointilleux », sachant que les trente minutes accordées dureraient au moins le double. De fait, les autres employés avaient déserté le cabinet, laissant le champ libre à la quinquagénaire. Elle poussa la porte et la referma délicatement derrière elle. Sébastien remettait de l'ordre dans ses notes avant d'aller déjeuner mais elle ne l'entendait pas de cette oreille. 
 
 — C'est allé ? demanda-t-elle pleine de fausse sollicitude.
 
 — Épuisant, commenta son patron. Il est usant…
 
 — Oh… Vous auriez bien besoin d'un remontant.
 
 Tout en parlant, elle avança vers le beau quadra. Tout en avançant, elle déboutonna tranquillement son chemisier. Ce serait la première fois qu'ils auraient un rapport en dehors de leurs séances du mercredi soir mais cela ne sembla pas déranger Sébastien qui regardait la progression de sa secrétaire avec un sourire coquin. 
 
 — Ce ne serait pas de refus, dit-il tandis qu'elle était presque sur lui.
 
 — Alors laissez-moi faire, répondit Liliane en s'agenouillant.
 
 Elle posa les mains sur les genoux de son amant, les fit doucement remonter le long de ses cuisses. Arrivée en haut, elle défit sa ceinture et le bouton de son pantalon qu'elle ouvrit en grand. Le cochon bandait déjà et le chapiteau formé par son caleçon amusa autant qu'il excita la quinquagénaire. N'y tenant plus, elle plongea les doigts sous le tissu, en extirpa le pénis tant convoité et le mit dans sa bouche en poussant un long soupir de satisfaction. 
 
 Enfin ! Quel bonheur de sentir la chair chaude contre sa langue, la dureté de la peau tendue à craquer entre ses lèvres, le goût de musc sur son palais. Liliane entama sa fellation, lente et langoureuse, accompagnant chaque mouvement de tête d'un coup de poignet. 
 
 Toute sa vie, Liliane avait cru qu'elle n'aimait pas sucer. C'était faux : elle n'aimait pas sucer son ex-mari, tout simplement. Avec Sébastien, c'était différent : elle adorait sentir sa queue chaude dans sa bouche, les veines saillantes sous sa langue, entendre ses soupirs satisfaits, elle se délectait de son sperme salé. Aujourd'hui, elle se régalait encore plus qu'à l'accoutumée, elle s'en donnait à cœur joie et les petits gémissements de son patron la galvanisaient. 
 
 — Que me vaut ce traitement ?
 
 — Déshabillez-vous, répondit simplement Liliane.
 
 Pour une fois, c'était elle qui commandait et elle aimait ça. Sébastien obéit sans discuter ; elle en profita pour faire tomber chemisier, soutien-gorge et jupe, ne garda que son string et son porte-jarretelles. Les rôles étaient inversés : pour une fois, c'était Liliane qui gardait des habits et Sébastien qui se retrouvait dans le plus simple appareil. 
 
 La quinquagénaire reprit sa fellation, profita de ce que Sébastien se soit fraîchement rasé les parties pour faire descendre ses lèvres et sa langue le long de la hampe. Arrivée en bas, elle ne put résister à l'envie de lécher les bourses de son amant puis de les gober une après l'autre tout en jouant du poignet sur son manche. Toute à son œuvre, elle ne réalisa que trop tard qu'elle sentait entre ses doigts de vigoureuses contractions. 
 
 Incrédule, Liliane se redressa. Sans le lâcher, elle fixa le sexe de son amant au bout duquel perlait une grosse goutte blanche. Une nouvelle contraction et le lait coula le long de la queue de Sébastien. Pendant quelques secondes, les secousses se succédèrent et le sperme ruissela sur les doigts de Liliane. 
 
 Dépitée, la secrétaire se leva et s'empara de la boite de mouchoirs sur le bureau pour s'essuyer la main. Elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle, bien entendu ; si elle n'avait pas autant fait durer la fellation, elle aurait eu ce qu'elle voulait. Mais non, il avait fallu qu'elle se prenne au jeu et gâche cette occasion. Elle se força donc à sourire lorsque Sébastien, rhabillé, lui demanda ce qui lui avait pris. 
 
 — J'en avais envie, répondit-elle simplement.
 
 Ce n'était ni la vérité, ni un mensonge. Quelque chose entre les deux. Un peu comme son état, partagé entre la satisfaction d'avoir mis une belle queue dans sa bouche et la frustration de ne pas l'avoir accueillie en elle. 
 
 — J'espère que vous en aurez envie plus souvent, continua Sébastien avec un demi-rire.
 
 — Cela se pourrait…
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